Europe des nations : quand l’argent gouverne

Europe des nations : quand l’argent gouverne

 

Par Hervé Juvin1

 

« One dollar, one vote ». Depuis qu’une décision de la Cour suprême américaine a supprimé tout plafond aux contributions des entreprises et des groupes d’intérêt aux partis politiques, au nom de la liberté d’expression, le vote censitaire est de retour. Sous une forme que ses derniers promoteurs, au XIXe siècle, n’auraient pu imaginer ; l’argent ne donne pas de droits de vote, l’argent achète les votes. Des organisations, dont Cambridge Analytica n’est qu’un exemple, s’y emploient par milliers. Au paradis des réseaux, chaque candidat se veut sûr de récolter les voix qu’il a achetées auprès de prestataires spécialisés dans la fabrique du suffrage. 

Quand l’argent tue le débat démocratique

 

À coup de Commissions de déontologie et de surveillance des élus, de limitations du financement des partis et de déclarations d’intérêt, la France et l’Union européenne veulent se croire indemnes d’une dérive qui touche toutes les démocraties. Avec une faculté d’oubli manifeste ; par exemple, l’opacité qui continue d’entourer la naissance du parti présidentiel français, « En Marche ». Les menaces exercées contre toute enquête à ce sujet ridiculisent les prétentions françaises à moraliser la vie publique. De la corruption par l’argent de ceux qui veulent plier la France à leurs intérêts, ou faire de la politique l’instrument de leurs intérêts patrimoniaux, l’exemple vient d’en haut. Avec une complaisance étonnante pour un système d’achat des votes qui tend à supplanter le débat démocratique, la confrontation des idées et des programmes, et le suffrage universel.

Le combat pour la « moralisation » de la vie publique se trompe de cible. L’achat du vote et de la décision publique est d’abord l’effet de la captation réglementaire par les sociétés privées, leurs associations et leurs cabinets d’influence, qui travaillent à écrire eux-mêmes les lois, qui imposent plus encore l’idée que des engagements négociés valent mieux que la loi. Il est le résultat de conditions insatisfaisantes de financement de la vie politique, tout étant fait pour étrangler les partis reposant sur des bénévoles, des militants et des organisations de masse, au profit de ceux qui bénéficient de la complicité acquise du monde bancaire et financier ; il faudra y revenir.

 

Les ONG et les fondations : le vrai danger

 

Le détournement de la démocratie et du suffrage universel est enfin et surtout le fait de ces ONG et de ces Fondations financées de l’étranger qui bénéficient d’un a priori favorable, qui affirment détenir le Bien, et qui l’utilisent pour acclimater dans les médias et dans l’opinion les idées qu’elles servent. La première et la plus dangereuse est qu’ONG et Fondations peuvent avec avantage se substituer à l’action de l’État et des systèmes sociaux en vigueur. Pas besoin de chercher très loin pour reconnaître la logique puissamment à l’œuvre aux États-Unis, où la charité remplace la justice. Médias et autopromotion aidants, non seulement les pauvres doivent reconnaître qu’ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, mais ils doivent remercier les milliardaires qui laissent tomber quelques miettes pour eux — après avoir mobilisé les meilleurs experts leur vie durant pour échapper à l’impôt !

Bien des tenants de la justice sociale, de la solidarité nationale et d’une citoyenneté exigeante en Europe ont fait fausse route en désignant les Fondations et organisations de Georges Soros comme leur unique cible. Ils feraient mieux de dénoncer l’accueil réservé à Bill Gates par Emmanuel Macron, un Bill Gates qui est parvenu à installer les outils de Microsoft (par exemple, l’outil de mesure des connaissances) dans les systèmes éducatifs de divers pays comme seul un ministre pourrait le faire !

Ils feraient mieux d’étudier comment, sous couvert de lutte contre le changement climatique, d’aide à l’éducation, à la santé et de combat contre la corruption, des ONG et Fondations attaquent les systèmes d’éducation publique obligatoire et gratuite, comment ils détruisent les médecines traditionnelles et la médecine familiale, appuyée sur une connaissance intime du cadre de vie et de l’environnement social, pour les remplacer par des dispositifs à distance qui traitent le corps humain comme une machine dont les pièces se montent et se démontent à l’envie ; ils feraient mieux d’étudier comment l’écologie est détournée pour fragiliser les agricultures traditionnelles, pour organiser la concentration industrielle (par des normes inapplicables par les artisans) ou détruire les industries concurrentes, ce que des réseaux de lutte contre la corruption savent aussi remarquablement faire, combien d’entreprises françaises peuvent en témoigner !

