Immigration : le suicide français

Immigration : le suicide français

D’après Breizh-info

Les principaux chiffres des arrivées d’étrangers en France en 2019 sont désormais connus. Ils sont bons. Ils sont bons et satisfaisants pour le lobby immigrationniste qui tient le haut du pavé en France. Les demandes d’asile et le nombre de premiers titres de séjour délivrés continuent à augmenter, alors que notre pays connait une profonde crise sociale. Les chiffres communiqués par le gouvernement montrent que le Président Macron et son gouvernement organisent un contre choc migratoire comme notre pays en avait rarement connu. Un changement radical de cap s’impose, même si les dernières années nous montrent qu’il ne faut pas s’attendre à ce qu’il vienne du pouvoir en place.

Les demandes d’asile

La Loi Asile et immigration adoptée en 2018 par les députés en Marche devait permettre de stabiliser la demande d’asile en France. C’est sur cette prévision que reposent les lois de finances adoptées ces dernières années, même si le gouvernement considère que « l’évolution de la demande d’asile est une donnée exogène » ! (1). Le traitement plus rapide des demandes d’asile, l’augmentation du nombre de places d’hébergement et les « mises à l’abri » systématiques des clandestins avaient été présentés lors du débat parlementaire comme la contrepartie d’une plus grande effectivité des décisions d’éloignement (les « OQTF »).
Si les moyens dédiés au traitement des demandes d’asile augmentent constamment, l’évolution de son nombre en 2019 montre que loin d’être une solution, ces mesures sont une partie du problème : la France apparaît en effet comme le pays le plus laxiste d’Europe dans sa politique d’asile (2).
En 10 ans, le nombre de demandes d’asile a plus que triplé dans notre pays, alors qu’il baisse chez nos voisins. A ces niveaux, ce ne sont plus des individus qui entrent en France, ce sont des peuples.

Nombre de demandes d’asile en France

2009

2015

2018

2019

47 686

80 075

123 625

132 614

Source : OFPRA, Commission des finances du Sénat d’après le ministère de l’intérieur

Encore plus inquiétant, les autorités françaises viennent de se faire rappeler à l’ordre par l’Office statistique européen (Eurostat) pour ne pas avoir intégré dans les statistiques communiquées les demandeurs d’asile sous procédure Dublin (3).
Le chiffre de 132.614 demandeurs d’asile en 2019 ne prend en effet que partiellement en compte les 39.630 demandes d’asile déposées en Préfecture relevant de la procédure dite Dublin (personnes devant être prises en charge par le pays d’entrée dans l’Union européenne). Le ministère de l’intérieur reconnait benoîtement, et cela depuis des années, dans son bilan annuel de l’immigration que « la France pourra envisager de se conformer prochainement aux exigences d’Eurostat » conformément à une Directive européenne…C’est ce que l’on appelle se faire prendre les doigts dans le pot de confiture.
En comptabilisant les demandes dans le cadre de la procédure Dublin, le ministère de l’intérieur annonce donc 154.620 demandes d’asile déposées en France en 2019, un chiffre considérable qui a été totalement ignoré par les médias (4).

Nombre de demandes d’asile en France avec les demandeurs « Dublin »

2016

2017

2018

2019

77 400

121 200

139 240

154 620

Source : Ministère de l’intérieur

Le laxisme des autorités en la matière se vérifie notamment par :
un très faible nombre de mesures d’éloignement exécutées (23 746),alors que plus de 60% des demandes d’asile ont été refusées et que des titres de séjour n’ont pas été accordés ou renouvelés ;
des taux d’acceptation des demandes d’asile en France, à nationalité identique, supérieurs à nos voisins européens, selon le constat du directeur de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (5).
Les clandestins ne s’y trompent pas : il affluent en masse non seulement de pays extra-européens mais également…d’autres pays européens quand ils y ont été déboutés.Les principales nationalités des demandeurs d’asile sont en effet celles pour lesquelles la France accorde plus généreusement l’asile que nos voisins européens.

Taux d’acceptation des demandes d’asile par nationalité

 

Moyenne Union européenne

Allemagne

France (CNDA)

Afghans

43%

30%

80%

Albanais

6%

0,6%

8%

Georgiens

3%

0,4%

5%

Guinéens

17%

N.C.

26%

Source : D. Leschi, Telos-eu.com, année 2018

En résumé, les statistiques communiquées par le ministère de l’intérieur nous apprennent que :
la France est désormais le pays qui reçoit le plus de demandes d’asile en Europe ;
l’immense majorité des demandes d’asile est abusive : seules 36 512 demandes ont été acceptées, le taux d’acceptation ayant été de moins de 40 % en 2019 ;
les déboutés du droit d’asile ne sont dans leur immense majorité pas reconduits hors du territoire.

