Gallargues, le rond-point de la résistance

Gallargues, le rond-point de la résistance

gilets jaunes gallargues

A Gallargues, autour du rond-point emblématique des arrivées touristiques de l’été, la résistance des Gilets Jaunes du terroir s’organise dès le samedi 17 novembre.

Plus de 1.000 personnes ont parcouru la chaussée, et au plus fort de la fréquentation, on a répertorié plus de 700 manifestants vêtus du fameux gilet, en même temps.

Les premières « cabanes » se montent, avec des palettes et des bâches. On allume des barbecues et des feux de camp. Certains Gilets Jaunes ont d’ores ont déjà passé la nuit sur place, démontrant la volonté d’une résistance à long terme.

Tout le week-end, ce lieu stratégique est fréquenté par des marcheurs symbolisant la société qui souffre : retraités, employés, ouvriers, artisans et petits commerçants.

Lundi, la décision de s’ancrer dans l’action de résistance est prise à la plus large majorité. Les retraités et sans emploi sont les plus nombreux bien sûr, mais les employés et artisans les rejoignent en dehors de leurs heures de travail, ne comptant pas leur fatigue.

Ce qui aboutit finalement à une occupation de 120 à plus de 200 personnes régulièrement. La solidarité se met en place : un traiteur vient sur place faire une paëlla pour 200 personnes… il n’y en aura pas pour tout le monde, c’est dire que les chiffres diffusés par les médias sont largement en-dessous de la réalité… A Gallargues, c’est la vraie France qui résiste, celle des travailleurs, ou de ceux qui ont travaillé toute leur vie. Ceux pour qui la vie devient en état de fait de la SURVIE.

Tout se passe sans incident, les gendarmes nous surveillent, discutent avec nous, ils ne sont pas hostiles on le sent bien, ils tournent eux aussi autour du rond-point, il y a toujours un blagueur qui leur dit « Vous ne mettez pas le gilet jaune ? ». Ils sourient de la plaisanterie, n’expriment aucune hostilité. On dirait bien que le gilet jaune, ils l’ont dans la tête même s’ils ne l’ont pas sur les épaules.

L’ambiance devient franchement style « gaulois réfractaire », c’est-à-dire bon enfant mais extrêmement déterminée. Aucune invective, aucune violence mais une volonté de résister encore et toujours. De temps en temps, une Marseillaise est entonnée, des drapeaux bleu-blanc-rouge décorent les véhicules qui amènent du bois pour alimenter les barrages et les feux de camp. Des personnes passent pour apporter des victuailles, les garde-manger improvisés.

A noter que nous n’avons vu que cinq ou six immigrés sur les quelques deux mille Gilets Jaunes qui sont passés sur le rond-point. On nous dit qu’ils sont des « chances pour la France » mais bien peu se sentent concernés, visiblement. Pardon… il y a bien eu des « jeunes » de Pissevin et Valdegour qui sont venus en découdre un soir. Comme ils se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas à cinq contre un, ils se sont vite « barrés ». Il faut dire que les chasseurs du terroir ne sont pas des mauviettes…

Mercredi, malgré les orages diluviens de la nuit, les veilleurs sont restés en place, maintenant à bout de bras les bâches des guitounes comme ils ont pu. Du coup un artisan compatissant amène des bannes de stores pour renforcer les abris. A midi, j’apporte une marmite de sauce

Bolognaise, d’autres font cuire les pâtes. On complète avec du sanglier cuit à la broche la veille. Et bien sûr on n’oublie ni le pastaga, ni la bière, ni le rouge. Il faut dire, comme l’annonce un panneau posé sur l’écran autoroutier, que ça nous revient moins cher que le gazole !

