Débarquement en Provence : Micron fait dans la repentance !

Débarquement en Provence : Micron fait dans la repentance !

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« La rapidité avec laquelle les divisions s’emparent, non sans de durs combats, de Toulon et de Marseille assure aux forces alliées un avantage excellent immédiat… Après ces opérations, la 1ère Armée pousse vers le nord au cours de l’automne et de l’hiver et se trouve engagée dans des combats difficiles et continus dans les Vosges ; les formations nord-africaines, particulièrement les Tirailleurs et les Goumiers, jouent à nouveau un rôle essentiel dans la montagne, au prix de lourdes pertes… ».

(Anthony Clayton 1).

 

On a beau être, comme je le suis, un opposant farouche de Micron, on est parfois obligé de reconnaître et même d’admirer les talents d’illusionniste de ce petit homme narcissique.

Il vient encore de nous en faire une belle démonstration en commémorant le débarquement en Provence le 15 août 1944. Ce fut un coup de maître, et disons-le, un coup de génie : sa cote de popularité va remonter en flèche auprès des militaires, qui aiment qu’on honore leurs combats (et leurs rares victoires) ; auprès des Franco-maghrébins (d’Algérie, de Tunisie et du Maroc) qui essaient, depuis des années2, de nous faire croire qu’on les a utilisés comme « chair à canon » pour libérer la métropole ; auprès de « Pieds Noirs » qui sont contents qu’on reconnaisse enfin leur participation à la libération de la Patrie ; et auprès des admirateurs de Sarkozizi, ce nain sautillant qui ne manque pas une occasion de flagorner et de caresser Micron dans le sens du poil. L’andouille de Tulle, lui, a décliné l’invitation ce qui prouve qu’il est un ingrat (et un nain gras).

Des journaleux nous expliquent depuis hier que Micron, par cette commémoration, est dans la suite logique de son « Itinérance mémorielle » à l’égard des poilus de 14-18, et qu’il prend ainsi une dimension de chef d’État « disparue depuis le général De Gaulle ».

Or Micron nous a simplement démontré sa capacité à dire tout et son contraire pour glaner quelques suffrages : il honore l’armée d’Afrique « et en même temps » il fustige le colonialisme et les « crimes contre l’humanité » commis en Algérie. En clair, il racole chez les Musulmans !

C’est une bonne chose que de saluer la libération de notre sol national, mais encore faut-il le faire avec un minimum d’honnêteté intellectuelle.

Je voudrais, par exemple, qu’on arrête d’entretenir le mythe, aussi stupide que mensonger, de « la France libérée par elle-même » et du « premier résistant de France » boutant le teuton hors de France à coups de croix de Lorraine, aidé par les FTP communistes3.

La « barbarie nazie » a été mise à bas par …360 divisions soviétiques, et sur notre sol, par 90 divisions américaines, 20 divisions britanniques et… l’Armée d’Afrique.

Il n’est donc pas exagéré de dire que l’Armée d’Afrique a libéré la France.

Rappelons, pour mémoire, que lors du débarquement en Provence d’août 1944, le général Giraud mobilisa 27 classes de Français d’Algérie. Du jamais vu, même pendant la Grande Guerre !

176.500 furent réellement incorporés. Ils se sont remarquablement battus et leur taux de pertes au feu fut deux fois supérieur à celui des autres unités alliées ayant participé, de près ou de loin, à la libération du sol national. Et tant pis s’il faut, ici, contredire les auteurs du film « Indigènes » mais l’effort demandé aux Musulmans fut moindre : sur 14.730.000 habitants de l’Algérie, 233.000 furent mobilisés soit 1,58% de la population. La majorité était constituée d’engagés volontaires.

L’effort consenti librement par les Musulmans d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie ET Maroc) fut 10 fois moins important que celui demandé aux « Pieds noirs ».

A partir du 15 août 1944, ce sont environ 260.000 combattants de « l’armée B » du général de Lattre de Tassigny, qui sont arrivés dans le sud de la France. 10 % étaient originaires de la métropole (les « Français Libres » de De Gaulle), 90 % venaient d’Afrique du Nord dont une écrasante majorité pour les départements d’Algérie. (48 % étaient des « Pieds noirs »).

