Gilets Jaunes. Mais que veulent ces Gaulois réfractaires ?

Gilets Jaunes. Mais que veulent ces Gaulois réfractaires ?

gaulois réfractaires

 

Le billet de Nicole MINA

 

Au-delà de événementiel, que retenir de cette résistance spontanée, venue du vrai peuple, de la vraie France, celle d’en bas, celle qui trime, tremble pour la sécurité de ses enfants, craint de perdre son emploi, et voit ses vieux grelotter faute des moyens de se chauffer et faire les poubelles pour manger ?

 

Les commentaires entendus ces derniers jours sont édifiants.

Ces Gaulois resurgis du terroir et de la mémoire ancestrale en ont marre de subir. Héritiers des jacqueries, ils se révoltent pour exprimer leur ras-le-bol d’être pressurisés. Leurs aïeux se battaient contre la taille et la gabelle, eux se battent contre les taxes, les impôts et les décisions injustes qui font qu’ils travaillent 7 mois et demi sur 12 pour l’État.

La première revendication est bien sûr contre l’augmentation du prix du gazole, le carburant le plus utilisé en France, jusqu’alors le plus économique, et dont la flambée pèse sur les foyers les plus modestes, ceux dont le couple travaille pour des salaires au SMIC et qui doivent assumer un loyer, la crèche et/ou la garderie et la cantine des enfants.

Ensuite vient la colère à propos des retraites, devenues de plus en plus insuffisantes, coincées d’une part entre les prix des denrées alimentaires, des énergies de chauffage et d’autre part des prélèvements sur des montants très loin d’être indexés sur le coût de la vie et revalorisés comme il le faudrait.

Et puis il y a l’angoisse de la jeune génération, celle qui devrait mordre la vie à pleine dents avec l’espoir, le rêve ou le projet sur la ligne de leur horizon. Nos jeunes sont pessimistes, désabusés. Ceux qui cherchent un emploi, et je les comprends, sont stressés, nerveux. Mais là où j’ai eu mal, c’est d’entendre une fois de plus une jeune femme de 34 ans expliquer pourquoi elle avait décidé de ne pas avoir d’enfant. « Tu comprends, m’a-t-elle dit, je ne veux pas mettre au monde un malheureux. Je travaille, mais mon salaire ne me permettrait pas d’élever un enfant, de le gâter, si je me retrouve seule. Et si la boîte où je travaille ferme, alors comment je fais ?… Alors tu vois, j’ai ma petite chienne, ça me contente ». Quelle tristesse ! Être poussée à investir son potentiel d’amour sur un animal parce qu’on a peur de donner la vie à un enfant dans CE monde ! Ce triste exemple illustre le malheur d’une société décadente, déliquescente, où l’instinct de survie de l’espèce est remplacé par le suicide générationnel… On atteint le fond du gouffre de l’inhumanité où nous ont plongés les faux humanistes, en réalité nos assassins.

Enfin, j’ai rencontré aussi les « lucides » de cette France d’en bas, qui paient des impôts, disent-ils, pour alimenter nos dirigeants qui se gobergent, dépensent des millions en vaisselle, décoration élyséenne, volent dans des avions consommant des millions d’euros de kérosène en un mandat. Ils ont conscience que les « politiques » les grugent de promesses pendant les campagnes et une fois élus votent des budgets pharaoniques destinés à nourrir… des « migrants » importés pour remplacer précisément les contribuables français qui les nourrissent… Comme si cela ne suffisait pas, non contents d’alimenter les Africains sur notre sol, ils distribuent des milliards aux pays d’Afrique qui envoient leurs ressortissants chez nous.

D’ailleurs, parlons-en, de ces immigrés dont on nous dit qu’ils sont des « chances pour la France ». Nous en avons vu parmi les Gilets Jaunes, oui, mais cinq ou six sur les quelques deux mille personnes qui sont passés sur le rond-point (de Gallargues). C’est dire leur degré d’implication dans notre société… c’est dire aussi que la plupart d’entre eux vivent mieux que les « souchiens » que nous sommes. Les résistants ne s’y trompent pas d’ailleurs. Pas racistes, mais style « Français d’abord »…

J’ai aussi pu constater que nos « Gilets Jaunes » ne sont pas dupes, ils s’informent. Ils savent que l’UE est un fléau, qu’elle nous prépare à l’esclavage en nous supprimant la monnaie matérielle, et en préparant le revenu universel, pour faire de nous des consommateurs de produits frelatés nous conduisant plus vite à la mort.