Tout est en place pour une résistance longue durée… les habitudes sont déjà installées… et bien sûr c’est le moment où les autorités estiment que… cela ne peut pas perdurer ! Un officier de gendarmerie tente une négociation, demande qu’on accélère le passage des voitures et camions qu’on filtre déjà à la petite vitesse. Sinon, il sera contraint d’en référer et les CRS seront envoyés. Résultat : un durcissement de la situation, les CRS arrivent, mettent trois heures à déblayer le passage pour les véhicules sous les regards des Gilets Jaunes goguenards ou énervés. Il faut noter qu’aucun blessé n’est à déplorer, comme disent les journaleux, bien que les manifestants aient été à ce moment bien plus nombreux que les CRS. Ceux-ci repartent finalement vers l’autoroute le devoir accompli.

Ils sont à peine arrivés au péage, à huit cents mètres de là, qu’un camion de remblai arrive sur le rond-point et déverse son chargement en plein milieu de la chaussée, rebloquant le rond-point de nouveau. Les guitounes bousculées sont remises en état, et zou, c’est reparti pour une autre nuit de veille.

Aujourd’hui, jeudi 22, les CRS sont de nouveau annoncés à l’heure où j’écris… Quelle que soit l’issue de cette nouvelle intervention, la volonté de résistance est là, indéboulonnable.

Ils se réinstalleront.

Barrage filtrant au péage de Lunel

Barrage filtrant au péage de Lunel. Une centaine de gilets jaunes sont présents sur place. L'ambiance est bonne. Crédit : Lengadoc Info

Publiée par Lengadoc Info sur Mardi 20 novembre 2018
Opération péage gratuit à Gallargues

#GiletsJaunesEn direct du péage de Gallargues où les Gilets Jaunes mènent actuellement une opération "péage gratuit"

Publiée par Lengadoc Info sur Jeudi 22 novembre 2018

Les Gilets jaunes en Ardèche, Gironde et Haute-Garonne

Les Gilets jaunes en Ardèche, Gironde et Haute-Garonne

Gilets jaunes en Ardèche Gironde et Haute-Garonne

 

Les barrages dans le sud de l’Ardèche

(Un Helvien en jaune 07)

 

Le sud de l’Ardèche, terre de passions et de pauvretés ne pouvait que participer pleinement aux manifestations des gilets jaunes et porter haut et fort ses principes de justice et de dignité.

Déjà, en 1670, la révolte du ROURE fut une importante révolte antifiscale de l’Ancien Régime qui dura d’avril à Juillet dans la région d’Aubenas et il fallut l’armée royale des mousquetaires, forte de 5.000 hommes avec D’ARTAGNAN pour vaincre les 4.000 paysans ardéchois et les anéantir…

Ensuite les camps de Jales (1790-1792) à 25 kms au sud d’Aubenas réunissant 25.000 hommes-paysans, se heurtèrent aux gardes nationaux à plusieurs reprises en réaction catholique au régime révolutionnaire Parisien et furent massacrés.

Puis plus récemment, en 1956, le mouvement des petits commerçants de Pierre Poujade fut très actif dans la région d’Aubenas avec l’envoi d’un député poujadiste relayé, au début des années 70, par le CIDUNATI, surtout dans le milieu des forains puisqu’ il y a encore dans notre territoire de nombreux marchés sur lesquels viennent s’agglutiner les touristes des villes  pendant  l’ été !

 

Aussi fallait-il s’attendre à une réussite de cette journée de mobilisation :

 

  • Samedi 17 novembre

La mobilisation est très, très, forte :

A Aubenas, 4 barrages bloquant :

Rondpoint MacDo : environ 150 personnes

Rondpoint Quick (à 200 mètres du précédent) : 500 personnes

Rondpoint Garden center (sortie vers Privas) : 150 personnes

Rondpoint des moulines (au sud vers Ales) : 200 personnes

L’ambiance était festive avec pétards, familiale mais très déterminée ; le blocage était total et les voitures qui essayaient de forcer le passage étaient fermement repoussées ; beaucoup de drapeaux français et des pancartes : « Gaulois réfractaires, Macron démission ».

Pas de racaille ni de représentants de la diversité ; de nombreuses femmes, des familles avec enfants ; peu de présence policière ; police municipale absente.

