Le « Coronavirus » rend-il fou ou idiot ?

Le « Coronavirus » rend-il fou ou idiot ?

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés / On n’en voyait point d’occupés / A chercher le soutien d’une mourante vie / Nul mets n’excitait leur envie… »

(Jean de La Fontaine ; « Les animaux malade de la peste »)

Nous savions déjà que l’avorton présidentiel était nul en géographie : n’a-t-il pas déclaré jadis, avec le ton sentencieux et donneur de leçons qu’on lui connait, que la Guyane était… une île ?

Nous savions aussi qu’ignorant tout de NOTRE passé, il est également nul en histoire : il ne voit, dans le rôle « colonisateur et pacificateur » (1) de la France, que des « crimes contre l’humanité » et des motifs à repentance. Dernièrement, il a osé comparer la colonisation de l’Algérie à la Shoah ; excusez du peu ! (2). Avec ce genre de déclaration irresponsable il ne fait que creuser, un peu plus chaque jour, le fossé entre les « Français de papier », ces Franco-algériens vivant massivement au crochet de la France, et les Français de souche, « Gaulois réfractaires » qu’il déteste. 

Dans son discours-fleuve du 12 mars, notre « Fidel Castré » – qui se prend pour Castro – a enfilé les perles, les fadaises et les lieux communs avec, je dois l’avouer, un certain talent.

On se dit que, finalement, les cours de théâtre que lui prodiguait la sémillante Brigitte Auzière (née Trogneux) n’ont pas été inutiles (3) : dire n’importe quoi devient un art quand on sait y mettre les intonations dramatiques qui permettent d’émouvoir les gogos, les naïfs et les imbéciles. 

On retiendra, de ce pathos verbeux, que le vrai danger, ce n’est pas le Coronavirus mais le « nationalisme » et le « repli sur soi ». La solution, c’est davantage d’Europe ; laquelle Europe n’est d’accord sur RIEN quant aux méthodes à mettre en œuvre pour tenter d’endiguer la pandémie.

Et si le Coronavirus était la réponse au « mondialisme heureux » prôné par les financiers apatrides dont Macron est le grouillot zélé ? Un retour de manivelle des accords de Schengen ?

Comme le Sida a été une réponse cinglante au vagabondage sexuel et aux amours débridés, vantés et encouragés par les bobos post-soixante-huitards. 

Dans le dernier prêche macronien, on admirera, au passage, la quintessence du « et en même temps » : on ferme les écoles, les garderies, les crèches etc… etc… On isole les personnes âgées dans leurs EHPAD-mouroirs, « et en même temps » on refuse de fermer nos frontières car c’est contraire à la doxa européiste. Notons d’ailleurs qu’on ne dit pas un mot au sujet des sympathiques migrants que le non moins sympathique Recep Tayyip Erdogan (en Turc : ɾɛd ʒɛp ˈtaːjip ˈɛɾdoan) est en train de nous envoyer. Soyez sans crainte, aucun d’eux n’a le Coronavirus (et aucun d’eux n’est un terroriste en puissance) sinon notre « Leader minimo » nous le dirait… 

Dès le début de son discours, il nous assénait SA vérité : jamais nous n’avions connu pire fléau. Faut-il rappeler à cet ignare la grippe dite « espagnole » ? Une pandémie due à une souche (H1N1) particulièrement virulente de grippe qui s’est répandue dans le monde de 1918 à 1919. Bien qu’ayant pour origine probable la Chine pour le « virus père » et les États-Unis pour sa mutation génétique, elle prit le nom de « grippe espagnole » car l’Espagne — non impliquée dans la Première Guerre mondiale — fut le premier pays à publier les informations relatives à ce terrible mal.

Cette pandémie a fait 50 millions de morts selon l’Institut Pasteur, et peut-être 100 millions selon certaines réévaluations récentes, soit 2,5 à 5 % de la population mondiale. 

En 1956 et 1957, nous avons connu la « grippe asiatique », née dans les provinces du Guizhou et du Yunnan. Virus identifié par les chercheurs des laboratoires de Melbourne, Londres et Washington. L’épidémie s’étend à Singapour en février 1957, pour atteindre Hong Kong en avril avec 250.000 malades en peu de temps. Elle touche les États-Unis en juin, provoquant 69.800 décès.

Le virus suit les routes terrestres et maritimes et gagne la totalité du monde en moins de six mois. Le nombre total de décès, dans le monde, serait de l’ordre de 3 ou 4 millions. En France, le virus a contaminé 9 millions d’individus et en a tué 100.000.

Oublions la grippe de 1968-1969, beaucoup moins meurtrière, pour passer à celle de 2009. 

Une pandémie qui va durer de 2009 à 2010 et faire encore environ un million de victimes.

Une fois de plus, Macron s’est comporté en pompier-pyromane : son discours démagogique et racoleur, pour « rassurer les Français » et les caresser dans le sens du poil en louant leur sang-froid, leur civisme, leur attachement aux « valeurs républicaines » (à l’approche des municipales, l’occasion était trop belle !) aura été totalement contreproductif : dès le lendemain, le Français – égoïste, hédoniste et champion de la débrouille – s’empressait d’aller piller les rayons de denrées alimentaires des grandes surfaces…En voulant rassurer, Macron a créé la panique ! 

Il sait pourtant, comme vous et moi, que dans le monde, la simple grippe « saisonnière » tue chaque année entre 250.000 et 500.000 personnes. En France, la grippe tue entre 10.000 et 15.000 personnes par an. Elle ne tue cependant que la fraction de la population la plus fragile : les personnes âgées, celles atteintes d’affections de longue durée ou les plus jeunes enfants. Ce profil de létalité semble se dessiner pour le Coronavirus, mais n’étant ni chercheur ni médecin, je n’ai pas d’avis sur la question. En revanche, sans être devin, je sais déjà que cette pandémie va provoquer une énorme crise économique, (et son corollaire inéluctable : une gravissime crise financière). 

Quel intérêt avait Macron à jeter de l’huile sur le feu ? A faire intervenir dès le lendemain Edouard Philippe puis Olivier Veran -ministre de la santé- pour en rajouter une couche ?

Ou bien ce type est fou, ou il est irresponsable (voire, les deux ?).

