Les promesses d’emploi et l’argent public corrompent tout

Les promesses d’emploi et l’argent public corrompent tout

 

Par Jean-Philippe Delsol

 

L’argent public pervertit le jugement de tous les bénéficiaires de subventions et autres menus avantages accordés pour gagner leur consentement.

 

Après qu’en septembre 2017 Whirlpool a décidé la fermeture de son usine de sèche-linge à Amiens, la société WN a proposé de reprendre une grande partie du site et des salariés pour produire des casiers réfrigérés connectés et des chargeurs de batteries pour vélos et voitures. L’État avait alors versé 2,5 millions d’euros de subventions et Whirlpool 7,4 millions d’euros. Emmanuel Macron avait visité l’usine et soutenu ce plan. Las, WN a été placé en redressement judiciaire le 3 juin 2019 et ses 138 salariés ont reçu leur lettre de licenciement.

Quand la reprise d’entreprise est abondée par de l’argent public, et même parfois privé, il se trouve toujours quelque profiteur pour essayer d’en tirer parti. Mais tout projet qui naît dans l’argent des autres est déjà un projet boiteux. Il en est ainsi de la reprise de l’aciérie de Hayange et de ses 420 salariés par British Steel qui a tout aussitôt elle-même déclaré sa cessation de paiement en Angleterre et qui pourrait désormais passer sous le contrôle du fonds de pension militaire turc Oyak avec lequel des négociations sont en cours.

Des promesses avec de l’argent public : 4 000 emplois seraient menacés dont peut-être ceux d’Hayange. Le site Ascoval de Saint-Saulve qui appartient à la maison mère de British Steel n’est pas concerné, mais sa situation est bien précaire et il ne survit, lui aussi, qu’avec l’argent public et notamment le prêt de 12 millions d’euros que lui a consenti imprudemment le Conseil régional des Hauts-de-France en mai dernier.

Les promesses n’engagent jamais que ceux qui les reçoivent. Les projets éoliens en mer, concernant des sites importants, en sont un autre exemple. Les promoteurs de ces projets ne parviennent à surmonter l’opposition déterminée des populations à l’installation de ces machines à vent inutiles et nuisibles qu’en distribuant moult prébendes.

Grâce aux profits mirobolants que promettent les prix garantis indirectement par l’État et trois à quatre fois supérieurs aux prix de marché – pour un coût estimé de 28 milliards d’euros sur les 20 ans prochains à la charge des clients d’EDF ou du contribuable ! – les sociétés d’éoliennes en mer inondent de petites subventions les marins-pêcheurs, les écologistes, les communes… et promettent des emplois.

Ainsi, par exemple, à Noirmoutier, dans le projet d’édification au large de 62 mâts géants, il est promis la création de dizaines d’emplois à terre. Mais ceux-ci sont sans doute fonction de l’agrandissement du port qui reste hypothétique et les bateaux de maintenance pourraient trouver meilleur port non loin, à Saint-Nazaire.

Ces promesses d’emplois relèvent en fait trop souvent de la tromperie. Commet une tromperie quiconque, lors de la formation ou de l’exécution du contrat, dit ou suggère à une partie des informations inexactes et relatives aux qualités substantielles de l’objet de la convention. Ces fausses promesses pourraient donc être qualifiées de trompeuses. Plus généralement, cet argent pervertit le jugement de tous les bénéficiaires de subventions et autres menus avantages accordés pour gagner leur consentement. L’abus de confiance pourrait encore être évoqué à l’égard de tous.

 

L’argent corrompt dit-on, mais l’argent public corrompt énormément.

Élections, piège à cons ! Cependant…

Élections, piège à cons ! Cependant…

 

Sera présent à la Fête de la Ligue du Midi 2019

  

François JAY

 

Conseiller municipal de Bordeaux – membre de Bordeaux Métropole,

prendra la parole lors de la fête de la Ligue du Midi,

le 8 septembre 2019 en petite Camargue.