Pour relativiser les choses, il faut se souvenir que le 6 juin 1944, les « Français libres » qui débarquèrent ce jour-là étaient…170 : les « bérets verts » du commando Kieffer.

La 2ème DB du général Leclerc – celle qui est entrée dans l’histoire – n’a débarqué qu’en août 44, presque deux mois plus tard, sur le sol de France.

Et, aussi glorieuse soit-elle, ce n’était jamais qu’UNE division.

On va me dire que j’oublie « le poids considérable de la Résistance ». Non, je n’oublie rien et j’ai un profond respect pour les vrais résistants. Ceux qui n’ont pas attendu les deux débarquements pour voler au secours de la victoire4. Mais la Résistance, d’après l’historien Basil H. Liddell Hart, a représenté l’équivalent de deux divisions ; deux… sur les 500 venues à bout du Nazisme.

Il faut se souvenir aussi que lors de la Libération, l’armée a réussi à incorporer – péniblement – moins de 100.000 résistants alors que, sur les trois départements d’Algérie, le général Giraud avait mobilisé 300.000 hommes.

Pourquoi nos manuels d’histoire nous parlent-ils si peu de l’Armée d’Afrique ?

Sans doute pour faire oublier qu’après une guerre gagnée militairement, le 19 mars 1962, la France a lâchement, tragiquement, honteusement, abandonné les « Pieds Noirs » et les Musulmans venus la libérer en 1944…

Si Micron veut être honnête, il doit rendre hommage aux « Pieds Noirs » pour l’effort consenti pour libérer la métropole. Il doit aussi reconnaître les bienfaits de l’œuvre française en Algérie et demander pardon de l’avoir qualifiée de « crime contre l’humanité ».

Mais, s’il voulait être honnête, il ne serait pas président de la « Ripoux-blique » !

Notes :

1)- « Histoire de l’Armée française en Afrique » d’Anthony Clayton, (Albin Michel, 1994).

2)- En particulier depuis la sortie du film de propagande « Indigènes » réalisé par Rachid Bouchareb, en 2006. Avec ce film, Jacques Chirac découvrait, parait-il, le rôle des Musulmans dans la libération de la France.

3)- J’ai traité ce sujet dans mon livre « Mythes et Légendes du Maquis » (Editions Muller, 2018).

4)- Pas les salopards-revanchards qui punissaient la « collaboration horizontale » à coup de tondeuse !

 

Note de la rédaction :

Un lourd bilan et une répartition des pertes méconnues :

Puis, un endoctrinement continu et le rouleau compresseur hollywoodien réécrivent l’Histoire…

Qui a le plus aidé à battre l’Allemagne ?

Un sondage mené par l’Ifop en mai 1945, sur l’ensemble du territoire français désormais libéré (et confirmant un sondage de septembre 1944 auprès des Parisiens), a montré que les interviewés apparaissent bien conscients du rapport de force et du rôle des alliés dans la guerre, et ce malgré la censure et la difficulté sous l’occupation à accéder à une information fiable.

Ainsi, une très nette majorité (57 %) considèrent que l’URSS est la nation qui a le plus contribué à la défaite allemande alors que les États-Unis et l’Angleterre, pourtant libérateurs du territoire national, ne recueillent respectivement que 20 % et 12 %. (N.B. Il ne s’agit évidement pas ici de minorer l’importance de l’effort accompli par les USA, tant industriel qu’humain)

Mais ce qui est proprement sidérant est que cette vision de l’opinion publique s’est inversée de manière très spectaculaire avec le temps, comme l’ont montré deux sondages réalisés en 1994, en 2004 et en mai 2015.

C’est tout de même formidable : en 1945, les Français qui ont vécu sous la censure ont bien compris qui a vraiment battu l’Allemagne, mais 70 ans plus tard, c’est une Histoire totalement différente qui est dans nos esprits !

Source : Les Crises, un blog créé par Olivier Berruyer.

Repentance, pourquoi ?

Repentance, pourquoi ?

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« L’école est le lieu de l’assimilation qui est le contraire de la guerre des mémoires et de la repentance. ». (Henri Guaino).

Il aura suffi de quelques matchs de « balle au pied » gagnés par l’Algérie, dans le cadre d’un « Championnat d’Afrique du Nord » dont on se fout comme d’une guigne, pour que certaines de nos villes subissent des débordements, des bagarres, des corridas urbaines, des saccages, des pillages, de la part de ressortissants algériens qui n’auraient assurément pas osé faire ça chez eux.