Euréka ! J’ai trouvé la réponse ! Elle était dans « l’Obs », ce torchon de gauche – créé par Daniel Bensaïd dit « Jean Daniel » (4) – qu’il m’arrive parfois de feuilleter dans les salles d’attente de toubib (5) depuis qu’une calvitie précoce et bedonnante de notaire de province m’a fait déserter les salons de coiffure. « L’Obs » disait ceci : « Un virus susceptible de nous rendre stupides, ou du moins d’altérer nos capacités cognitives, a été découvert par des chercheurs américains… 

Nommé « Chlorovirus ATCV-1 », il affecte le cerveau humain, entraînant un affaiblissement des fonctions visuelles et de la capacité à se situer dans l’espace…Les gènes de la mémoire et de l’émotion seraient également touchés, selon l’étude des scientifiques de l’école de médecine Johns Hopkins et de l’université du Nebraska aux Etats-Unis… ».

En fait Macron confond le Coronavirus avec le Chlorovirus dont il semble atteint.

A moins que, simple marionnette d’un ordre mondial qui le dépasse, il ne fasse qu’appliquer les directives de ses maîtres. 

Une chose est certaine : il ne suffit pas de prendre les intonations de Churchill au début de la bataille d’Angleterre pour emporter l’adhésion d’un peuple. En fustigeant le refus du « repli sur soi-même », il n’aura convaincu personne.

 

A part, peut-être… Benjamin Griveaux?

 

 

Notes :

1)- C’est l’avis de Jules ferry, Franc-maçon laïcard, mais aussi celui, entre autres, d’Arthur Conte dans son « Épopée coloniale de la France » (Plon ; Paris ; 1992). Un gros livre magnifiquement documenté et qui devrait faire partie des programmes scolaires.

2)- Je l’invite à lire mon « Hommage à NOTRE Algérie française » (Dualpha ; Paris ; 2019).

3)- Ceci devrait claquer le bec des médisants qui affirment que sa prof de français ET de théâtre lui a surtout appris à jouer à papa-maman, au docteur ou à « la bête à deux dos ».

4)- Cette belle conscience de gauche, pro-FLN durant la guerre d’Algérie et dont Macron est allé honorer la dépouille dans la cour des Invalides le 28 février dernier.

5)- C’est fou le nombre de médecins au sein de la gauche-caviar ! Mais il est vrai que le portefeuille est à gauche.

Philippe Conrad (TV Libertés) revient sur l’épisode endémique de la peste que connut Marseille en mai 1720, faisant près de 120.000 victimes sur un bassin de population de 400.000 habitants. Des marchandises contaminées dans la cargaison d’un bateau en provenance du Proche-Orient, accostant dans le port français, fut à l’origine du fléau véhiculé par les puces et les rats. L’épidémie ne fut surmontée qu’en 1722 avec la levée de la dernière quarantaine.

« Réactionnaire » : est-ce une injure ?

« Réactionnaire » : est-ce une injure ?

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Réactionnaire : qui appartient à la réaction (au sens politique)… »

(Définition du « Petit Larousse illustré »)

 

Qu’est-ce qu’un réactionnaire ? Et suis-je moi-même un réactionnaire ?

Ce qualificatif, qui, de nos jours, est presque une insulte, ne saurait se résumer à la définition sommaire du « Petit Larousse ». Alors faisons appel à « Wikipédia » qui est devenu, au fil du temps, l’outil indispensable de la sous-culture branchée : l’encyclopédie des gens qui n’ont plus le temps de lire (et encore moins d’étudier) mais qui vont chercher, en quelques clics sur Internet, le vernis superficiel et monocouche qui leur tient lieu de culture. Mai 68 a intellectualisé des imbéciles, Internet leur a fait croire qu’ils savent tout. 

Donc, que dit « Wikipédia » ?

« Une réaction désigne la politique prônant un retour à une situation passée réelle ou fictive, révoquant une série de changements sociaux, moraux, économiques et politiques. Un partisan de la réaction est nommé « réactionnaire ». Le terme s’oppose à révolutionnaire, à progressiste, ces derniers employant de façon raccourcie le mot « réac », pour désigner péjorativement toute personne identifiée comme réactionnaire qui s’oppose aux idéaux qui se veulent progressistes. Réactionnaire s’apparente aussi à conservateur… »

Même si c’est mal torché, je suis assez d’accord – une fois n’est pas coutume – avec la définition de « Wikipédia » : le mode de pensée réactionnaire rejette souvent un présent perçu comme « décadent » et prône un retour vers un passé parfois idéalisé.

Le terme serait apparu – mettons ça au conditionnel ! – au cours de la Révolution, pour qualifier les gens opposés aux idéaux révolutionnaires, et qui rêvaient à un retour à la Monarchie d’Ancien Régime. 

Les religions – et en particulier le Catholicisme – sont souvent qualifiées de réactionnaires par ceux qui se réclament d’un progressisme généralement athée.

Ces derniers clament leur opposition à tous les philosophes « religieux » (comme Louis de Bonald, Joseph de Maistre ou François-René de Chateaubriand).

Karl Popper parle de « croyance progressiste », laquelle conduit non pas à construire la connaissance mais à identifier la religion comme génératrice de préjugé et donc, au final à chercher à abolir la religion. Les loges maçonniques ont joué un rôle prépondérant dans la lutte contre le Catholicisme, en France, en 1789, mais on peut en dire autant de l’Espagne ou du Portugal… 

Le terme « réactionnaire » est donc, en général, utilisé pour désigner de manière péjorative une personne s’opposant aux changements de la société, au progressisme, aux idées nouvelles…

Bref, la réactionnaire serait une sorte de ringard, passéiste, vieux jeu, réfractaire au progrès de la science. Dans les pays communistes, c’était déjà une insulte adressée aux dissidents (et aux démocraties occidentales). L’insulte a été reprise depuis par presque toute la classe politique : la gauche, les centristes et les libéraux. 

Dans « L’Opium des intellectuels » (1955), Raymond Aron note que le mot « réaction » peut servir à forger un ennemi imaginaire pour faciliter la cohésion d’un camp politique progressiste.

Il écrit, par exemple, que « Radicaux et Socialistes ne se sont réellement accordés que contre un ennemi insaisissable, la réaction ». Reconnaissons que Macron a bien retenu la leçon !

