La France vendue à la découpe : la grande braderie se poursuit…

La France vendue à la découpe : la grande braderie se poursuit…

De Laurent Izard

 

En l’espace de quelques décennies, une grande partie du patrimoine économique, immobilier, foncier et même historique de la France a été dispersé, souvent au profit d’investisseurs internationaux. Ce processus concerne en premier lieu nos grands groupes dont nous perdons parfois le contrôle. Mais de nombreuses petites et moyennes entreprises, des terres agricoles, des monuments historiques ou de prestige sont également rachetés par des personnes physiques ou morales étrangères.

 

Les motivations des investisseurs sont très variées : dans certains cas, il s’agit simplement de réaliser des placements financiers sécurisés, d’où l’intensification des participations des fonds d’investissement américains dans le capital de nos grands groupes industriels. Dans d’autres cas, l’acquisition d’une entreprise française répond à une stratégie de croissance externe, de captation de marchés, ou encore à une logique de complémentarité industrielle. Mais parfois, il s’agit simplement d’opérations de prestige destinées à améliorer l’image d’un groupe étranger.

L’acquisition d’entreprises symboles du savoir-faire à la française, comme Baccarat, Lanvin, Courrèges, Canson ou de vignobles du Bordelais illustre bien cette préoccupation. On peut également mentionner la recherche de captation de hautes technologies qui explique, entre autres, l’acquisition d’Altis, d’Aldebaran Robotics, de Savoye ou encore de Linxens, leader mondial de la fabrication de circuits gravés flexibles et spécialiste des paiements sans contact, absorbé par l’entreprise d’État chinoise Tsinghua Unigroup avec l’approbation de Bercy.

L’appétit des investisseurs internationaux est presque sans limites et aucun domaine n’est véritablement épargné : les acquisitions étrangères concernent des secteurs aussi variés que la grande distribution (Marionnaud, Printemps, PriceMinister, plusieurs centres commerciaux…), le tourisme (Le Club Med, Nouvelles Frontières, Fram et la plupart de nos grands hôtels…), la haute couture et le prêt-à-porter (Lacoste, Aubade…), l’immobilier de prestige, les banques et compagnies d’assurances, les médias, le sport (Rossignol, de nombreux clubs sportifs parmi les plus prestigieux), les terres agricoles et les vignobles ou encore l’économie numérique (Meetic, Kelkoo…). Le secteur de la santé est également devenu depuis peu une proie pour les prédateurs internationaux qui rachètent progressivement les laboratoires français d’analyse médicale, les cliniques privées ou les entreprises pharmaceutiques.

Nos infrastructures économiques (aéroports, autoroutes, installations portuaires…) intéressent également les investisseurs étrangers. La Chine a notamment lancé un gigantesque plan d’investissement sur toute la planète afin de sécuriser ses exportations en contrôlant l’ensemble des flux logistiques. Ces « Nouvelles routes de la soie » (récemment rebaptisées Belt and Road Initiative) permettent également à l’Empire du Milieu de s’affranchir de toute dépendance à l’égard des États-cibles par la construction ou l’agrandissement de ports maritimes, la création de voies ferrées transcontinentales ou la réalisation d’entrepôts géants. La France n’échappe évidemment pas à ce processus. On comprend dès lors l’inquiétude que peut susciter la privatisation d’ADP. Et même les barrages français sont à vendre : jusqu’alors exploités par EDF, ils sont désormais ouverts à la concurrence, que l’Europe réclamait depuis dix ans.

On analyse souvent les investissements internationaux en affirmant que ces opérations sont toujours bénéfiques pour nos entreprises et notre économie : nous déployons même une intense énergie pour attirer les investisseurs étrangers et nous nous réjouissons quand les statistiques montrent que notre pays les séduit davantage que l’Allemagne ou l’Inde. Certains entrepreneurs français créent même des startups innovantes dans le but de les revendre quelques années plus tard.