 

Vivent les Gaulois réfractaires !

Gilets jaunes : l’espoir de demain

Gilets jaunes : l’espoir de demain

Gilets jaunes l’espoir

 

Communiqué de la Ligue du Midi

 

Cette journée « Gilets jaunes » du samedi 24 novembre restera inscrite dans les mémoires comme en demi-teinte ; elle repose en tout cas la question de l’organisation « purement technique » du mouvement. Les journées à répétition avec des rassemblements lointains, sans véritable préparation ne peuvent aboutir qu’à des demi-victoires. En ce qui nous concerne, sur la « diagonale du populisme » dans le sud, peu nombreux ont été ceux qui ont effectué le voyage vers Paris. Un déplacement en train, non programmé à l’avance avec un hébergement d’une nuit et divers frais de bouche va vite atteindre 3 à 400 euros, somme largement hors de portée pour ceux qui font partie de ces classes populaires en voie de prolétarisation et qui sont entrés dans le mouvement justement à cause de cela.

Il doit y avoir des manifestations en région parisienne, comme il y en a à Montpellier, Bordeaux ou Aubenas mais ce sont aux parisiens à se mobiliser à Paris. Qu’on ne se méprenne pas, nous savons très bien que Paris concentre tous les pouvoirs et que c’est justement contre cette concentration tentaculaire que nous nous battons ; c’est elle, qui est en grande partie la cause de la situation inextricable de cette calcification dont la France ne peut plus sortir. Mais à vouloir se lancer sur un calendrier d’une opération lourde par semaine, ce n’est pas le pouvoir qui va s’user, mais les « Gilets jaunes ». La meilleure preuve, c’est la participation à Paris qui, le 24 novembre a représenté à peine 10 % des manifestants de toute la France pour une population de 30%.

La Ligue du midi a participé largement au succès des actions dans le sud et en particulier en région Occitanie. Ses adhérents disciplinés et respectueux des consignes des GJ se sont retrouvés sur une quinzaine de lieux de rassemblements pour des blocages de circulation, des opérations escargots, des sièges de plates formes logistiques, privilégiant les actions de barrages filtrants qui irritent moins les conducteurs. On a d’ailleurs pu constater que les cas d’automobilistes fonçant sur des barrages et blessant des « Gilets jaunes » avaient largement diminué d’un samedi sur l’autre.

La Ligue avait appelé à participer aux rassemblements suivants :

  • Montpellier-Prés d’Arène
  • Montpellier-Polygone
  • Montpellier-Préfecture
  • Béziers ouest
  • Lunel Gallargues
  • Bordeaux-Bègles, aux 2 rondpoints des « rives d’Arcin »
  • Toulouse-Muret
  • Perpignan nord
  • Avignon rondpoint Les Angles
  • Avignon nord
  • Aubenas rondpoint Quick
  • Viviers (07)
  • Saint marcel d’Ardèche
  • Tain (26) péage 17
  • Tournon sur Rhône
  • Salon de Provence (Péage Lançon de Provence)

Citons deux exemples où la présence de la Ligue a été décisive :

A Montpellier où elle a grandement contribué (après avoir participé au barrage filtrant) au cortège parti de Près d’Arène pour déboucher sur ce qui aura été un véritable rassemblement populaire, haut en couleur -merci aux centaines de motards- sur la Place de la Comédie avec drapeaux français et occitans et la Marseillaise reprise en cœur, puis à la fermeture des grilles du Polygone. Tout cela sans aucune casse en dépit de quelques poignées de casseurs-crasseux qui tournaient çà et là en quête de provocations.

A Toulouse au barrage de Muret où son expérience a permis de mettre en difficulté la direction de l’Hyper Leclerc qui avait mobilisé les « gros bras » de sa sécu privée avec la ferme intention de dégager les accès.

Signalons aussi l’attitude bienveillante des policiers, CRS et gendarmes mobiles qui ont franchi un pas supplémentaire dans la compréhension de ce phénomène populaire aujourd’hui irréversible qui s’est déroulé en région, généralement sans violences.