Les chiffres donnés représentent le nombre des gilets jaunes vers 14 h 30 mais il faut doubler ce chiffre si l’on veut compter la présence totale tout le long de la journée. Ce chiffre peut paraître disproportionné par rapport au nombre d’Albenassiens (14.500 hab),

mais, il faut savoir qu’Aubenas est l’ancien bourg féodal de la basse Ardèche et que les barrages ont réuni ce 17 novembre toute la zone d’achalandage.

Il y avait donc non seulement les « pagels » (habitants du plateau) mais aussi les « Rayols » (habitants de la plaine), unis dans la défense de leur pouvoir d’achat qui firent de cette journée une ville morte sans circulation.

Intermarché ferma même en début d’après-midi !

A côté d’Aubenas, il y avait d’autres barrages vers la vallée du Rhône : LAVILLEDIEU (15 kms avec 150 personnes) sur barrage bloquant ; VILLENEUVE DE BERG (15 kms après) carrefour Intermarché (100 personnes) sur barrage filtrant.

Vers le Sud :

RUOMS (25 kms) carrefour super U, 150 personnes sur barrage bloquant

  • Dimanche 18 novembre

Quick, Mac do, Garden Center, Les Moulines :  100 à 150 gilets jaunes mais les barrages étaient filtrants.

Lavilledieu (100 personnes) barrage maintenu mais filtrant ; environ 20 minutes de queue dans chaque sens, pratiquement pas de circulation

  • Lundi 19 novembre

Sur Aubenas, MAC DO : 20-30 personnes, levé vers 19 h. 

Quick : environ 120, toujours aussi déterminés.

Blocage des impôts à partir de 15 h.

Lavilledieu : barrage intermittent suivant l’heure.

  • Mardi 20 novembre

La situation est identique à celle du lundi.

Le blocage des impôts a été levé vers 15 h.

A 18 h au barrage du rond-point Quick : manif spontanée aux cris de : « Macron démission »

  • Mercredi 21 novembre

A 18 h, seul reste le barrage vers Quick : 120 personnes très déterminées : « on ne lâchera pas » ! avec encore beaucoup de femmes et des lycéens présents depuis le mardi.

Énorme solidarité des camions et des voitures qui passent. En visuel plus de 50 % des voitures ont leur gilet jaune sur le tableau de bord. Toutes klaxonnent.

Approvisionnement des manifestants en nourriture et boissons par beaucoup de passants.

Dans le même temps, barrage de Viviers (vers vallée du Rhône, 35 kms d’Aubenas) : 80 personnes sur barrage filtrant avec Alain B à la manœuvre

Demain, sera un autre jour…de lutte

 

 

Libourne (Olivier 33)

 

RV à Libourne sur le parking de Carrefour à 7h pour ce rassemblement déclaré en préfecture. La gendarmerie est présente. 

On se regroupe à une petite centaine de participants. Ce qui est frappant, c’est que les gilets jaunes sont pratiquement tous des blancs.

C’est assez bien organisé ; on se répartit pour bloquer les ronds-points et distribuer les tracts, intitulés mobilisation nationale et faire signer une pétition. 

Au niveau slogan inscrit sur pancarte c’est « MACRON TU NOUS POMPES !!! »

Aucune banderole partisane L’APOLITISME a été parfaitement respecté. Aucun leader d’aucun parti politique quel qu’il soit.

Au début les voitures étaient seulement ralenties c’était du filtrage mais vers 10 h tout était bloqué et il y avait des gilets jaunes partout ; il faut préciser que beaucoup d’automobilistes hommes ou femmes nous rejoignaient et devenaient des gilets jaunes. On veillait scrupuleusement à laisser passer les véhicules d’urgence. Les gendarmes étaient sympas, ils nous avaient juste conseillés de laisser passer sans rechigner les personnes hostiles, ce qu’on a fait. 