La corruption affichée, désignée, dénoncée, est un parfait alibi qui protège la corruption structurelle, systémique, que le modèle libéral organise. La supercherie est manifeste ; que seraient les Gates, les Bezos, les Zuckerberg, sans les recherches universitaires, sans la police et le FBI, sans l’armée ou l’administration américaine et leurs commandes, sans la diffusion mondiale que l’histoire assure aux innovations américaines ? Le libertarisme auquel ils souscrivent volontiers leur permet de bénéficier de systèmes auxquels ils ne contribuent pas, ou si peu, ou si mal ! Leur complicité affichée avec toutes les minorités leur permet de se dispenser de toute forme de solidarité nationale ; ils choisissent leurs pauvres !

Les Nations européennes, la France, doivent choisir la justice, pas la charité

 

Et le « libertarianisme» leur permet de se donner à peu de frais une image flatteuse, anti-étatiste et anti-establishment, alors même que leurs milliards viennent d’abord de la commande publique (voir les contrats de l’Us Army pour Amazon ou Google), ensuite des institutions américaines (l’armée et l’université avec Arpanet), et enfin de la protection qui leur est assurée ; il leur suffit de consacrer une part de l’impôt qu’ils auraient dû payer à financer ONG ou Fondations, et ils cumulent l’avantage fiscal personnel correspondant à leur don avec le capital moral qu’ils accumulent au détriment de l’action publique et de la justice. Qui a parlé d’hypocrisie ?

Les Nations européennes, la France, doivent choisir la justice, pas la charité. Et la justice sociale passe par le refus inconditionnel d’abandonner l’action publique et la solidarité nationale aux milliardaires étrangers, qu’ils soient Américains, Chinois, Qataris ou Saoudiens. La pauvreté, le désaménagement du territoire, le recul des services médicaux, éducatifs, ou de sécurité, sont des sujets politiques qui requièrent l’action de l’État, pas des sujets d’engagement individuel qui relèvent de la charité.

Les systèmes de santé publique, d’enseignement, de retraite sont des biens publics qui ne peuvent être inclus dans des traités de libre-échange et livrés à des prestataires privés. La lutte contre les groupes de pression, les opérations d’influence, les actions de déstabilisation, qui travaillent à abaisser les États, à affaiblir la fonction publique et le régalien, doit être à l’agenda de l’Union européenne si elle veut accomplir sa mission ; préparer l’alliance européenne des Nations. Car cette lutte est le préalable décisif à l’indépendance des Nations d’Europe, au retour de la justice et de l’égalité entre citoyens dans leur Nation, car cette lutte doit réveiller le souffle révolutionnaire qui en a fini avec les privilèges de l’aristocratie et d’une élite prétendue, le premier étant d’accumuler par ses bonnes œuvres, à la fois satisfaction morale et avantages financiers.

Le commerce des indulgences est d’actualité ! 

Face à la corruption qui remplace le politique par l’économie et subordonne le vote à l’argent, les Nations européennes doivent réaffirmer l’égalité de tous les citoyens devant la loi, la primauté du citoyen sur l’individu, et le choix d’une société où l’argent ne remplace pas la justice par la charité.

Note :

(1) Hervé Juvin est un essayiste et écrivain français, que ses travaux sur les transformations de la condition humaine ont conduit à exercer des fonctions de conseiller auprès de dirigeants publics et privés, dans différents pays.

Hervé Juvin est membre, notamment, du Conseil scientifique de la Fondation Transcultura, fondée par Umberto Eco, et du Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégique (CSFRS).

Depuis trente ans, Hervé Juvin développe une activité de réflexion, de conseil aux entreprises et de propositions aux pouvoirs publics.

Il a accompagné des organisations bancaires, des sociétés d’assurance, des sociétés industrielles, des institutions, en France, en Europe, au Maroc, à Madagascar, en Asie et en Afrique.

Hervé Juvin est né en janvier 1956, à Malestroit, dans le Morbihan. Il est marié et a trois enfants.

Hervé JUVIN

Hervé JUVIN

Essayiste et homme d'affaires français

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Saurel à la pêche aux voix du prophète

Saurel à la pêche aux voix du prophète

 

Une brève de Rémy Lebard

 

En cette fin de ramadan, le maire de Montpellier, Philippe Saurel, ainsi que le préfet de l’Hérault mais aussi l’archevêque de Montpellier et la représentante du Crif (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) ont célébré à la mosquée de la paillade la fin du ramadan. Un parti-pris pour l’islam similaire à celui de la Maire Hidalgo à Paris.

 

De la part du maire de Montpellier ce n’est pas une « première » car, l’an passé, la Métropole avait mis à disposition des musulmans un terrain pour un abattoir temporaire halal à Grammont à l’occasion de « l’aïd al adha ». Audrey LLedo, conseillère municipale RN (ex-FN) s’y était opposée.

