Le « Coronavirus » rend-il fou ou idiot ?

Le « Coronavirus » rend-il fou ou idiot ?

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés / On n’en voyait point d’occupés / A chercher le soutien d’une mourante vie / Nul mets n’excitait leur envie… »

(Jean de La Fontaine ; « Les animaux malade de la peste »)

Nous savions déjà que l’avorton présidentiel était nul en géographie : n’a-t-il pas déclaré jadis, avec le ton sentencieux et donneur de leçons qu’on lui connait, que la Guyane était… une île ?

Nous savions aussi qu’ignorant tout de NOTRE passé, il est également nul en histoire : il ne voit, dans le rôle « colonisateur et pacificateur » (1) de la France, que des « crimes contre l’humanité » et des motifs à repentance. Dernièrement, il a osé comparer la colonisation de l’Algérie à la Shoah ; excusez du peu ! (2). Avec ce genre de déclaration irresponsable il ne fait que creuser, un peu plus chaque jour, le fossé entre les « Français de papier », ces Franco-algériens vivant massivement au crochet de la France, et les Français de souche, « Gaulois réfractaires » qu’il déteste. 

Dans son discours-fleuve du 12 mars, notre « Fidel Castré » – qui se prend pour Castro – a enfilé les perles, les fadaises et les lieux communs avec, je dois l’avouer, un certain talent.

On se dit que, finalement, les cours de théâtre que lui prodiguait la sémillante Brigitte Auzière (née Trogneux) n’ont pas été inutiles (3) : dire n’importe quoi devient un art quand on sait y mettre les intonations dramatiques qui permettent d’émouvoir les gogos, les naïfs et les imbéciles. 

On retiendra, de ce pathos verbeux, que le vrai danger, ce n’est pas le Coronavirus mais le « nationalisme » et le « repli sur soi ». La solution, c’est davantage d’Europe ; laquelle Europe n’est d’accord sur RIEN quant aux méthodes à mettre en œuvre pour tenter d’endiguer la pandémie.

Et si le Coronavirus était la réponse au « mondialisme heureux » prôné par les financiers apatrides dont Macron est le grouillot zélé ? Un retour de manivelle des accords de Schengen ?

Comme le Sida a été une réponse cinglante au vagabondage sexuel et aux amours débridés, vantés et encouragés par les bobos post-soixante-huitards. 

Dans le dernier prêche macronien, on admirera, au passage, la quintessence du « et en même temps » : on ferme les écoles, les garderies, les crèches etc… etc… On isole les personnes âgées dans leurs EHPAD-mouroirs, « et en même temps » on refuse de fermer nos frontières car c’est contraire à la doxa européiste. Notons d’ailleurs qu’on ne dit pas un mot au sujet des sympathiques migrants que le non moins sympathique Recep Tayyip Erdogan (en Turc : ɾɛd ʒɛp ˈtaːjip ˈɛɾdoan) est en train de nous envoyer. Soyez sans crainte, aucun d’eux n’a le Coronavirus (et aucun d’eux n’est un terroriste en puissance) sinon notre « Leader minimo » nous le dirait… 

Dès le début de son discours, il nous assénait SA vérité : jamais nous n’avions connu pire fléau. Faut-il rappeler à cet ignare la grippe dite « espagnole » ? Une pandémie due à une souche (H1N1) particulièrement virulente de grippe qui s’est répandue dans le monde de 1918 à 1919. Bien qu’ayant pour origine probable la Chine pour le « virus père » et les États-Unis pour sa mutation génétique, elle prit le nom de « grippe espagnole » car l’Espagne — non impliquée dans la Première Guerre mondiale — fut le premier pays à publier les informations relatives à ce terrible mal.

Cette pandémie a fait 50 millions de morts selon l’Institut Pasteur, et peut-être 100 millions selon certaines réévaluations récentes, soit 2,5 à 5 % de la population mondiale. 

En 1956 et 1957, nous avons connu la « grippe asiatique », née dans les provinces du Guizhou et du Yunnan. Virus identifié par les chercheurs des laboratoires de Melbourne, Londres et Washington. L’épidémie s’étend à Singapour en février 1957, pour atteindre Hong Kong en avril avec 250.000 malades en peu de temps. Elle touche les États-Unis en juin, provoquant 69.800 décès.

Le virus suit les routes terrestres et maritimes et gagne la totalité du monde en moins de six mois. Le nombre total de décès, dans le monde, serait de l’ordre de 3 ou 4 millions. En France, le virus a contaminé 9 millions d’individus et en a tué 100.000.

Oublions la grippe de 1968-1969, beaucoup moins meurtrière, pour passer à celle de 2009. 

Une pandémie qui va durer de 2009 à 2010 et faire encore environ un million de victimes.

Une fois de plus, Macron s’est comporté en pompier-pyromane : son discours démagogique et racoleur, pour « rassurer les Français » et les caresser dans le sens du poil en louant leur sang-froid, leur civisme, leur attachement aux « valeurs républicaines » (à l’approche des municipales, l’occasion était trop belle !) aura été totalement contreproductif : dès le lendemain, le Français – égoïste, hédoniste et champion de la débrouille – s’empressait d’aller piller les rayons de denrées alimentaires des grandes surfaces…En voulant rassurer, Macron a créé la panique ! 

Il sait pourtant, comme vous et moi, que dans le monde, la simple grippe « saisonnière » tue chaque année entre 250.000 et 500.000 personnes. En France, la grippe tue entre 10.000 et 15.000 personnes par an. Elle ne tue cependant que la fraction de la population la plus fragile : les personnes âgées, celles atteintes d’affections de longue durée ou les plus jeunes enfants. Ce profil de létalité semble se dessiner pour le Coronavirus, mais n’étant ni chercheur ni médecin, je n’ai pas d’avis sur la question. En revanche, sans être devin, je sais déjà que cette pandémie va provoquer une énorme crise économique, (et son corollaire inéluctable : une gravissime crise financière). 

