Le 6 octobre à paris : la PMA sans père… mère des batailles !

Le 6 octobre à paris : la PMA sans père… mère des batailles !

Le billet de Luigi Lironi

 

“Mariage pour tous”, “PMA pour toutes”, tout ça est il bien grave ?

Et même si c’est grave, est- ce que ce n’est pas perdu d’avance ?

Et le combat contre l’immigration, ou pour l’identité, est ce que ce n’est pas plus important ?

 

Alors, ce sujet sociétal (mariage pour tous, PMA) est-ce bien la mère des batailles ?

Ce sujet, dès 2013, a soulevé des millions de français; il a même suscité une réponse violente du gouvernement, qui montrait alors son vrai visage.

Les opposants à cette réforme de civilisation mènent depuis lors une vraie résistance, pied à pied, jour après jour, mois après mois, contre le pouvoir législatif.

Certes, l’objectif initial (abrogation du mariage pour tous) n’a pas abouti, mais toutes les manifestations ont réussi à bloquer des avancées supplémentaires, demandées alors :PMA pour toutes, ABC de l’égalité dans les écoles, statut du beau parent, etc.

C’est bien parce que des millions de français ont relevé la tête en 2013, que le pouvoir a pris peur et a décidé d’accélérer, d’amplifier les réformes.

Bien sûr, c’est un fait de guerre ambigû, comme une victoire à la Pyrrhus.

François Hollande était le petit gestionnaire d’une réforme, demandée par un petit lobby en apparence, mais commandé en réalité par de puissants dirigeants à un niveau supérieur (Union européenne, ONU et au-dessus).

Devant sa mauvaise gestion du changement de civilisation, on est passé à une gouvernance 2.0, avec un “président de fer”, Macron, bien décidé à aller plus loin et plus vite.

Cette première contestation, menée par des gens motives et “bien élevés” (La Manif Pour Tous), a redonné le goût du combat à nombre d’entre eux.

Une méthode “accérée”, pointue, apolitique, aconfessionnelle a démontré son efficacité, et malgré leurs ballons, leurs drapeaux, ils sont toujours là, sept ans après.

Oui, les mouvements identitaires sont bien présents, mais sur des thêatres de contestation éparpillés. Ils manifestent un grand courage, mais sous la forme d’une guérilla, sans pouvoir mener parallèlement un combat legislatif.

Peut-être parce qu’ils n’ont pas, en face d’eux, une loi précise contre laquelle lutter. La Manif Pour Tous peut le faire, forte d’un million de soutiens et de centaines de bénévoles très investis dans les instances européennes et à l’ONU, car elle est reconnue comme mouvement politique.

La mère des batailles, aujourd’hui, c’est de manifester contre la PMA sans père, avec deux objectifs :

  • Concrètement geler ce projet de loi, ce qui est possible, car ce gouvernement a très peur de perdre l’électorat catholique qu’il a carressé dans le sens du poil ces derniers mois,
  • Montrer qu’il y a encore une méthode, une solution pour faire reculer le pouvoir.

L’approche des élections municipales est un atout, c’est une “fenêtre de tir” importante.

Alors, convergence des luttes ?

 

Ensemble, tous à Paris le 6 octobre, contre la PMA sans père,

et sous la bannière « MARCHONS ENFANTS« .

 

Inscriptions :

Aude(11), Montpellier (34), Perpignan (66) : https://www.lepotcommun.fr/billet/juty87l1

Toulouse (31), Ariège (09), Gers (32), Tarn (81) : https://www.weezevent.com/ensemble-marchons-enfants

Dimanche 6 octobre – Paris : Marchons enfants

Dimanche 6 octobre – Paris : Marchons enfants

Communiqué de presse – marchons enfants : manifestation nationale unitaire contre le projet de loi bioéthique le dimanche 6 octobre 2019 à paris

Il est toujours temps de prévoir sa journée à Paris le 6 octobre pour la Marche labellisée Marchons enfants !

Les tarifs Aller-Retour du TGV Montpellier-Paris sont à partir de 20 euros depuis ce samedi :

Pour réserver, cliquez ICI

Ce TGV partira au départ de MONTPELLIER et desservira la gare de NÎMES à destination de PARIS Gare de Lyon.