Le terme a été utilisé par Daniel Lindenberg, dans « Le rappel à l’ordre : enquête sur les nouveaux réactionnaires » (2002), pour qualifier – ou disqualifier – certains intellectuels qui ne buvaient pas comme du petit lait la doxa socialiste. 

Au-delà de ce (mauvais) livre, l’expression « réactionnaire » sert à désigner, à critiquer, à diaboliser une frange d’individus – intellectuels, décideurs, hommes politiques – qui osent faire l’apologie de l’ordre moral, de la sécurité, du patriotisme et de l’identité nationale.

Le plus amusant c’est que le terme « réactionnaire » stigmatise généralement ceux que la gauche considère comme des renégats du fait de leur conversion à des croyances nostalgiques et qui, inquiets de la dégénérescence de notre société, prônent un retour à l’ordre moral, à l’autorité, à la restauration des valeurs, voire au culte du passé, des racines et des identités. 

Maurice Maschino, en bon commissaire politique, désigne à la vindicte populaire : Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, Elisabeth Levy, Ivan Rioufol, Pascal Bruckner… et quelques autres, ainsi que des auteurs comme Michel Houellebecq et Maurice Dantec.

Il est vrai que ces gens-là viennent presque tous de la gauche.

J’y vois, pour ma part, une évolution normale et très positive chez des gens intelligents.

En 2007, Pierre-André Taguieff, a répliqué dans : « Les Contre-réactionnaires. Le progressisme entre illusion et imposture ». Selon lui, les vrais réactionnaires sont ceux qui utilisent le terme pour disqualifier leurs opposants. Il parle, à juste titre de « terrorisme intellectuel » voire d’« inquisition ».

Pour lui, « le progressisme, c’est la foi dans le progrès sans l’esprit critique ni le sens de la tolérance, avec la conviction dogmatique de posséder la vérité et d’être installé dans le bien…. Si les réactionnaires n’avaient pas existé, les progressistes les auraient inventés… »

Le philosophe Rémi Brague pose la question qui tue : « Le prétendu « réactionnaire » est-il le seul vrai « progressiste » ? » Et il a parfaitement raison, car le réactionnaire n’est pas réfractaire au progrès. C’est un individu – je suis de ceux-là – qui place le bon sens avant tout, se méfie de la nouveauté, des effets de mode, de ce qui est « tendance », sans pour autant tout condamner.

Il est partisan d’un ordre moral – base de toute civilisation – et ne se jette pas aveuglément vers les nouvelles idéologies. Il est adepte de l’« empirisme organisateur » tel qu’il a été défini par Charles Maurras : connaître et comprendre notre passé pour mieux envisager l’avenir. 

Je pense, sincèrement, être un réactionnaire, un « affreux réac », car je me définis souvent comme « un homme de progrès, pas de changement pour le changement ».

Je pense que notre société s’est bâtie, au fil des siècles, sur le décalogue chrétien qui a inspiré le « Code Napoléon » et qui reste, qu’on le veuille ou non, la base de l’Ordre social-chrétien qui a permis à notre société de fonctionner – plutôt bien – durant 1800 ans. 

En tuant « le Trône et l’Autel » les révolutionnaires de 1789 ont tué aussi cet ordre social qui nous évitait de nous comporter en barbares. Les philosophes des Lumières, qui furent les maîtres à penser des dirigeants de cette époque funeste – tous ou presque instruits en Loges maçonniques – ont réussi à faire disparaître la notion du bien et du mal au profit de la seule raison

Leurs héritiers, socialistes ou assimilés, ont fait évoluer ce concept mortifère : si l’homme, débarrassé de « la superstition » ne fait plus la différence entre le bien et le mal, s’il ne suit que ses instincts et ses désirs, il n’a plus aucun devoir, il n’a plus que des droits.

 

On voit où nous a mené cette idéologie fumeuse !!!

La Franc-maçonnerie et l’Armée

La Franc-maçonnerie et l’Armée

Le billet d’Eric de Verdelhan

«…Si la Franc-maçonnerie était jadis un esprit, d’ailleurs absurde, une pensée, d’ailleurs erronée, une propagande, d’ailleurs funeste, pour un corps d’idées désintéressées ; elle n’est aujourd’hui plus animée ni soutenue que par la communauté des ambitions grégaires et des appétits individuels… » (Charles Maurras, « Dictionnaire politique et critique », 1932).

 

Depuis des années je dénonce assez régulièrement, dans mes livres ou mes chroniques, le rôle néfaste de «la secte maçonnique » envers les Etats-nations en général et la France en particulier. En France, c’est la Franc-maçonnerie qui a généré la Révolution, qui a tué « le Trône et l’Autel » et qui continue encore aujourd’hui à instiller ses avancées « sociétales » mortifères auprès de gouvernements lâches, aveugles, ou complices (voire les trois1).

Chaque fois que j’attaque la Franc-maçonnerie, j’ai droit à une volée de bois vert de « frères la gratouille » 2 furieux que l’on puisse critiquer leur secte « sans la connaître de l’intérieur ». 

Ce raisonnement est parfaitement stupide car je me moque comme d’une guigne des rituels et gesticulations aux seins des Loges, de leurs degrés et grades, comme de l’équerre et du compas.

Je juge l’arbre à ses fruits, or force est de constater que ses fruits sont pourris.

J’ai lu de nombreux ouvrages sur la F-M : ceux de Léon de Ponçins, puis plus récemment, ceux de Jacques Ploncard d’Assac3, Alain Bauer4, Sophie Coignard5, Emmanuel Pierratet quelques dizaines d’autres qu’il serait fastidieux d’énumérer ici… Loin de m’ériger en spécialiste, j’ai cherché à mieux connaître les forces occultes qui régissent notre vie depuis plus de deux siècles. 

Ce qui motive mon article d’aujourd’hui, c’est… le hasard : une rencontre avec le fils d’un ami, officier de Gendarmerie. Sorti « dans la botte » de l’école de Melun, je lui demandais, pour rire : « Tu dois bien être général, depuis le temps… ». Et il m’a répondu : « Et bien non, je suis toujours capitaine. » puis il a ajouté « être catholique pratiquant, chez nous ce n’est pas le meilleur moyen d’avancer, il vaut mieux être franc-mac ».

On dit, en effet, que la Gendarmerie serait – je mets ça au conditionnel car je n’en sais strictement rien – une pépinière de « frères-trois-points ». Il y a certainement un peu de vrai si l’on juge, par exemple, le cas du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. 