Quel intérêt avait Macron à jeter de l’huile sur le feu ? A faire intervenir dès le lendemain Edouard Philippe puis Olivier Veran -ministre de la santé- pour en rajouter une couche ?

Ou bien ce type est fou, ou il est irresponsable (voire, les deux ?).

Euréka ! J’ai trouvé la réponse ! Elle était dans « l’Obs », ce torchon de gauche – créé par Daniel Bensaïd dit « Jean Daniel » (4) – qu’il m’arrive parfois de feuilleter dans les salles d’attente de toubib (5) depuis qu’une calvitie précoce et bedonnante de notaire de province m’a fait déserter les salons de coiffure. « L’Obs » disait ceci : « Un virus susceptible de nous rendre stupides, ou du moins d’altérer nos capacités cognitives, a été découvert par des chercheurs américains… 

Nommé « Chlorovirus ATCV-1 », il affecte le cerveau humain, entraînant un affaiblissement des fonctions visuelles et de la capacité à se situer dans l’espace…Les gènes de la mémoire et de l’émotion seraient également touchés, selon l’étude des scientifiques de l’école de médecine Johns Hopkins et de l’université du Nebraska aux Etats-Unis… ».

En fait Macron confond le Coronavirus avec le Chlorovirus dont il semble atteint.

A moins que, simple marionnette d’un ordre mondial qui le dépasse, il ne fasse qu’appliquer les directives de ses maîtres. 

Une chose est certaine : il ne suffit pas de prendre les intonations de Churchill au début de la bataille d’Angleterre pour emporter l’adhésion d’un peuple. En fustigeant le refus du « repli sur soi-même », il n’aura convaincu personne.

 

A part, peut-être… Benjamin Griveaux?

 

 

Notes :

1)- C’est l’avis de Jules ferry, Franc-maçon laïcard, mais aussi celui, entre autres, d’Arthur Conte dans son « Épopée coloniale de la France » (Plon ; Paris ; 1992). Un gros livre magnifiquement documenté et qui devrait faire partie des programmes scolaires.

2)- Je l’invite à lire mon « Hommage à NOTRE Algérie française » (Dualpha ; Paris ; 2019).

3)- Ceci devrait claquer le bec des médisants qui affirment que sa prof de français ET de théâtre lui a surtout appris à jouer à papa-maman, au docteur ou à « la bête à deux dos ».

4)- Cette belle conscience de gauche, pro-FLN durant la guerre d’Algérie et dont Macron est allé honorer la dépouille dans la cour des Invalides le 28 février dernier.

5)- C’est fou le nombre de médecins au sein de la gauche-caviar ! Mais il est vrai que le portefeuille est à gauche.

Philippe Conrad (TV Libertés) revient sur l’épisode endémique de la peste que connut Marseille en mai 1720, faisant près de 120.000 victimes sur un bassin de population de 400.000 habitants. Des marchandises contaminées dans la cargaison d’un bateau en provenance du Proche-Orient, accostant dans le port français, fut à l’origine du fléau véhiculé par les puces et les rats. L’épidémie ne fut surmontée qu’en 1722 avec la levée de la dernière quarantaine.

« Réactionnaire » : est-ce une injure ?

« Réactionnaire » : est-ce une injure ?

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Réactionnaire : qui appartient à la réaction (au sens politique)… »

(Définition du « Petit Larousse illustré »)

 

Qu’est-ce qu’un réactionnaire ? Et suis-je moi-même un réactionnaire ?

Ce qualificatif, qui, de nos jours, est presque une insulte, ne saurait se résumer à la définition sommaire du « Petit Larousse ». Alors faisons appel à « Wikipédia » qui est devenu, au fil du temps, l’outil indispensable de la sous-culture branchée : l’encyclopédie des gens qui n’ont plus le temps de lire (et encore moins d’étudier) mais qui vont chercher, en quelques clics sur Internet, le vernis superficiel et monocouche qui leur tient lieu de culture. Mai 68 a intellectualisé des imbéciles, Internet leur a fait croire qu’ils savent tout. 

Donc, que dit « Wikipédia » ?

« Une réaction désigne la politique prônant un retour à une situation passée réelle ou fictive, révoquant une série de changements sociaux, moraux, économiques et politiques. Un partisan de la réaction est nommé « réactionnaire ». Le terme s’oppose à révolutionnaire, à progressiste, ces derniers employant de façon raccourcie le mot « réac », pour désigner péjorativement toute personne identifiée comme réactionnaire qui s’oppose aux idéaux qui se veulent progressistes. Réactionnaire s’apparente aussi à conservateur… »

Même si c’est mal torché, je suis assez d’accord – une fois n’est pas coutume – avec la définition de « Wikipédia » : le mode de pensée réactionnaire rejette souvent un présent perçu comme « décadent » et prône un retour vers un passé parfois idéalisé.

Le terme serait apparu – mettons ça au conditionnel ! – au cours de la Révolution, pour qualifier les gens opposés aux idéaux révolutionnaires, et qui rêvaient à un retour à la Monarchie d’Ancien Régime. 

Les religions – et en particulier le Catholicisme – sont souvent qualifiées de réactionnaires par ceux qui se réclament d’un progressisme généralement athée.

Ces derniers clament leur opposition à tous les philosophes « religieux » (comme Louis de Bonald, Joseph de Maistre ou François-René de Chateaubriand).