Et aussitôt, quelques pisses-copies – toujours de gauche – nous ont expliqué que c’était tout à fait compréhensible : les Algériens ont « une revanche à prendre » puisque nous les avons occupés illégalement en 1830, puis, durant 132 ans, nous avons pillé leur pays et détruit leur culture.

Quand les choses vont mal chez nous, rien ne vaut un coup de repentance pour culpabiliser le « Souchien » (que ceux d’en face appellent « Sous chien »).

Je vais donc, une fois de plus, rappeler quelques vérités historiques à ces ignares.

Rappelons, tout d’abord, que jusqu’à l’arrivée des Français en 1830, l’Algérie en tant que telle n’existait pas et que le nom d’« Algérie » n’existait pas non plus ; il a été « inventé », si je puis dire, par une circulaire du Ministère de la Guerre, en date du 14 octobre 1839 :

« Le pays occupé par les Français sera, à l’avenir, désigné sous le nom d’Algérie. Les dénominations d’ancienne régence d’Alger et de possessions françaises dans le nord de l’Afrique cesseront d’être employées dans le cadre des correspondances officielles … »

La région, avant l’arrivée des Français, c’est une province en totale déshérence politique, en faillite aussi bien humaine que sociale. C’est un vulgaire repaire de pirates qui paie un tribut au sultan de Constantinople. Les relations entre l’Europe et ce coin d’Afrique du Nord ont été, depuis la nuit des temps, des plus tumultueuses.

Au début du XVI° siècle, un corsaire établi à Alger, Khayr-al-Din, dit « Barberousse », a fait allégeance au Sultan de Constantinople. Puis les Turcs ont administré la régence d’Alger à laquelle ils ont imposé la présence de leurs garnisons et le paiement d’un tribut annuel par les chefs arabes.

En 1541, excédé par le développement de la piraterie et par les razzias de chrétiens vendus comme esclaves (ou rendus contre rançon), Charles Quint débarquait avec 20.000 hommes à proximité d’Alger. Cette expédition fut un échec mais l’histoire a retenu qu’un seigneur espagnol, Ponce de Balaguer, dit « Savignac », planta sa dague sur la lourde porte « Bab Azoun » qui fermait la citadelle d’Alger et s’écria : « Nous reviendrons ! ». Cette promesse par bravade sera tenue par les Français en 1830. Mais nous n’en sommes pas là, pas encore…

Peu après, les Espagnols s’installent à Oran, qu’ils conserveront jusqu’à la fin du XVIII° siècle.

Entre temps, les Marseillais (et les Génois) se sont fait attribuer le monopole du commerce avec la régence d’Alger. Dès 1553, le privilège concédé aux Marseillais a été étendu à « toute la côte de Barbarie » (sic). Cette convention, renouvelée par le sultan en 1582, assurait aux Français la possession de quatre établissements : Bône, La Calle, le Bastion de France et le Cap Rose. Moyennant le paiement d’un tribut de 1.500 écus d’or, on leur garantissait une tranquillité…très relative.

Les Deys d’Alger, en dépit des traités signés, qu’ils n’ont jamais respectés, encourageaient la piraterie – la guerre de course – fort lucrative et qui entrainait peu de représailles.

En 1664, Colbert chargea le Duc de Beaufort d’occuper une partie des côtes algériennes, sans grand résultat. En 1683, Duquesne vint bombarder Alger. En guise de réponse, les Algériens attachèrent le père Le Vacher, qui faisait fonction de Consul de France, à la bouche d’un canon et ouvrirent le feu…En 1690, des envoyés du Dey viennent à Versailles pour rassurer le Roi Louis XIV : les choses semblent s’arranger mais à Alger, les Barbaresques continuent à rançonner les navires européens. Pendant tout le XVIII° siècle, Français, Anglais et Hollandais vinrent bombarder, toujours sans la moindre efficacité, les côtes algériennes.

En 1767, ce fut le tour des Vénitiens, suivis des Danois en 1770 et 1772. En 1774, l’Espagne envoya 20.000 hommes. Cette expédition n’eut pas plus de résultat que celle de Charles Quint.