Récemment, la mairie a offert 153.000 euros à la mosquée de la Paillade, concernant le rachat de la mosquée Avéroès par les fidèles. Comme par hasard, nous ne sommes à un an des municipales : la pêche aux voix est ouverte.

Trois ans plus tôt, cette même mairie avait décidé de vendre deux mosquées (dont la ville était propriétaire) à la communauté musulmane. Il s’agissait des mosquées du Petit Bard et de la Paillade, vendues respectivement à la Grande Mosquée de Paris et à l’association cultuelle « Mosquée Ibn Rouchd de Montpellier et sa région ».

Ce qui d’ailleurs avait été critiqué en Conseil municipal par le Rassemblement national qui craignait  une « autonomisation » des mosquées au moment même où un « cadrage » était nécessaire en raison de l’entrisme pratiqué par l’Islam fondamentaliste.

Ces 153.000 euros confirment, quoi qu’il en soit à 100 %, le viol du principe de laïcité, ce qui corrobore le fait que l’islam est « religion d’État » en France et que la France est une république islamique.

En effet, l’article 2 de la loi de 1905 sur la laïcité est limpide :

Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. […] »

De nos jours, cette loi est détournée pour camoufler le cultuel dans le culturel. Et ainsi mélanger le culte islamique avec la culture islamique en tant que moyen de détournement. Et les subventions pour avantager l’islam en sont des preuves irréfutables. Surtout en imposant des mosquées contre l’avis des riverains comme récemment à Bergerac en Dordogne.

De la part d’un « lèche-babouche caméléon » comme Saurel qui a soutenu Macron, après avoir été encarté au Parti Socialiste, qui a fait réaliser et apposer une banderole anti-FN illégale sur la façade de l’Opéra lors de l’entre-deux tours de la présidentielle, tout cela n’a rien d’étonnant.

 

Il fait partie de ces maires qui courtisent le pire totalitarisme de tous les temps.

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Loi chômage : Macron plume les cadres et épargne les intermittents

Loi chômage : Macron plume les cadres et épargne les intermittents

 

Le billet de Martin Moisan

 

Certes il fallait modifier la loi afin de réduire les abus de ceux (très nombreux) qui trouvent très bien de vivre aux crochets de la société, d’optimiser le système en bossant a minima pour s’ouvrir des droits pendant des mois et des mois tout en trafiquant ou en bidouillant au noir par ailleurs ; quand ils ne vivent pas carrément aux crochets de leurs femmes qu’ils font bosser.

Ce qui frappe toutefois suite aux annonces d’hier, c’est qu’après avoir très, très largement soutenu Macron, les cadres vont être, et de très loin, les gros perdants de la nouvelle règlementation régissant les droits au chômage ; tandis que les intermittents du spectacle qui sont les plus gros parasites du système vont être complètement épargnés.

Les cadres meilleurs supporters de Macron lors de la présidentielle

On se souvient que c’est chez les cadres et auprès des plus diplômés que Macron avait réalisé son meilleur score à la présidentielle : plus de 80%. Ces catégories aussi massivement dévotes devaient donc imaginer qu’elles seraient à l’abri, protégées par le prince qu’elles avaient ainsi largement contribué à installer sur le trône. Et bien comme on va le voir, elles vont être justement payées de retour.

Les cadres meilleurs contributeurs du système

Rappelons-le, l’assurance chômage est une assurance justement ; c’est à dire un système où les droits acquis sont fonction des cotisations versées.

Or jusqu’ici, les cadres finançaient le régime chômage à hauteur de 42 % alors qu’ils n’en bénéficiaient qu’à hauteur de 15 %.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que contrairement à d’autres catégories, ils n’abusaient pas du système, bien au contraire. On peut même dire que les cadres en étaient en quelque sorte les vaches à lait.

Une population de bosseurs qui fait tourner l’économie

Pour en avoir été pendant toute ma carrière dans le privé et pour bien connaître la condition des cadres au boulot, je peux dire qu’il s’agit d’un population ultra productive et laborieuse, qui bosse, qui cotise, qui fait le nécessaire, qui fait en sorte de ne pas se faire virer, qui souffre le martyr pour garder son taf, qui ne déserte par malgré des conditions le plus souvent épuisantes : exigence extravagante de résultats, management par la terreur, management par le vide : 10% virés tous les ans pour mettre la pression sur les autres etc… etc … On pourrait en noircir des dizaines de pages.

Le cadre du privé est un super contributeur du système, à la fois super producteur et super consommateur. Bref la parfaite vache à lait, assez privilégiée il fut un temps, mais c’était il y a bien longtemps ; et tout ça, est désormais bel et bien terminé.