ALLER : TGV 6204 – Départ MONTPELLIER 07h19Nîmes 07h52 pour arriver à Paris à 10h47.

RETOUR : TGV 6225 – Départ PARIS Gare de Lyon : 21h07, pour arriver à Nîmes 00h06 et Montpellier à 00h36.

Cliquez ICI pour télécharger le dossier

Sur le front de la Jacquerie des Gilets jaunes

Sur le front de la Jacquerie des Gilets jaunes

gilets jaunes bordeaux toulouse ardèche

 

  • Bordeaux

 

Beaucoup de monde à la manif de Bordeaux centre, samedi 1 décembre. 3 fois plus, au moins, que la semaine précédente. Le préfet l’avait interdite, cela a certainement découragé beaucoup de protestataires. Si le 27 novembre la police avait accompagné la foule, canalisant la circulation pour éviter les incidents, cette fois-ci, le déroulement a été moins calme. La police, bien qu’en effectif assez réduit, a bloqué le cortège, et utilisé lacrymogènes et flashballs pour compenser son infériorité numérique. Résultat : de nombreux blessés dont certains graves, les flashballs ayant touché au visage des manifestants. Les gauchistes ont réussi à s’introduire dans la foule mais ont finalement pu être expulsés. Même chose pour le cortège des syndicats qui est arrivé avec voitures et sonos et qui a été reçu avec des sifflets et a piteusement fait demi-tour. 

Ce que nous avons partagé c’est un moment chaleureux de révolte, de refus de ce que ce gouvernement nous impose : l’asphyxie financière des travailleurs et des retraités sous des prétextes mensongers de catastrophe climatique.

Ne lâchons rien. Nous sommes le pays, nous sommes la France. Ils doivent partir.

 

 

  • Toulouse-Muret

 

Le péage de Muret est particulièrement symbolique, à l’entrée sud de Toulouse, d’abord parce que c’est un insupportable octroi urbain que doivent payer tous ceux qui veulent entrer en ville depuis les campagnes des vallées de la Garonne (3,60 euros – 24 francs – un véritable racket au profit de Vinci). Ensuite, parce que c’est par là que passe tout le trafic international en provenance du Portugal et du nord et de l’est de l’Espagne vers l’Europe centrale et du Nord.

Le péage avait été libéré la veille par la gendarmerie à un moment de moindre vigilance des Gilets jaunes ; il fallait donc impérativement le reprendre au plus vite. Il faut signaler que pour éviter que le péage soit repris, Vinci avait barré les parkings latéraux afin qu’on ne puisse plus y garer nos véhicules pendant notre temps de présence et d’occupation. Méchante mesure mesquine et vexatoire, qui ne fit que renforcer notre détermination.

Donc, en retour immédiat : réunion nocturne secrète d’une centaine de personnes sur un parking, organisée par le « bouche à oreille », repérage d’autres voies d’accès par les champs et décision d’une opération à une centaine pour reprendre le péage le vendredi soir à 22 heures.

Ce qui fut dit fut fait. On s’est retrouvé donc à l’heure dite, en rase campagne, à quelques encablures de l’objectif. Des hommes, des femmes, des jeunes, des plus âgés, des ruraux, des rurbains, des étudiants, des chômeurs, des artisans, des retraités, des employés, des cadres, bref, la France périphérique en colère, tenue de campagne et chaussures de crapahut de rigueur.

D’un bond et comme par un seul homme le dernier obstacle a été franchi, puis c’est le rush. En moins d’une minute sont investis les deux côtés de l’autoroute, en moins de 5 minutes sont approvisionnés les gros plots rouges et blancs prélevés sur le stock de Vinci pour fermer et baliser le passage, levé les barrières et repris possession de l’ouvrage. Il est à remarquer que les femmes ont été encore plus vaillantes que les hommes.

Le péage était repris, cela fut fait sans recours aux pages Facebook surveillées, simplement par le « bouche à oreille ». Ce n’est qu’après deux heures que l’on vit arriver un pauvre fourgon de gendarmerie dont descendirent un vaillant maréchal des logis accompagné d’un seul gendarme. Comme on lui demandait s’il attendait des renforts d’encadrement, l’homme de forte stature et de belle allure répondit d’une voix de stentor : « Les renforts c’est moi ».