Finalement, la Hollande, le Portugal, le Royaume de Naples, la Suède, le Danemark et même les États-Unis, payèrent tous les deux ans un tribut au Dey d’Alger pour assurer à leurs navires une relative immunité. L’Angleterre et la Hollande fournissant au Dey des armes et des munitions1.

En 1790, il fut question de renouveler le traité de paix (non respecté par Alger) conclu cent ans auparavant avec Louis XIV. A cette occasion le Comte de Kercy, Consul de France, écrira :

« Les temps ne sont pas éloignés où la France élèvera enfin la voix et, au lieu de se soumettre aux demandes du Dey, osera elle-même en faire ».

En 1801, enfin, un nouveau traité de paix était conclu entre Alger et Paris. Il stipulait la liberté du commerce et la suppression de l’esclavage. Il n’eut pas plus d’effet que les précédents. Quelques mois plus tard, la piraterie recommençait avec la capture de deux bricks français.

Bonaparte se fâcha et envoya une division navale devant Alger avec une lettre pour le Dey : « J’ai détruit l’empire des Mameluks parce qu’après avoir outragé le pavillon français, ils osaient demander de l’argent…Craignez le même sort…Si vous refusez de me donner satisfaction, je débarquerai 80.000 hommes sur vos côtes et je détruirai votre régence. Ma résolution est immuable »

Le Dey adopta un profil bas mais, dès 1807, les relations se gâtent à nouveau entre Alger et la France. Dans un courrier, Napoléon informe les Russes, devenus ses alliés, qu’il est « décidé à en finir avec les Barbaresques ». Il charge un officier du génie, le Commandant Boutin, d’étudier les possibilités d’un débarquement. C’est Boutin qui proposera la baie de Sidi-Ferruch, à une trentaine de kilomètres à l’ouest d’Alger.

La piraterie en Méditerranée est évoquée par les états européens, à Londres en 1816, puis à Aix-la-Chapelle en 1818 et les bombardements reprennent. En 1816, Lord Exmouth, à la tête d’une escadre anglaise, coule la plupart des navires algériens et envoie 34.000 boulets de canon sur la ville.

Le Dey ruse encore : il relâche aussitôt 1.200 captifs chrétiens et promet d’abolir la guerre de course. Cette promesse, comme les précédentes, ne sera pas tenue.

Deux ans plus tard, les Algériens se saisissent de deux navires battant pavillon pontifical2, puis ils arraisonnent deux navires français. Le Roi Charles X, furieux, décide d’intervenir.

Le 29 octobre 1826 la frégate « La Galatée » apporte un ultimatum au Dey, qui, une nouvelle fois, fait semblant de s’amender…mais la piraterie continue.

On a écrit que la conquête (en juillet 1830) avait été décidée à la suite d’un malencontreux coup d’éventail donné à un consul affairiste en… 1827.

C’est absolument faux ! Les auteurs sérieux disent tous qu’il fallait saisir un prétexte pour faire cesser les actes de piraterie. La décision de conquérir Alger résulte, en fait, d’une imbrication de motifs politiques : la relance de la piraterie, en 1821, qui demande des tributs aux états européens et impose le droit de visite des bateaux, puis le pillage et la confiscation de notre comptoir de la Calle…

Les buts définis par le ministre Polignac sont d’ailleurs très clairs : « Destruction de l’esclavage, de la piraterie et des tributs… sécurité de navigation… rendre le rivage de cette mer à la production, à la civilisation, au commerce, à la libre fréquentation de toutes les nations… ».

C’est on ne peut plus normal ! Et c’est parfaitement louable !

Si l’Algérie est devenue un pays prospère – du moins jusqu’à son indépendance – elle le doit à la France. Et si les Franco-algériens – ces « Français de papiers » qui ne manquent pas une occasion de se dire plus algériens que français – pensent le contraire, qu’ils retournent vivre en Algérie.

S’ils préfèrent la Chorba (c’est leur droit après tout !), qu’ils aillent la manger chez eux et qu’ils arrêtent de cracher dans NOTRE soupe !

 

  

Notes :

1)- Pendant sa lutte contre les Français, Abd-el-Kader bénéficiera d’un approvisionnement important en fusils et munitions de l’Angleterre. Les historiens n’en parlent jamais, pourquoi ?