Je peux également dire que la mise au chômage est la pire crainte des cadres, car lors de la perte d’emploi, le niveau de revenus baisse rudement tandis que le train de vie courant continue à courir : crédits, frais de scolarité des enfants, impôts, et toutes les autres dépenses contraintes. Le découvert bancaire arrive vite et les familles peuvent rapidement exploser si le malheureux ne retrouve pas très vite du taf. On en a vu se retrouver SDF en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Tout cela fait que le cadre au chômage se trouve mis sous une pression d’enfer qui l’oblige à ne surtout pas perdre son boulot et à très vite retrouver du taf en cas de pépin ; parfois même à l’autre bout de la France à plusieurs centaines de kilomètres de sa famille. Le cadre au chômage se trouve mis sous pression par les recruteurs qui lui imposent de baisser son salaire, d’accepter d’être rétrogradé, de devoir tout reprouver malgré des compétences démontrées depuis des années.

Bref, ce n’est pas nécessairement connu des autres catégories sociales, mais la vie de cadre, n’est pas de tout repos ; cela sans compter les fins de carrière extrêmement pénibles.

Macron le cynique taille le plus durement les droits des cadres

Or, à un moment où on déclare faire la chasse aux abus (réels) et aux optimisations (crapuleuses) de la part de certaines catégories de salariés ; ce sont les cadres, les moins profiteurs de l’assurance chômage, qui sont le plus rudement mis à contribution.

Ainsi, le gouvernement vient de confirmer que les chômeurs qui gagnaient plus de 4.500 € bruts avant de perdre leur emploi verront leurs allocations baisser de 30% au bout de six mois. Or Six mois c’est très court pour retrouver du boulot. Une mesure soi-disant justifiée par la faiblesse du taux de chômage chez les cadres et salariés qualifiés qui n’est que de 3,8%. Et oui, ils n’abusent vraiment pas.

Je le dis sans arrogance, et en mesurant bien mon propos, 4.500 € bruts ce n’est pas Byzance car le laminoir égalitariste a vite fait de vous ramener à tout juste un peu plus que les catégories nominalement largement moins bien payées. Quand les impôts et les cotisations ont ratiboisé les uns, tandis que les allocs et autres avantages de toute sortes ont été accordés aux autres, l’écart s’est réduit et le cadre à ce tarif ne gagne pas tellement plus que celui qui en fait nettement moins ; voire au pire ne fait rien du tout et se contente de trafiquer à droite et à gauche.

 

Les cadres paupérisés : Les cocus au balcon !

Bref, le cynique Macron tape là où ça fait très mal et la conséquence immédiate de cette mesure sera la baisse des salaires des cadres expérimentés en recherche d’emploi. Je peux d’ores et déjà vous dire que le type à 4.500 € bruts (le gros du paquet) qui cherchera du boulot va se voir proposer des jobs à moins de 3.000 €, à prendre ou à laisser. L’effet de cisaille sur les rémunérations et le train de vie de ces catégories va être dramatique. Tout bénéfice en revanche pour le patronat qui va pouvoir sévèrement tailler dans la rémunération de ces catégories de salariés. Je peux vous dire que toute une génération ainsi mise sous pression par la réduction de ses droits au chômage va très vite passer au trapèze. La compétitivité ; c’est à dire les dividendes des actionnaires n’attendront pas. Le patronat va virer à tour de bras pour réembaucher à la casse. Le patronat a décidé de tailler dans les rémunérations des cadres, Macron lui en a ouvert la possibilité, et de quelle manière !

En incidente, les retraités qui le pourront encore, peuvent s’attendre à devoir assurer les fins de mois de leurs enfants qui se trouveront dans ces galères ou à vendre des bouts de patrimoine pour faire le joint ou rembourser leurs encours de crédits. D’autres verront rappliquer leur fille avec les petits enfants et les valises au bout des bras.

Roux de Bézieux pleurniche devant les caméras, ses potes se marrent

Ouille, ouille, ouille, rendez-vous compte, l’abus de CDD va être pénalisé. La ruine : 10 € sur les CDD d’usage …  Et on a vu Roux de Bézieux nous faire son numéro de pleureuse indignée tandis que les autres devaient rire à se pisser dessus dans la coulisse.

Par ailleurs, ça a l’air un peu plus sérieux mais c’est en réalité un habillage sans effet réel, le gouvernement va pénaliser les entreprises ayant trop souvent recours aux CDD via un « bonus-malus » sur les cotisations d’assurance chômage. Toutefois, ne riez pas, les 7 secteurs économiques les plus utilisateurs de CDD échapperont à cette disposition. Autrement dit, on amuse l’opinion, cette mesure sera sans effet réel sur les plus gros utilisateurs de CDD. De l’enfumage à la Macron dans le style le plus pur.