Les premiers titres de séjour délivrés

Le nombre de premiers titres de séjour délivrés, qui rend compte des flux légaux d’arrivées de citoyens extra-européens, continue à augmenter fortement : il s’est élevé à 276.576 en 2019, une progression de + 6,82 % par rapport à 2018. L’augmentation du nombre de titres de séjours délivrés (+17 647) est la plus forte qu’a connu notre pays depuis 2007, alors qu’il s’établissait à l’époque à 171.907 (6).
Seuls 14 % des nouveaux titres de séjour sont délivrés pour travailler. Les autres arrivées seront donc, à tout le moins dans l’immédiat, une charge nette pour le pays. Depuis 2007, pas de moins de 2.780.000 étrangers se sont vu attribuer un premier titre de séjour.

Les arrivées de mineurs non accompagnés étrangers

Les chiffres consolidés d’arrivées en 2019 de jeunes étrangers prétendant être mineurs n’ont pas encore été communiqués. Si dans certains départements, l’expérimentation du fichier national biométrique a fait baisser le nombre de jeunes demandant une protection au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance, la presse locale fait état d’une poursuite dans de nombreux départements de l’augmentation des arrivées de jeunes essentiellement africains :
+49 % entre 2017 et 2019 dans le département de l’Hérault (7), +50 % entre 2017 et 2019 dans le Cher (8), +7 % par rapport à 2018 dans les Vosges (9), +167 % entre 2015 et 2019 dans le département de la Loire (10), +205 % entre 2016 et 2019dans le département de Seine Maritime (11), +721 % entre 2012 et 2019 en Mayenne (12), etc.

Un coût considérable pour les finances publiques, à la charge du contribuable

Le budget de l’Etat consacré à l’asile et à l’immigration est non seulement un des seuls qui échappe à la rigueur budgétaire imposée aux français. C’est également celui qui va le plus dépasser en 2020 la trajectoire prévue par la loi de programmation des finances publiques 2018-2022 : + 26,7 %. Les crédits de paiement de la mission “immigration, asile et intégration” vont quant à eux augmenter de 9,8 % en 2020 par rapport à 2019 et les autorisations d’engagement de 6,3 %.
Le budget dédié aux dépenses directes pour l’immigration va s’élever à 6,7 milliards d’euros en 2020, alors qu’il était de 5,8 milliards d’euros en 2018 (13). Comme l’ont démontré certains spécialistes de la question, les dépenses totales pour l’immigration sont beaucoup plus élevées et pèsent également sur les finances des départements, des communes (CCAS) et de la sécurité sociale (14). Le coût de la prise en charge par les départements des mineurs non accompagnés devrait à lui seul avoisiner les 2 milliards d’euros en 2019
Autre exemple, selon une responsable de la facturation d’un hôpital public, ce ne serait pas 943 millions d’euros que coûteraient les soins aux clandestins au titre de l’Aide Médicale d’Etat, mais le double. De nombreuses facturations aux étrangers en situation irrégulière ne sont jamais recouvrées et restent à la charge de la sécurité sociale, sans qu’elles soient comptabilisées dans l’AME (15).

La politique migratoire du gouvernement : faire du pédalo dans une mer déchaînée

Face à cette augmentation considérable des flux d’arrivées, le gouvernement refuse de prendre les mesures qui s’imposent. Pire, il baisse la garde :
Les crédits affectés à la lutte contre l’immigration irrégulière vont diminuer en 2020 de 26 % en autorisations d’engagement et de 10 % en crédits de paiement, alors que les centres de rétention administrative sont presque à saturation.
Les moyens dédiés à l’éloignement des migrants en situation irrégulière vont rester stables (30 millions d’euros) (16).
Les « 20 décisions » en matière d’immigration et d’asile annoncées par le Premier ministre début novembre font l’impasse sur les seules mesures réellement susceptibles de réduire l’immigration (17).

Parmi les mesures qui s’imposent et que des pays européens ont déjà mis en place, on peut mentionner :

Le plafonnement du droit d’asile et le placement en rétention des demandeurs dans l’attente de la décision de l’OFPRA.
La dénonciation des traités internationaux imposant le droit au regroupement familial en France et son interdiction avant plusieurs années.
La remise en cause de l’aide sociale à l’enfance et la seule prise en charge des mineurs reconnus réfugiés politiques.
L’accès aux allocations sociales après une période de plusieurs années sur le territoire.
La fin des différentes aides aux clandestins : aide médicale d’état (remplacée par des dispensaires pour soins urgents), aide au transport, etc.
A l’image des nombreux départements qui réclament sans cesse de nouveaux moyens financiers à l’Etat pour prendre en charge les jeunes étrangers, le gouvernement déverse des milliards dans une politique qui ne conduit qu’à toujours plus. Toujours plus d’immigration dans un pays dont les fractures sociales et identitaires ne font que s’accentuer. Toujours plus d’immigration dans un pays où la dette, la violence, l’insécurité, la précarité et l’islamisme augmentent sans cesse.
Sans des mesures courageuses et de bon sens rompant avec le consensus mou qui a prévalu jusqu’à maintenant, la submersion migratoire continuera et les troubles qui lui sont associés ne feront que croître. Comme le soulignait l’historien Jean Sévillia à l’occasion des élections européennes, l’histoire retiendra qu’une partie non négligeable de la classe moyenne a privilégié lors des dernières élections ses intérêts patrimoniaux à ceux du pays en portant au pouvoir Emmanuel Macron. L’histoire pourrait bien nous montrer que les électeurs d’Emmanuel Macron et les français dans leur ensemble seront perdants sur les deux tableaux, leurs intérêts patrimoniaux et les enjeux sociétaux.