Les conséquences néfastes de ce processus sont toutefois négligées ou minorées car les intérêts de court terme occultent systématiquement les préoccupations plus lointaines, pourtant essentielles.

Chassons pour commencer une contrevérité trop souvent répandue : tous les investissements étrangers ne créent pas nécessairement d’emplois, et toutes les acquisitions étrangères ne garantissent pas la pérennité de l’entreprise achetée. L’OPA du groupe canadien Alcan sur Péchiney en 2003 le montre bien : suite à cette OPA, notre fleuron industriel de l’aluminium a été rapidement démantelé et vendu branche par branche par ses acquéreurs successifs. Plus généralement, la France a perdu la moitié de ses emplois industriels depuis le début des années 1980 (6,9 millions de salariés en 1984 pour 3,4 millions fin 2017 en incluant les emplois intérimaires) en dépit – et en partie à cause – de la cession de ses fleurons industriels.

De fait, on constate que les entreprises sous l’influence d’investisseurs internationaux sont davantage exposées à des risques de délocalisation ou de licenciements massifs. C’est sans état d’âme que des dirigeants étrangers ont récemment pris la décision de fermer les usines françaises de Molex, Continental, Whirlpool, Ford ou Tupperware par exemple. D’autre part, les fusions entrainent souvent une détérioration du climat social, car outre les départs imposés, les salariés subissent de lourdes contraintes de productivité et de nouvelles méthodes de management, parfois brutales et exclusivement centrées sur les résultats.

La cession de nos fleurons industriels et les prises de participations étrangères entrainent de plus une évaporation financière : les seules entreprises du CAC 40 ont en effet versé 57,4 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2018 (dividendes et rachats d’actions). Or, il faut savoir que la moitié du capital des entreprises du CAC 40 est détenu par des investisseurs étrangers…

Enfin, nous perdons notre souveraineté politique, car l’État hésite logiquement à prendre des mesures qui pourraient contrarier les investisseurs internationaux et entrainer, par exemple, une crise boursière ou la fermeture de sites de production. Notre indépendance militaire est également menacée, car les futurs équipements de notre armée sont confiés à des consortiums internationaux (c’est notamment le cas de notre futur avion de combat qui remplacera le rafale) et avec la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric, nous sommes devenus dépendants des Américains pour l’entretien de nos centrales nucléaires comme de nos navires et sous-marins à propulsion atomique.

Ainsi, en perdant le contrôle de nos entreprises et plus généralement de nos sources de créations de richesses, nous abandonnons peu à peu la maîtrise de notre pouvoir de décision.

Notre passivité est d’autant plus surprenante que la plupart des pays cherchent à garder le contrôle de leur patrimoine économique quitte à s’affranchir – lorsque cela est nécessaire – de leurs engagements internationaux. Aux États-Unis, un organisme public particulièrement efficace, le Committee on Foreign Investment in the United States (CFIUS) analyse les acquisitions d’entreprises américaines par des compagnies étrangères et bloque fréquemment les projets de fusion. La Chine interdit par principe l’acquisition de ses entreprises par des investisseurs étrangers. Depuis 2009, l’Allemagne s’est dotée d’un outil de contrôle solide avec l’adoption de sa « loi sur le commerce extérieur ». Et l’Australie vient d’interdire les acquisitions d’immeubles dans les grandes villes par des ressortissants étrangers non-résidents, interdiction assortie d’une peine d’emprisonnement de trois ans.

En France, les décrets Villepin (2005), Montebourg (2014) et plus récemment la loi PACTE (2019) nous donnent également la possibilité de contrôler la plupart des investissements étrangers dans les secteurs dits « stratégiques ».

Mais faute de volonté politique et de moyens financiers, nous continuons à brader notre patrimoine.

Encore une provocation macronienne !!!

Encore une provocation macronienne !!!

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des Arcs de Triomphe. »

(Napoléon 1er, au soir de la bataille d’Austerlitz)

« Tous les cœurs…adressaient au ciel des vœux ardents pour la gloire de la patrie. Les hommes les plus fatigués de la lutte entre l’Europe et la France avaient tous déposé leurs haines en passant sous l’Arc de Triomphe ». (Honoré de Balzac). 