Le trou noir des chiffres de l’UNEDIC

Trouver le montant du déficit de l’assurance chômage pour 2018 relève du jeu de piste.

Toutefois page 9 d’un rapport annuel on trouve deux chiffres :

Déficit 2018 : 1,8 Milliards d’euros

Dette cumulée : 35 milliards d’euros. On le voit, c’est surtout la dette qui pose problème et qui sert de justification à la coupe claire dans les droits des travailleurs. Car à 1,8 milliards annuels, la question du déficit est une broutille par rapport à d’autres océans de gabegie.

Les intermittents du spectacle totalement épargnés

C’est le trou noir de l’assurance chômage, non seulement du point de vue du déficit, mais également du point de vue de l’information disponible. Trouver le montant du déficit du régime des intermittents du spectacle est un véritable jeu de piste.

Toutes catégories confondues, le régime des intermittents du spectacle est à lui seul déficitaire de près de 1 milliard d’euros sur un déficit total de l’UNEDIC de 1,8 Milliards.

Vous avez bien lu : les intermittents, c’est 1 milliard sur 1,8 milliards.

Et pourtant : summum du scandale et du foutage de gueule, le régime des intermittents du spectacle reste intact. Intact …

Les cadres au boulot, les intermittents gavés à gogo

Macron plume son électorat de cadres qu’il sacrifie au patronat. La baisse de leurs indemnisations chômage aura pour effet immédiat et garanti l’effondrement de leur système de rémunération au profit des entreprises qui vont s’empresser de faire chuter la masse salariale de cette catégorie de salariés.

Dans le même temps les intermittents du spectacle qui ne sont que 120.000 sur une population de plusieurs millions de chômeurs, mais qui représentent à eux seuls plus de la moitié du déficit de l’UNEDIC sont totalement épargnés. Il faut dire qu’ils sont de fervents contributeurs de la propagande macronniene et surtout que leur système d’assurance chômage soulage toute l’industrie de la propagande, (industrie de l’hébétude) qui appartient aux DRAHI, BOUYGUES, NIEL DASSAUT, LAGARDÈRE et autres grands amis et supporters. Outre les subventions colossales qu’ils touchent de tous les côtés, c’est encore aux autres secteurs de payer leurs employés. Et oui, c’est comme ça en France, on sait comment distraire les populations.

Quand l’intermittent est au chômage son employeur ne le paye pas, c’est l’UNEDIC qui le prend en charge. Du coup, il y a environ 5 intermittents qui assurent en permanence la rotation quand il n’en faudrait qu’un seul sur un poste donné. Mais pourquoi se priver puisque ce sont les autres qui payent. Tout le monde s’y retrouve, les patrons de cette industrie, mais aussi les intermittents qui grâce à ce système sont payés à plein temps en ne bossant que 20 % du temps, et encore on ne tient pas compte des fraudes qui paraît-il sont instituées en système.

Surtout, la saison des festivals approche et il ne faudrait pas que les bobos abonnés du système et autres profiteurs soient privés de spectacle. Surtout pas de clash à Avignon, vous le comprenez bien…

Décidément, après avoir enfilé la PMA à la droite orléaniste qui est venue lui apporter son concours par peur du désordre, Macron saigne maintenant les cadres qui l’avaient pourtant porté sur le pavois.

Ce parfait cynique se fout parfaitement des gens… au rythme et avec la régularité avec laquelle il « baise » ses supporters, on peut espérer que certains vont finir par se réveiller …

ou pas…

  

Les ressources d’ingénierie sociale des « think tanks » qui le conseillent semblent sans limite, tout comme le degré d’hébétude de nos compatriotes.

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Européennes : La droite et la gauche face à la fracture socio-identitaire

Européennes : La droite et la gauche face à la fracture socio-identitaire

 

Didier Beauregard – Polémia

Si nous nous reportons à notre analyse précédente sur le scrutin du 26 mai, force-nous est de constater que nous n’avons pas perçu l’effondrement de la droite dans les résultats attendus. Les sondages, jusqu’à la fin, ont donné autour de 12 % à la liste LR. Mais, au-delà de la simple réalité des chiffres, il était logique de penser que l’effet Bellamy avait joué auprès de l’électorat catholique (modérément) conservateur. La logique des chiffres ne contredisait apparemment pas celle de la sociologie électorale. Et pourtant, ce n’est pas ce à quoi nous avons assisté, et l’effet d’identification n’a pas fonctionné entre la liste Bellamy et l’électorat bourgeois traditionnel. Ce dernier a largement rejoint Macron.