Notes :
(1) « Projet de loi de finances pour 2020. Mission immigration, asile et intégration ». Ministère de l’action et des comptes publics.
(2) « Crise des frontières : la France, pays le plus attractif pour les migrants extra-européens ? ». P. Tormenen. Polémia. 9 décembre 2019.
(3) « Demandes d’asile : Eurostat épingle la France pour avoir tronqué les chiffres ». Libération. 20 janvier 2020.
(4) « Demandes d’asile ». Ministère de l’intérieur. 21 janvier 2020.
(5) « Migration : la crise de confiance européenne ». D. Leschi. Telo-eu.com. 2 octobre 2019.
(6) « Les titres de séjour ». Ministère de l’intérieur. 21 janvier 2020.
(7) « 880 mineurs coutent 44 millions d’euros au département de l’Hérault ». Lenguedoc-info.com. 13 novembre 2019.
(8) « Bourges : l’Etat annonce des crédits supplémentaires pour le département du Cher ». France bleu. 17 octobre 2019.
(9) « 333 mineurs non accompagnés dans les Vosges ». Vosges matin. 3 décembre 2019.
(10) « Entre 2015 et 2019, le nombre de mineurs isolés accueillis dans la Loire a augmenté de 167% ». France bleu. 3 décembre 2019.
(11) « Migrants : le dispositif d’accueil des migrants fait débat en Seine maritime ». Actu.fr. 18 novembre 2019.
(12) « Mineurs non accompagnés : les éducateurs spécialisés de l’aide sociale à l’enfance sont débordés ». 16 septembre 2019.
(13) « Note de synthèse. Projet de loi de finances pour 2020. Mission immigration, asile et intégration ». Commission des finances. S. Meurant. 28 novembre 2019.
(14) « Immigration, la catastrophe. Que faire ? ». J.Y. Le Gallou. Ed. Via Romana.2016. « La France interdite ». L. Obertone. Ed. Ring2018. « Etude : peut-on chiffre le coût de l’immigration ? ». La Voix de français. 16 février 2019.
(15) « Véronique Prudhomme : 46% des bénéficiaires de l’AME sont en France depuis moins d’un an ». Sud Radio. 25 octobre 2019.
(16) Ibid. (13)
(17) « 20 décisions pour améliorer notre politique d’immigration, d’asile et d’intégration ». Comité interministériel sur l’immigration et l’intégration. 6 novembre 2019.

Source : Correspondance Polémia
Paul Tormenen

« Non, la France n’a pas toujours été une terre d’immigration »

« Non, la France n’a pas toujours été une terre d’immigration »

Interview de Michèle Tribalat dans le Figaro

 

LE FIGARO. – Dans Valeurs actuelles, Emmanuel Macron juge que « nous avons toujours été une terre d’immigration ». Partagez-vous cette appréciation ?

Michèle TRIBALAT. – S’il est vrai que des étrangers ont de tout temps voyagé en ​Europe, on ne peut en déduire que la France a été de tout temps une terre d’immigration. En 1851 on ne compte que 381 000 étrangers en France, soit 1 % de la population. Il s’agit de voisins européens installés en France, des Belges en grand nombre, notamment. C’est vrai que la France a connu une immigration étrangère précoce par rapport à la plupart de ses voisins, où celle-ci s’est surtout développée dans les années 1960 ou après. La grande vague migratoire des années 1920 a amené en France de nombreux Italiens et Polonais. En 1931, la proportion d’immigrés (nés étrangers à l’étranger) était de 6,6 %.

Je suis donc sidérée par les erreurs du président qui déclare, dans Valeurs actuelles, après avoir affirmé que « nous avons toujours été une terre d’immigration », qu’ « on a toujours eu 10 à 14 % de la population qui était d’origine étrangère ». En réalité, la France a connu trois grandes vagues migratoires, celle des années 1920, interrompue par la récession et la guerre ; celle des Trente Glorieuses, suivie d’une décrue lors du dernier quart du XXe siècle ; et la vague qui a démarré avec le XXIe siècle et qui est d’intensité comparable, pour l’instant, à celle des Trente Glorieuses. Comment pourrait-on avoir eu une population d’origine étrangère d’une grande stabilité, ne serait-ce que sur cette longue période ? Et qu’entend le président par population d’origine étrangère ? D’après les dernières données diffusées par l’Insee, nous aurions un peu plus de 14 millions de personnes d’origine étrangère sur deux générations en 2018, soit 21 % de la population.