Les mots d’ordre -de bon sens- que la Ligue avait diffusé dans ses précédents communiqués de la semaine ont commencé à percoler :

  • privilégier le combat local, dans son village, sa ville, sa zone
  • se concentrer sur les fondamentaux : dénonciation des taxes à répétition et de la pauvreté qui nous gagne (le fameux frigo vide)
  • se recentrer sur ces cibles que sont les représentations de l’appareil d’État : préfectures, services fiscaux, députés…

…et les représentations de la société marchande et des multinationales mondialisées : plateformes logistiques, raffineries, dépôts de carburants, pollueurs notoires, laboratoires pharmaceutiques…

  • et enfin, un seul mot d’ordre, un seul slogan : MACRON DÉMISSION !!!

 

Nos adhérents sur le terrain nous le confirment : le moral des « Gilets jaunes » est bon, ils sont de plus en plus combatifs et plusieurs rassemblements se sont renforcés malgré les dires fallacieux des « médias de propagande ».

Ces français d’« en bas » que l’intelligentsia politico-médiatique qualifie de « sans dents », « illettrés », « alcooliques », sont aujourd’hui conscients de ce qui se passe et osent s’assumer de plus en plus ouvertement comme populistes. Ils sont, malgré leur désespoir et grâce à leur colère, l’espoir de demain. 

Quelle que soit l’issue de ce mouvement, Macron et sa clique auront reçu le message d’un peuple qui ne se laissera plus ni manipuler ni impressionner et résistera !

Gallargues, le rond-point de la résistance

Gallargues, le rond-point de la résistance

gilets jaunes gallargues

A Gallargues, autour du rond-point emblématique des arrivées touristiques de l’été, la résistance des Gilets Jaunes du terroir s’organise dès le samedi 17 novembre.

Plus de 1.000 personnes ont parcouru la chaussée, et au plus fort de la fréquentation, on a répertorié plus de 700 manifestants vêtus du fameux gilet, en même temps.

Les premières « cabanes » se montent, avec des palettes et des bâches. On allume des barbecues et des feux de camp. Certains Gilets Jaunes ont d’ores ont déjà passé la nuit sur place, démontrant la volonté d’une résistance à long terme.

Tout le week-end, ce lieu stratégique est fréquenté par des marcheurs symbolisant la société qui souffre : retraités, employés, ouvriers, artisans et petits commerçants.

Lundi, la décision de s’ancrer dans l’action de résistance est prise à la plus large majorité. Les retraités et sans emploi sont les plus nombreux bien sûr, mais les employés et artisans les rejoignent en dehors de leurs heures de travail, ne comptant pas leur fatigue.

Ce qui aboutit finalement à une occupation de 120 à plus de 200 personnes régulièrement. La solidarité se met en place : un traiteur vient sur place faire une paëlla pour 200 personnes… il n’y en aura pas pour tout le monde, c’est dire que les chiffres diffusés par les médias sont largement en-dessous de la réalité… A Gallargues, c’est la vraie France qui résiste, celle des travailleurs, ou de ceux qui ont travaillé toute leur vie. Ceux pour qui la vie devient en état de fait de la SURVIE.

Tout se passe sans incident, les gendarmes nous surveillent, discutent avec nous, ils ne sont pas hostiles on le sent bien, ils tournent eux aussi autour du rond-point, il y a toujours un blagueur qui leur dit « Vous ne mettez pas le gilet jaune ? ». Ils sourient de la plaisanterie, n’expriment aucune hostilité. On dirait bien que le gilet jaune, ils l’ont dans la tête même s’ils ne l’ont pas sur les épaules.

L’ambiance devient franchement style « gaulois réfractaire », c’est-à-dire bon enfant mais extrêmement déterminée. Aucune invective, aucune violence mais une volonté de résister encore et toujours. De temps en temps, une Marseillaise est entonnée, des drapeaux bleu-blanc-rouge décorent les véhicules qui amènent du bois pour alimenter les barrages et les feux de camp. Des personnes passent pour apporter des victuailles, les garde-manger improvisés.