2)- Le « Sant’Antonio » et le « San Francesco de Paolo ». Le Dey s’était pourtant engagé à respecter les navires du Pape.

L’abolition des privilèges : mon œil !

L’abolition des privilèges : mon œil !

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Je ne consentirai jamais à dépouiller mon clergé, ma noblesse… C’est alors que le peuple français pourrait m’accuser d’injustice et de faiblesse. Monsieur l’archevêque, vous vous soumettez aux décrets de la Providence ; je crois m’y soumettre en ne me livrant point à cet enthousiasme qui s’est emparé de tous les ordres, mais qui ne fait que glisser sur mon âme. Si la force m’obligeait à sanctionner, alors je céderais, mais alors il n’y aurait plus en France ni monarchie ni monarque… »

(Lettre prémonitoire du Roi Louis XVI à l’archevêque de Chartres). 

C’est bizarre, notre république maçonnique, nourrie aux idéaux des Lumières et qui a fait de la révolution française un marqueur historique, ne fête jamais la nuit du 4 août 1789. Pourquoi ?

Il est vrai que, lorsqu’on voit l’arrogance, le train de vie, les privilèges et les passe-droits de nos marquis de la politique, il serait malvenu voire incongru de critiquer l’ancien régime.

En ce temps-là, les petits hobereaux de province, souvent pauvres comme Job, respectaient le peuple. De nos jours, Micron voit, dans les gares, « des gens qui ne sont rien » et le baronnet Benjamin Griveaux critique « ceux qui clopent et qui roulent au diésel ». Quel mépris !

Faisons un bref rappel de cette fameuse « nuit du 4 août 1789 ».

Il s’agit d’une séance nocturne de l’Assemblée Constituante au cours de laquelle fut votée la suppression des privilèges féodaux. Débutée à sept heures du soir, elle allait se prolonger jusqu’à deux heures du matin. L’Assemblée Constituante mettait à terre le système féodal. C’était l’abolition pure et simple de tous les droits et privilèges féodaux ainsi que de tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations, à l’initiative du « Club breton », le futur « Club des Jacobins ».

En fait, cette brusque décision d’abolir les privilèges découle d’un mélange de peur et de démagogie de la part des « élites » de l’époque : l’Assemblée Constituante est en train d’élaborer la future constitution (ainsi que la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ») lorsqu’elle reçoit des récits alarmistes sur les mouvements populaires qui sévissent un peu partout en France.

L’Assemblée Constituante envisage alors deux hypothèses :

  • soit réaffirmer les valeurs de la propriété, et donc contrôler la révolte. Solution rejetée, car on a peur de la colère paysanne.
  • Soit instaurer des « bureaux de secours », qui permettraient d’aider les plus pauvres.

Mais cette suggestion ne répond en rien à l’urgence de la situation. C’est donc pour sortir de ce blocage, nous dit-on, que naît l’idée de l’abolition des droits seigneuriaux.  En réalité, cette idée fumeuse a germé au sein du « Club Breton ». Ce projet émane de quelques aristocrates ouverts aux idéaux des Lumières (et, pour la plupart, francs-maçons) : le duc d’Aiguillon lance l’idée, aussitôt reprise par de vicomte de Noailles.

Dans une ambiance de quasi panique, Guy de Kerangal, le vicomte de Beauharnais, Lubersac, l’évêque de La Fare vont surenchérir en supprimant, pêle-mêle, les banalités, les pensions sans titre, les juridictions seigneuriales, le droit de chasse, les privilèges ecclésiastiques…etc…etc…

Le marquis de Foucault demande que « le premier des sacrifices soit celui que feront les grands, et cette portion de la noblesse, très opulente, qui vit sous les yeux du prince, et sur laquelle il verse sans mesure et accumule des dons, des largesses, des traitements excessifs, fournis et pris sur la pure substance des campagnes ». Si elle est sincère, l’envolée est belle !

Le vicomte de Beauharnais propose « l’égalité des peines sur toutes les classes des citoyens, et leur admissibilité dans tous les emplois ecclésiastiques, civils et militaires ».

Cottin demande l’extinction de « tous les débris du régime féodal qui écrase l’agriculture ».

L’assemblée est en proie à une cacophonie démagogique ; chacun y va de sa proposition.