Révélation donc de l’épuisement des troupes et du manque d’effectifs après plus de 15 jours d’astreinte et alors que la province a été dégarnie pour protéger les lieux de pouvoir à Paris.

 

  • Toulouse – ville

 

Le lendemain samedi manifestation dans les rues de Toulouse. Ce n’était pas la très grosse affluence. Au plus fort, nous n’étions que quelques milliers. En revanche, la journée fut très riche d’enseignements politiques du plus haut intérêt.

Point de rassemblement situé au Fer à Cheval ; tout ce que Toulouse comptait de vieux et de jeunes activistes gauchistes était là, prêts à la manœuvre pour encadrer la manif. Sans aucun doute ce sont bien les gauchistes qui ont pris les commandes, mais sans aucun signe ostentatoire, ni bannières ni drapeaux permettant de les identifier. Seuls les mégaphones et les slogans permettaient de les reconnaître. Encore fallait-il avoir l’œil : CNT, NPA, France Insoumise, trotskistes… Détail amusant, quelques-uns n’avaient pas pu enlever tous les badges et pin’s de leurs sacs à dos… Pas de CGT, pas de communistes, de toute manière ces zombies sous perfusion ne représentent strictement plus rien et personne ne voulait les voir. Ils ont bien tenté d’organiser leur propre cortège mais personne ne les a vus et on a même rencontré une de leurs affidées, isolée, qui nous demandait le chemin pour les retrouver… en vain bien sûr.

Un militant gauchiste pas très jeune, particulièrement typique, était en train de distribuer des tracts à l’ancienne. C’était un ancien autonome (courant anarchiste révolutionnaire ultra-marginal), sympa, ouvert, détendu…

Belle ambiance révolutionnaire, respect, solidarité sainte des vrais militants, des vrais radicaux, même adversaires, qui savent se reconnaître et se calculer. C’est rare (donc à souligner) de voir gauchistes et patriotes de la Ligue due du Midi du même côté de la barricade…

À signaler également, la présence de nos amis de la Manif pour tous. Le très gros enseignement politique de la journée se résume à ceci, il m’a été formulé de manière quasi unanime : « On est tous d’accord pour renverser ce pouvoir, pour libérer le pays, on le fait tous ensemble et ensuite on s’expliquera, nous, pour savoir quelle suite donner et comment tout remettre à plat.’’

L’autre gros enseignement du jour concerne les forces de l’ordre. Très, très peu de forces de l’ordre visibles sur le parcours. Manifestement, la province avait été dégarnie pour protéger les lieux de pouvoir à Paris. Cela confirme bien le premier constat que nous avions fait la veille au soir sur le péage de Muret.

En tout et pour tout, pas plus d’une soixantaine de policiers à la manœuvre. Un point dur s’est fixé sur les boulevards quand le cortège est passé devant l’entrée de la rue Bayard qui conduit à la gare de Matabiau. Manifestement, des consignes très strictes avaient été données pour interdire l’accès à la gare.

Tout le monde ne le sait pas, mais la semaine dernière, certains Gilets jaunes avaient fait savoir à la direction régionale Occitanie de la SNCF qu’ils demanderaient la mise à disposition de trains gratuits pour Paris. Fin de non-recevoir méprisante de la part de la SNCF. Par conséquent, le pouvoir devait s’attendre à un investissement massif de la gare à titre de revanche à un moment ou à un autre.

Une soixantaine seulement de personnels de police pour barrer l’accès à 2.000 personnes environ, la réaction policière a été extrêmement violente, immédiate et radicale pour éviter la submersion.

C’est alors que des barricades se sont immédiatement dressées en travers du boulevard. Et que de violents échanges ont eu lieu.

À signaler, et c’est particulièrement significatif, que les gauchistes à la manœuvre sur la barricade ont demandé à un jeune patriote portant un drapeau français de lancer une vibrante Marseillaise reprise en chœur par les manifestants en union sacrée sous les lacrymogènes et les grenades de dés-encerclement.

Très émouvante séquence dans l’esprit des révolutions romantiques du 19e siècle.