 

Déjà 150 inscrits !

François Jay

François Jay

C’est vrai, les élections sont un piège à cons. La dernière élection présidentielle qui a vu la victoire surprise d’Emmanuel Macron en est une magnifique illustration. La victoire de l’ancien ministre de François Hollande, Président rejeté par la population comme ne l’a jamais été un président de la cinquième république, est le résultat d’une manœuvre électorale extraordinaire.

Élections : terrain miné

Une manipulation qui était visible, grossière et qui a marché magnifiquement. Les élections sont truquées, c’est un terrain miné pour les patriotes. Nous n’avons pas les armes pour gagner : médias et journalistes, maîtres penseurs, artistes et autres influenceurs de l’opinion, professeurs/instituteurs. Même l’Église est contre nous !

Pourtant les campagnes électorales sont un moment propice à la diffusion de nos idées. C’est une période pendant laquelle, malgré tout, un débat politique existe, et pendant laquelle il est plus facile de s’adresser à nos compatriotes. C’est une occasion où il y a une écoute plus importante parce que les français sont intéressés par la politique, ne serait-ce que par le résultat du scrutin.

Un match truqué

Paradoxalement, même si le match est truqué, il faut participer. Même aux élections locales, comme celles des maires et conseillers municipaux. Le contexte est différent selon la taille des communes. Et les chances de succès (électoraux) pas négligeables. En tout cas ce serait une erreur de ne pas aller au combat contre des gens qui utilisent les ressources des communes pour leurs profits personnels (les petits avantages des élus en commençant par les indemnités qu’ils perçoivent), et pour mettre en œuvre des politiques qui sont franchement défavorables à notre Patrie. Je pense aux subventions aux associations immigrationnistes, aux associations « culturelles gauchistes », aux associations qui soutiennent les squatteurs etc… SOS Méditerranée finance son trafic d’êtres humains en Méditerranée en grande partie par des subventions publiques, c’est à dire avec de l’argent qui nous est pris de force par le fisc.

Pas de champ libre pour les ennemis de la France

Ne laissons pas la voie dégagée aux ennemis de la France sans combattre, y compris sur le terrain électoral. Ne pas combattre c’est la certitude de perdre et de laisser le champ libre à nos ennemis, qui, croyez-nous, sont sans scrupules… Que ce soit dans les méthodes de ce combat -nous l’avons vu avec Macron et ses basses méthodes-. Par exemple, pour récupérer l’électorat algérien il n’a pas hésité à déclarer à Alger, un ignoble mensonge contre la France, à savoir que la colonisation aurait été « un crime contre l’humanité ». Un tel comportement est une forfaiture, une trahison.

Pas de victoire sans combat

En fait, nous ne pouvons que gagner. Nous n’avons rien à perdre, pas de places à conserver. Nous ne pouvons que faire progresser nos idées, et éventuellement profiter des subventions publiques pour financer notre propagande si notre score dépasse les 5%. Pas d’état d’âme à ce sujet. Nous ne faisons que récupérer ce le fisc nous a pris.

Les chances d’avoir des élus ne sont pas négligeables, bien que le code électoral soit rédigé pour favoriser les partis de « l’établissement ». Avoir des élus, c’est l’assurance d’avoir la parole dans les assemblées, et aussi, et c’est capital, l’accès aux dossiers qui accompagnent les décisions des collectivités. Participer, c’est se former, c’est s’aguerrir, c’est gagner en crédibilité. Un jour nous gouvernerons et ce jour-là, plus nous aurons de femmes et d’hommes d’expérience et plus nos chances de réussir seront grandes. Militer c’est bien. Se frotter directement au pouvoir, c’est indispensable.

Tout est dans l’exécution

La guerre est un art facile disait Napoléon. Tout est dans l’exécution. Ne croyez pas que vous ne pouvez pas gagner. C’est exactement l’inverse. Vous pouvez gagner. Tout est question de préparation, d’habileté, et… de circonstances favorables.