J’avais déjà été frappée par la bévue de ​Gérard Collomb, qui, devant la commission des Affaires étrangères, « évaluait » à 200 000 la population d’origine étrangère en Île-de-France, ce qui lui paraissait déjà beaucoup, sans choquer personne dans l’assistance. Pourtant, ça ne représenterait que 1,7 % de la population de la région ! Le président n’a pas d’idées plus claires sur les tendances de l’immigration étrangère et ses effets démographiques.

 

Quels enseignements tirer de la comparaison des vagues d’immigration ?

La composition par origine de la population immigrée a beaucoup changé. En 1982, en France métropolitaine, 56 % des immigrés étaient d’origine européenne et 33 % étaient originaires d’Afrique. Dans l’ensemble de la France hors Mayotte en 2018, ces proportions sont respectivement de 33 % et 46 %. Le courant migratoire qui a le plus augmenté est celui en provenance de l’Afrique hors Maghreb (près de 18 % dans l’ensemble de la France hors Mayotte en 2018, contre 4,3 % en 1982 en métropole).

L’effacement de la contribution européenne est encore plus visible sur les jeunes d’origine étrangère de moins de 18 ans : en France métropolitaine, en 2017, seulement 22 % de ceux-ci sont d’origine européenne, 40 % d’origine maghrébine et 20 % originaires du reste de l’Afrique. Ce qui a beaucoup changé aussi, c’est l’intensité des concentrations, que nous avons mesurée avec Bernard Aubry, pour les jeunes d’origine étrangère de moins de 18 ans. À la fin des années 1960, la proportion de jeunes d’origine étrangère dans les communes d’au moins 5 000 habitants était proche de 15 %. Elle s’est beaucoup accrue, notamment dans les communes d’au moins 30 000 habitants, où elle dépasse 37 % en 2015.

On ne peut guère comparer les immigrés européens venus après la guerre à ceux d’aujourd’hui. Les premiers étaient chrétiens et l’endogamie religieuse a favorisé la mixité des unions avec des Français d’origine. Pour les musulmans venus du Maghreb ou du Sahel, l’endogamie religieuse est un obstacle à cette mixité. Par ailleurs, la manière dont était envisagée l’intégration dans les années 1960 n’a rien à voir avec la conception multiculturaliste à laquelle la France souscrit désormais.

 

Le président évoque ces citoyens qui font « sécession » avec la République…

Emmanuel Macron parle de sécession mais n’a pas l’air de prendre très au sérieux la ferveur religieuse qui se développe notamment chez les jeunes musulmans. Il y voit une compensation, une provocation de la part de personnes qui « se moquent de la religion » qu’elles « utilisent pour provoquer la République », laquelle n’aimerait pas les musulmans. Constat qu’il semble partager. C’est une manière d’accréditer la posture du grief. Le président place la responsabilité du côté de la France, qui n’en aurait pas fait assez pour intégrer économiquement les pères et les frères des filles qui se voilent. On retrouve ici la priorité qu’il accorde aux conditions matérielles. D’ailleurs, c’est à la fin de « la fabrique de l’intégration par le modèle économique » des Trente Glorieuses qu’il attribue les problèmes actuels. Manifestement, la fracture culturelle ne l’intéresse pas ou il la juge suffisamment superficielle pour disparaître avec la prospérité. Je ne vois pas de grand changement par rapport à sa déclaration de campagne niant l’existence d’une culture française.

 

Macron souligne l’échec des politiques d’assimilation. Qu’en penser ?

Le mot « assimilation » n’a pas franchi ses lèvres. Il parle de « l’échec de notre modèle » (sans autre précision) qui, conjugué à « la crise que vit l’islam », expliquerait que des filles ou petites filles d’immigrés se voilent. C’est un peu court ! De quel modèle parle-t-il ? J’ai bien peur que ce soit du modèle économique plus inclusif qu’il appelle de ses vœux. Le modèle d’assimilation français est mort. Il a été abandonné par les élites et officiellement par l’État, sous ​Jacques

Chirac en 2004, lorsqu’il a souscrit au modèle d’intégration multiculturaliste ainsi défini par la Commission européenne : « L’intégration est un processus dynamique à double sens d’acceptation mutuelle de la part de tous les immigrants et résidents des États membres. » L’assimilation, au contraire, est un modèle asymétrique qui privilégie la continuité historique en accordant un privilège à la culture du pays d’accueil. Elle n’a pas tant besoin de politiques particulières que d’un engagement du corps social dans son entier, élites comprises.

 

 

* Dernier ouvrage paru : « Statistiques ethniques, une querelle bien française », L’Artilleur, 2016.