Karl Popper parle de « croyance progressiste », laquelle conduit non pas à construire la connaissance mais à identifier la religion comme génératrice de préjugé et donc, au final à chercher à abolir la religion. Les loges maçonniques ont joué un rôle prépondérant dans la lutte contre le Catholicisme, en France, en 1789, mais on peut en dire autant de l’Espagne ou du Portugal… 

Le terme « réactionnaire » est donc, en général, utilisé pour désigner de manière péjorative une personne s’opposant aux changements de la société, au progressisme, aux idées nouvelles…

Bref, la réactionnaire serait une sorte de ringard, passéiste, vieux jeu, réfractaire au progrès de la science. Dans les pays communistes, c’était déjà une insulte adressée aux dissidents (et aux démocraties occidentales). L’insulte a été reprise depuis par presque toute la classe politique : la gauche, les centristes et les libéraux. 

Dans « L’Opium des intellectuels » (1955), Raymond Aron note que le mot « réaction » peut servir à forger un ennemi imaginaire pour faciliter la cohésion d’un camp politique progressiste.

Il écrit, par exemple, que « Radicaux et Socialistes ne se sont réellement accordés que contre un ennemi insaisissable, la réaction ». Reconnaissons que Macron a bien retenu la leçon !

Le terme a été utilisé par Daniel Lindenberg, dans « Le rappel à l’ordre : enquête sur les nouveaux réactionnaires » (2002), pour qualifier – ou disqualifier – certains intellectuels qui ne buvaient pas comme du petit lait la doxa socialiste. 

Au-delà de ce (mauvais) livre, l’expression « réactionnaire » sert à désigner, à critiquer, à diaboliser une frange d’individus – intellectuels, décideurs, hommes politiques – qui osent faire l’apologie de l’ordre moral, de la sécurité, du patriotisme et de l’identité nationale.

Le plus amusant c’est que le terme « réactionnaire » stigmatise généralement ceux que la gauche considère comme des renégats du fait de leur conversion à des croyances nostalgiques et qui, inquiets de la dégénérescence de notre société, prônent un retour à l’ordre moral, à l’autorité, à la restauration des valeurs, voire au culte du passé, des racines et des identités. 

Maurice Maschino, en bon commissaire politique, désigne à la vindicte populaire : Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, Elisabeth Levy, Ivan Rioufol, Pascal Bruckner… et quelques autres, ainsi que des auteurs comme Michel Houellebecq et Maurice Dantec.

Il est vrai que ces gens-là viennent presque tous de la gauche.

J’y vois, pour ma part, une évolution normale et très positive chez des gens intelligents.

En 2007, Pierre-André Taguieff, a répliqué dans : « Les Contre-réactionnaires. Le progressisme entre illusion et imposture ». Selon lui, les vrais réactionnaires sont ceux qui utilisent le terme pour disqualifier leurs opposants. Il parle, à juste titre de « terrorisme intellectuel » voire d’« inquisition ».

Pour lui, « le progressisme, c’est la foi dans le progrès sans l’esprit critique ni le sens de la tolérance, avec la conviction dogmatique de posséder la vérité et d’être installé dans le bien…. Si les réactionnaires n’avaient pas existé, les progressistes les auraient inventés… »

Le philosophe Rémi Brague pose la question qui tue : « Le prétendu « réactionnaire » est-il le seul vrai « progressiste » ? » Et il a parfaitement raison, car le réactionnaire n’est pas réfractaire au progrès. C’est un individu – je suis de ceux-là – qui place le bon sens avant tout, se méfie de la nouveauté, des effets de mode, de ce qui est « tendance », sans pour autant tout condamner.

Il est partisan d’un ordre moral – base de toute civilisation – et ne se jette pas aveuglément vers les nouvelles idéologies. Il est adepte de l’« empirisme organisateur » tel qu’il a été défini par Charles Maurras : connaître et comprendre notre passé pour mieux envisager l’avenir. 

Je pense, sincèrement, être un réactionnaire, un « affreux réac », car je me définis souvent comme « un homme de progrès, pas de changement pour le changement ».

Je pense que notre société s’est bâtie, au fil des siècles, sur le décalogue chrétien qui a inspiré le « Code Napoléon » et qui reste, qu’on le veuille ou non, la base de l’Ordre social-chrétien qui a permis à notre société de fonctionner – plutôt bien – durant 1800 ans. 

En tuant « le Trône et l’Autel » les révolutionnaires de 1789 ont tué aussi cet ordre social qui nous évitait de nous comporter en barbares. Les philosophes des Lumières, qui furent les maîtres à penser des dirigeants de cette époque funeste – tous ou presque instruits en Loges maçonniques – ont réussi à faire disparaître la notion du bien et du mal au profit de la seule raison

Leurs héritiers, socialistes ou assimilés, ont fait évoluer ce concept mortifère : si l’homme, débarrassé de « la superstition » ne fait plus la différence entre le bien et le mal, s’il ne suit que ses instincts et ses désirs, il n’a plus aucun devoir, il n’a plus que des droits.

 

On voit où nous a mené cette idéologie fumeuse !!!

La vie privée des hommes publics

La vie privée des hommes publics

Le billet de Franck BULEUX

 

Il y a bien longtemps que les hommes publics sont privés de vie privée. Et alors ?

 

Les médias font aujourd’hui semblant de s’offusquer que l’absence de vie privée soit liée à un déni de démocratie. Mais l’homme (ou la femme) agit dans un cadre global, non en fonction de la nature de sa vie. L’exercice public n’est que la représentation de la vie privée

Lorsqu’Antoine Pinay, président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) et fondateur du Nouveau franc (NF) fut empêché de se présenter contre le Général en 1965, c’est parce que les services gaullistes avaient des informations sur la vie privée du maire de Saint-Chamond. 

Lorsque Georges Pompidou, Premier ministre de Mon Général, fut inquiété dans l’affaire Markovic, avec Alain Delon, sans doute par les mêmes services (Service d’action civique, SAC), il s’agissait bien de la vie privée de l’élu du Cantal. 

Plus tard, Mitterrand comme Giscard ont alimenté les ragots et les histoires sentimentales, les sous-entendus comme les réalités politiques, la Francisque pour l’un délivrée par le Maréchal Pétain, le soutien de l’extrême droite pour l’autre en 1974. 