A noter que nous n’avons vu que cinq ou six immigrés sur les quelques deux mille Gilets Jaunes qui sont passés sur le rond-point. On nous dit qu’ils sont des « chances pour la France » mais bien peu se sentent concernés, visiblement. Pardon… il y a bien eu des « jeunes » de Pissevin et Valdegour qui sont venus en découdre un soir. Comme ils se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas à cinq contre un, ils se sont vite « barrés ». Il faut dire que les chasseurs du terroir ne sont pas des mauviettes…

Mercredi, malgré les orages diluviens de la nuit, les veilleurs sont restés en place, maintenant à bout de bras les bâches des guitounes comme ils ont pu. Du coup un artisan compatissant amène des bannes de stores pour renforcer les abris. A midi, j’apporte une marmite de sauce

Bolognaise, d’autres font cuire les pâtes. On complète avec du sanglier cuit à la broche la veille. Et bien sûr on n’oublie ni le pastaga, ni la bière, ni le rouge. Il faut dire, comme l’annonce un panneau posé sur l’écran autoroutier, que ça nous revient moins cher que le gazole !

Tout est en place pour une résistance longue durée… les habitudes sont déjà installées… et bien sûr c’est le moment où les autorités estiment que… cela ne peut pas perdurer ! Un officier de gendarmerie tente une négociation, demande qu’on accélère le passage des voitures et camions qu’on filtre déjà à la petite vitesse. Sinon, il sera contraint d’en référer et les CRS seront envoyés. Résultat : un durcissement de la situation, les CRS arrivent, mettent trois heures à déblayer le passage pour les véhicules sous les regards des Gilets Jaunes goguenards ou énervés. Il faut noter qu’aucun blessé n’est à déplorer, comme disent les journaleux, bien que les manifestants aient été à ce moment bien plus nombreux que les CRS. Ceux-ci repartent finalement vers l’autoroute le devoir accompli.

Ils sont à peine arrivés au péage, à huit cents mètres de là, qu’un camion de remblai arrive sur le rond-point et déverse son chargement en plein milieu de la chaussée, rebloquant le rond-point de nouveau. Les guitounes bousculées sont remises en état, et zou, c’est reparti pour une autre nuit de veille.

Aujourd’hui, jeudi 22, les CRS sont de nouveau annoncés à l’heure où j’écris… Quelle que soit l’issue de cette nouvelle intervention, la volonté de résistance est là, indéboulonnable.

Ils se réinstalleront.

Barrage filtrant au péage de Lunel

Barrage filtrant au péage de Lunel. Une centaine de gilets jaunes sont présents sur place. L'ambiance est bonne. Crédit : Lengadoc Info

Publiée par Lengadoc Info sur Mardi 20 novembre 2018
Opération péage gratuit à Gallargues

#GiletsJaunesEn direct du péage de Gallargues où les Gilets Jaunes mènent actuellement une opération "péage gratuit"

Publiée par Lengadoc Info sur Jeudi 22 novembre 2018

Les Gilets jaunes en Ardèche, Gironde et Haute-Garonne

Les Gilets jaunes en Ardèche, Gironde et Haute-Garonne

Gilets jaunes en Ardèche Gironde et Haute-Garonne

 

Les barrages dans le sud de l’Ardèche

(Un Helvien en jaune 07)

 

Le sud de l’Ardèche, terre de passions et de pauvretés ne pouvait que participer pleinement aux manifestations des gilets jaunes et porter haut et fort ses principes de justice et de dignité.

Déjà, en 1670, la révolte du ROURE fut une importante révolte antifiscale de l’Ancien Régime qui dura d’avril à Juillet dans la région d’Aubenas et il fallut l’armée royale des mousquetaires, forte de 5.000 hommes avec D’ARTAGNAN pour vaincre les 4.000 paysans ardéchois et les anéantir…

Ensuite les camps de Jales (1790-1792) à 25 kms au sud d’Aubenas réunissant 25.000 hommes-paysans, se heurtèrent aux gardes nationaux à plusieurs reprises en réaction catholique au régime révolutionnaire Parisien et furent massacrés.

Puis plus récemment, en 1956, le mouvement des petits commerçants de Pierre Poujade fut très actif dans la région d’Aubenas avec l’envoi d’un député poujadiste relayé, au début des années 70, par le CIDUNATI, surtout dans le milieu des forains puisqu’ il y a encore dans notre territoire de nombreux marchés sur lesquels viennent s’agglutiner les touristes des villes  pendant  l’ été !

 

Aussi fallait-il s’attendre à une réussite de cette journée de mobilisation :

 

  • Samedi 17 novembre

La mobilisation est très, très, forte :

A Aubenas, 4 barrages bloquant :

Rondpoint MacDo : environ 150 personnes

Rondpoint Quick (à 200 mètres du précédent) : 500 personnes

Rondpoint Garden center (sortie vers Privas) : 150 personnes

Rondpoint des moulines (au sud vers Ales) : 200 personnes

L’ambiance était festive avec pétards, familiale mais très déterminée ; le blocage était total et les voitures qui essayaient de forcer le passage étaient fermement repoussées ; beaucoup de drapeaux français et des pancartes : « Gaulois réfractaires, Macron démission ».