Mais quand donc – Grand Dieu ! – le petit homme narcissique qui fait fonction de président de la « Ripoux-blique » cessera-t-il d’humilier la France et les Français ????

J’en viens parfois à me demander s’il ne le fait pas exprès, juste pour caresser dans le sens du poil cette nouvelle population issue de la « diversité », allogène et bigarrée, appelée à remplacer le « Français de souche » qui, comme chacun sait, est raciste, xénophobe, populiste, poujadiste et très attaché à son passé, à ses racines et à ses traditions.

Micron est un homme jeune, tourné vers l’avenir, donc l’histoire, NOTRE histoire, il s’en fout comme de sa première couche-culotte (1). Il vient encore d’en faire la démonstration en acceptant que Christo – de son vrai nom : Christo Vladimiroff Javacheff – emballe l’Arc de Triomphe comme il l’avait fait pour le Pont-Neuf en 1985.

Cette mascarade (payée, je présume par le contribuable ?) est prévue en avril 2020.

Disons un mot de l’« artiste » puisque c’est ainsi qu’on appelle ce roi de l’emballage doré, du paquet-cadeau et du tape-à-l’oeil cliquant. En fait, « Christo » c’est l’intitulé générique de l’oeuvre commune de Christo Javacheff, né en 1935 en Bulgarie, et de Jeanne-Claude Denat de Guillebon, née également en 1935 au Maroc (2). Christo est un apatride venu de l’Est. Il s’installe à Paris en 1958. Pour vivre, il peint des portraits à l’huile. C’est en livrant le portrait de l’épouse du général Jacques de Guillebon, gaulliste historique, compagnon de la Libération et directeur de l’école polytechnique, qu’il rencontre Jeanne-Claude, une « rousse flamboyante » qui ressemble à Yvette Horner, la reine du piano-à-bretelles de l’époque.

Jeanne-Claude est née à Casablanca (où son père, le major Léon Denat, était en poste). Sa mère, Précilda, avait 17 ans lorsqu’elle a épousé le major Denat. Précilda et Léon Denat ont divorcé peu de temps après la naissance de Jeanne-Claude. Puis Précilda s’est remariée trois fois.

En 1946, elle a épousé l’influent général Jacques de Guillebon.

Jeanne-Claude rencontre donc Christo Javacheff en 1958. L’année suivante, elle quitte son mari pour l’épouser. Le couple gagne rapidement beaucoup d’argent, affiche des idées de gauche et, pour payer moins d’impôts, émigre aux États-Unis en 1964 et s’installe à New York. Jeanne-Claude sera la muse de Christo jusqu’à son brusque décès…

J’ai, dans mes relations, un « général-quart-de-place » issu du Service du Matériel.

Il considère les paras comme des têtes brûlées et la Légion comme un repaire de brutes apatrides. En 35 années de carrière d’embusqué, il n’a jamais risqué sa précieuse peau dans une « Opex » (3) mais il arbore fièrement deux rosettes qu’il doit sans doute à la souplesse de son échine : « la Rouge » et « la Bleue » (4), glanées dans les bureaux, sans avoir un coup de feu à se reprocher. Il ressemble aux bidets « Jacob Delafon » : un robinet bleu pour l’eau froide et un rouge pour l’eau chaude. Ce péroreur de salon vante les vertus de Micron et ne voit rien de choquant dans le fait d’emballer l’Arc de Triomphe. D’après lui, « on peut aussi y voir un hommage ».

Et bien NON !!! Même le choix de l’« artiste » est un choix contestable !

Quant à l’Arc de Triomphe, ce n’est pas n’importe quel monument !

Napoléon en a ordonné la construction par un décret impérial daté du 18 février 1806. Ce monument est « consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises ».