L’homme public devient propriété du peuple, c’est ainsi. La figure du président de la République, depuis la réforme constitutionnelle de 1962, avec l’élection au suffrage universel direct, en fait une représentation du peuple, une incarnation même.

Mais au-delà du président de la République (le divorce de Sarkozy, la séparation de Hollande puis son changement de compagne), chaque homme ou femme publique devient possession du peuple. 

Toute notoriété entraîne un contrôle populaire, dans le plus pur style anglo-saxon. Les réseaux sociaux n’ont pas mis en place ce processus, ils l’ont accéléré.

Dès 1988, Jean-Marie Le Pen était traîné dans la boue car son épouse contestait les conditions financières de leur rupture et apparaissait, en tenue de soubrette, dans Play-Boy mais c’était Le Pen, et contre le leader du Front national, tout était permis.

Aujourd’hui, plus de 30 ans après, les médias condamnent les révélations de ces mêmes-médias contre les élus de la République. Logique… Paris-Match est invité à l’arrestation des personnes ayant permis de démontrer l’obscénité crasse de Benjamin Griveaux mais les médias condamnent la levée de ce secret. Mais enfin qui est en cause ? La personne qui dévoile son intimité (l’ancien ministre grivois) ou la personne qui reçoit des photos, des « nudes » comme l’on dit ? 

Dans la République En marche ! la personne qui reçoit des « nudes » est mise en examen. Mais ne s’agit-il pas d’un abus de machisme, de testostérone ? Où sont les associations de défense des femmes ? Entendons-nous, vous adressez des photos pornographiques à des tiers et c’est le tiers qui est responsable ! Mais quelle est cette conception de la société, tout-à-fait contraire aux droits des femmes ?

La conception du droit selon Benjamin Griveaux permet donc d’adresser toute sorte de photo à d’autres et à porter plainte si ces personnes en font état… 

Il s’agit véritablement d’un abus caractérisé permettant à nos édiles d’assouvir leurs besoins les plus primaires. C’est Benjamin Griveaux qui devrait être mis en examen, pour exhibition, pour provocation sexuelle, pour comportement indigne d’un représentant de la République.

Faut-il que notre société soit tombée bien bas pour qu’elle ne réagisse pas à ce fait divers, préférant s’interroger sur la Russie, Vladimir Poutine plutôt que sur le comportement inadapté d’un des proches du président Macron… 

Le complot est une tarte à la crème permettant de s’exonérer de sa propre responsabilité. Il n’est question, ici, que de l’attitude d’un homme envers une femme, une attitude désobligeante et dénuée de toute relation sociale « normale ». Vous savez, cette relation que tous appellent « parité ».

La vie privée de Griveaux n’existe plus. Elle n’est que la vitrine de ses choix publics. Il serait probablement temps de s’intéresser à lui plutôt qu’à sa victime, qui n’a fait que recevoir ses propres désirs pour les assouvir.

La République et ses représentants n’ont plus d’ambition pour les citoyens, il ne reste plus que la satisfaction d’intérêts primaires, grégaires. Griveaux est le représentant emblématique de ce type d’homme politique dont l’intérêt pour la chose publique se limite à son plaisir personnel. 

Le plus grave n’est pas là mais il est intéressant, voire consternant, que la plupart des politiques, plutôt que de s’indigner contre ce type de fait, préfèrent soutenir le Griveaux grivois. Pourquoi ? Parce que ce type de méthode est l’expression de la vie politique ?

 

Alors si cela est le cas, il est grand temps de faire le ménage dans notre personnel politique.

La Franc-maçonnerie et l’Armée

La Franc-maçonnerie et l’Armée

Le billet d’Eric de Verdelhan

«…Si la Franc-maçonnerie était jadis un esprit, d’ailleurs absurde, une pensée, d’ailleurs erronée, une propagande, d’ailleurs funeste, pour un corps d’idées désintéressées ; elle n’est aujourd’hui plus animée ni soutenue que par la communauté des ambitions grégaires et des appétits individuels… » (Charles Maurras, « Dictionnaire politique et critique », 1932).

 

Depuis des années je dénonce assez régulièrement, dans mes livres ou mes chroniques, le rôle néfaste de «la secte maçonnique » envers les Etats-nations en général et la France en particulier. En France, c’est la Franc-maçonnerie qui a généré la Révolution, qui a tué « le Trône et l’Autel » et qui continue encore aujourd’hui à instiller ses avancées « sociétales » mortifères auprès de gouvernements lâches, aveugles, ou complices (voire les trois1).

Chaque fois que j’attaque la Franc-maçonnerie, j’ai droit à une volée de bois vert de « frères la gratouille » 2 furieux que l’on puisse critiquer leur secte « sans la connaître de l’intérieur ». 

Ce raisonnement est parfaitement stupide car je me moque comme d’une guigne des rituels et gesticulations aux seins des Loges, de leurs degrés et grades, comme de l’équerre et du compas.

Je juge l’arbre à ses fruits, or force est de constater que ses fruits sont pourris.

J’ai lu de nombreux ouvrages sur la F-M : ceux de Léon de Ponçins, puis plus récemment, ceux de Jacques Ploncard d’Assac3, Alain Bauer4, Sophie Coignard5, Emmanuel Pierratet quelques dizaines d’autres qu’il serait fastidieux d’énumérer ici… Loin de m’ériger en spécialiste, j’ai cherché à mieux connaître les forces occultes qui régissent notre vie depuis plus de deux siècles. 

Ce qui motive mon article d’aujourd’hui, c’est… le hasard : une rencontre avec le fils d’un ami, officier de Gendarmerie. Sorti « dans la botte » de l’école de Melun, je lui demandais, pour rire : « Tu dois bien être général, depuis le temps… ». Et il m’a répondu : « Et bien non, je suis toujours capitaine. » puis il a ajouté « être catholique pratiquant, chez nous ce n’est pas le meilleur moyen d’avancer, il vaut mieux être franc-mac ».