Pas de racaille ni de représentants de la diversité ; de nombreuses femmes, des familles avec enfants ; peu de présence policière ; police municipale absente.

Les chiffres donnés représentent le nombre des gilets jaunes vers 14 h 30 mais il faut doubler ce chiffre si l’on veut compter la présence totale tout le long de la journée. Ce chiffre peut paraître disproportionné par rapport au nombre d’Albenassiens (14.500 hab),

mais, il faut savoir qu’Aubenas est l’ancien bourg féodal de la basse Ardèche et que les barrages ont réuni ce 17 novembre toute la zone d’achalandage.

Il y avait donc non seulement les « pagels » (habitants du plateau) mais aussi les « Rayols » (habitants de la plaine), unis dans la défense de leur pouvoir d’achat qui firent de cette journée une ville morte sans circulation.

Intermarché ferma même en début d’après-midi !

A côté d’Aubenas, il y avait d’autres barrages vers la vallée du Rhône : LAVILLEDIEU (15 kms avec 150 personnes) sur barrage bloquant ; VILLENEUVE DE BERG (15 kms après) carrefour Intermarché (100 personnes) sur barrage filtrant.

Vers le Sud :

RUOMS (25 kms) carrefour super U, 150 personnes sur barrage bloquant

  • Dimanche 18 novembre

Quick, Mac do, Garden Center, Les Moulines :  100 à 150 gilets jaunes mais les barrages étaient filtrants.

Lavilledieu (100 personnes) barrage maintenu mais filtrant ; environ 20 minutes de queue dans chaque sens, pratiquement pas de circulation

  • Lundi 19 novembre

Sur Aubenas, MAC DO : 20-30 personnes, levé vers 19 h. 

Quick : environ 120, toujours aussi déterminés.

Blocage des impôts à partir de 15 h.

Lavilledieu : barrage intermittent suivant l’heure.

  • Mardi 20 novembre

La situation est identique à celle du lundi.

Le blocage des impôts a été levé vers 15 h.

A 18 h au barrage du rond-point Quick : manif spontanée aux cris de : « Macron démission »

  • Mercredi 21 novembre

A 18 h, seul reste le barrage vers Quick : 120 personnes très déterminées : « on ne lâchera pas » ! avec encore beaucoup de femmes et des lycéens présents depuis le mardi.

Énorme solidarité des camions et des voitures qui passent. En visuel plus de 50 % des voitures ont leur gilet jaune sur le tableau de bord. Toutes klaxonnent.

Approvisionnement des manifestants en nourriture et boissons par beaucoup de passants.

Dans le même temps, barrage de Viviers (vers vallée du Rhône, 35 kms d’Aubenas) : 80 personnes sur barrage filtrant avec Alain B à la manœuvre

Demain, sera un autre jour…de lutte

 

 

Libourne (Olivier 33)

 

RV à Libourne sur le parking de Carrefour à 7h pour ce rassemblement déclaré en préfecture. La gendarmerie est présente. 

On se regroupe à une petite centaine de participants. Ce qui est frappant, c’est que les gilets jaunes sont pratiquement tous des blancs.

C’est assez bien organisé ; on se répartit pour bloquer les ronds-points et distribuer les tracts, intitulés mobilisation nationale et faire signer une pétition. 

Au niveau slogan inscrit sur pancarte c’est « MACRON TU NOUS POMPES !!! »

Aucune banderole partisane L’APOLITISME a été parfaitement respecté. Aucun leader d’aucun parti politique quel qu’il soit.

Au début les voitures étaient seulement ralenties c’était du filtrage mais vers 10 h tout était bloqué et il y avait des gilets jaunes partout ; il faut préciser que beaucoup d’automobilistes hommes ou femmes nous rejoignaient et devenaient des gilets jaunes. On veillait scrupuleusement à laisser passer les véhicules d’urgence. Les gendarmes étaient sympas, ils nous avaient juste conseillés de laisser passer sans rechigner les personnes hostiles, ce qu’on a fait. 