La première pierre, en forme de bouclier portant une inscription, est posée le 15 août 1806 (pour l’anniversaire de l’Empereur) et recouverte d’une plaque en bronze pour la protéger.

Lors des premières défaites napoléoniennes (campagne de Russie en 1812), l’Arc de Triomphe est élevé jusqu’aux voûtes mais la construction est interrompue puis abandonnée sous la Restauration. En 1823, Louis XVIII fait reprendre les travaux.

L’Arc doit désormais commémorer l’expédition victorieuse d’Espagne.

En 1830, Louis-Philippe reprend la pensée initiale de Napoléon mais, dans un esprit de réconciliation, associe les armées qui ont combattu entre 1792 et 1815.

L’Arc de Triomphe de l’Étoile est inauguré le 29 juillet 1836. Il fait partie des monuments nationaux à forte connotation historique. Cette importance s’est renforcée depuis que la dépouille du Soldat inconnu, tué lors de la Grande Guerre, y a été inhumée le 28 janvier 1921.

Deux ans plus tard, André Maginot, alors ministre de la Guerre, a soutenu le projet d’y installer une « flamme du souvenir » qui a été allumée pour la première fois le 11 novembre 1923 par le ministre. Cette flamme éternelle est, avec celle de l’Autel de la Patrie à Rome, la première du genre (5). Elle commémore le souvenir des soldats morts au combat et ne s’éteint jamais : elle est ravivée chaque soir à 18 h 30 par des associations d’anciens combattants ou de victimes de guerre.

Ce geste symbolique a été accompli même le 14 juin 1940, quand l’armée allemande est entrée dans Paris : ce jour-là, le ravivage a eu lieu devant les officiers allemands qui ont autorisé la cérémonie.

Vous me direz que l’Arc de Triomphe a été profané plusieurs fois : les gauchos de mai 68 ont fait cuire un œuf sur la flamme du Soldat inconnu. En décembre 2018, en marge d’une manifestation de « Gilets jaunes », des racailles de banlieue ont vandalisé le monument. Mais ceci n’a pas été fait avec l’aval et la bénédiction de l’Elysée.

Peut-être est-il encore temps d’empêcher cette insulte à nos morts ?

Mais pour l’instant, en dehors d’un cas (6), je n’ai pas noté d’indignation de la part des présidents d’associations dites « patriotiques ». J’espère que les militaires de terrain sauront monter au créneau. Je n’attends RIEN, en revanche, des généraux « Jacob-Delafon » sinon un appel à la modération, à l’apolitisme, au « politiquement correct », bref des propos tiédasses comme l’eau d’un bidet quand elle est bien dosée.

Il faut les comprendre : la peur de perdre les avantages de la « 2ème section » (7) les oblige parfois à des contorsions reptiliennes et à la servilité des larbins.

 

 

Notes :

1)- La dernière lui ayant été enlevée par Brigitte née Trogneux, épouse Auzière à l’époque.

2)- Et décédée le 18 novembre 2009 à New York.

3)- Opex = Opération Extérieure.

4)- « La Rouge » est la Légion d’Honneur et « la Bleue », l’Ordre National du Mérite.

5)- Depuis l’extinction de la flamme des Vestales en 391

6)- Le général Saint Macary, président de l’UNC.

7)- Le droit, entre autres, de creuser un peu plus le déficit de la SNCF en voyageant en ¼ de place

Les promesses d’emploi et l’argent public corrompent tout

Les promesses d’emploi et l’argent public corrompent tout

 

Par Jean-Philippe Delsol

 

L’argent public pervertit le jugement de tous les bénéficiaires de subventions et autres menus avantages accordés pour gagner leur consentement.

 

Après qu’en septembre 2017 Whirlpool a décidé la fermeture de son usine de sèche-linge à Amiens, la société WN a proposé de reprendre une grande partie du site et des salariés pour produire des casiers réfrigérés connectés et des chargeurs de batteries pour vélos et voitures. L’État avait alors versé 2,5 millions d’euros de subventions et Whirlpool 7,4 millions d’euros. Emmanuel Macron avait visité l’usine et soutenu ce plan. Las, WN a été placé en redressement judiciaire le 3 juin 2019 et ses 138 salariés ont reçu leur lettre de licenciement.