 

Langon (Alain 33)

 

Bonne mobilisation dans la durée : entre 100 et 300 personnes selon les heures concentrées sur le rond-point d’accès au péage de Langon ; poids lourds stoppés, voitures sur une file au ralenti, péage neutralisé. De part et d’autre du rond-point, il s’agit d’une rocade classique avec succession d’autres ronds-points, occupés aussi, mais en dégradé au fur et à mesure que l’on s’éloigne. Action prévue le lendemain pour blocage du Leclerc qui est sur cette rocade, 2 ronds-points plus loin :  » black Friday  » oblige (beurk…)

Remarque : ambiance bon enfant mais présence notable de quelques débiles difficilement gérables pour une action cohérente, mais c’est aussi le peuple…

 

Toulouse (Robert 31)

 

Des nouvelles rapides de Toulouse ce jeudi matin.

Après 5 jours de mobilisation et à l’approche du week-end, la mobilisation ne faiblit pas, au contraire elle se durcit. Les effectifs tournent en 3×8, les équipes se remplacent, le ravitaillement se fait, le mouvement s’est organisé pour tenir dans la durée. Lorsque les occupants sont délogés, ils reviennent aussitôt…

On apprend sur le barrage grâce aux réseaux sociaux que MACRON, PHILIPPE et CASTANER durcissent la répression.

Suite à la demande de SOCAMIL Tournefeuille, plateforme logistique du Groupe LECLERC, le juge des référés a fixé la contrainte à 1.000 € par heure et par manifestant. Ce qui signifie qu’un gilet jaune identifié sur place pourrait être contraint à payer 1.000 € par heure de présence. Ça se paiera évidemment cash pour le « Black Friday » et pour ce week-end. Les accès aux hypers du groupe LECLERC vont être bloqués. Évitez les ! On apprend que SOCAMIL est à nouveau bloquée.

LOGIDIS plateforme logistique du groupe CARREFOUR est, elle aussi, à nouveau bloquée.

À Partir de lundi également dans le collimateur : le Palais de justice de Toulouse, il faut que les juges aient à assumer les conséquences de leurs décisions.

Dépôts de carburants de FONDEYRE et de LESPINASSE au Nord de TOULOUSE, ce matin à nouveau bloqués.

Péage de MURET ; blocage filtrant continu depuis samedi matin.

Dépôt de carburant de LESPINASSE, des gilets jaunes contrôlés, 90 € d’amende par tête de pipe pour non-déclaration de manifestation. Laissez vos papiers à la maison, vous vous appelez tous IVANOVITCH. Quand les GAV seront pleines ils s’arrêteront.

Pour samedi, grosse mobilisation en vue dans TOULOUSE centre.

 

 

Plus le gouvernement durcit plus les gilets jaunes durcissent. Pour la semaine prochaine on attend les lycéens et d’autres catégories sociales.

 

Mémento pour un « gilet jaune » tendance Gaulois réfractaire

Mémento pour un « gilet jaune » tendance Gaulois réfractaire

Mémento gilet jaune

 

Le billet de Thierry Lafronde

 

Tout d’abord, les Gilets jaunes ont raison d’affronter le pouvoir bobo En Marche.

Ce pouvoir est insensible à leur sort et méconnaît visiblement les conditions de vie de la majorité des citoyens français. Forcément, lorsque l’on vit dans des bulles dorées, très sécurisées et dans l’entre soi, que l’on augmente de 20% son salaire et primes en une année de règne, frôlant les 10.000 € mensuels en moyenne (voir les chiffres publiés par le député socialiste René Dosière récemment), sans compter la multitude d’autres avantages matériels, on ne peut mesurer objectivement la difficulté à boucler les fins de mois pour un smicard (fins de mois qui démarrent dès le 15 pour la plupart).

Ce pouvoir ne remplit pas bien les fonctions principales de l’État : les domaines de la santé, de l’éducation nationale, de la sécurité et de l’économie générale sont sinistrés. « Que faites-vous de tout le pognon que vous nous prenez ? » demandait avec pertinence sur « YouTube » Jacline Mouraud (vidéo vue plus de 6 millions de fois avant le désormais célèbre 17/11). Or la France est le second pays le plus imposé et taxé au monde (45% du PIB) battue par le Danemark.