 

Langon (Alain 33)

 

Bonne mobilisation dans la durée : entre 100 et 300 personnes selon les heures concentrées sur le rond-point d’accès au péage de Langon ; poids lourds stoppés, voitures sur une file au ralenti, péage neutralisé. De part et d’autre du rond-point, il s’agit d’une rocade classique avec succession d’autres ronds-points, occupés aussi, mais en dégradé au fur et à mesure que l’on s’éloigne. Action prévue le lendemain pour blocage du Leclerc qui est sur cette rocade, 2 ronds-points plus loin :  » black Friday  » oblige (beurk…)

Remarque : ambiance bon enfant mais présence notable de quelques débiles difficilement gérables pour une action cohérente, mais c’est aussi le peuple…

 

Toulouse (Robert 31)

 

Des nouvelles rapides de Toulouse ce jeudi matin.

Après 5 jours de mobilisation et à l’approche du week-end, la mobilisation ne faiblit pas, au contraire elle se durcit. Les effectifs tournent en 3×8, les équipes se remplacent, le ravitaillement se fait, le mouvement s’est organisé pour tenir dans la durée. Lorsque les occupants sont délogés, ils reviennent aussitôt…

On apprend sur le barrage grâce aux réseaux sociaux que MACRON, PHILIPPE et CASTANER durcissent la répression.

Suite à la demande de SOCAMIL Tournefeuille, plateforme logistique du Groupe LECLERC, le juge des référés a fixé la contrainte à 1.000 € par heure et par manifestant. Ce qui signifie qu’un gilet jaune identifié sur place pourrait être contraint à payer 1.000 € par heure de présence. Ça se paiera évidemment cash pour le « Black Friday » et pour ce week-end. Les accès aux hypers du groupe LECLERC vont être bloqués. Évitez les ! On apprend que SOCAMIL est à nouveau bloquée.

LOGIDIS plateforme logistique du groupe CARREFOUR est, elle aussi, à nouveau bloquée.

À Partir de lundi également dans le collimateur : le Palais de justice de Toulouse, il faut que les juges aient à assumer les conséquences de leurs décisions.

Dépôts de carburants de FONDEYRE et de LESPINASSE au Nord de TOULOUSE, ce matin à nouveau bloqués.

Péage de MURET ; blocage filtrant continu depuis samedi matin.

Dépôt de carburant de LESPINASSE, des gilets jaunes contrôlés, 90 € d’amende par tête de pipe pour non-déclaration de manifestation. Laissez vos papiers à la maison, vous vous appelez tous IVANOVITCH. Quand les GAV seront pleines ils s’arrêteront.

Pour samedi, grosse mobilisation en vue dans TOULOUSE centre.

 

 

Plus le gouvernement durcit plus les gilets jaunes durcissent. Pour la semaine prochaine on attend les lycéens et d’autres catégories sociales.

 

Mémento pour un « gilet jaune » tendance Gaulois réfractaire

Mémento pour un « gilet jaune » tendance Gaulois réfractaire

Mémento gilet jaune

 

Le billet de Thierry Lafronde

 

Tout d’abord, les Gilets jaunes ont raison d’affronter le pouvoir bobo En Marche.

Ce pouvoir est insensible à leur sort et méconnaît visiblement les conditions de vie de la majorité des citoyens français. Forcément, lorsque l’on vit dans des bulles dorées, très sécurisées et dans l’entre soi, que l’on augmente de 20% son salaire et primes en une année de règne, frôlant les 10.000 € mensuels en moyenne (voir les chiffres publiés par le député socialiste René Dosière récemment), sans compter la multitude d’autres avantages matériels, on ne peut mesurer objectivement la difficulté à boucler les fins de mois pour un smicard (fins de mois qui démarrent dès le 15 pour la plupart).

Ce pouvoir ne remplit pas bien les fonctions principales de l’État : les domaines de la santé, de l’éducation nationale, de la sécurité et de l’économie générale sont sinistrés. « Que faites-vous de tout le pognon que vous nous prenez ? » demandait avec pertinence sur « YouTube » Jacline Mouraud (vidéo vue plus de 6 millions de fois avant le désormais célèbre 17/11). Or la France est le second pays le plus imposé et taxé au monde (45% du PIB) battue par le Danemark.