Quand la reprise d’entreprise est abondée par de l’argent public, et même parfois privé, il se trouve toujours quelque profiteur pour essayer d’en tirer parti. Mais tout projet qui naît dans l’argent des autres est déjà un projet boiteux. Il en est ainsi de la reprise de l’aciérie de Hayange et de ses 420 salariés par British Steel qui a tout aussitôt elle-même déclaré sa cessation de paiement en Angleterre et qui pourrait désormais passer sous le contrôle du fonds de pension militaire turc Oyak avec lequel des négociations sont en cours.

Des promesses avec de l’argent public : 4 000 emplois seraient menacés dont peut-être ceux d’Hayange. Le site Ascoval de Saint-Saulve qui appartient à la maison mère de British Steel n’est pas concerné, mais sa situation est bien précaire et il ne survit, lui aussi, qu’avec l’argent public et notamment le prêt de 12 millions d’euros que lui a consenti imprudemment le Conseil régional des Hauts-de-France en mai dernier.

Les promesses n’engagent jamais que ceux qui les reçoivent. Les projets éoliens en mer, concernant des sites importants, en sont un autre exemple. Les promoteurs de ces projets ne parviennent à surmonter l’opposition déterminée des populations à l’installation de ces machines à vent inutiles et nuisibles qu’en distribuant moult prébendes.

Grâce aux profits mirobolants que promettent les prix garantis indirectement par l’État et trois à quatre fois supérieurs aux prix de marché – pour un coût estimé de 28 milliards d’euros sur les 20 ans prochains à la charge des clients d’EDF ou du contribuable ! – les sociétés d’éoliennes en mer inondent de petites subventions les marins-pêcheurs, les écologistes, les communes… et promettent des emplois.

Ainsi, par exemple, à Noirmoutier, dans le projet d’édification au large de 62 mâts géants, il est promis la création de dizaines d’emplois à terre. Mais ceux-ci sont sans doute fonction de l’agrandissement du port qui reste hypothétique et les bateaux de maintenance pourraient trouver meilleur port non loin, à Saint-Nazaire.

Ces promesses d’emplois relèvent en fait trop souvent de la tromperie. Commet une tromperie quiconque, lors de la formation ou de l’exécution du contrat, dit ou suggère à une partie des informations inexactes et relatives aux qualités substantielles de l’objet de la convention. Ces fausses promesses pourraient donc être qualifiées de trompeuses. Plus généralement, cet argent pervertit le jugement de tous les bénéficiaires de subventions et autres menus avantages accordés pour gagner leur consentement. L’abus de confiance pourrait encore être évoqué à l’égard de tous.

 

L’argent corrompt dit-on, mais l’argent public corrompt énormément.

Élections, piège à cons ! Cependant…

Élections, piège à cons ! Cependant…

 

Sera présent à la Fête de la Ligue du Midi 2019

  

François JAY

 

Conseiller municipal de Bordeaux – membre de Bordeaux Métropole,

prendra la parole lors de la fête de la Ligue du Midi,

le 8 septembre 2019 en petite Camargue.

 

Déjà 150 inscrits !

François Jay

François Jay

C’est vrai, les élections sont un piège à cons. La dernière élection présidentielle qui a vu la victoire surprise d’Emmanuel Macron en est une magnifique illustration. La victoire de l’ancien ministre de François Hollande, Président rejeté par la population comme ne l’a jamais été un président de la cinquième république, est le résultat d’une manœuvre électorale extraordinaire.

Élections : terrain miné

Une manipulation qui était visible, grossière et qui a marché magnifiquement. Les élections sont truquées, c’est un terrain miné pour les patriotes. Nous n’avons pas les armes pour gagner : médias et journalistes, maîtres penseurs, artistes et autres influenceurs de l’opinion, professeurs/instituteurs. Même l’Église est contre nous !