Préparons nos futurs succès. Profitons de la fête de la Ligue pour aborder la question de la préparation au combat électoral :

  • ce que doivent être nos thèmes de campagne, les idées que nous devons défendre, notre programme.
  • la tactique électorale, les moyens, la méthode…
  • l’intendance et la réglementation sur les comptes de campagne,
  • les objectifs en fonction des situations (petite commune, ou grande…),
  • enfin, le rôle (en fait le combat) des élus.

Débarquement en Provence : Micron fait dans la repentance !

Débarquement en Provence : Micron fait dans la repentance !

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« La rapidité avec laquelle les divisions s’emparent, non sans de durs combats, de Toulon et de Marseille assure aux forces alliées un avantage excellent immédiat… Après ces opérations, la 1ère Armée pousse vers le nord au cours de l’automne et de l’hiver et se trouve engagée dans des combats difficiles et continus dans les Vosges ; les formations nord-africaines, particulièrement les Tirailleurs et les Goumiers, jouent à nouveau un rôle essentiel dans la montagne, au prix de lourdes pertes… ».

(Anthony Clayton 1).

 

On a beau être, comme je le suis, un opposant farouche de Micron, on est parfois obligé de reconnaître et même d’admirer les talents d’illusionniste de ce petit homme narcissique.

Il vient encore de nous en faire une belle démonstration en commémorant le débarquement en Provence le 15 août 1944. Ce fut un coup de maître, et disons-le, un coup de génie : sa cote de popularité va remonter en flèche auprès des militaires, qui aiment qu’on honore leurs combats (et leurs rares victoires) ; auprès des Franco-maghrébins (d’Algérie, de Tunisie et du Maroc) qui essaient, depuis des années2, de nous faire croire qu’on les a utilisés comme « chair à canon » pour libérer la métropole ; auprès de « Pieds Noirs » qui sont contents qu’on reconnaisse enfin leur participation à la libération de la Patrie ; et auprès des admirateurs de Sarkozizi, ce nain sautillant qui ne manque pas une occasion de flagorner et de caresser Micron dans le sens du poil. L’andouille de Tulle, lui, a décliné l’invitation ce qui prouve qu’il est un ingrat (et un nain gras).

Des journaleux nous expliquent depuis hier que Micron, par cette commémoration, est dans la suite logique de son « Itinérance mémorielle » à l’égard des poilus de 14-18, et qu’il prend ainsi une dimension de chef d’État « disparue depuis le général De Gaulle ».

Or Micron nous a simplement démontré sa capacité à dire tout et son contraire pour glaner quelques suffrages : il honore l’armée d’Afrique « et en même temps » il fustige le colonialisme et les « crimes contre l’humanité » commis en Algérie. En clair, il racole chez les Musulmans !

C’est une bonne chose que de saluer la libération de notre sol national, mais encore faut-il le faire avec un minimum d’honnêteté intellectuelle.

Je voudrais, par exemple, qu’on arrête d’entretenir le mythe, aussi stupide que mensonger, de « la France libérée par elle-même » et du « premier résistant de France » boutant le teuton hors de France à coups de croix de Lorraine, aidé par les FTP communistes3.

La « barbarie nazie » a été mise à bas par …360 divisions soviétiques, et sur notre sol, par 90 divisions américaines, 20 divisions britanniques et… l’Armée d’Afrique.

Il n’est donc pas exagéré de dire que l’Armée d’Afrique a libéré la France.

Rappelons, pour mémoire, que lors du débarquement en Provence d’août 1944, le général Giraud mobilisa 27 classes de Français d’Algérie. Du jamais vu, même pendant la Grande Guerre !