Loin de moi l’idée de ternir l’image d’un officier mort en service, égorgé par un salafiste.

Notre pays manque de héros or Beltrame est un héros. Mon respect pour lui est donc total !

En revanche, je suis perplexe quand je lis ce que certains journalistes ont écrit sur lui.

On nous a raconté que cet officier avait été initié en Franc-maçonnerie mais que sa fiancée l’avait amené (ou ramené ?) récemment au Catholicisme.

Cette belle histoire nous le rend sympathique, mais elle est fausse, du moins pour partie.

Arnaud Beltrame se rapproche de l’Église catholique en… 2007. Il sera confirmé le 26 avril 2009, à Rueil-Malmaison. Mais simultanément, il rejoint la Franc-maçonnerie, dans la « Grande Loge de France » (GLDF). Il est initié en 2008 dans la « Respectable Loge Jérôme-Bonaparte » à Rueil-Malmaison. Il a été « détecté » par son beau-père, Maurice Fromager, lui-même Maçon. 

C’est le général de Gendarmerie Michel Marquant qui va le parrainer dans la Loge « Jérôme Bonaparte ». Ce général est également secrétaire national de la « Fraternelle » de la Gendarmerie, dans laquelle il se fera, bien sûr, un devoir de parrainer Arnaud Beltrame.

La Franc-maçonnerie n’a pas manqué d’exploiter au maximum l’émotion autour de sa mort.

La presse nous apprend que la « Grande Loge de France » comptera un temple maçonnique « Arnaud Beltrame ». C’est le 19 avril 2019, au cours de « travaux funèbres », que Philippe Charuel, « Grand Maître » de la GLDF, a donné cette information. Des hauts gradés de différentes obédiences maçonniques étaient présents, dont Philippe Foussier, « Grand Maître du Grand Orient de France ».

On a noté la présence de Bruno Roger-Petit, en tant que « porte-parole de la Présidence de la République ». Le général Mazy, président de la « Fraternelle » de la Gendarmerie (appelée « Les Amis de Moncey ») a pris la parole. Signalons que le général Philippe Mazy est « Directeur des personnels militaires » de la Gendarmerie. On ne croit pas un seul instant que, dans le cadre de ses fonctions, il puisse être tenté de favoriser ses frères-maçons ; ce serait pure médisance !

La Franc-maçonnerie est très présente dans l’Armée française, et ce, depuis longtemps.

L’Armée de l’Air et la Gendarmerie seraient les plus « gangrénées ». J’utilise, là encore le conditionnel, par prudence. La « Royale », les paras et la Légion Etrangère seraient moins infiltrés par les Maçons, sans doute parce qu’on choisit d’y servir davantage par idéal que par ambition ? 

Disons un mot de l’histoire de la Franc-maçonnerie dans l’Armée.

La Franc-maçonnerie renaît en Écosse en 1717. En France, depuis la guerre de sept-ans, au contact des soldats anglais, les effectifs des officiers francs-maçons seront en constante évolution.

Comme chez les civils, la Franc-maçonnerie distille son venin – les idéaux des lumières – au sein des régiments. Le but visé est de chasser « le Trône et l’Autel » ou, plus exactement, de chasser la religion catholique et, par ricochet, la Monarchie car elle est « de droit divin ». 

Paradoxalement, c’est la Révolution qui va porter un coup d’arrêt au développement de la Franc-maçonnerie dans l’Armée. Il ne faut pas y voir une volonté de refreiner les idéaux maçonniques mais les purges effectuées massivement chez les officiers d’ancien régime vont considérablement réduire l’influence des Loges. N’oublions pas que Babeuf, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois, Danton, Robespierre, Saint-Just…etc…etc… étaient Francs-maçons.

Ceux qui osent prétendre qu’on doit à ces grands « humanistes », la mort du Roi, la Terreur, le génocide vendéen et la mise à sac de toute l’Europe sont des médisants : ces gens-là défendaient « les droits de l’homme et la liberté ». On nous serine ça depuis plus de 200 ans ! 

C’est la signature du Concordat qui va raviver le courant maçonnique dans l’Armée.

Dès 1797, le « Grand Orient » annonce qu’il reprend « force et vigueur ». Sous le Consulat et l’Empire, la Franc-maçonnerie prend en quelque sorte le relais des « cultes » révolutionnaires.

Le 22 messidor an VII (10 juillet 1799), la « Grande Loge de France » et le « Grand Orient » fusionnent et reprennent les attributs de l’ancienne « Grande Loge de France ».

En 1805, les régiments de la Grande Armée comptent une bonne cinquantaine de Loges qui relèvent du « Grand Orient de France ». L’infanterie étant la plus exposée dans les batailles, c’est dans ses rangs que les Loges sont les plus nombreuses.

A cette époque, on compte : 3.032 officiers, 1.458 sous-officiers et 437 soldats francs-maçons. Leur nombre ne cesse de croître jusqu’en 1814, date à laquelle 73 Loges militaires sont dénombrées : une Loge existait pratiquement dans chaque régiment. La Maçonnerie militaire servait (déjà !) à l’avancement tout en permettant, à l’occasion, d’avoir la vie sauve en faisant le signe de détresse sur le champ de bataille. Sur les 25 Maréchaux d’Empire, 17 étaient francs-maçons, dont : Bernadotte, Brune, Kellermann, Lannes, Mac Donald, Masséna, Mortier, Murat, Ney, Oudinot…

Leur « Grand Maître » était Joseph Bonaparte, le propre frère de l’Empereur7.

Mais cette Maçonnerie militaire sera frappée par la chute de l’Empire. En 1815, l’abandon du Maréchal Ney par ses frères-maçons en est le symbole. 

La conquête de l’Algérie va redonner du souffle à la Franc-maçonnerie militaire.

En 1858, on assiste à la création d’une Loge militaire en Crimée.

Cependant, deux Ministres de la Guerre (les généraux Billot en 1882 et Freycinet en 1889), interdisent aux militaires la fréquentation des Loges. En effet, la défaite de la France contre la Prusse était due, selon certains, à la trahison de Francs-maçons qui auraient communiqué aux Prussiens des informations hautement confidentielles. Mais ce fait n’est pas avéré.

Durant toute la 3ème République, celle que les historiens ont baptisée « la République des Francs-maçons », l’Armée a été perçue comme l’arche sainte du régime. 