 

 

  • Ardèche

 

Au Pouzin, de violents affrontements ont opposé des manifestants et les forces de l’ordre. Selon plusieurs témoignages, les échauffourées auraient commencé sous le pont de la voie ferrée, après une altercation musclée entre un manifestant et un gendarme. Notre correspondant local a vu des gendarmes traîner à terre un jeune pour l’isoler. Ils l’ont emmené derrière le pont de la Rotonde, à l’entrée du complexe sportif Lili-Moins, où les forces de l’ordre ont établi leur base. Cette interpellation aurait créé un mouvement du côté des manifestants. Toujours selon notre correspondant, un groupe de gilets jaunes s’est dirigé vers les gendarmes. C’est à ce moment-là que les militaires ont chargé à coup de matraques et de gaz lacrymogène. Plusieurs manifestants se sont ensuite emparés de palettes et de poubelles, puis y ont mis le feu pour bloquer le rond-point de la Rotonde. Les gendarmes, eux, sont restés de l’autre côté du pont.

Des gilets jaunes de Valence et Portes-lès-Valence ont rejoint ceux du Pouzin. Du côté des gendarmes, des renforts sont aussi venus de la Drôme. La situation a rapidement dégénéré, avec des tirs de flashball et de gaz lacrymogène du côté des forces de l’ordre ; puis des jets de grosses pierres et de verre de l’autre côté.

Un homme de 63 ans a été blessé à la jambe. Deux autres personnes seraient également blessées selon les manifestants. D’après les forces de l’ordre, dix gendarmes seraient aussi blessés, dont un, de la réserve de gendarmerie de l’Ardèche, dans un état grave après avoir reçu un pavé dans la tête. Selon la préfecture de l’Ardèche, un manifestant armé d’un couteau et de projectile a été arrêté au début des échauffourées.

Une rumeur a circulé dans la soirée : la mairie du Pouzin aurait été incendiée. En fait, le feu se situe entre la mairie et la Poste. Il s’agit de barrières incendiées.

Une quarantaine de gendarmes sont toujours mobilisés à 21h30. Il reste une cinquantaine de manifestants sur place. Ils sont peu nombreux à porter des gilets jaunes désormais. Des personnes, qui n’étaient pas présentes lors de la manifestation cet après-midi, se sont jointes aux manifestants au moment des affrontements. Les gendarmes attendent de nouveaux renforts.

Gilets jaunes et justice écolo : c’est nouveau, ça vient de sortir !!!

Gilets jaunes et justice écolo : c’est nouveau, ça vient de sortir !!!

gilets jaunes écolos

 

Le billet de Daniel Pollett

 

Hier soir a eu lieu à la salle polyvalente d’Arre une première réunion de coordination des Gilets jaunes du Pays viganais.

 

 

Non structuré et se méfiant autant des appétits individuels que de la récupération politique, le mouvement des Gilets jaunes, ici comme ailleurs, débute en matière de débats. Si toutefois quelques personnes prennent l’initiative d’organiser la réunion, elles ne souhaitent pas pour autant se positionner en dirigeants ou en décideurs.

 

L’une d’elles expose qu’elle a dû se faire oublier pendant quelques jours à la suite d’un accident de la circulation survenu la semaine précédente, en amont d’un ralentissement provoqué par les Gilets jaunes au Vigan. En fait, c’est un automobiliste conduisant en état d’ivresse confirmé qui, n’ayant pas vu les voitures arrêtées devant lui, les a percutées. Les gendarmes ont dû discuter pendant des heures avec le préfet afin que rien ne soit retenu contre les organisateurs locaux des Gilets jaunes, ledit préfet appliquant les consignes gouvernementales. Rien contre eux donc finalement, bravo et merci à nos gendarmes locaux. On peut considérer que s’il n’y avait pas eu de voitures arrêtées, ce conducteur ivre n’aurait pas plus vu les Gilets jaunes et qu’il aurait pu y avoir des blessés ou même des morts. Conclusion de l’affaire : il n’y aura plus de déclaration de manifestations des Gilets jaunes viganais afin que nul ne soit inquiété en particulier en cas d’accident, rixe ou autres possibilités néfastes.