On dit, en effet, que la Gendarmerie serait – je mets ça au conditionnel car je n’en sais strictement rien – une pépinière de « frères-trois-points ». Il y a certainement un peu de vrai si l’on juge, par exemple, le cas du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. 

Loin de moi l’idée de ternir l’image d’un officier mort en service, égorgé par un salafiste.

Notre pays manque de héros or Beltrame est un héros. Mon respect pour lui est donc total !

En revanche, je suis perplexe quand je lis ce que certains journalistes ont écrit sur lui.

On nous a raconté que cet officier avait été initié en Franc-maçonnerie mais que sa fiancée l’avait amené (ou ramené ?) récemment au Catholicisme.

Cette belle histoire nous le rend sympathique, mais elle est fausse, du moins pour partie.

Arnaud Beltrame se rapproche de l’Église catholique en… 2007. Il sera confirmé le 26 avril 2009, à Rueil-Malmaison. Mais simultanément, il rejoint la Franc-maçonnerie, dans la « Grande Loge de France » (GLDF). Il est initié en 2008 dans la « Respectable Loge Jérôme-Bonaparte » à Rueil-Malmaison. Il a été « détecté » par son beau-père, Maurice Fromager, lui-même Maçon. 

C’est le général de Gendarmerie Michel Marquant qui va le parrainer dans la Loge « Jérôme Bonaparte ». Ce général est également secrétaire national de la « Fraternelle » de la Gendarmerie, dans laquelle il se fera, bien sûr, un devoir de parrainer Arnaud Beltrame.

La Franc-maçonnerie n’a pas manqué d’exploiter au maximum l’émotion autour de sa mort.

La presse nous apprend que la « Grande Loge de France » comptera un temple maçonnique « Arnaud Beltrame ». C’est le 19 avril 2019, au cours de « travaux funèbres », que Philippe Charuel, « Grand Maître » de la GLDF, a donné cette information. Des hauts gradés de différentes obédiences maçonniques étaient présents, dont Philippe Foussier, « Grand Maître du Grand Orient de France ».

On a noté la présence de Bruno Roger-Petit, en tant que « porte-parole de la Présidence de la République ». Le général Mazy, président de la « Fraternelle » de la Gendarmerie (appelée « Les Amis de Moncey ») a pris la parole. Signalons que le général Philippe Mazy est « Directeur des personnels militaires » de la Gendarmerie. On ne croit pas un seul instant que, dans le cadre de ses fonctions, il puisse être tenté de favoriser ses frères-maçons ; ce serait pure médisance !

La Franc-maçonnerie est très présente dans l’Armée française, et ce, depuis longtemps.

L’Armée de l’Air et la Gendarmerie seraient les plus « gangrénées ». J’utilise, là encore le conditionnel, par prudence. La « Royale », les paras et la Légion Etrangère seraient moins infiltrés par les Maçons, sans doute parce qu’on choisit d’y servir davantage par idéal que par ambition ? 

Disons un mot de l’histoire de la Franc-maçonnerie dans l’Armée.

La Franc-maçonnerie renaît en Écosse en 1717. En France, depuis la guerre de sept-ans, au contact des soldats anglais, les effectifs des officiers francs-maçons seront en constante évolution.

Comme chez les civils, la Franc-maçonnerie distille son venin – les idéaux des lumières – au sein des régiments. Le but visé est de chasser « le Trône et l’Autel » ou, plus exactement, de chasser la religion catholique et, par ricochet, la Monarchie car elle est « de droit divin ». 

Paradoxalement, c’est la Révolution qui va porter un coup d’arrêt au développement de la Franc-maçonnerie dans l’Armée. Il ne faut pas y voir une volonté de refreiner les idéaux maçonniques mais les purges effectuées massivement chez les officiers d’ancien régime vont considérablement réduire l’influence des Loges. N’oublions pas que Babeuf, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois, Danton, Robespierre, Saint-Just…etc…etc… étaient Francs-maçons.

Ceux qui osent prétendre qu’on doit à ces grands « humanistes », la mort du Roi, la Terreur, le génocide vendéen et la mise à sac de toute l’Europe sont des médisants : ces gens-là défendaient « les droits de l’homme et la liberté ». On nous serine ça depuis plus de 200 ans ! 

C’est la signature du Concordat qui va raviver le courant maçonnique dans l’Armée.

Dès 1797, le « Grand Orient » annonce qu’il reprend « force et vigueur ». Sous le Consulat et l’Empire, la Franc-maçonnerie prend en quelque sorte le relais des « cultes » révolutionnaires.

Le 22 messidor an VII (10 juillet 1799), la « Grande Loge de France » et le « Grand Orient » fusionnent et reprennent les attributs de l’ancienne « Grande Loge de France ».

En 1805, les régiments de la Grande Armée comptent une bonne cinquantaine de Loges qui relèvent du « Grand Orient de France ». L’infanterie étant la plus exposée dans les batailles, c’est dans ses rangs que les Loges sont les plus nombreuses.

A cette époque, on compte : 3.032 officiers, 1.458 sous-officiers et 437 soldats francs-maçons. Leur nombre ne cesse de croître jusqu’en 1814, date à laquelle 73 Loges militaires sont dénombrées : une Loge existait pratiquement dans chaque régiment. La Maçonnerie militaire servait (déjà !) à l’avancement tout en permettant, à l’occasion, d’avoir la vie sauve en faisant le signe de détresse sur le champ de bataille. Sur les 25 Maréchaux d’Empire, 17 étaient francs-maçons, dont : Bernadotte, Brune, Kellermann, Lannes, Mac Donald, Masséna, Mortier, Murat, Ney, Oudinot…

Leur « Grand Maître » était Joseph Bonaparte, le propre frère de l’Empereur7.