Ce pouvoir décide de favoriser des politiques sans consensus ni mandat populaire, notamment d’accueillir un flot de populations allogènes qu’il fait loger, nourrir, soigner et entretenir aux frais du contribuable. Il n’oublie pas au passage de servir ses intérêts à tous les étages (train de vie, avantages divers, augmentations pour les élus et leurs cabinets des salaires et des primes, etc).

Il n’y a donc plus de consensus populaire sur l’emploi abusif de ces prélèvements publics et la révolte des Gilets jaunes est compréhensible et légitime.

 

Pour s’inscrire dans la durée que doivent faire les Gilets jaunes ?

 

  • Afficher leur détermination, arborer le gilet jaune sur le tableau de bord de leur véhicule mais aussi sur une de leurs fenêtres de lieu d’habitat, de travail, voire par-dessus leur vêtement du moment (du reste bon nombre de métiers l’exigent déjà).
  • Convaincre leurs proches, parents et amis, de la nécessité de soutenir voire de rejoindre cette saine révolte. Le nombre doit grossir car tout le monde est concerné par la gabegie du gouvernement, ses choix et priorités funestes, son incompétence dans les domaines essentiels.
  • Interpeller les élus, de tout bord, pour demander des comptes sur leurs actions et exiger qu’ils soient à l’écoute du peuple et non de leurs intérêts partisans. Cela tombe bien il y aura en mai 2019 de nouvelles élections européennes, matière à renverser la table pour de bon.
  • Participer à une ou des actions Gilets jaunes de proximité, en s’informant sur internet, ou en y allant directement pour grossir les manifestants présents. Un Gilet jaune endossé sur soi suffit au départ.
  • Privilégier les dépenses en liquide au lieu de celles par carte bancaire. L’idée est que l’État ait le moins de traçabilité sur votre mode de vie. Cela aide aussi les petites entreprises, artisans et autres restaurateurs, qui vous feront parfois des réductions, y trouvant leur compte aussi.
  • Ne pas hésiter à bâcher (et plus si affinité et opportunité) les radars de plus en plus sophistiqués qui flashent désormais plus vite que l’ombre de Lucky Lucke. Les parcmètres et autres engins à alimenter les caisses de l’État peuvent aussi connaître quelques mésaventures malencontreuses …
  • Rejoindre les manifestations majeures organisées tant locales que nationales en ayant un petit sac de survie (alimentation, boisson, vêtement chaud et de pluie, etc). Un RDV a été donné sur internet pour le 2ème round : Place de la Concorde à Paris, le samedi 24/11 et dans les préfectures…
  • Ne pas écouter les chaines de TV et de radios officielles, toutes dans la main du gouvernement « En Marche » qui manipulent et mentent effrontément sur la réalité du mouvement Gilets jaunes. Se rabattre sur internet, les réseaux sociaux et les médias dits de ré information.
  • Être solidaire des Gilets jaunes, le manifester par des signaux, klaxons, voire des dons de cafés, boissons et autres attentions délicates.
  • Proposer des actions, sachant que les plus efficaces seront celles qui pénalisent le fonctionnement de l’État (blocage des centres des impôts, Préfectures …), des médias aux ordres (TV, radios). Autre action efficace : l’accueil des ministres en province avec un comité d’accueil en Gilets jaunes et bien sonore (sifflets, cornes de brume) à chaque étape. Comité particulièrement renforcé en cas des visites du ministre de l’Intérieur (dur avec les Gilets jaunes, faible avec les racailles et les islamistes), du Premier ministre (qui garde le même cap dans la tempête alors que tout marin averti fait le contraire pour s’en sortir) et, bien sûr, Jupiter junior (qui dit comprendre le mouvement mais qui persiste dans ses choix désastreux).
  • Ne pas entraver la vie des Citoyens, privilégier des barrages filtrants plutôt que bloquants, laisser les gens aller travailler et évidemment faciliter les passages des services publics (ambulances, pompiers, médecins, infirmiers, policiers …).
  • En cas d’intervention des forces de l’ordre, éviter l’affrontement, privilégier l’esquive puis le retour ou le déplacement ailleurs, jouer au jeu des souris face au chat Voir les vidéos de Lengadoc-info.com de ce mercredi 21/11.
  • Tenir dans la durée. Cela peut être long, mais la date des élections européennes de mai 2019 est déjà un bel objectif.
  • Autre date (si d’ici là, « En Marche » a gardé son cap obtus actuel) : être au 14 juillet sur les Champs Élysées… en Gilets jaunes !
Gilets jaunes : la contagion partout en Europe