Notons que si la réunion a lieu à la salle d’Arre, c’est parce que Éric Doulcier1, maire du Vigan, a refusé la salle de sa commune au nom de la « neutralité »…

Après avoir un peu attendu la venue de Gilets jaunes de Ganges et aussi un rapporteur des actions menées en Avignon, dont les venues sont appréciées, la réunion commence. Il est fait le point sur l’usage qui sera fait de la pétition que les Gilets jaunes locaux ont fait signer aux conducteurs le premier samedi.

Après quoi on étudie comment s’exprimer en coordination nationale ; à ce sujet il est décidé que d’éventuels représentants ne seraient délégués qu’une seule fois afin d’éviter toute manipulation politique, syndicale ou autre.

La réunion devient un peu confuse et l’on discute en même temps des actions du futur immédiat et de ce qui sera revendiqué.

Et là, parmi diverses propositions intéressantes, où l’on voit bien les divergences, s’élève une voix qui nous parle d’écologie. C’est un jeune qui expose deux choses qui l’intéressent en particulier : il commence par dire qu’il faudrait éviter de bloquer la Perception, car il s’y trouve des gens fort gentils qui ont eu la bonté de lui expliquer à quelles aides sociales il a droit. Et aussi que comme nous sommes tous écologistes, il est donc impératif que nous, Gilets jaunes, exposions une revendication écologiste. Quelques-uns approuvent et une vieille gauchiste qui vient de ranger les chaises comme si on était chez elle dicte donc à l’intention de la personne qui prend les notes qu’il faut inscrire une revendication de « justice écologique », ce qui est fait.

Je prends alors la parole afin de contredire ce qui vient d’être prétendu en expliquant que ce n’est pas de ceux qui ont du mal à faire le plein qu’on doit exiger de changer de voiture et même de chaudière, que les données du GIEC dont il vient d’être question sont contestées par nombre de savants, que si nous acceptons de parler d’écologie dans ce contexte nous rejoignons les arguments gouvernementaux servant de prétextes pour nous écraser de taxes. Un ingénieur assis près de moi confirme que les études du GIEC sont incomplètes et ne prennent pas en compte des données essentielles. Il précise aussi que d’autres modes de transport polluent bien plus que l’automobile. Plusieurs personnes nous approuvent. Mais on passe à autre chose et la demande de « justice écologique » reste inscrite dans la liste des revendications.

Voici comment on vit dans la dictature des minorités. Un bobo vivant des aides sociales a réussi à imposer un argument idéologique alors que la réunion concerne des événements factuels à résoudre dans l’immédiat.

Je renonce à exposer qu’il devrait être tenu compte du fait que si nous sommes ainsi spoliés, c’est pour financer l’immigration et notre propre remplacement décidés par les tenants de la mondialisation, sinon on va me traiter de facho. C’est pourtant bien là que se situe la base du problème, mais il ne sera encore pas abordé dans ce contexte. Dommage, mais enfin, puisque nous allons demander la « justice écologique »…

 

Note :

Écolo

Les Gilets jaunes d’un point de vue « autochtoniste »

Les Gilets jaunes d’un point de vue « autochtoniste »

gilets jaunes

 

Le billet d’Antonin Campana

 

Le mouvement des « Gilets jaunes » mérite qu’on s’y intéresse d’un point de vue autochtone ou autochtoniste car il traduit sociologiquement une exaspération des natifs.

 

Ce mouvement, on l’a dit et répété dans tous les médias, s’enracine dans la « France périphérique » décrite par le géographe Christophe Guilluy. Il est symptomatiquement boudé par ce que nous avons nommé la « petite noblesse » de nouveau régime. Cette « petite noblesse » autochtone, environ 10 millions d’individus, qui habite les beaux quartiers et les centres des grandes métropoles profite pleinement de la mondialisation, capte l’essentiel des richesses du pays et soutient donc le régime-Système de manière indéfectible. Les Allochtones des banlieues quant à eux, 15 à 17 millions d’individus, ne se sentent pas concernés par ce mouvement, soit parce qu’ils ne travaillent pas, soit, lorsqu’ils travaillent, parce que des transports quasi gratuits sont mis à leur disposition. Reste donc cette France périphérique délaissée, celle des Gilets jaunes : une France populaire blanche comme on peut le voir sur toutes les images !