 

C’est là, incontestablement, le phénomène le plus lourd de la séquence électorale que nous venons de vivre. La droite « versaillaise », celle de la périphérie ouest de Paris, a basculé du côté de LREM. La droite catholique du Grand Ouest a suivi une voie identique, comme le monte la carte électorale de la façade atlantique. L’armée des marcheurs de la Manif pour tous, a, globalement, privilégié l’ordre social établi et le progressisme sociétal à ses convictions morales ; la leçon doit être retenue !

 

Lutte des classes et fracture identitaire

Cette élection installe donc la fracture sociale comme l’élément central de la vie politique nationale. La culture de classe a fini par unifier, pour l’essentiel, les bourgeoisies « progressistes » et les bourgeoisies « conservatrices », autour d’un même pôle politique – un vaste marais centriste – qui, globalement, cautionne la ligne politique de Macron. Cette France bourgeoise fait face à une France populaire des ouvriers, petits employée et ruraux et celle des classes moyennes les plus exposées au risque. Cette France « d’en bas » quand elle vote encore, se reconnaît d’abord dans le vote RN.

Il est clair, désormais, que l’espace de la fracture sociale et celui de la coupure identitaire se superposent très largement. Le scrutin européen a officialisé une réalité active depuis de nombreuses années déjà, une réalité que l’on peut qualifier de rupture socio-identitaire. Elle est le fil conducteur de la recomposition politique que nous vivons actuellement. Les deux forces politiques issues de l’ancien monde de l’opposition classique droite/gauche, soit le PS et ses dérivés (dont LFI) et LR, sont les grands perdants de cette reconfiguration politique.

La France Insoumise a cru pouvoir profiter de cette nouvelle configuration de la lutte des classes, mais elle s’est aveuglée dans son action de récupération de la révolte des Gilets jaunes. Elle a pu dénaturer le mouvement, mais s’est montrée incapable de rallier ses adeptes. Près de 40% des Gilets jaunes ont voté pour la liste RN ! L’incapacité pathologique de la gauche, dans toutes ses tendances, à prendre en considération l’enjeu migratoire l’a définitivement coupé de toute possibilité de capter l’électorat populaire ; quel que soit par ailleurs son discours social.

Une gauche victime du vote de classe

Ainsi, sur son propre terrain idéologique, celui de la lutte des classes, la gauche, quand elle ne se convertissait pas simplement au progressisme libéral, a été incapable d’intégrer les nouvelles formes de conflictualités sociales qui illustrent les fractures contemporaines. Enfermée dans un schéma d’opposition capital/travail, elle n’a pas pris en compte les évolutions culturelles du capitalisme consumériste que le grand sociologue américain issu de l’école marxiste, Christopher Lasch, avait entrepris d’analyser dès la fin des années 70 : celles de la confrontation entre les actifs qualifiés du tertiaire qui agissent dans les métropoles mondialisées, et les travailleurs producteurs dont l’intégration sociale dépend d’abord de leur environnement de proximité. Les élites dirigeantes, qu’elles soient capitalistes, managériales ou culturelles, explique Lasch, ont fait sécession avec le peuple, qu’elles jugent sociologiquement attaché à un monde périmé et culturellement archaïque. Leur destin est de disparaître dans le grand tout d’une diversité mondialisée.

Une droite « juppéisée », en fin de vie

Quant à la droite, réduite à quelques points du corps électoral, il est difficile d’imaginer qu’elle puisse reconquérir un espace politique à la droite de Macron, alors que son électorat reste divisé entre un national souverainisme proche du RN et un centrisme européiste qui lorgne vers Macron. La vocation naturelle de cette droite « juppéisée » n’est-elle pas plutôt de fournir des cadres et des électeurs au pouvoir macronien ? Comme nous venons de le voir avec la pétition pro LREM de 72 élus, le ralliement est « en marche » ! Ce rapprochement sur le flanc droit compléterait logiquement un mouvement symétrique du côté gauche, car il n’est pour le moins peu évident de voir ce qui sépare irrémédiablement la gauche Gluksmann de la mouvance LREM : sa vocation naturelle n’est-elle pas de devenir le flanc gauche d’un centre élargi ?

 

Le RN, une victoire en demi-teinte

Dans cette reconfiguration politique, la RN s’impose comme la grande force d’opposition au pouvoir en place. Dans cette logique, Marine Le Pen a atteint ses objectifs, en effaçant, partiellement, le choc de 2017. Les résultats de cette victoire, toutefois, doivent être ramenés à leur juste valeur : le FN était déjà, en 2014, la première force politique du pays, avec un score supérieur à celui de 2019. La crise sociale que nous vivons depuis plus de six mois et le rejet de Macon dans l’opinion publique ont permis au RN de consolider ses positions, mais ne lui permettent pas de franchir une nouvelle étape dans sa marche vers le pouvoir. Le RN, même en récupérant une partie des électeurs de LR, ne peut toujours pas compter sur de nouveaux espaces électoraux suffisants pour espérer emporter un deuxième tour de présidentielle, alors que Macron, à l’issu de ce scrutin, s’adjuge des réserves de voix, aussi bien sur sa droite, que sur sa gauche. Il est plus que jamais dans la course pour 2022, en dépit d’une base électorale particulièrement faible !