Depuis la Révolution, la République a été belliciste, car elle entendait diffuser partout les « idéaux des Lumières », les sacro-saintes « valeurs républicaines ».

Ce sont les Républicains qui poussent à la guerre en 1792, en 1870 et ensuite en 1914. Ils veulent récupérer la rive gauche du Rhin, puis l’Alsace et la Lorraine.

La chasse aux Catholiques dans l’Armée atteint son paroxysme en 1904 avec l’affaire dite « des fiches ». Le Ministre de la Guerre, le général André, est interpellé à la chambre. Il est accusé de faire ficher les officiers catholiques (soupçonnés de « Jésuitisme »). Certains « frères » considèrent que l’Armée est une institution d’ancien régime et qu’il faut impérativement la « républicaniser ».

La Loge « Les Enfants de Gergovie » suggérait, par exemple, que : « toutes les propositions pour l’avancement, les décorations, les récompenses et toutes les nominations soient faites au cabinet du Ministre, ceci sans tenir compte de l’avis des chefs qui sont pour la plupart cléricaux et réactionnaires. ». Ceci au nom de l’égalité et de la fraternité sans doute ? On croît rêver !!!! 

« L’affaire des fiches » n’était d’ailleurs pas une nouveauté. Cette pratique existait déjà en 1789. Le but étant de débusquer les officiers contre-révolutionnaires. Les procédés du général André se situaient dans la tradition jacobine d’épuration républicaine.

L’histoire récente de notre Armée a souvent été marquée par l’épuration des cadres qui n’étaient pas Francs-maçons (ou qui étaient jugés trop modérément républicains).

Or, le fichage des officiers catholiques, pour les écarter du commandement, a été désastreux à deux reprises : en 1914 et en 1939. 

En 1914, les généraux compétents avaient été écartés. C’est le « frère » Joffre qui fut choisi pour diriger l’Armée. Face au désastre, on lui adjoint le général de Castelnau, catholique et non-maçon, afin d’éviter une cuisante défaite. Plus tard, Joffre sera remplacé par Foch, général catholique (ayant, de surcroît, un frère jésuite, congrégation honnie par les Républicains). 

Clemenceau voulait un chef compétent, pas un incapable inféodé aux Loges.

Le même processus douteux sera appliqué pendant l’entre-deux-guerres. Des officiers non-maçons seront écartés au profit de frères-maçons souvent médiocres.

C’est l’une des raisons de la mémorable « raclée » de juin 1940.

Il est amusant de noter que les généraux proches du Maréchal Pétain (Weygand, ainsi que ceux de la future Armée d’Afrique), et ceux qui rejoignirent De Gaulle à Londres, étaient quasiment tous royalistes (et généralement anti-maçons). 

A l’heure actuelle, combien y a-t-il de généraux francs-maçons dans l’Armée française ?

Je n’en sais rien, mais notre Armée, réduite à une peau de chagrin depuis 35 ou 40 ans, s’offre encore le luxe d’entretenir 450 généraux en activité et…5.500 en « 2ème Section »8.

Selon un ami, officier supérieur, et qui connaît donc le sujet mieux que moi : « les généraux francs-maçons représentent une bonne moitié des effectifs… ». Vrai ou faux ? Je l’ignore mais si tel est le cas, cela ne fait qu’augmenter les mérites de ceux qui accèdent aux étoiles sans être F-M ! 

On va me rétorquer qu’il y a aussi des Francs-macs intègres, honnêtes, idéalistes.

Je n’en doute pas, mais, comme disait Michel Audiard « Il y a aussi des poissons-volants et des moutons à cinq pattes, mais ce n’est pas la majorité de l’espèce. »

On me dit aussi que tous les F-M ne sont pas des « laïcards » forcenés : certaines Loges sont déistes. Je maintiens, pour ma part, que la Maçonnerie en général veut chasser le Catholicisme de France. Le culte du GADLU (Grand Architecte De L’Univers) répond à cette volonté ; c’est la suite logique du culte révolutionnaire à la « déesse Raison ».

Chateaubriand disait déjà, en son temps : « Chassez le Christianisme et vous aurez l’islam. »

Ceux qui combattent le Catholicisme font le jeu de l’Islam, et je suis intiment persuadé qu’ils le font sciemment. On cherche à fabriquer des « citoyens du monde », sans attache, sans racine, asexués, métissés, des moutons prêts à accepter demain une gouvernance mondiale (aux mains de la Franc-maçonnerie et de la finance apatride), mais pour cela, il faut d’abord tuer les Etats-nations.

Ce rôle est dévolu à l’Islam, qui croit conquérir le monde au nom d’Allah, mais qui n’est, en fait, qu’une troupe de manœuvre. 

On va penser que j’exagère. Alors, posons-nous la question suivante :

Un pays dans lequel les dirigeants, les magistrats, les policiers, les militaires de haut rang sont francs-maçons est-il encore une démocratie ? Assurément NON !

Or, toutes les lois qu’on nous impose sont étudiées, discutées puis élaborées en Loges.

On décide de notre sort dans des « convents » et autres « tenues blanches fermées ». On refile ensuite les projets de lois aux « Fraternelles parlementaires », voire directement à Bruxelles qui décide, non démocratiquement, de 80% des textes qui régissent notre vie quotidienne. 

Mais revenons à nos moutons (à cinq pattes) et à la Franc-maçonnerie dans l’Armée.

Ai-je tendance à lui attribuer une importance qu’elle n’a pas réellement ? J’en doute !

Depuis des années, les militaires – surtout les hauts gradés – ont porté aux nues certains de leurs ministres, à commencer par Charles Hernu, fils de gendarme, Franc-maçon revendiqué, auquel on n’a jamais reproché son passé sulfureux sous l’Occupation et ses accointances avec le KGB communiste9. Citons aussi Paul Quilès, surnommé « Robespaul », et Pierre Joxe, également Franc-maçon. Chez les ministres de la Défense venus de la droite parlementaire, Gérard Longuet, bien qu’il s’en défende, a été initié en Loge. L’ancien du mouvement « Occident » a su virer sa cuti pour booster sa carrière. D’après « Le Salon Beige », Michèle Alliot-Marie serait également Franc-maçon (je vous épargne « Franche-maçonne », tant pis pour Lili-Marlène Schiappa et Caroline De Haas !). Une chose est attestée : son concubin, Patrick Ollier est Franc-maçon. 