Le mouvement des Gilets jaunes est donc un mouvement à 99% autochtone. C’est d’ailleurs ce qui ne plaît pas à certains commentateurs, d’où leur remarque raciste sur le caractère « populiste », ou d’extrême droite, de celui-ci : ce qui est trop blanc et pas assez métissé est toujours suspect.

Indéniablement, et il serait erroné de ne pas prendre en compte cette dimension, le mouvement des Gilets jaunes est aussi un mouvement identitaire. Certes, l’élément déclencheur a été l’augmentation des prix du diesel et de l’essence, mais il ne faut pas ignorer que bouillonne en dessous ce sentiment d’être marginalisé tant économiquement, socialement, culturellement, que sociétalement. Les délocalisations, l’immigration de peuplement, la remise en cause des modes de vie, l’insécurité culturelle, le déclassement… constituent le terreau de la révolte.

Qui sont ceux qui participent au mouvement ? Les gros bataillons sont essentiellement constitués des électeurs de Marine Le Pen, des électeurs blancs de Mélenchon (la France insoumise est de fait, coupée en deux par une frontière identitaire) et de ceux qui ne participent plus aux élections (les « abstentionnistes »).

Cette agitation autochtone est selon nous révélatrice d’un malaise identitaire et d’une évolution vers une prise de conscience d’appartenance. Cependant, en elle-même, elle ne sert à rien.  Ce qui condamne par avance le mouvement des Gilets jaunes est qu’il ne s’inscrit dans aucune planification stratégique : ce n’est qu’une « jacquerie » et un mouvement d’humeur spontané.

Pourquoi la « planification stratégique » ? Gene Sharp, le concepteur américain des révolutions de couleur, donne l’exemple d’une personne qui veut faire un voyage. Cette personne va, explique Sharp, définir son moyen de transport (la voiture, le train, l’avion, le bateau ?), va regarder si elle dispose de suffisamment d’argent (dans le cas contraire, elle va imaginer un moyen de s’en procurer), va décider où manger et où dormir si le voyage est long, va s’enquérir des documents nécessaires (passeport, visa ?) et de comment les obtenir, et va prendre des dispositions pour pallier son absence durant le voyage (qui va garder le chien ?). Cette planification que tout le monde fait lorsqu’il s’agit de voyager est rarement faite par les représentants de mouvements politiques et sociaux. C’est la raison, selon Sharp, de leurs échecs.

Le mouvement des Gilets jaune est dans la situation d’un homme qui un beau matin quitterait son domicile pour visiter la Chine sans passeport ni moyen de transport, avec 20€ en poche. Certes, cet homme causerait l’émoi dans sa famille mais quelles seraient ses chances d’atteindre son objectif ?

De ce point de vue, le blocage des routes est un « coup », même pas un engagement tactique puisque l’engagement tactique n’a de sens que s’il s’inscrit dans une stratégie globale qu’il est en charge de faire progresser.

En résumé :

  • Le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement principalement composé d’Autochtones
  • C’est donc un mouvement qui exprime des préoccupations sociales mais aussi identitaires
  • Ce mouvement n’est pas organisé et ne s’inscrit dans aucune stratégie à long terme. Ces chances de régler le malaise global de la population autochtone (nous ne parlons pas ici du prix des carburants) sont quasi nulles. Le ressentiment qui s’ensuivra n’en sera que plus âpre.

En conclusion, du point de vue autochtoniste, nous pouvons dire que ce mouvement montre le désarroi grandissant d’une population autochtone assujettie par le régime-Système. Ce désarroi n’aboutira à rien s’il n’est pas mis en forme par la fraction consciente du peuple autochtone. Mais, incontestablement, les digues mentales qui empêchaient l’avènement d’une conscience nationale autochtone commencent à se fissurer. Tout dépend désormais de la volonté des Réfractaires, c’est-à-dire des Autochtones solidaires du destin de leur peuple. Sauront-ils enfin organiser leur peuple ? Je vois à l’instant sur BFM-TV qu’une trentaine de manifestants ont bloqué les Champs-Élysées tout à fait légalement, puisqu’ils se sont contentés de traverser et de retraverser des passages piétons. Imaginez un instant ce que serait le mouvement des Gilets jaunes si un État parallèle autochtone l’inscrivait dans le cadre d’une stratégie globale de libération autochtone !