 

L’invasion de l’Europe est avant tout une guerre civile

L’invasion de l’Europe est avant tout une guerre civile

Chronique de Paysan Savoyard

La France et l’Europe sont en train d’être envahies. Les immigrés amènent avec eux le chaos : le communautarisme, l’islam, la délinquance, la haine des Blancs, le désir de prendre une revanche définitive sur les occidentaux qui les ont toujours dominés. On ne peut dès lors qu’éprouver à leur égard détestation et crainte et ressentir l’évidence de ce constat : soit ils repartent, soit nous disparaissons.

Cette vision des choses est pourtant faussée. Les immigrés, certes, viennent nous envahir, nous coloniser, nous dominer, nous remplacer : ils en ont pleinement conscience et ils en jubilent. Mais s’ils viennent en Europe, c’est bien parce que les dirigeants des pays européens ont souhaité et organisé leur venue. Là est le point fondamental : s’ils sont là, c’est qu’on les a fait venir.

Les motifs de l’immigrationnisme sont le mondialisme économique et le mondialisme idéologique.

Depuis cinquante ans en effet, la classe dirigeante européenne mène une politique immigrationniste systématique et déterminée. Lois, décrets, décisions diverses, tout est conçu et mis en œuvre pour susciter, encourager et organiser une immigration massive. Les motifs de cette politique sont de deux ordres, qui se rencontrent et se conjuguent : l’appât du gain et l’idéologie mondialiste. Les détenteurs du capital veulent organiser un monde ouvert afin d’accroître à la fois leur pouvoir et leurs profits. Les citoyens du monde veulent abattre les frontières au nom de l’utopie d’un monde pacifique et égalitaire, d’où le racisme aurait disparu. Certains de ces mondialistes sont cosmopolites par haine de l’Europe et des Européens.

Les partisans de l’immigration, cependant, ne sont pas seulement les membres du CAC 40 et les militants no border : les immigrationnistes les plus nombreux se résignent à l’immigration, qui leur paraît inéluctable. Ils apportent sans enthousiasme au Système un soutien plus ou moins actif, par souci de maintenir une stabilité relative et d’éviter les affrontements généralisés.

La mondialisation et l’immigration s’inscrivent dans la guerre séculaire que mènent les progressistes contre la tradition.

Il faut relever que la classe dirigeante et ses divers soutiens ne sont pas seulement mondialistes et immigrationnistes. Ils ont également pour objectif de bousculer et de détruire tous les cadres sociaux établis. Au nom du progrès, ils sont féministes, favorables aux revendications des LGBT et envisagent avec faveur les révolutions sociétales en chantier : PMA, GPA, révolution des rapports hommes-femmes, suicide assisté, euthanasie active, manipulations génétiques, transhumanisme… : rien de ce qui peut déconstruire les coutumes et mœurs traditionnelles ne les effraie.

C’est là une conséquence de la révolution française. La révolution a marqué l’accession au pouvoir d’une classe sociale, la bourgeoisie, dont l’objectif a été dès l’origine de mettre en pièces la société traditionnelle, au profit d’une conception nouvelle : « l’humanisme », ou « esprit des Lumières », ou « progressisme », ou « modernité », tous ces termes étant à peu près synonymes. La société traditionnelle avait les caractéristiques suivantes. Elle était structurée par des cadres collectifs. Elle était fondée sur les devoirs de l’individu envers les groupes auxquels il appartenait. Elle était hiérarchique et inégalitaire. Elle était ancrée à la tradition. Elle était avant tout chrétienne. La société issue des Lumières est, tout à l’inverse, centrée sur l’individu. Cet individu est égal en droits à tous les autres. Il est libre de toute appartenance et de tout devoir envers le passé et les règles traditionnelles. Il est tourné vers le progrès. Aucune frontière ne peut venir entraver sa liberté. Il est libre avant tout à l’égard de Dieu, qui lui est indifférent.  Tout oppose donc ces deux modèles de société, la société traditionnelle, « collectiviste » en quelque sorte, et la société moderne, individualiste.

La guerre civile française et européenne a commencé avec les guerres de religion : la Réforme est venue contester l’ordre établi et l’obligation faite à tous de confesser la même religion. Dans un deuxième temps, la révolution française a permis l’accession au pouvoir de la bourgeoisie et par là-même la victoire du camp du progrès. L’idéologie progressiste s’est ensuite imposée en Europe, grâce notamment aux guerres révolutionnaires et napoléoniennes. Le dix-neuvième siècle voit s’affronter en France les deux conceptions de la société, avec une succession de restaurations et de révolutions. Le vingtième siècle enregistre à son tour de nouveaux épisodes de cette lutte entre tradition et modernité : loi de 1905, 6 février 1934, suivi du Front populaire, Vichy, guerres de décolonisation : à chaque fois, sur des sujets qui se renouvellent, ce sont deux France qui s’affrontent, la France du progrès et celle de la tradition. La révolution libertaire de mai 1968 marque une victoire importante des progressistes, qui parviennent à modifier les mœurs radicalement et en profondeur.