Mais cette Maçonnerie militaire sera frappée par la chute de l’Empire. En 1815, l’abandon du Maréchal Ney par ses frères-maçons en est le symbole. 

La conquête de l’Algérie va redonner du souffle à la Franc-maçonnerie militaire.

En 1858, on assiste à la création d’une Loge militaire en Crimée.

Cependant, deux Ministres de la Guerre (les généraux Billot en 1882 et Freycinet en 1889), interdisent aux militaires la fréquentation des Loges. En effet, la défaite de la France contre la Prusse était due, selon certains, à la trahison de Francs-maçons qui auraient communiqué aux Prussiens des informations hautement confidentielles. Mais ce fait n’est pas avéré.

Durant toute la 3ème République, celle que les historiens ont baptisée « la République des Francs-maçons », l’Armée a été perçue comme l’arche sainte du régime. 

Depuis la Révolution, la République a été belliciste, car elle entendait diffuser partout les « idéaux des Lumières », les sacro-saintes « valeurs républicaines ».

Ce sont les Républicains qui poussent à la guerre en 1792, en 1870 et ensuite en 1914. Ils veulent récupérer la rive gauche du Rhin, puis l’Alsace et la Lorraine.

La chasse aux Catholiques dans l’Armée atteint son paroxysme en 1904 avec l’affaire dite « des fiches ». Le Ministre de la Guerre, le général André, est interpellé à la chambre. Il est accusé de faire ficher les officiers catholiques (soupçonnés de « Jésuitisme »). Certains « frères » considèrent que l’Armée est une institution d’ancien régime et qu’il faut impérativement la « républicaniser ».

La Loge « Les Enfants de Gergovie » suggérait, par exemple, que : « toutes les propositions pour l’avancement, les décorations, les récompenses et toutes les nominations soient faites au cabinet du Ministre, ceci sans tenir compte de l’avis des chefs qui sont pour la plupart cléricaux et réactionnaires. ». Ceci au nom de l’égalité et de la fraternité sans doute ? On croît rêver !!!! 

« L’affaire des fiches » n’était d’ailleurs pas une nouveauté. Cette pratique existait déjà en 1789. Le but étant de débusquer les officiers contre-révolutionnaires. Les procédés du général André se situaient dans la tradition jacobine d’épuration républicaine.

L’histoire récente de notre Armée a souvent été marquée par l’épuration des cadres qui n’étaient pas Francs-maçons (ou qui étaient jugés trop modérément républicains).

Or, le fichage des officiers catholiques, pour les écarter du commandement, a été désastreux à deux reprises : en 1914 et en 1939. 

En 1914, les généraux compétents avaient été écartés. C’est le « frère » Joffre qui fut choisi pour diriger l’Armée. Face au désastre, on lui adjoint le général de Castelnau, catholique et non-maçon, afin d’éviter une cuisante défaite. Plus tard, Joffre sera remplacé par Foch, général catholique (ayant, de surcroît, un frère jésuite, congrégation honnie par les Républicains). 

Clemenceau voulait un chef compétent, pas un incapable inféodé aux Loges.

Le même processus douteux sera appliqué pendant l’entre-deux-guerres. Des officiers non-maçons seront écartés au profit de frères-maçons souvent médiocres.

C’est l’une des raisons de la mémorable « raclée » de juin 1940.

Il est amusant de noter que les généraux proches du Maréchal Pétain (Weygand, ainsi que ceux de la future Armée d’Afrique), et ceux qui rejoignirent De Gaulle à Londres, étaient quasiment tous royalistes (et généralement anti-maçons). 

A l’heure actuelle, combien y a-t-il de généraux francs-maçons dans l’Armée française ?

Je n’en sais rien, mais notre Armée, réduite à une peau de chagrin depuis 35 ou 40 ans, s’offre encore le luxe d’entretenir 450 généraux en activité et…5.500 en « 2ème Section »8.

Selon un ami, officier supérieur, et qui connaît donc le sujet mieux que moi : « les généraux francs-maçons représentent une bonne moitié des effectifs… ». Vrai ou faux ? Je l’ignore mais si tel est le cas, cela ne fait qu’augmenter les mérites de ceux qui accèdent aux étoiles sans être F-M ! 

On va me rétorquer qu’il y a aussi des Francs-macs intègres, honnêtes, idéalistes.

Je n’en doute pas, mais, comme disait Michel Audiard « Il y a aussi des poissons-volants et des moutons à cinq pattes, mais ce n’est pas la majorité de l’espèce. »

On me dit aussi que tous les F-M ne sont pas des « laïcards » forcenés : certaines Loges sont déistes. Je maintiens, pour ma part, que la Maçonnerie en général veut chasser le Catholicisme de France. Le culte du GADLU (Grand Architecte De L’Univers) répond à cette volonté ; c’est la suite logique du culte révolutionnaire à la « déesse Raison ».

Chateaubriand disait déjà, en son temps : « Chassez le Christianisme et vous aurez l’islam. »

Ceux qui combattent le Catholicisme font le jeu de l’Islam, et je suis intiment persuadé qu’ils le font sciemment. On cherche à fabriquer des « citoyens du monde », sans attache, sans racine, asexués, métissés, des moutons prêts à accepter demain une gouvernance mondiale (aux mains de la Franc-maçonnerie et de la finance apatride), mais pour cela, il faut d’abord tuer les Etats-nations.

Ce rôle est dévolu à l’Islam, qui croit conquérir le monde au nom d’Allah, mais qui n’est, en fait, qu’une troupe de manœuvre. 

On va penser que j’exagère. Alors, posons-nous la question suivante :

Un pays dans lequel les dirigeants, les magistrats, les policiers, les militaires de haut rang sont francs-maçons est-il encore une démocratie ? Assurément NON !

Or, toutes les lois qu’on nous impose sont étudiées, discutées puis élaborées en Loges.