Gilets jaunes : la contagion partout en Europe

Gilets jaunes contagion partout en Europe

 

D’après Gregory Roose (Adoxa.info)

 

Le mouvement des gilets jaunes ne devait être, à l’origine, qu’une manifestation de contestation citoyenne spontanée pour marquer le mécontentement général, le 17 novembre 2018, face à la hausse des taxes sur les carburants et de la baisse du pouvoir d’achat des Français. Mais la colère citoyenne n’est pas retombée et de nombreux points de blocages sont constatés partout en France le 20 novembre. Bien que ralenti, le mouvement perdure. Il s’étend même à plusieurs pays d’Europe comme l’Allemagne, la Belgique ou la Bulgarie.

 

En Belgique

 

Selon le site alterinfo.ch, les Gilets jaunes bloquent actuellement ronds-points et dépôts de carburant en Belgique, notamment en Wallonie, ralentissant le trafic de camions citernes et provoquant déjà la pénurie dans certaines stations-service. Un mouvement politique va être lancé pour les prochaines élections, ce qui ne semble pas être la volonté des gilets jaunes français qui revendiquent un mouvement citoyen spontané, autonome et indépendant de l’influence des partis politiques et des syndicats.

 

Des blocages en Bulgarie

 

En Bulgarie, des habitants vêtus de gilets jaunes ont envahi les rues de la capitale Sofia et celles d’autres grandes villes du pays. Alterinfo.ch rapporte que des milliers de Bulgares ont également bloqué dimanche les principaux axes routiers et les postes-frontière entre la Bulgarie, la Turquie et la Grèce pour protester contre la flambée du prix des carburants dans ce pays qui est le plus pauvre de l’Union Européenne.

 

Les Allemands en colère

 

En Allemagne, les motifs de la contestation sont d’une toute autre nature. La colère des citoyens se cristallise autour de la politique menée par le gouvernement Merkel. Les manifestants de Kandel, qui ont protesté contre la politique migratoire d’Angela Merkel suite au meurtre de Mia, 15 ans, par un migrant, proposent de reprendre le symbole du gilet jaune. Les manifestations de Kandel ressemblent à celle du 17 novembre dans leur spontanéité et leur caractère rassembleur et populaire.

Une publication sur le réseau social Facebook invitant les Allemands à se rassembler le 12 janvier 2019 à Kandel a déjà été partagée plus de 2000 fois.

 

En France, si le mouvement des gilets jaunes continue au ralenti depuis la manifestation du 17 novembre, plusieurs appels sur les réseaux sociaux invitent les Français mécontents à bloquer massivement Paris le 24 novembre 2018.

 

L’escroquerie de la transition énergétique de Macron au vu des chiffres

L’escroquerie de la transition énergétique de Macron au vu des chiffres

escroquerie transition énergétique

 

D’après Roland Dubois

 

La journée des gilets jaunes, suscitée par le ras-le-bol fiscal, ancien mais exacerbé par les hausses de taxes sur les produits pétroliers, est passée. Le Ministre de l’Intérieur nous dit le lendemain que le gouvernement a bien compris le message. En fait non ; son collègue, le Ministre de l’Écologie, le corrige : la politique du gouvernement ne changera pas. Le premier ministre nous a assuré ensuite, en quelques minutes de baratin mou, qu’il avait compris que les Français avaient besoin de respect, de compréhension et de protection (?) ; mais il a confirmé que la trajectoire de la politique de transition énergétique ne changerait pas, pour « le bien de la planète et des générations futures » cela va sans dire. Autrement dit : « cause toujours ! ». On n’est pas loin de la formule de Coluche : « dites-nous de quoi vous avez besoin, on va vous expliquer comment vous en passer ». Nos chefs confondent ténacité et entêtement.