176.500 furent réellement incorporés. Ils se sont remarquablement battus et leur taux de pertes au feu fut deux fois supérieur à celui des autres unités alliées ayant participé, de près ou de loin, à la libération du sol national. Et tant pis s’il faut, ici, contredire les auteurs du film « Indigènes » mais l’effort demandé aux Musulmans fut moindre : sur 14.730.000 habitants de l’Algérie, 233.000 furent mobilisés soit 1,58% de la population. La majorité était constituée d’engagés volontaires.

L’effort consenti librement par les Musulmans d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie ET Maroc) fut 10 fois moins important que celui demandé aux « Pieds noirs ».

A partir du 15 août 1944, ce sont environ 260.000 combattants de « l’armée B » du général de Lattre de Tassigny, qui sont arrivés dans le sud de la France. 10 % étaient originaires de la métropole (les « Français Libres » de De Gaulle), 90 % venaient d’Afrique du Nord dont une écrasante majorité pour les départements d’Algérie. (48 % étaient des « Pieds noirs »).

Pour relativiser les choses, il faut se souvenir que le 6 juin 1944, les « Français libres » qui débarquèrent ce jour-là étaient…170 : les « bérets verts » du commando Kieffer.

La 2ème DB du général Leclerc – celle qui est entrée dans l’histoire – n’a débarqué qu’en août 44, presque deux mois plus tard, sur le sol de France.

Et, aussi glorieuse soit-elle, ce n’était jamais qu’UNE division.

On va me dire que j’oublie « le poids considérable de la Résistance ». Non, je n’oublie rien et j’ai un profond respect pour les vrais résistants. Ceux qui n’ont pas attendu les deux débarquements pour voler au secours de la victoire4. Mais la Résistance, d’après l’historien Basil H. Liddell Hart, a représenté l’équivalent de deux divisions ; deux… sur les 500 venues à bout du Nazisme.

Il faut se souvenir aussi que lors de la Libération, l’armée a réussi à incorporer – péniblement – moins de 100.000 résistants alors que, sur les trois départements d’Algérie, le général Giraud avait mobilisé 300.000 hommes.

Pourquoi nos manuels d’histoire nous parlent-ils si peu de l’Armée d’Afrique ?

Sans doute pour faire oublier qu’après une guerre gagnée militairement, le 19 mars 1962, la France a lâchement, tragiquement, honteusement, abandonné les « Pieds Noirs » et les Musulmans venus la libérer en 1944…

Si Micron veut être honnête, il doit rendre hommage aux « Pieds Noirs » pour l’effort consenti pour libérer la métropole. Il doit aussi reconnaître les bienfaits de l’œuvre française en Algérie et demander pardon de l’avoir qualifiée de « crime contre l’humanité ».

Mais, s’il voulait être honnête, il ne serait pas président de la « Ripoux-blique » !

Notes :

1)- « Histoire de l’Armée française en Afrique » d’Anthony Clayton, (Albin Michel, 1994).

2)- En particulier depuis la sortie du film de propagande « Indigènes » réalisé par Rachid Bouchareb, en 2006. Avec ce film, Jacques Chirac découvrait, parait-il, le rôle des Musulmans dans la libération de la France.

3)- J’ai traité ce sujet dans mon livre « Mythes et Légendes du Maquis » (Editions Muller, 2018).

4)- Pas les salopards-revanchards qui punissaient la « collaboration horizontale » à coup de tondeuse !

 

Note de la rédaction :

Un lourd bilan et une répartition des pertes méconnues :

Puis, un endoctrinement continu et le rouleau compresseur hollywoodien réécrivent l’Histoire…

Qui a le plus aidé à battre l’Allemagne ?

Un sondage mené par l’Ifop en mai 1945, sur l’ensemble du territoire français désormais libéré (et confirmant un sondage de septembre 1944 auprès des Parisiens), a montré que les interviewés apparaissent bien conscients du rapport de force et du rôle des alliés dans la guerre, et ce malgré la censure et la difficulté sous l’occupation à accéder à une information fiable.