On décide de notre sort dans des « convents » et autres « tenues blanches fermées ». On refile ensuite les projets de lois aux « Fraternelles parlementaires », voire directement à Bruxelles qui décide, non démocratiquement, de 80% des textes qui régissent notre vie quotidienne. 

Mais revenons à nos moutons (à cinq pattes) et à la Franc-maçonnerie dans l’Armée.

Ai-je tendance à lui attribuer une importance qu’elle n’a pas réellement ? J’en doute !

Depuis des années, les militaires – surtout les hauts gradés – ont porté aux nues certains de leurs ministres, à commencer par Charles Hernu, fils de gendarme, Franc-maçon revendiqué, auquel on n’a jamais reproché son passé sulfureux sous l’Occupation et ses accointances avec le KGB communiste9. Citons aussi Paul Quilès, surnommé « Robespaul », et Pierre Joxe, également Franc-maçon. Chez les ministres de la Défense venus de la droite parlementaire, Gérard Longuet, bien qu’il s’en défende, a été initié en Loge. L’ancien du mouvement « Occident » a su virer sa cuti pour booster sa carrière. D’après « Le Salon Beige », Michèle Alliot-Marie serait également Franc-maçon (je vous épargne « Franche-maçonne », tant pis pour Lili-Marlène Schiappa et Caroline De Haas !). Une chose est attestée : son concubin, Patrick Ollier est Franc-maçon. 

Comme les Francs-maçons sont discrets sur leur appartenance à la secte, il est difficile de se prononcer sur tous les ministres de la Défense. La plupart d’entre eux sont, au mieux, des « Maçons sans tablier ». Mais j’allais oublier de citer la coqueluche des militaires sous Hollande : Jean-Yves Le Drian. Loin des frères parisiens du « Grand Orient de France », il a été initié en 1982, dans la Loge lorientaise « Nature et Philanthropie », juste après l’arrivée au pouvoir des socialistes.

Ceci atteste, s’il était besoin, que la « Ripoux-blique » a bien compris que, pour convaincre des généraux-maçons d’accepter des coupes sombres dans le budget de nos armées, rien ne vaut un bon ministre-maçon : CQFD ! 

J’entends déjà les critiques des initiés qui estiment que la Franc-maçonnerie étant secrète, les profanes ne doivent pas en parler. Et bien, que ça leur plaise ou non, je m’arroge ce droit.

Après tout, il m’arrive aussi de critiquer le lobby « Gay » (comme lobby, car je ne voudrais pas être taxé d’homophobie) sans pour autant avoir fait mon « coming-out » – Dieu m’en garde ! – ou avoir subi les derniers outrages – Dieu m’en préserve ! – .

Alors, qu’ils prennent ce texte au 1er, 2ème, 3ème degré, et ce… jusqu’au 33ème, après tout, je m’en tape !

 

 

Notes :

1)- Gouvernements dans lesquels les F-M sont souvent majoritaires.

2)- « Frères la gratouille », appellation que l’on doit à François Mitterrand, lui-même initié en loge.

3)- « Le Secret des Francs-maçons ». Éditions de Chiré, 1979.

4)- « le crépuscule des frères : La fin de la Franc-maçonnerie ? ». Paris, Éd. de la Table ronde, 2005.

5)- « Un État dans l’État : Le contre-pouvoir maçonnique ». Paris, Éd. Albin Michel, 2009.

6)- « Les Francs-maçons sous l’Occupation ». Paris, Éd. Albin Michel, 2016.

7)- Jérôme Bonaparte, autre frère de Napoléon, était également franc-maçon.

8)- En gros le même effectif de généraux que l’Armée américaine. Et pendant ce temps, le fantassin qui se bat au Mali paie souvent sur ses deniers son gilet pare-balle. Cherchez l’erreur !

9)- Hernu était un agent soviétique, ceci a été prouvé lors de l’ouverture des dossiers de l’ex-KGB

Tir à vue : la répression selon Macron (1)

Tir à vue : la répression selon Macron (1)

La fiche de lecture  de Daniel Pollett

La lecture de cet ouvrage (1) aussi instructif qu’émouvant se déroule en un retour en arrière dans le temps, un temps récent fait d’événements toujours d’actualité préparant notre futur à court terme dont la tragédie s’amplifie sous nos yeux. Le lecteur suit Fiorina et son compagnon dans les épreuves qu’ils vivent ensemble et qui ne se terminent pas avec ce livre.

 

Ce qui est remarquable dans le style est sa simplicité uniquement narrative, très peu ponctuée de remarques ou de jugements personnels. On n’est pas ici dans l’idéologie mais dans le factuel, dans ce réel que les journaleux nous dissimulent, que les bobos gauchistes renient, que les juges rejettent et que les politiciens méprisent. Le dégoût et la colère pourraient conduire à s’exprimer avec un vocabulaire de circonstance, mais la sobriété, l’absence d’agressivité et l’ouverture d’esprit de Fiorina obligent à la rejoindre dans le même domaine. Aussi vais-je pareillement présenter son livre.

Nous avons tous appris son histoire et beaucoup d’entre-nous ont participé à la cagnotte mise en ligne pour lui venir en aide. À ce sujet quelques idiots ont manifesté une jalousie aussi déplacée qu’indécente, et des traîne-savates de la toile ont su retrouver une vieille photo malencontreuse qui, s’ajoutant à l’initiative de la cagnotte par un militant identitaire et à l’engagement de Fiorina aux côtés de Renaud Camus leur ont fait cataloguer celle-ci à l’extrême-droite, ce facile fourre-tout à répétitions qu’ils ânonnent quand on ne pense pas comme voudraient l’imposer ces gauchistes.