Comme les Francs-maçons sont discrets sur leur appartenance à la secte, il est difficile de se prononcer sur tous les ministres de la Défense. La plupart d’entre eux sont, au mieux, des « Maçons sans tablier ». Mais j’allais oublier de citer la coqueluche des militaires sous Hollande : Jean-Yves Le Drian. Loin des frères parisiens du « Grand Orient de France », il a été initié en 1982, dans la Loge lorientaise « Nature et Philanthropie », juste après l’arrivée au pouvoir des socialistes.

Ceci atteste, s’il était besoin, que la « Ripoux-blique » a bien compris que, pour convaincre des généraux-maçons d’accepter des coupes sombres dans le budget de nos armées, rien ne vaut un bon ministre-maçon : CQFD ! 

J’entends déjà les critiques des initiés qui estiment que la Franc-maçonnerie étant secrète, les profanes ne doivent pas en parler. Et bien, que ça leur plaise ou non, je m’arroge ce droit.

Après tout, il m’arrive aussi de critiquer le lobby « Gay » (comme lobby, car je ne voudrais pas être taxé d’homophobie) sans pour autant avoir fait mon « coming-out » – Dieu m’en garde ! – ou avoir subi les derniers outrages – Dieu m’en préserve ! – .

Alors, qu’ils prennent ce texte au 1er, 2ème, 3ème degré, et ce… jusqu’au 33ème, après tout, je m’en tape !

 

 

Notes :

1)- Gouvernements dans lesquels les F-M sont souvent majoritaires.

2)- « Frères la gratouille », appellation que l’on doit à François Mitterrand, lui-même initié en loge.

3)- « Le Secret des Francs-maçons ». Éditions de Chiré, 1979.

4)- « le crépuscule des frères : La fin de la Franc-maçonnerie ? ». Paris, Éd. de la Table ronde, 2005.

5)- « Un État dans l’État : Le contre-pouvoir maçonnique ». Paris, Éd. Albin Michel, 2009.

6)- « Les Francs-maçons sous l’Occupation ». Paris, Éd. Albin Michel, 2016.

7)- Jérôme Bonaparte, autre frère de Napoléon, était également franc-maçon.

8)- En gros le même effectif de généraux que l’Armée américaine. Et pendant ce temps, le fantassin qui se bat au Mali paie souvent sur ses deniers son gilet pare-balle. Cherchez l’erreur !

9)- Hernu était un agent soviétique, ceci a été prouvé lors de l’ouverture des dossiers de l’ex-KGB

Le colonel de La Roque

Le colonel de La Roque

Le billet d’Éric de Verdelhan 

« Notre idéal de liberté et de défense de la civilisation chrétienne repousse également le joug hitlérien et la tyrannie moscovite » (Colonel François de La Roque, dans un discours de 1937).

 

Pour la droite nationaliste, le 6 février est une date anniversaire : celle d’une belle occasion manquée, le 6 février 1934. Cette énorme manifestation, dans son organisation et dans son échec, fut l’œuvre des « Croix de feu » du colonel de La Roque. 

François de La Roque, est un brave dans tous les sens du terme : il sert sous Lyautey au Maroc, s’illustre au feu pendant la Grande Guerre puis prend la tête de l’association des « Croix de feu » qui regroupe les seuls anciens combattants décorés au combat. 

C’était le temps des ligues d’extrême-droite. Certaines regardaient d’un bon œil le fascisme italien. Mais La Roque ne saurait être fasciste puisqu’il était catholique convaincu. L’antisémitisme ne le gênait pas mais il n’était en rien virulent sur le sujet.

Il était, en revanche, totalement antiparlementaire et anticommuniste.

La crise économique de 1929, puis les scandales financiers du début des années 30, gonflent les effectifs des « Croix de feu », qui s’adjoignent les « Fils de Croix de feu », puis les « Volontaires Nationaux », trop jeunes pour avoir combattu (et dont le plus célèbre sera l’aviateur Jean Mermoz). 

Le 6 février 1934, dans l’émeute provoquée par le pseudo-suicide de l’escroc Stavisky, les colonnes du colonel de La Roque, disciplinées, prennent à revers la chambre des députés que la grosse masse des manifestants attaque par la Concorde. Elles bousculent les barrages et ont le palais Bourbon à portée de la main quand un ordre de La Roque, en personne, les détourne et les envoie déambuler, inoffensives, du côté des Invalides tandis que les salves des gardes mobiles continuent de coucher sur le pavé parisien des centaines de manifestants. 

Le colonel de La Roque pensait, et il avait raison, que la prise d’un édifice public ne signifiait pas la prise du pouvoir. Mais il réussit, ce jour-là, à s’attirer la haine de l’extrême-droite, pour n’en avoir pas fait assez, ainsi que celle de l’extrême-gauche pour cette tentative avortée de coup d’état. 

Cette conjonction apaisante, qui plaît tant aux partisans de l’ordre, lui vaut 10.000 adhésions par jour. Les « Croix de feu » dissoutes, il crée aussitôt le « Parti Social Français » et adopte une devise qui fera son chemin : « Travail, Famille, Patrie » appuyée sur un programme un peu simpliste et quelques formules qui font mouche : « Ni blanc, ni rouge mais bleu-blanc-rouge. ».

Le mouvement a un épouvantail : le Bolchevique, le « Moscoutaire », le Rouge.

Le brave colonel est à son affaire dans les grands rassemblements : défilés martiaux, grands meetings, immenses « grand messes » ; il faut, avant tout, intimider les Rouges. 

Le chef-d’œuvre de ce Kriegspiel eut lieu au printemps 1935: les adhérents, convoqués aux portes de Paris, y trouvent des centaines de cars et de voitures dont chaque conducteur ouvre au dernier moment une enveloppe contenant des instructions précises et un itinéraire. « Par des chemins différents, sans embouteillage, guidées par des agents de liaison aux carrefours, les colonnes s’égrènent vers l’ouest. Peu avant la nuit apparaît la flèche de Chartres. C’est presque la route de Péguy… » dira un témoin. Belle démonstration de force, totalement inutile ! 

Il n’empêche que 25.000 hommes ont été transportés sans heurt à 100 kilomètres de Paris.