Les progressistes sont au pouvoir depuis deux cents et leurs adversaires « réactionnaires » tenants de la tradition ont aujourd’hui pratiquement disparu. Cependant malgré deux cents ans de modernité militante, certains aspects de la société traditionnelle subsistent toujours. La famille traditionnelle, bien que très affaiblie, reste un cadre reconnu. Hommes et femmes conservent des rôles différenciés. Les nations sont encore là, ainsi que leurs frontières. La morale traditionnelle continue d’inspirer les comportements et reste la référence du plus grand nombre. C’est pourquoi, les progressistes continuent la lutte pour éradiquer ce qui reste de la société traditionnelle, et pour achever de « libérer l’individu » de ce qui peut encore l’entraver. Au nom des « valeurs républicaines » d’égalité, de liberté, de laïcité, de progrès et de fraternité universelle, « idées chrétiennes devenues folles », les Modernes poursuivent leur guerre contre ce qui peut subsister d’obscures traditions.

L’immigration est pour les progressistes le moyen radical et définitif de gagner la guerre civile française.

Dans cette guerre civile de plus de deux siècles, l’immigration est désormais le cheval de bataille des progressistes. Ceux-ci ont bien conscience qu’ils tiennent là le moyen radical d’éliminer définitivement la société traditionnelle. En détruisant les frontières de facto, avant de les supprimer le moment venu de jure, les progressistes tout à la fois feront disparaître les Etats et dilueront les peuples et la civilisation européenne elle-même : ils remplaceront les antiques nations charnelles par un monde nouveau, sans frontières, fondé sur les « valeurs universelles ».

C’est pourquoi les gouvernements poussent les feux et multiplient les mesures immigrationnistes. L’immigration de travail, commencée à la fin des années cinquante, était devenue considérable à partir du milieu des années soixante-dix, début de l’immigration familiale : le prétexte de l’accueil des réfugiés est, depuis le début des années deux-mille, le moyen d’amplifier encore les flux.

Cette politique immigrationniste vient compléter la politique de mondialisation, conduite elle aussi depuis le milieu du vingtième siècle. Afin d’augmenter leurs profits et leur pouvoir, les détenteurs du capital et du pouvoir économique poursuivent leur objectif d’effacement des frontières économiques. Mondialisme économique et mondialisme idéologique continuent de converger, s’additionnent et se renforcent mutuellement.

Le président français Macron est aujourd’hui l’un des leaders du Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire. Avec ses collègues européens, il s’apprête à mettre en œuvre Mercosur et CETA. Il va faire adopter la PMA. Il est aussi l’un des principaux porte-voix du camp immigrationniste et universaliste. Rappelons à cet égard quelques-unes de ses déclarations significatives, à la fois immigrationnistes et anti-françaises : « Les réfugiés sont une opportunité économique » (07/09/15) ;  « Il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse, elle est multiple » (05/02/17) ; « Il n’y a pas de culture française… L’art français je ne l’ai jamais vu » (21/02/17) ; « La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime. Un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie ». (Alger, 14/02/17) ; « L’immigration se révèle une chance d’un point de vue économique, social, culturel » (02/03/17). « L’accueil et l’hébergement (des migrants clandestins) sont inconditionnels, c’est un vrai investissement de l’Etat, il a encore augmenté, c’est environ 2 milliards d’euros, mais il faut s’en féliciter…» (18/01/19) ; « les entreprises privées qui discriminent les femmes voilées à l’embauche seront sanctionnées » (28/02/19).

***

Il serait encore tout à fait possible de mettre fin à l’invasion et de procéder à une remigration massive. Nous pourrions modifier les lois. Mettre fin aux multiples dispositifs sociaux qui encouragent l’immigration. Mettre en place des dispositifs incitant les immigrés à se rapatrier. Expulser sans délai, pour commencer, les délinquants étrangers et les clandestins. Si nous voulions arrêter l’immigration et redevenir maîtres chez nous, nous possédons encore – pour combien de temps ? – tous les moyens financiers, techniques, militaires et policiers d’imposer notre volonté. C’est délibérément qu’aucune de ces solutions n’est mise en œuvre.

Les immigrés sont l’instrument de la destruction de l’Europe, de ses peuples et de sa civilisation : mais les responsables sont bien ceux qui ont ouvert les frontières et encouragé les immigrés à les franchir. Il faut donc ne pas se tromper d’analyse : la classe dirigeante des pays européens n’est ni impuissante, ni dépassée, ni incompétente, ni inefficace, ni faible, ni pusillanime, ni timorée. Elle n’est pas impuissante à arrêter l’invasion, elle veut l’accroître au contraire, et mener à son terme son projet mondialiste : diluer l’Europe et les Européens dans un ensemble sans frontières, peuplé d’individus atomisés, consommateurs et travailleurs, interchangeables et sans identité.