Ainsi, une très nette majorité (57 %) considèrent que l’URSS est la nation qui a le plus contribué à la défaite allemande alors que les États-Unis et l’Angleterre, pourtant libérateurs du territoire national, ne recueillent respectivement que 20 % et 12 %. (N.B. Il ne s’agit évidement pas ici de minorer l’importance de l’effort accompli par les USA, tant industriel qu’humain)

Mais ce qui est proprement sidérant est que cette vision de l’opinion publique s’est inversée de manière très spectaculaire avec le temps, comme l’ont montré deux sondages réalisés en 1994, en 2004 et en mai 2015.

C’est tout de même formidable : en 1945, les Français qui ont vécu sous la censure ont bien compris qui a vraiment battu l’Allemagne, mais 70 ans plus tard, c’est une Histoire totalement différente qui est dans nos esprits !

Source : Les Crises, un blog créé par Olivier Berruyer.

En Haute-Garonne, les députés de Macron votent le CETA

En Haute-Garonne, les députés de Macron votent le CETA

 

Une brève de Vitus

 

Le 29 juillet, le président de la FDSEA avait convié les parlementaires de Haute-Garonne afin de faire le point en particulier sur les accords CETA et Mercosur. Malgré une invitation lancée depuis plus de quinze jours, aucun député n’a fait le déplacement. Les membres de la FDSEA ont bien essayé de défendre cette « absence » avec les congés, personne n’a été vraiment dupe. 

 

Sept députés sur dix ont voté le CETA

Les deux seuls ayant voté contre étant Joël Aviragnet (PS) et Sébastien Nadot (ex-LREM), Élisabeth Toutut-Picard (LREM) s’étant abstenue. On peut légitimement penser que cette absence, c’est un peu « courage, fuyons ! » Notons, quand même, que ce refus d’un dialogue constructif démocratique ne peut qu’engendrer de la colère chez certains agriculteurs un peu « motivés ».

Par contre, on a noté la présence de M. Pierre Médevielle, sénateur UDI très proche du monde agricole.

Les agriculteurs, ces oubliés

La réunion s’est donc résumée à une revue de détail des différentes difficultés rencontrées par le monde paysan aujourd’hui, les traités signés par l’Union européenne étant une partie de ces difficultés.

Les accords (CETA, Mercosur), c’est l’énorme problème du jour, en particulier pour les éleveurs, qui verront une concurrence déloyale déferler en Europe. Déloyale car les normes européennes imposées à tous les producteurs français ne sont pas respectées par le Canada ni par les pays d’Amérique du Sud. 

Pierre Médevielle, dans son intervention, a été très clair. En premier lieu, il a expliqué que le traité Mercosur lui faisait beaucoup plus peur que le CETA. Il a, ensuite, insisté très fortement sur deux points, le premier étant que des contrôles stricts doivent être faits pour tout ce qui sera importé en Europe, et « sans failles », dit-il. Le second est le coût de ces contrôles ; il affirme : « La France n’a plus aucun moyen, ces contrôles devront impérativement être payés par l’Union européenne. » Le Sénat fera des amendements dans ce sens, dit-il ; espérons que les sénateurs soient entendus. 

Un des adhérents FDSA a tenu à rappeler que les éleveurs n’étaient pas les seuls impactés par ces accords, les grandes cultures de céréales le sont aussi. Il a donné comme exemple le blé dur pour la fabrication des pâtes, arrivant en masse par bateaux en Italie pour la société Barilla. Ce blé dur, poussé dans des conditions climatiques limites, dit-il, est chargé de glyphosate juste avant la récolte, avec des doses beaucoup plus importantes que celles autorisées en Europe et en France. Ce glyphosate se retrouvera inéluctablement dans les pâtes vendues en Europe, sans aucune indication.