Le colonel va les haranguer, dans une prairie, perché sur une charrette. Une fois de plus, ses militants les plus virulents se retireront avec le sentiment d’avoir été menés au bord du Rubicon pour… y pêcher à la ligne. C’est l’époque où un chansonnier ironisait en disant : « l’immobilisme est en marche et, désormais, rien ne l’arrêtera ». La droite nationale, qui n’a pas oublié le demi-tour gauche des « Croix de feu » le 6 février, ne les appellent plus que les « froides queues ». Dans la presse d’Action Française, le colonel de La Roque devient « Ronronnel de La Coque ». 

La Roque était en fait un Boulanger mâtiné de Pierre Poujade : il drainait les déçus, les râleurs et les mécontents. Il ne savait pas ce qu’il voulait mais il l’a dit avec sonorité.

Il n’est pas sans rappeler certains généraux actuels qui prétendent fédérer les patriotes et défendre la civilisation française tout en restant…apolitiques : comme si une telle équation était possible ! 

Pourtant, dans ce pays avachi qui réécrit régulièrement « les heures les plus sombres de son histoire », qui se souvient encore que le colonel François de La Roque fût aussi un authentique résistant et qu’il est mort des suites de sa longue captivité ?

Dès le 16 juin 1940, donc avant le discours du Maréchal Pétain du 17 juin, La Roque signait un éditorial intitulé « Résistance », dans le quotidien du « Parti Social Français » :

« Après avoir adressé aux Parisiens nos exhortations de courage et de fermeté, nous voulons maintenant crier à tous les Français le mot d’ordre de résistance. Le gouvernement au pouvoir a été désigné, soutenu à cause de son programme essentiel : tenir, ne jamais faiblir. Ce gouvernement ne saurait capituler sans se renier lui-même. Il ne saurait mettre bas les armes par une simple décision. Sa décision ne saurait sortir de la ligne choisie, convenue, adoptée, sans que le pays soit d’abord, consulté, prévenu. Ou bien ce serait une escroquerie morale dont aucun Français n’a le droit d’accuser un autre Français, ce dernier fût-il son pire adversaire politique. Tous les citoyens doivent donc être prêts à la résistance totale, et jusqu’au bout. La famille PSF au seul service de la nation entière doit donner l’exemple… Une seule consigne, quoi qu’il arrive : résistance !»

Le colonel de La Roque est arrêté par Hugo Geissler, chef de la Gestapo de l’Auvergne, le 9 mars 1943, ainsi que 152 dirigeants du PSF. Il est interné successivement, durant les six premiers mois, dans les cellules de la prison de Moulins, de Fresnes puis du Cherche-Midi.

Il est transféré le 31 août 1943 et déporté en Tchécoslovaquie au camp de concentration de Flossenbürg ; puis en Autriche au château d’Itter, où il a la surprise de retrouver Édouard Daladier, Paul Reynaud, Jean Borotra, Léon Jouhaux.

« La Roque est en piètre état. La détention fut pour lui particulièrement rude d’autant qu’il souffrait des suites d’une blessure reçue lors de la Grande Guerre. C’est dans un état de cachexie, avec un œdème des deux jambes, qu’il arrive le 10 janvier 1944 à Itter, où il est examiné et soigné par un médecin de Dachau ». Après une opération chirurgicale, La Roque entre en contact avec des parachutistes américains. C’est la 103ème Division américaine qui le libère, ainsi que les personnalités détenues à Itter, le 7 mai 1945.

La Roque revient en France le 9 mai 1945 et se voit immédiatement placé… en internement administratif jusqu’au 31 décembre 1945 afin de l’éloigner des affaires politiques, notamment des négociations du Conseil National de la Résistance.

La commission de vérification des internements administratifs réclame sa libération, mais le gouvernement ne tient pas compte de cet avis. À sa sortie d’internement, il est assigné à résidence et décède quelques mois plus tard, le 28 avril 1946, des suites de ses mois de détention.

Le colonel François de La Roque, héros de la Grande Guerre, du Rif et de la Résistance, sera décoré à titre posthume, en… 1961, de la « Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance » et se voit attribuer la carte de déporté-résistant, qui lui avait été refusée de son vivant. Et De Gaulle rend enfin hommage, en tant que chef de l’État, « à la mémoire du colonel de La Roque, à qui l’ennemi fit subir une cruelle déportation pour faits de Résistance et dont, je le sais, les épreuves et le sacrifice furent offerts au service de la France ». Puis le gouvernement de Michel Debré présenta « les excuses du gouvernement pour une injustice dont il mesure la profondeur ».

Pourquoi l’histoire officielle ne raconte-t-elle jamais ces choses-là ?

Le 6 février, ayons une pensée, mieux une prière, pour le colonel François de La Roque.

Non à la dictature de « l’extrême-centre »

Non à la dictature de « l’extrême-centre »

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Rassembler les centristes, c’est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens… » (Citation de François Bayrou dit « le crétin des Pyrénées »).

Depuis l’élection de Micron à la magistrature suprême, nous avons assisté à l’implosion des partis politiques traditionnels au profit d’un parti bourgeois, réunissant la gauche-caviar et la droite-cachemire, un regroupement d’intérêts, une association de malfaiteurs, que j’appelle l’ « extrême-centre ».

 

En un peu plus de deux ans, Micron et sa bande d’incapables ont transformé ce pays en pétaudière.

Pour ma part, citoyen et contribuable-lambda, je n’en peux plus des leçons de moraline à deux balles de Fidel Castré, notre « leader minimo ». Avec son regard fixe et glacial, pontifiant, sentencieux et toujours content de lui, il nous assène des lieux communs, des généralités floues, comme s’il parlait à des débiles profonds. En l’écoutant, j’ai l’impression d’être retombé en enfance : on me parle comme à un sale gosse ou un demeuré, un « ravi » comme on dit en Provence.

Mais le Macronisme serait-il, comme la vérole ou la chaude-pisse, un mal contagieux ?

Je savais que c’était une maladie honteuse mais je ne la pensais pas transmissible. Il semble pourtant, à l’approche des municipales, que par clientélisme électoral, de plus en plus de listes se disent « sans étiquette » et acceptent le soutien de LAREM. On me dit que, par peur des extrêmes, elles se rallient au Macronisme. Or, qu’est-ce que le Macronisme ? On ne peut décemment pas le qualifier d’idéologie, et encore moins de « courant de pensée » : Micron, c’est le vide sidéral, l’art du verbe creux, de l’esbroufe démagogique et du n’importe quoi qui n’engage à rien !