Michelet écrira un siècle plus tard, dans un style emphatique1 :

« Après les privilèges des classes, vinrent ceux des provinces. Celles qu’on appelait Pays d’État, qui avaient des privilèges à elles, des avantages divers pour les libertés, pour l’impôt, rougirent de leur égoïsme, elles voulurent être France, quoi qu’il pût en coûter à leur intérêt personnel…

Le Dauphiné, dès 1788, l’avait offert magnanimement pour lui-même et conseillé aux autres provinces. Il renouvela cette offre. Les plus obstinés, les Bretons, liés par les anciens traités de leur province avec la France, n’en manifestèrent pas moins le désir de se réunir. La Provence en dit autant, puis la Bourgogne et la Bresse, la Normandie, le Poitou, l’Auvergne, l’Artois. La Lorraine, dit… qu’elle avait le bonheur de se réunir à ses frères, d’entrer avec eux dans cette maison maternelle de la France, dans cette immense et glorieuse famille ! Puis ce fut le tour des villes… »

Enfin, Lally-Tollendal termine la séance en apothéose en proclamant Louis XVI « Restaurateur de la Liberté française »2.

En une nuit, les fondements d’un système vieux de plusieurs siècles s’effondrent.

Louis XVI n’accorde sa sanction (son aval) à ces décrets que contraint et forcé, le 5 octobre.

Ainsi disparaissent les privilèges des ecclésiastiques, des nobles, des corporations, des villes et des provinces. Toutefois, les droits féodaux sont déclarés rachetables le 15 mars 1790, et leurs détenteurs ne sont pas tenus d’en prouver l’origine. Mais, devant le refus de quelques communautés paysannes, l’Assemblée supprime le rachat des droits le 25 août suivant. Enfin, le 17 juillet 1793, la Convention vote leur abolition complète, sans indemnité, et l’autodafé des titres féodaux.

Sont donc abolis par ces diverses lois : la mainmorte réelle et personnelle (article 1er), la servitude personnelle (article 1er), l’exclusivité seigneuriale sur les colombiers (article 2), la chasse (article 3), l’exclusivité sur l’accès à certaines professions (article 11), les justices seigneuriales (article 4), les dîmes (article 5), la vénalité des offices (article 7), les privilèges particuliers de provinces (article 10) ainsi que la pluralité des bénéfices (article 14) …

Le roi Louis XVI est proclamé « Restaurateur de la liberté française » par l’article 17. L’année suivante, à la « Fête de la Fédération », il donnera le premier coup de pioche pour planter « l’arbre de la Liberté » et acceptera de coiffer le bonnet phrygien. Puis, le 21 janvier 1793, sa tête finira dans le panier du « rasoir national », toujours au nom de la Liberté bien sûr !

L’abolition des privilèges était-elle une nécessité inéluctable ?

Si l’on tient compte du pourrissement – moral et mental – d’une noblesse de cour, nourrie et enrichie sur le dos d’une paysannerie qui, elle, crevait de faim, cela ne fait aucun doute. D’autant que cette noblesse, qui n’en avait plus que les titres et privilèges, se plaisait à critiquer le Roi et l’Église dans les salons de quelques cocottes3 ou dans les loges maçonniques qui fleurissaient partout.

On avait oublié que les privilèges et droits féodaux imposaient, en contrepartie, des devoirs sacrés : le chevalier était, si besoin, homme de guerre. Il mettait son épée au service de son Roi4, protégeait ses vassaux et défendait « la veuve et l’orphelin ». Il était prêt à verser l’impôt du sang.

Le clergé soignait les malades et les indigents, hébergeait les pèlerins, aidait les pauvres et les nécessiteux, créait des écoles. Saint Vincent-de-Paul est le précurseur de la Sécurité Sociale5 et non l’abbé Pierre, car ce curaillon miteux avait une charité chrétienne à géométrie variable6.

Claude-Henry de Saint-Simon (1760-1825), que d’aucuns présentent comme un réformateur social, considérait, dans les années 1820-1825, que la révolution n’était pas achevée. Chaud partisan de « l’industrialisme », il proposait une réorganisation totale de la société, hiérarchisée entre les scientifiques et industriels d’une part et la classe ouvrière d’autre part. Il a été à l’origine du saint-simonisme et de la mise en œuvre de la révolution industrielle au XIXe siècle.