Une consolidation territoriale

La consolidation du vote RN est cependant un élément important qui renforce l’encrage social du parti de Marine Le Pen : le RN arrive en tête dans 69 départements, métropole et outre-mer, contre 32 pour LREM. Ce résultat confirme largement sa nature de parti des classes les plus défavorisées : 43 % des ouvriers, 37 % des chômeurs, et 38 % des employés ont voté pour la liste de Jordan Bardella.

En revanche, le RN a perdu la place de premier parti auprès des jeunes, aussi bien dans la tranche d’âge des 18/24 ans que dans celle des 25/34 ans. Les Verts arrivent largement en tête auprès des jeunes électeurs. Cette deuxième place n’est pas nécessairement inquiétante pour le RN, car le vote écologique est un vote instable qui ne s’est jamais confirmé dans l’élection présidentielle. En revanche, plus préoccupant pour lui, son score auprès des moins de 35 ans a été presque divisé par deux par rapport à l’élection de 2014, passant de 30 % à 17,5 %. Paradoxalement, l’effet Bardella n’a pas joué auprès des jeunes électeurs.

Ainsi, le RN, qui a toujours misé sur l’élection présidentielle pour provoquer une rupture politique, est conduit désormais à compter avant tout sur son ancrage local dans les petites villes et les zones périurbaines, pour assurer son avenir politique. Rendez-vous l’an prochain aux municipales, donc !

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Refuser l’injonction du « vivre ensemble »

Refuser l’injonction du « vivre ensemble »

 

Par Julien Dir – Contributeur pour Breizh-Info

 

Je ne veux pas vivre avec les immigrés qui arrivent en Europe. Je n’en peux plus du gauchisme mental qui gangrène l’intégralité de nos sociétés occidentales. Je ne veux pas « vivre ensemble » et je veux permettre à mes enfants de vivre avec leurs semblables, ceux qui partagent nos valeurs ancestrales, dans la paix et dans la sécurité. Point barre. Cela ne vous plaît pas ? C’est encore mon droit le plus profond, et je me battrai de toutes mes forces pour le faire respecter, quoi qu’il en coûte.

 

C’est ainsi qu’il faut parler à ces prêcheurs de vivre ensemble (qu’on devrait plutôt renommer « mourir côte à côte ») qui pullulent sur les plateaux de TV, dans les journaux, dans votre vie quotidienne dans laquelle ils prennent de plus en plus de place. Je n’ai pas connu la vie en Union soviétique, je ne me permettrai pas de comparaison. Mais malgré nos libertés apparentes et quotidiennes, nous sommes bien dans une société totalitaire d’une perversité, d’une monstruosité sans nom. 

Combien sont-ils en France, en Europe de l’Ouest, qui apprécient ou apprécieraient de vivre au quotidien, entourés d’une majorité d’Africains ? Combien changent leurs enfants d’école dans les arrondissements parisiens pour fuir le « vivre ensemble » qu’ils prônent pourtant, électoralement comme en société ? Pourquoi le font-ils ? 

Mais surtout, pourquoi refusent-ils d’exposer publiquement ce qui les pousse à ne pas vouloir, eux non plus « vivre ensemble » ? Car en plus d’être hypocrites, ils ont surtout peur du flicage généralisé.

 

L’idéologie du vivre ensemble ne survit que par le contrôle social généralisé.

 

En effet, outre les flics qui nous sanctionnent sur les routes ou dans nos vies quotidiennes pour un excès de vitesse ou trois verres au lieu de deux, le tout pour un salaire de misère, le vrai agent de la société totalitaire, c’est votre voisin. C’est l’autre. 

C’est son jugement moraliste à deux balles. « Je n’ai pas envie que mes enfants grandissent entourés majoritairement par des extra-Européens. Je n’ai rien contre ces gens, mais je n’ai pas envie qu’ils vivent avec eux, qui plus est dans un pays que mes ancêtres, et pas les leurs, ont construit depuis des siècles et des siècles ». Certains d’entre vous le pensent fortement, mais ont peur de le dire, c’est tout.  

Le contrôle social généralisé. La peur d’être dénoncé, d’être stigmatisé, d’être lynché médiatiquement et politiquement, d’être mis à l’écart, de perdre votre travail, et même vos amis. Quand le refus du « vivre ensemble » vous range dans la catégorie du raciste que vous n’êtes pourtant pas, et pire encore, placardisation suprême, d’Hitler et des nazis. 