Ces accords européens sont, aujourd’hui, la grande angoisse de tout le monde agricole

Aucun politique ne veut entendre les arguments développés, en particulier l’interdiction en Europe de produits ne répondant pas aux normes draconiennes face à une importation autorisée de viandes ou de matières premières ne répondant pas à ces normes. Même le Ministre de l’Agriculture dit qu’aucun contrôle ne sera fiable à 100 %. L’alimentation, ce n’est pas les voitures ou l’informatique, réaffirment les agriculteurs, c’est avant tout un problème de santé publique.

 

Quand on voit l’empressement des députés à écouter les agriculteurs, on est en droit de tout craindre…

Qui sème le vent…

Qui sème le vent…

 

Le billet de Martin Moisan

 

On commence à prendre peur dans les étages, et c’est peut-être de là que reviendra la raison. 

 

À la fin du printemps le pouvoir croyait avoir maté la révolte populaire des gilets jaunes. Castaner avait matraqué, éborgné, les juges avaient emprisonné. Les nervis de l’ultra gauche avaient vidé les cortèges par la violence créant ainsi la demande d’ordre. Le président avait anesthésié une partie de l’opinion avec son monologue marathon. Les élections européennes étaient passées et la droite orléaniste étaient venue au secours du pouvoir déserté par son électorat de gauche. Ouf, c’était la fin du cauchemar et on croyait avoir repris la main. L’attelage brinqueballant était sorti du gué et on allait donc pouvoir accélérer à fond et profiter de l’effet de sidération pour passer les réformes qui fâchent : assurance chômage, retraites, lois sociétales sur la PMA et faire voter les traités scélérats.

 

Rien n’est réglé, au contraire, les raisons du mécontentement se sont envenimées

Pourtant, malgré cet apparent soulagement, absolument rien n’a été réglé des problèmes de fond qui minent la société française et qui ont jeté dans la rue des centaines de milliers de personnes dont on n’entendait jamais parler. En particulier, la question migratoire qui obstrue le paysage politique a été complètement évacuée alors que par ailleurs les français n’ont rien vu venir de ce qui leur avait été promis pour améliorer leur situation. Au contraire, entre prélèvement à la source et serrage de vis sur les prestations sociales, leur pouvoir d’achat a encore été laminé, tandis que les prix des biens de consommation courante flambent. Enfin, la signature du pacte de Marrakech qui ouvre toute grandes les portes du pays et organise le dépouillement des français au profit des nouveaux venus a encore accéléré l’invasion dont chaque français peut mesurer à l’œil nu qu’elle est en train de submerger le pays. Même s’ils n’en sont pas encore à pouvoir le formuler publiquement, cette fois-ci, ils ont bien compris qu’on était en train de les dépouiller pour habiller les nouveaux venus.

Et donc le feu continue de couver sous la cendre et l’incendie menace de reprendre de plus belle.

La contestation est en train de changer de forme, elle se personnalise

Les gens ont compris que les défilés en centre-ville ne servaient rien, ils ont compris que tout se passait à Paris et qu’une fois le coup raté à l’acte 4, rien ne serait plus possible. En effet, pris de panique suite à cet épisode, le pouvoir a considérablement durci la répression. Les moyens extrêmes du totalitarisme ont été employés pour mater la rébellion, au point que la presse et les observateurs étrangers s’en sont émus. (Même si la presse, aux ordres des ultra-riches, a dorénavant perdu son rôle de contrepouvoir – NDLR). Des lois liberticides ont été votées interdisant toute contestation sur les réseaux sociaux et même dans certains cas de manifester. Les activistes ont été fichés, inquiétés, traqués, emprisonnés. La marmite est cadenassée, la soupape de sécurité a été fermée ; et donc, la pression monte dangereusement sans trouver d’échappatoire.

Aucun moyen de se faire entendre, des corps intermédiaires désavoués incapables de jouer leur rôle stabilisateur et un pouvoir forcené qui ne veut rien lâcher et qui au contraire se crispe dans l’autoritarisme, l’arrogance et la provocation.