En même temps, on découvre, sur une chaîne de télé de grande diffusion, un reportage très bien fait sur les nombreux sites sportifs en construction au Qatar pour la coupe du monde de football 2022. Les conducteurs français, c’est-à-dire tous les Français adultes, sont alors ravis d’apprendre que, compte tenu des conditions climatiques extrêmes, températures de 45 à 50°, les stades, -même ceux à ciel ouvert-, seront climatisés. Certains le sont déjà. Grâce, bien sûr, à l’électricité produite par des centrales thermiques. La journaliste de TF1 nous a confié le bien-être ressenti dans un courant d’air frais en plein désert. Et pourtant, oui ; le Qatar, partenaire privilégié de la France, est bien un pays signataire de la COP 21 dont la conclusion heureuse est un de nos titres de gloire. Allez comprendre !!!

Comment le gouvernement peut-il espérer convaincre les Français que l’urgence de la transition écologique exige que les taxes sur les carburants soient sans cesse relevées envers et contre tout et tous ? Le confetti français, 1% des Terriens, 1% de tous les gaz maudits, doit-il payer les extravagances de tous ceux qui font n’importe quoi ? Les Français comprennent l’écologie qui les touche de près, l’écologie raisonnable c’est à dire expurgée des mensonges qu’on leur distille en permanence sur l’éolien, les capteurs solaires et la voiture électrique, l’écologie qu’ils pourront maîtriser à un coût acceptable. Pas celle du GIEC et de nos dirigeants mégalos qui prétendent vainement commander à des éléments planétaires à un coût exorbitant.

Il faut croire que le CO2 rejeté par les autres pays s’arrête à nos frontières, tant ils veulent nous culpabiliser !!! Restons donc sur nos gardes. Que pèse la France dans le cadre des émissions mondiales de CO2, censées être à l’origine du dérèglement climatique ?

D’après l’Agence internationale de l’Énergie, site en anglais (Key World Energy Statistics), voici la liste des émissions de CO2 par pays pour l’année 2016 : ces données sont en milliards de tonnes, les pourcentages sont arrondis à la première décimale.

Monde entier

32,32

100 %

Chine

9,06

28,0 %

États-Unis

4,83

14,9 %

Inde

2,08

6,0 %

Russie

1,44

4,4 %

Japon

1,15

3,6 %

Allemagne

0,73

2,3 %

Corée du Sud

0,59

1,8 %

Iran

0,56

1,7 %

Canada

0,54

1,7 %

Arabie saoudite

0,53

1,6 %

Brésil

0,52

1,6 %

Indonésie

0,45

1,4 %

Mexique

0,45

1,4 %

Afrique du Sud

0,41

1,3 %

Australie

0,39

1,2 %

Royaume-Uni

0,37

1,1 %

Turquie

0,34

1,0 %

Italie

0,33

1,0 %

France

0,29

0,9 %

Les trois premiers pays pollueurs de la planète représentent près de 50% des émissions de CO2 et il n’est pas envisageable que les USA, la Chine et l’Inde cessent de produire à court terme des véhicules à essence ou au gazole. Ainsi, augmenter le prix des carburants en France en invoquant la lutte contre le dérèglement climatique est une véritable supercherie.Ne figurent pas sur la liste les 177 autres pays qui sont au-dessous de 1 %. Mais, même en admettant que la France divise par deux (ce qui est un leurre), ses émissions de CO2 grâce à la disparition des voitures à essence ou diesel (quid des transports routiers, des gros navires, des aéronefs au kérosène sans taxes… ?), l’impact sur le dérèglement climatique mondial serait de l’ordre de 0,45 % soit une quantité quasiment négligeable.

D’ailleurs, quel que soit le prix des carburants, le nombre de kilomètres parcourus par les automobilistes ne va pas chuter spectaculairement. Rares sont les Français (hormis les pilotes de rallyes !) qui utilisent leur véhicule pour le simple plaisir d’émettre du CO2.

Arrêtez de nous prendre pour des jambons !!!