L’invasion est donc d’abord une question interne aux sociétés européennes et, pour ce qui est de la France, un problème entre Français. La classe dirigeante et ceux qui la soutiennent ne servent pas les intérêts du peuple français, qu’au demeurant ils méprisent : au nom d’intérêts et d’idéaux mondialistes, ils le trahissent.

 

C’est là l’un des rares points de divergence que j’aurais avec Renaud Camus. Avant d’être le résultat d’une invasion étrangère, la submersion de la France et de l’Europe constitue avant tout l’un des épisodes, sans doute le dernier, de la guerre civile commencée il y a deux cents ans.

 

La police de Kungsbacka demande l’aide des citoyens

La police de Kungsbacka demande l’aide des citoyens

Brève de Suède

 

Kungsbacka est une bourgade d’environ 20.000 habitants située au sud de la Suède dans le comté de Halland à environ 30 kms de l’agglomération de Göteborg. Immigration oblige, la petite ville est confrontée depuis des mois à d’incessants rodéos à moto, incendies de voitures et autres joyeusetés bien connues chez nous….

 

La police en a assez des bandes de « jeunes » à moto qui causent du vandalisme à Kungsbacka. Maintenant, les policiers font appel à l’aide du public : « Il ne devrait pas être acceptable de tourner en moto autour des maisons des habitants, de trainer dans les cours des établissements scolaires et de brûler du matériel urbain », dit la policière municipale Anna Lindqvist.

« Dorénavant nous avons besoin qu’on nous aide ! », ainsi commence un message de la police de Kungsbacka sur les réseaux sociaux. La raison en est qu’il y a eu récemment des signalements concernant des jeunes vêtus de noir, souvent à moto, qui se déplacent bruyamment dans les rues de la commune.

C’est donc un véritable appel à la coopération de la population qui est lancé par les forces de l’ordre, une invitation à tous les adultes, une exhortation des citoyens à se rassembler et sortir patrouiller dans les rues, en tout cas à s’impliquer plus qu’ils ne le font à l’heure actuelle… « Au lieu de vous renfermer, je pense que vous devriez vous rassembler dans les rues », réitère Anna Lindqvist.

Pourtant, la policière municipale croit toujours que Kungsbacka est une municipalité relativement sûre… « Mais il ne doit pas être toléré que ce genre de comportement s’installe durablement chez les jeunes et que les honnêtes gens doivent, une fois la nuit tombée, rester calfeutrés chez eux parce qu’ils sont inquiets ».

Faisant ainsi appel à la nécessaire solidarité de la population la policière poursuit : « La résolution des crimes et délits, c’est l’affaire de la police, et nous devons les résoudre nous-mêmes, mais en ce qui concerne le travail de prévention, je pense que tout le monde a des responsabilités… La police ne peut pas être partout, même si nous le voulions. Nous sommes en particulier occupés avec les alarmes et les appels d’urgence ».

La policière termine en mettant les parents devant leurs responsabilités : « nous avons noté que ces « jeunes » enlèvent les plaques d’immatriculation sur leurs motos ou cyclomoteurs… en tant que parents vous devez vous demander si le véhicule ressemble vraiment à celui que vous avez acheté pour votre enfant » !  Petit élément de pédagogie nordique…

Gilets jaunes : les trois France face à face

Gilets jaunes : les trois France face à face

 

Chronique de Paysan Savoyard

 

Le mouvement des gilets jaunes a mis en pleine lumière l’état du pays, profondément et inéluctablement divisé en trois blocs, qui se haïssent et se méprisent.

 

La France des Français moyens de souche

Les Gilets jaunes sont les Français moyens victimes ces dernières décennies de la triple évolution négative suivante. Ils ont pâti de la délocalisation de l’industrie, qui a fait basculer la moitié des régions françaises dans le chômage de masse. Ils ont été « périphérisés », évincés du centre des grandes métropoles par le niveau des prix et repoussés des banlieues par l’immigration. Ils subissent enfin la concentration du matraquage socio-fiscal sur la classe des salariés, tandis que la France des banlieues paie peu et reçoit beaucoup et que la fiscalité pesant sur la classe dominante ne cesse de diminuer par le biais de différents mécanismes, tels que l’optimisation fiscale.

Ces Français moyens de la France périphérique sont conduits à utiliser la voiture, qui s’impose en milieu non urbain et à disposer le plus souvent de deux véhicules par ménage. Dans ce contexte, le mouvement est né de la protestation contre la limitation de vitesse à 80 et l’augmentation du prix du gasoil. C’est pourquoi également ce mouvement s’est concentré sur les ronds-points et s’est livré à la destruction de nombreux radars.

Les Gilets jaunes ne représentent pas tous les Français moyens, certes.

Au sein de la classe moyenne, les fonctionnaires et agents des entreprises publiques ont vu leur situation se dégrader aussi, notamment par le poids des prélèvements. Mais ils conservent le bénéfice de la sécurité de l’emploi et de divers avantages sociaux et ils n’ont pas adhéré au mouvement des Gilets jaunes.