Pourtant les campagnes électorales sont un moment propice à la diffusion de nos idées. C’est une période pendant laquelle, malgré tout, un débat politique existe, et pendant laquelle il est plus facile de s’adresser à nos compatriotes. C’est une occasion où il y a une écoute plus importante parce que les français sont intéressés par la politique, ne serait-ce que par le résultat du scrutin.

Un match truqué

Paradoxalement, même si le match est truqué, il faut participer. Même aux élections locales, comme celles des maires et conseillers municipaux. Le contexte est différent selon la taille des communes. Et les chances de succès (électoraux) pas négligeables. En tout cas ce serait une erreur de ne pas aller au combat contre des gens qui utilisent les ressources des communes pour leurs profits personnels (les petits avantages des élus en commençant par les indemnités qu’ils perçoivent), et pour mettre en œuvre des politiques qui sont franchement défavorables à notre Patrie. Je pense aux subventions aux associations immigrationnistes, aux associations « culturelles gauchistes », aux associations qui soutiennent les squatteurs etc… SOS Méditerranée finance son trafic d’êtres humains en Méditerranée en grande partie par des subventions publiques, c’est à dire avec de l’argent qui nous est pris de force par le fisc.

Pas de champ libre pour les ennemis de la France

Ne laissons pas la voie dégagée aux ennemis de la France sans combattre, y compris sur le terrain électoral. Ne pas combattre c’est la certitude de perdre et de laisser le champ libre à nos ennemis, qui, croyez-nous, sont sans scrupules… Que ce soit dans les méthodes de ce combat -nous l’avons vu avec Macron et ses basses méthodes-. Par exemple, pour récupérer l’électorat algérien il n’a pas hésité à déclarer à Alger, un ignoble mensonge contre la France, à savoir que la colonisation aurait été « un crime contre l’humanité ». Un tel comportement est une forfaiture, une trahison.

Pas de victoire sans combat

En fait, nous ne pouvons que gagner. Nous n’avons rien à perdre, pas de places à conserver. Nous ne pouvons que faire progresser nos idées, et éventuellement profiter des subventions publiques pour financer notre propagande si notre score dépasse les 5%. Pas d’état d’âme à ce sujet. Nous ne faisons que récupérer ce le fisc nous a pris.

Les chances d’avoir des élus ne sont pas négligeables, bien que le code électoral soit rédigé pour favoriser les partis de « l’établissement ». Avoir des élus, c’est l’assurance d’avoir la parole dans les assemblées, et aussi, et c’est capital, l’accès aux dossiers qui accompagnent les décisions des collectivités. Participer, c’est se former, c’est s’aguerrir, c’est gagner en crédibilité. Un jour nous gouvernerons et ce jour-là, plus nous aurons de femmes et d’hommes d’expérience et plus nos chances de réussir seront grandes. Militer c’est bien. Se frotter directement au pouvoir, c’est indispensable.

Tout est dans l’exécution

La guerre est un art facile disait Napoléon. Tout est dans l’exécution. Ne croyez pas que vous ne pouvez pas gagner. C’est exactement l’inverse. Vous pouvez gagner. Tout est question de préparation, d’habileté, et… de circonstances favorables.

Préparons nos futurs succès. Profitons de la fête de la Ligue pour aborder la question de la préparation au combat électoral :

  • ce que doivent être nos thèmes de campagne, les idées que nous devons défendre, notre programme.
  • la tactique électorale, les moyens, la méthode…
  • l’intendance et la réglementation sur les comptes de campagne,
  • les objectifs en fonction des situations (petite commune, ou grande…),
  • enfin, le rôle (en fait le combat) des élus.

Débarquement en Provence : Micron fait dans la repentance !

Débarquement en Provence : Micron fait dans la repentance !