Contrôle social, mais aussi contrôle judiciaire. Les mots, les écrits, peuvent désormais vous envoyer sous les verrous, certains blogueurs et internautes en ont déjà fait les frais. On qualifie désormais « d’incitation à la haine raciale » tout et n’importe quoi, y compris le simple fait de ne pas vouloir, à titre individuel et sans forcer les autres, « vivre ensemble ». Y compris si de la haine, vous n’en avez aucune, si ce n’est contre les institutions et ceux à leur tête qui sabrent votre monde. Il n’est sans doute plus très loin le temps où ces États totalitaires vous enlèveront vos enfants parce que vous pensez mal. Parce que vous refusez de les éduquer conformément à la doxa de l’époque. 

Vous pensez que j’exagère ? Que je vais trop loin ? Mais alors pourquoi les Blancs fuient-ils les banlieues colonisées par de nombreux extra-Européens ? Pourquoi dans les villes du Sud de la France, fortement touchées par l’immigration, les partis anti-immigration captent sans doute une large majorité de l’électorat blanc, qui a refusé de partir ? Pourquoi en Bretagne, préférez-vous vivre à Cesson-Sévigné ou à La Baule (et voter Macron) plutôt que dans la Zup Sud de Rennes ou qu’à côté d’un foyer pour migrants à Nantes ? 

Vous vous gavez de séries sur Netflix, à la Black Mirror, ou à la Handmaid’s tales, qui décrivent parfaitement (et avec brio) le fonctionnement des sociétés totalitaires dans lesquelles nous évoluons (tout en piratant bien évidemment le message pour le rendre féministe, pro LGBT, pro minorités, etc). Mais rendez-vous compte désormais que les victimes de ces sociétés totalitaires c’est vous ! La télévision, la radio, les puissances économiques qui nous dirigent vous imposent chaque jour Bilal Hassani, Black M, Booba, la tristesse des migrants et le grand méchant Trump, Et vous applaudissez ! Tout en apprenant dès l’école à vous détester vous-même, à vous mépriser parce que vous êtes un Blanc, un colonisateur, un esclavagiste, un criminel de guerre presque. Le bien, c’est l’autre, le mal, c’est vous. 

 

Quitter le marasme ou résister envers et contre tous

 

Il y en a beaucoup, parmi nos compatriotes, qui s’adaptent parfaitement à cet état de fait. Qui vous disent adorer « manger un bon poulet Yassa » avec les voisins venus du Mali, d’autres, plus militants, qui militent associativement pour accueillir les migrants et nous les imposer. Et tous ces « innocentes et innocents » qui se trémoussent dans les boîtes de nuit en dansant sur de la musique avec laquelle ils n’ont pourtant rien en commun. Et qui applaudissent à chaque grande messe du vivre ensemble. « Allez les Bleus, tous ensemble, quelles que soient nos différences ». C’est le principe de la société totalitaire. Permettre à la masse, devenue esclave, de se penser libre et rebelle. Le combo ultime du Soviet 3.0. Mais après tout, notre histoire y compris récente n’est-elle pas faite de collaboration massive avec celui qui, à un moment donné, paraissait être le plus fort ?

Face à un tel torrent, face à cette hygiène de destruction massive que l’on appelle « vivre ensemble », il paraît difficile de convaincre la majorité, la masse, de changer de paradigme. Certains y croient électoralement, et se heurtent à un plafond de verre, et bientôt à des désillusions démographiques.

Ne reste désormais que deux solutions, à ceux qui sont conscients des choses. À ceux qui refusent toute fatalité, et tout fantasme réactionnaire d’un pays qui n’existe plus. Se tenir debout, vivre et transmettre selon ses propres valeurs. Faire face autant que possible au rouleau compresseur qui détruit tout sur son passage dans nos sociétés occidentales. Distiller ce plaidoyer contre le vivre ensemble, et pour la grande séparation.

Pour avoir le droit de choisir ses voisins et ceux de ses enfants. Son cadre de vie, et surtout, ceux avec qui on ne souhaite pas vivre. Affronter férocement ceux qui voudraient nous empêcher, y compris à titre individuel, de vivre tel que nous le voulons.

Ou bien finalement partir, là où l’herbe est plus verte, non pas pour soi, mais pour ses enfants, pour notre descendance. Sortir du marasme pour mieux rester dans la civilisation européenne, que la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, l’Allemagne, sont en train de quitter chaque jour un peu plus.

Vivre ensemble ? Oui, mais avec les miens et uniquement les miens. Envers, et contre tous !

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