Ce pouvoir décide de favoriser des politiques sans consensus ni mandat populaire, notamment d’accueillir un flot de populations allogènes qu’il fait loger, nourrir, soigner et entretenir aux frais du contribuable. Il n’oublie pas au passage de servir ses intérêts à tous les étages (train de vie, avantages divers, augmentations pour les élus et leurs cabinets des salaires et des primes, etc).

Il n’y a donc plus de consensus populaire sur l’emploi abusif de ces prélèvements publics et la révolte des Gilets jaunes est compréhensible et légitime.

 

Pour s’inscrire dans la durée que doivent faire les Gilets jaunes ?

 

  • Afficher leur détermination, arborer le gilet jaune sur le tableau de bord de leur véhicule mais aussi sur une de leurs fenêtres de lieu d’habitat, de travail, voire par-dessus leur vêtement du moment (du reste bon nombre de métiers l’exigent déjà).
  • Convaincre leurs proches, parents et amis, de la nécessité de soutenir voire de rejoindre cette saine révolte. Le nombre doit grossir car tout le monde est concerné par la gabegie du gouvernement, ses choix et priorités funestes, son incompétence dans les domaines essentiels.
  • Interpeller les élus, de tout bord, pour demander des comptes sur leurs actions et exiger qu’ils soient à l’écoute du peuple et non de leurs intérêts partisans. Cela tombe bien il y aura en mai 2019 de nouvelles élections européennes, matière à renverser la table pour de bon.
  • Participer à une ou des actions Gilets jaunes de proximité, en s’informant sur internet, ou en y allant directement pour grossir les manifestants présents. Un Gilet jaune endossé sur soi suffit au départ.
  • Privilégier les dépenses en liquide au lieu de celles par carte bancaire. L’idée est que l’État ait le moins de traçabilité sur votre mode de vie. Cela aide aussi les petites entreprises, artisans et autres restaurateurs, qui vous feront parfois des réductions, y trouvant leur compte aussi.
  • Ne pas hésiter à bâcher (et plus si affinité et opportunité) les radars de plus en plus sophistiqués qui flashent désormais plus vite que l’ombre de Lucky Lucke. Les parcmètres et autres engins à alimenter les caisses de l’État peuvent aussi connaître quelques mésaventures malencontreuses …
  • Rejoindre les manifestations majeures organisées tant locales que nationales en ayant un petit sac de survie (alimentation, boisson, vêtement chaud et de pluie, etc). Un RDV a été donné sur internet pour le 2ème round : Place de la Concorde à Paris, le samedi 24/11 et dans les préfectures…
  • Ne pas écouter les chaines de TV et de radios officielles, toutes dans la main du gouvernement « En Marche » qui manipulent et mentent effrontément sur la réalité du mouvement Gilets jaunes. Se rabattre sur internet, les réseaux sociaux et les médias dits de ré information.
  • Être solidaire des Gilets jaunes, le manifester par des signaux, klaxons, voire des dons de cafés, boissons et autres attentions délicates.
  • Proposer des actions, sachant que les plus efficaces seront celles qui pénalisent le fonctionnement de l’État (blocage des centres des impôts, Préfectures …), des médias aux ordres (TV, radios). Autre action efficace : l’accueil des ministres en province avec un comité d’accueil en Gilets jaunes et bien sonore (sifflets, cornes de brume) à chaque étape. Comité particulièrement renforcé en cas des visites du ministre de l’Intérieur (dur avec les Gilets jaunes, faible avec les racailles et les islamistes), du Premier ministre (qui garde le même cap dans la tempête alors que tout marin averti fait le contraire pour s’en sortir) et, bien sûr, Jupiter junior (qui dit comprendre le mouvement mais qui persiste dans ses choix désastreux).
  • Ne pas entraver la vie des Citoyens, privilégier des barrages filtrants plutôt que bloquants, laisser les gens aller travailler et évidemment faciliter les passages des services publics (ambulances, pompiers, médecins, infirmiers, policiers …).
  • En cas d’intervention des forces de l’ordre, éviter l’affrontement, privilégier l’esquive puis le retour ou le déplacement ailleurs, jouer au jeu des souris face au chat Voir les vidéos de Lengadoc-info.com de ce mercredi 21/11.
  • Tenir dans la durée. Cela peut être long, mais la date des élections européennes de mai 2019 est déjà un bel objectif.
  • Autre date (si d’ici là, « En Marche » a gardé son cap obtus actuel) : être au 14 juillet sur les Champs Élysées… en Gilets jaunes !