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« La rapidité avec laquelle les divisions s’emparent, non sans de durs combats, de Toulon et de Marseille assure aux forces alliées un avantage excellent immédiat… Après ces opérations, la 1ère Armée pousse vers le nord au cours de l’automne et de l’hiver et se trouve engagée dans des combats difficiles et continus dans les Vosges ; les formations nord-africaines, particulièrement les Tirailleurs et les Goumiers, jouent à nouveau un rôle essentiel dans la montagne, au prix de lourdes pertes… ».

(Anthony Clayton 1).

 

On a beau être, comme je le suis, un opposant farouche de Micron, on est parfois obligé de reconnaître et même d’admirer les talents d’illusionniste de ce petit homme narcissique.

Il vient encore de nous en faire une belle démonstration en commémorant le débarquement en Provence le 15 août 1944. Ce fut un coup de maître, et disons-le, un coup de génie : sa cote de popularité va remonter en flèche auprès des militaires, qui aiment qu’on honore leurs combats (et leurs rares victoires) ; auprès des Franco-maghrébins (d’Algérie, de Tunisie et du Maroc) qui essaient, depuis des années2, de nous faire croire qu’on les a utilisés comme « chair à canon » pour libérer la métropole ; auprès de « Pieds Noirs » qui sont contents qu’on reconnaisse enfin leur participation à la libération de la Patrie ; et auprès des admirateurs de Sarkozizi, ce nain sautillant qui ne manque pas une occasion de flagorner et de caresser Micron dans le sens du poil. L’andouille de Tulle, lui, a décliné l’invitation ce qui prouve qu’il est un ingrat (et un nain gras).

Des journaleux nous expliquent depuis hier que Micron, par cette commémoration, est dans la suite logique de son « Itinérance mémorielle » à l’égard des poilus de 14-18, et qu’il prend ainsi une dimension de chef d’État « disparue depuis le général De Gaulle ».

Or Micron nous a simplement démontré sa capacité à dire tout et son contraire pour glaner quelques suffrages : il honore l’armée d’Afrique « et en même temps » il fustige le colonialisme et les « crimes contre l’humanité » commis en Algérie. En clair, il racole chez les Musulmans !

C’est une bonne chose que de saluer la libération de notre sol national, mais encore faut-il le faire avec un minimum d’honnêteté intellectuelle.

Je voudrais, par exemple, qu’on arrête d’entretenir le mythe, aussi stupide que mensonger, de « la France libérée par elle-même » et du « premier résistant de France » boutant le teuton hors de France à coups de croix de Lorraine, aidé par les FTP communistes3.

La « barbarie nazie » a été mise à bas par …360 divisions soviétiques, et sur notre sol, par 90 divisions américaines, 20 divisions britanniques et… l’Armée d’Afrique.

Il n’est donc pas exagéré de dire que l’Armée d’Afrique a libéré la France.

Rappelons, pour mémoire, que lors du débarquement en Provence d’août 1944, le général Giraud mobilisa 27 classes de Français d’Algérie. Du jamais vu, même pendant la Grande Guerre !

176.500 furent réellement incorporés. Ils se sont remarquablement battus et leur taux de pertes au feu fut deux fois supérieur à celui des autres unités alliées ayant participé, de près ou de loin, à la libération du sol national. Et tant pis s’il faut, ici, contredire les auteurs du film « Indigènes » mais l’effort demandé aux Musulmans fut moindre : sur 14.730.000 habitants de l’Algérie, 233.000 furent mobilisés soit 1,58% de la population. La majorité était constituée d’engagés volontaires.

L’effort consenti librement par les Musulmans d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie ET Maroc) fut 10 fois moins important que celui demandé aux « Pieds noirs ».

A partir du 15 août 1944, ce sont environ 260.000 combattants de « l’armée B » du général de Lattre de Tassigny, qui sont arrivés dans le sud de la France. 10 % étaient originaires de la métropole (les « Français Libres » de De Gaulle), 90 % venaient d’Afrique du Nord dont une écrasante majorité pour les départements d’Algérie. (48 % étaient des « Pieds noirs »).