Histoire de renforcer un peu plus le pouvoir de Micron, Castaner a eu une idée géniale. Mais oui, mais oui, même Castaner peut parfois avoir du génie ! Les listes électorales des villes de moins de 9.000 habitants seront des listes sans étiquette. Il fallait y penser ! Même Erdogan n’aurait pas osé !

Peut-être faut-il rappeler aux Français comment sont élus les sénateurs ?

Certes, je peux comprendre qu’après le quinquennat calamiteux de Flamby Hollande, le clown au scooter, les Français aient pu trouver quelques qualités au petit homme narcissique élu en mai 2017. Il est propre sur lui et il parle bien (sans prompteur, nous dit-on). Bon, Il a le regard froid des hallucinés ou des gourous, mais le fait qu’il soit toujours accompagné par sa vieille gouvernante, la si gentille « Mémé Trogneux », ça rassure : se sachant surveillé, on pense que le galopin ne fera pas de bêtises.

Pourtant, quand je découvre, chez certains chroniqueurs jadis « de droite », une admiration à peine voilée pour « Jupiter », je me demande s’il reste encore un embryon – aussi minime soit-il – de VRAIE droite dans notre pauvre pays.

On nous dit qu’il « s’attaque à des réformes courageuses ; ce que la droite n’a pas osé faire dans le passé ». On se moque de nous ? On nous prend pour des C… ? Regardez le dossier des retraites.

Pendant deux ans, le contribuable a payé (fort cher), monsieur Delevoyou, qu’on a fini par mettre sur une Delavoie-de-garage : ce type était censé travailler avec les partenaires sociaux sur le régime de retraite unique et la suppression des régimes spéciaux. Aussi, je pose la question : qu’est-ce que ce gugusse a fichu pendant deux ans ?

Certes il avait aussi 13 autres mandats et les journées ne font que 24 heures…on peut comprendre.

Depuis Georges Pompidou, c’est la gauche – avouée ou larvée – qui est aux affaires en France.

La droite française rase les murs depuis « les heures les plus sombres de notre histoire ». Il lui arrive quand même, timidement et sans succès, de pointer de temps à autres le bout de son nez avec des gens comme Poujade, Tixier-Vignancour, Le Pen (Jean-Marie, pas l’ex-groupie de Philippot), Villiers, Marion Maréchal, Ménard etc…, mais elle n’intervient alors que timidement, comme figurant, comme repoussoir, comme second couteau, dans ce navet infâme qu’est la pantalonnade « ripoux-blicaine ».

Alors, comme sous Giscard, le daim auvergnat, la droite BCBG (1) veut croire qu’elle a trouvé un homme capable de rassembler « deux Français sur trois » (2). Du coup, dans la « novlangue » qui plait tant aux bobos de la gauche-caviar ET de la droite-cachemire, on nous assure que « Jupiter » « bouscule la vieille politique », qu’il « renverse la table », qu’il « casse les codes »…

En clair, que ce foutriquet « fait de la politique autrement » ! Un Messie nous est né ! Alléluia !

Sa politique du « et en même temps » qui consiste à dire tout et son contraire pour (tenter de) plaire à tout le monde semble pourtant avoir atteint ses limites mais des chroniqueurs de la droite molle l’encensent encore, quand d’autres font semblant de s’inquiéter de ses liens avec l’Islam. En gros, on fait plaisir à la droite ultralibérale « et en même temps » on caresse la droite nationale dans le sens du poil.

Est-ce un début de collaboration ? Un honteux ralliement ? Je n’en sais rien !!!

C’est, en tous cas, un « enfumage » (pour rester correct !) et il convient de boycotter les canards « collabos » : ne payons pas, de nos deniers, la corde qui servira à nous pendre ! (3)

Car, à mon humble avis, « Jupiter » ne casse pas que les codes, – primo – il ME les casse (4) – secundo – il casse aussi le bas-de-laine des retraités, il tond des classes moyennes et il tue la Nation-France.

Ses mesures iniques et scandaleuses ont redonné du pouvoir d’achat aux salariés gagnant « jusqu’à 35.000 €/mois » et ont paupérisé les petits retraités touchant 1.250 €/mois, souvent après avoir trimé plus de 40 ans (5). Et cette infamie, qui n’émeut visiblement pas grand monde, est commise au nom d’un nécessaire « effort intergénérationnel » (quel pathos !!!).

C’est du socialisme bien compris : saigner les plus pauvres pour engraisser la Nomenklatura !

Si vous trouvez ça normal, tolérable, moral, juste, équitable, …moi pas !!!

J’ai de plus en plus de mal à trouver quelques qualités à ce mégalomane narcissique. Il y a encore, parait-il, des Français qui lui font confiance pour redresser le pays (et cette confiance s’étend également au gouvernement du ténébreux Edouard Philippe). Ce pays est devenu fou, ou c’est moi qui le suis ???

L’an dernier, au moment des voeux, « Jupiter » a cru bon de plagier une citation de John Kennedy :

« Avant de vous demander ce que la France peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour la France ». Et je me suis souvenu que le 22 novembre 1963, un illuminé du nom de Lee Oswald (6) avait reçu presque le même message, et qu’il avait débarrassé les Etats-Unis du plus mauvais président de son histoire (avant Barack Obama).

A la place de Micron, j’arrêterais de prendre les Français pour des débiles.

Et j’éviterais aussi d’utiliser les citations trop chargées d’histoire : ça pourrait donner de mauvaises idées à un cinglé. La France n’en manque pas !

Enfin, moi je dis ça, c’est pour son bien !

 

 

Notes :

1)-: BCBG = Bon-Chirac-Bon-Giscard.

2)-: C’est le titre d’une brochure (mal) écrite par Giscard ou par celui qui lui servait de nègre.

3)-: J’allais écrire « ne payons pas la vaseline… » mais j’ai décidé de rester poli.

4)-: On aura compris, bien sûr, que je parle de mes… oreilles.

5)-: Et des semaines de travail de 50 ou 60 heures.

6)-: Oswald, ou Jack Ruby, ou la mafia des transports, ou la CIA ? On ne saura jamais