Ajoutons que la France des Gilets jaunes est souvent celle qui vote Front national.

La France des dominants

La France de la classe dirigeante et de ceux qui la soutiennent était à l’origine des mesures contre lesquelles les Gilets jaunes se sont insurgés. Elle a reculé partiellement sur la limitation de vitesse, en laissant les départements libres de la remettre en cause. Elle a reculé temporairement sur l’augmentation de la taxe prévue, tout en annonçant que, dans une perspective écologique, la taxation des véhicules polluants s’accentuerait à terme. La propagande anti voiture a d’ailleurs repris de plus belle, alors que les personnes habitant en milieu non urbain ne peuvent se passer de voiture.

Au-delà du débat sur l’écologie, l’épisode a mis en évidence l’ampleur du mépris et de la détestation que la classe dirigeante et ceux qui la soutiennent éprouvent pour la France moyenne. La phrase de M. Griveaux se moquant de cette France « qui fume des clopes et roule au diesel » est emblématique. Elle fait écho à plusieurs déclarations de M. Macron, se moquant des « gaulois réfractaires au changement » (29 août 2018) ou des gens « qui ne sont rien » tandis que d’autres réussissent (29 juin 2017) ou « ont envie de devenir milliardaires » (6 janvier 2015).

Cette France qui a manifesté sans retenue son hostilité aux Gilets jaunes est la France bourgeoise, qui vit dans les métropoles, la bourgeoisie de droite et celle de gauche- les fameux bobos – désormais rassemblées autour de M. Macron.

Pour discréditer le mouvement des Gilets jaunes, la classe dirigeante a laissé agir les casseurs d’extrême-gauche, lors des manifestations dans les grandes villes. Ces blacks-blocks et antifas constituent des groupuscules, dont les membres sont individuellement parfaitement connus et identifiés par les pouvoirs publics : ils sont pourtant laissés libres d’agir depuis maintenant une vingtaine d’années, jouant de fait le rôle de milices du Système.

Notons également que l’action des casseurs d’extrême-gauche a déclenché la réaction violente des forces de l’ordre, qui s’est exercée non contre les casseurs eux-mêmes, entraînés à ne pas se faire prendre, mais contre les Gilets jaunes moyens : une dizaine d’entre eux ont perdu un œil suite à des tirs de balles de défense des forces de l’ordre. Les Gilets jaunes ont pu ainsi comparer la réaction très vigoureuse de la police avec l’extrême retenue dont elle fait preuve, sur ordre, depuis 40 ans vis-à-vis des émeutiers des quartiers. Cette violence policière a creusé un peu plus le fossé qui existe entre la police et les Français moyens, ce qui sert on ne peut mieux les intérêts du Système. 

Pour le pouvoir cependant l’action des casseurs a été ambivalente. Elle a présenté l’intérêt de discréditer un peu plus encore le mouvement des Gilets jaunes aux yeux des milieux bourgeois. Elle a eu cependant l’inconvénient d’accentuer la pression exercée par le mouvement des Gilets jaunes lui-même, qui a contraint le pouvoir à accepter certaines concessions quant au pouvoir d’achat, notamment pour ce qui concerne la CSG des pensions de retraite. La portée de ces concessions doit toutefois être relativisée : les retraités, principaux bénéficiaires des concessions, ne sont pas le plus souvent des Gilets jaunes mais dans leur grande majorité des électeurs de M. Macron.

Notons également qu’au-delà de l’action des casseurs, l’extrême-gauche a réussi à récupérer en partie le mouvement, en lui faisant endosser des revendications écolo, anti ISF et en faveur du RIP, alors que les revendications initiales des Gilets jaunes tenaient au niveau de vie et à la façon dont les automobilistes sont traités.

La France des immigrés

La troisième France, la France immigrée, est, elle, restée à l’écart du mouvement des Gilets jaunes. Les ressortissants des quartiers se sont seulement mobilisés pour piller les magasins des Champs-Élysées, en profitant des émeutes déclenchées par les casseurs d’extrême-gauche.

Pour le reste, les immigrés se sont complètement tenus en dehors du mouvement, manifestant le fait qu’ils ne partagent en rien les préoccupations et les intérêts de la France moyenne de souche.

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Les Gilets jaunes l’ont confirmé : les trois camps sont bien en place. La crise des Gilets jaunes a accentué l’union des bourgeois autour de M. Macron, ainsi qu’en témoigne le score de celui-ci aux dernières élections européennes. Renforcés par les arrivées massives et continues de nouveaux congénères, les immigrés restent entre eux et continuent leurs affaires : communautarisation, islamisation, violence, trafics, naissances à gogo….

Quant aux Gilets jaunes, autrement dit les Français moyens de souche non fonctionnaires et non retraités, ils ont dû rentrer chez eux, après avoir obtenu des miettes. Une défaite de plus… Certainement pas la dernière…