Pour relativiser les choses, il faut se souvenir que le 6 juin 1944, les « Français libres » qui débarquèrent ce jour-là étaient…170 : les « bérets verts » du commando Kieffer.

La 2ème DB du général Leclerc – celle qui est entrée dans l’histoire – n’a débarqué qu’en août 44, presque deux mois plus tard, sur le sol de France.

Et, aussi glorieuse soit-elle, ce n’était jamais qu’UNE division.

On va me dire que j’oublie « le poids considérable de la Résistance ». Non, je n’oublie rien et j’ai un profond respect pour les vrais résistants. Ceux qui n’ont pas attendu les deux débarquements pour voler au secours de la victoire4. Mais la Résistance, d’après l’historien Basil H. Liddell Hart, a représenté l’équivalent de deux divisions ; deux… sur les 500 venues à bout du Nazisme.

Il faut se souvenir aussi que lors de la Libération, l’armée a réussi à incorporer – péniblement – moins de 100.000 résistants alors que, sur les trois départements d’Algérie, le général Giraud avait mobilisé 300.000 hommes.

Pourquoi nos manuels d’histoire nous parlent-ils si peu de l’Armée d’Afrique ?

Sans doute pour faire oublier qu’après une guerre gagnée militairement, le 19 mars 1962, la France a lâchement, tragiquement, honteusement, abandonné les « Pieds Noirs » et les Musulmans venus la libérer en 1944…

Si Micron veut être honnête, il doit rendre hommage aux « Pieds Noirs » pour l’effort consenti pour libérer la métropole. Il doit aussi reconnaître les bienfaits de l’œuvre française en Algérie et demander pardon de l’avoir qualifiée de « crime contre l’humanité ».

Mais, s’il voulait être honnête, il ne serait pas président de la « Ripoux-blique » !

Notes :

1)- « Histoire de l’Armée française en Afrique » d’Anthony Clayton, (Albin Michel, 1994).

2)- En particulier depuis la sortie du film de propagande « Indigènes » réalisé par Rachid Bouchareb, en 2006. Avec ce film, Jacques Chirac découvrait, parait-il, le rôle des Musulmans dans la libération de la France.

3)- J’ai traité ce sujet dans mon livre « Mythes et Légendes du Maquis » (Editions Muller, 2018).

4)- Pas les salopards-revanchards qui punissaient la « collaboration horizontale » à coup de tondeuse !

 

Note de la rédaction :

Un lourd bilan et une répartition des pertes méconnues :

Puis, un endoctrinement continu et le rouleau compresseur hollywoodien réécrivent l’Histoire…

Qui a le plus aidé à battre l’Allemagne ?

Un sondage mené par l’Ifop en mai 1945, sur l’ensemble du territoire français désormais libéré (et confirmant un sondage de septembre 1944 auprès des Parisiens), a montré que les interviewés apparaissent bien conscients du rapport de force et du rôle des alliés dans la guerre, et ce malgré la censure et la difficulté sous l’occupation à accéder à une information fiable.

Ainsi, une très nette majorité (57 %) considèrent que l’URSS est la nation qui a le plus contribué à la défaite allemande alors que les États-Unis et l’Angleterre, pourtant libérateurs du territoire national, ne recueillent respectivement que 20 % et 12 %. (N.B. Il ne s’agit évidement pas ici de minorer l’importance de l’effort accompli par les USA, tant industriel qu’humain)

Mais ce qui est proprement sidérant est que cette vision de l’opinion publique s’est inversée de manière très spectaculaire avec le temps, comme l’ont montré deux sondages réalisés en 1994, en 2004 et en mai 2015.

C’est tout de même formidable : en 1945, les Français qui ont vécu sous la censure ont bien compris qui a vraiment battu l’Allemagne, mais 70 ans plus tard, c’est une Histoire totalement différente qui est dans nos esprits !

Source : Les Crises, un blog créé par Olivier Berruyer.