Résultat : faute d’exutoire, faute d’être entendue, la colère s’est transformée en haine et la haine s’est focalisée sur la personne de Macron et par contact sur tout ce qui lui est proche ou qui le soutient. Le président est systématiquement hué lors de ses sorties publiques : finale du championnat de France de Rugby, sortie ridicule du palais de l’Élysée en chef de guerre juché sur le command car. Chaque fois que Macron sort et malgré le cadenassage du périmètre, il est hué. Et maintenant, par simple contact, ce sont les députés LAREM qui sont directement visés là où ils sont, c’est à dire dans leur département d’origine, dans leurs permanences et sans doute bientôt à leur domicile personnel. Tout ce qui vient de MACRON est détesté, tout ce qui touche Macron est haï et donc les députés qui sont ses créatures et qui le soutiennent sans nuance se retrouvent maintenant en première ligne et c’est sur eux que se cristallise désormais la haine.

Quoi de plus naturel en somme ?

Pour la plupart sortis du néant, sans expérience politique et devant tout au seul Macron, les députés LAREM supportent le régime et votent les lois comme au plus beaux jours du centralisme démocratique. Le parlement est devenu une chambre d’enregistrement qui ne représente absolument pas l’opinion majoritaire ni l’intérêt supérieur du pays. Par ailleurs, l’opposition est inexistante et personne n’interpelle plus le pouvoir au parlement. Les français ont le sentiment de ne plus être représentés, de ne plus être écoutés, d’avoir été trahis. À cela s’ajoutent les affaires qui les contrarient au plus haut point. S’ils ont toujours supporté que les princes se gobergent, c’était à condition qu’ils fassent leur travail et surtout qu’ils protègent les intérêts supérieurs du pays. Or là, non seulement ils ne les défendent plus, mais ils les bradent. Tout cela est littéralement insupportable. Et donc, les français ont nettement le sentiment que non seulement ils se sont faits gruger lors de l’élection présidentielle et lors des législatives dans la foulée, que ce pouvoir est très mal élu, qu’il est illégitime ; mais que dans le même temps, plutôt que de chercher un compromis conforme à l’intérêt général et acceptable par tous, il impose de manière forcenée une politique qui ne convient qu’aux seuls ultra-riches et aux vainqueurs de la mondialisation, qu’il submerge le pays sous la migration et qu’il organise le dépouillement de la classe moyenne de souche ; écrasant le peuple et le défiant sous sa morgue.

Les députés dernier rempart contre la dictature, directement sous pression

Ces sont donc maintenant les députés LAREM derniers supporters de ce pouvoir haï qui vont se retrouver en confrontation directe et personnelle avec le peuple ; ou du moins la partie du peuple qui n’a plus rien à perdre et qui agit pour compte de la majorité silencieuse et opprimée. Cette mise en regard ne se fera pas dans les urnes, mais physiquement, là où ils sont. Qui sème le vent récolte la tempête. Il n’y a plus de débat démocratique dans ce pays, plus d’opposition, plus d’exutoire à la contestation pacifique. La situation est telle que le pouvoir l’a faite : verrouillée et explosive, et il en est le seul responsable.

Certains députés l’ont sans doute compris, un peu tard, et tentent de se désengager. Les plus avisés ont refusé de voter la mise en place du CETA. Ils ont bien fait et ils seraient encore mieux avisés de parler à leurs collègues et de les inviter à se désolidariser du pouvoir exécutif avant que les choses ne se gâtent vraiment. Par la violence encore contenue, les français leur font comprendre qu’ils ont intérêt à se désolidariser de ce pouvoir dictatorial et à jouer leur rôle, justement démocratique. Tous les contre-pouvoirs ayant été broyés, ils sont le dernier contre-pouvoir face à la dictature. Soit, ils s’en désolidarisent, soit il se pourrait qu’ils aient à affronter l’Histoire dont on sait qu’elle peut basculer dans le tragique.

La peur est parfois bonne conseillère, souhaitons tous qu’elle le soit.