De nombreux passages sont édifiants et seule la lecture de l’ouvrage entier donne la mesure de l’ensemble. Fiorina expose ses raisons tant partagées de revêtir un gilet jaune : elle dénonce avec des mots justes l’égalité transformée en égalitarisme, l’abandon des provinciaux et des petites gens au profit de la mondialisation destructrice, les promesses électorales non tenues et l’absence de réactions gouvernementales face aux émeutiers de Grenoble -qui avaient attaqué une caserne de CRS avec des explosifs- pendant que les Gilets Jaunes étaient gazés, matraqués et mutilés dans le silence assourdissant des médias de propagande. Elle souligne que la France se retrouve au niveau des pires dictatures de pays sous-développés et rappelée à l’ordre même par l’ONU, ce machin qui s’occupe pourtant si bien à détruire les Nations.

On est avec elle quand sans aucune raison de maintien de l’ordre un CRS lui tire une grenade en plein visage. Là on peut se demander si celui-là ne serait pas aussi capable de tuer son père et sa mère. Comment cette jeune fille de vingt ans mesurant 1,50m, non armée et non agressive pouvait-elle représenter une menace pour l’ordre public ou pour la police ? Alors que quelques mètres plus loin, les célèbres Black-Blocs restés impunis cassaient tant et plus ! On arrive avec elle aux urgences et l’on entend le verdict : elle va perdre un œil. Elle a vingt ans, elle n’a rien fait de mal et elle va perdre un œil. Mais il n’y a pas que cela puisqu’elle présente un grave traumatisme crânien avec un fracas osseux impressionnant, un risque infectieux et d’atteinte cérébrale qui vont la conduire à une longue période de souffrances physiques, intenses et continues, de nombreux soins et des opérations à répétition uniquement réalisées par de grands spécialistes.

Un vrai martyre pour elle qui n’emploie jamais ce mot. Une épreuve pour sa famille et son compagnon, lequel lui apporte au quotidien les plus grandes preuves d’amour quand nombre de jeunes de son âge l’auraient abandonnée, incapables d’assumer le malheur injuste et irréversible arrivé sans prévenir. On suit Fiorina dans ses difficultés du quotidien, l’éblouissement, les vertiges, la douleur omniprésente et les impossibilités physiques de toutes sortes. On en est humilié avec elle. On l’accompagne dans ses nombreux et difficiles voyages entre Amiens et Paris. Tout cela ne l’empêche nullement d’exprimer sa solidarité et sa compassion avec tous les autres grands blessés du mouvement des Gilets Jaunes, ainsi que ses remerciements envers ceux qui l’ont secourue, ceux qui la soignent et les nombreux contributeurs à des actions de solidarité envers elle. On apprend au sujet des secours que le Street Medic l’ayant secourue ne peut plus courir parce qu’il a été particulièrement violenté par les CRS. Les racailles des banlieues ne risquent pas autant !

Plusieurs passages sont consacrés à cette presse subventionnée, médiocre et servile qui déverse à longueur de temps ses manipulations, ses mensonges et ses omissions tant et si bien qu’une large part de la population -65%- ne lui accorde plus aucun crédit (sauf celui de la redevance TV). On a bien vu ces médias déformer les faits, oublier les blessés et les casseurs gauchistes, ne présenter que des dégâts plutôt que les légitimes revendications des Gilets Jaunes. Fiorina rend un hommage particulier à notre chère TV-Libertés, la seule à lui consacrer la juste présentation que son malheur et son courage lui font mériter.

Fiorina consacre un long chapitre à la connivence de fait de l’extrême-gauche avec le gouvernement, qui établit factuellement que les gauchistes ont infiltré et récupéré à leur profit le mouvement spontané et populaire des Gilets Jaunes. Non seulement ils ont démotivé bien des manifestants initiaux, mais ils ont aussi menacé et agressé ceux qui ne pensent pas comme eux, les ont exclu des manifestations -et d’autres actions comme vu localement à propos du compteur Linky- et plus encore, ils ont discrédité le mouvement en formant des Blacks-Blocs vandalisant tout alentour et agressant la police, ce que le gouvernement et ses médias serviles attendaient avec impatience. Chacun peut observer que cette récupération aussi indécente que nocive a pour résultat… l’absence de tout résultat alors que cette initiative populaire se termine en eau de boudin et que rien, absolument rien n’est résolu.

Fiorina a écrit une lettre à Macron, à laquelle ce lâche n’a bien sûr pas répondu. Ou plutôt, il a répondu par avance avec la violence inouïe des interventions policières au cours desquelles quelques étranges consciences ont cru bon de faire du zèle. Que le CRS qui a tiré sur Fiorina aie donc le courage de lire ce livre ! Mais il a avec lui quelques syndicats de flics défendant non pas le bien commun mais un singulier corporatisme et c’est bien dommage. Nous avons trop besoin de la police pour qu’elle soit employée et se conduise comme la milice privée d’une association de malfaiteurs. Nous aurions aimé qu’elle soit là pour protéger les innombrables victimes des attentats et agressions du quotidien, dont dernièrement à ce jour Laura à Sallaumines, Mathieu à Saint-Priest et Kevin à Dunkerque -dont la télévision ne nous a pas parlé- plutôt que patrouiller devant les mosquées, faire du radar ou pourchasser les patriotes. Les syndicats de gauche ne sont pas exempts non plus de responsabilité dans tout cela, eux qui ont incité à voter pour un Macron illégitime à 18% avant d’appeler à manifester contre son action alors qu’ils ne représentent eux-mêmes que 25% des travailleurs. Lorsque l’on veut ruiner un pays, on ne s’y prend pas autrement ! L’avenir proche apportera le bilan de ce sinistre mélange.

Nous devons faire en sorte que les responsables et les coupables soient châtiés de leurs crimes, c’est un devoir envers les 2500 blessés des Gilets Jaunes. L’initiative populaire doit revenir au peuple et il doit gagner.

 

 

Note :

(1) Tir à vue, la répression selon Macron, Fiorina Lignier, éditions Via Romana, 246 pages, 2019.