Les dynasties bourgeoises – les banquiers, les armateurs, les maîtres de forges – ont supplanté les aristocrates. On a remplacé Dieu par le fric-roi et on a envoyé dans les mines des enfants de 10 ans (auxquels on accordait généreusement une journée de repos pas semaine et des journées limitées à 12 heures de travail). Rien de nouveau sous le soleil puisque, de nos jours, le « bobo » achète des vêtements « froissés chics » fabriqués au Viêtnam ou au Bengladesh par des gosses qui triment 6 jours sur 7 pour un salaire de misère.

Au début des années 60, la loi scélérate dite « Pisani-Debatisse » (tous deux francs-maçons) supprimait l’un des derniers privilèges : celui des bouilleurs de cru. L’État jacobin ne supportait pas l’idée qu’un petit propriétaire puisse transmettre à son fils le droit de confectionner sa goutte, sa gnole, son marc, et de surcroît sans payer de taxes.

Alors oui, on peut s’interroger sur l’intérêt ou la nécessité d’abolir les privilèges.

Sous l’ancien régime, les impôts étaient nombreux et le vassal devait un tiers de ses gains – en temps ou en argent – au Royaume et/ou à son suzerain.

De nos jours, « le Figaro » nous apprend que, si l’on retire de ses revenus les impôts, taxes, et cotisations sociales diverses et variées, le Français travaille pour l’État jusqu’au… 29 juillet. (Jour de libération fiscale)

En clair, notre économie socialiste – car il s’agit bien de cela ! – lui prend les deux tiers de ce qu’il gagne. Et la France bat un record mondial d’hyper-fiscalité puisqu’on compte chez nous plus de 200 impôts et taxes.

Notons, au passage, que les pays qui sont encore des monarchies – certes constitutionnelles – s’en sortent plutôt mieux que nous.

Dire que, vers 1600, le bon Roi Henri IV espérait que, chaque dimanche, le peuple pourrait manger une poule-au-pot ! Aujourd’hui, la cour du baron Goullet de Rugy s’empiffre de homard, et la bouffonne négroïde « Si bête » Ndiaye nous invite à manger du Kébab, qui, comme chacun sait, est un plat typiquement français7.

Franchement, cela valait-il le coup de faire une révolution, de guillotiner le Roi, de massacrer la Vendée, de mettre l’Europe à feu et à sang ?

Sincèrement, je pense que non mais ceci n’engage que moi ! Et tant pis, après tout, si notre pays, en pleine dégénérescence, confond « le Trône et l’Autel » avec le trône des chiottes et l’hôtel de passe.

Je m’arroge UN privilège, UN SEUL, celui de ne pas rendre ma plume serve8.

 

Notes :

1)- « Histoire de Révolution française », de Jules Michelet, Flammarion, 1897-1898.

2)- Et, le 21 janvier 1793, la France guillotinera le « Restaurateur de la Liberté française », sans doute pour le remercier d’avoir été si bon ?

3)- De nos jours, on dirait « poules de luxe ».

4)- Et au service de Dieu car le Roi était monarque « de droit divin ».

5)- Mais qui ne coutait rien au contribuable.

6)- En 1954, le saint homme, avant de lancer son appel en faveur des sans-abris, avait refusé sa pitié aux combattants de Diên-Biên-Phu qui faisaient « une sale guerre colonialiste ». C’est le même qui, plus tard, condamnera les parachutistes d’Algérie mais pas le FLN.

7)- Au même titre que le Couscous, les Loukoums ou le Tajine au poulet.

8)- « La plume est serve mais la parole est libre » dit-on en droit.

La canicule du siècle…

La canicule du siècle…

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Pendant la canicule, nombre de personnes s’écrient : « C’est effrayant, il y a 35° à l’ombre ». Mais qui les oblige à rester à l’ombre ? » (Pierre Dac).

« En période de canicule, il est conseillé de jeter un froid. » (Philippe Aalberg).

 

Honte à moi ! Dans un article récent, j’ai osé critiquer Greta Thunberg, fabriquée de toutes pièces par le système et les médias aux ordres, pour nous faire accepter l’écologie punitive.

Aussitôt je me suis fait vertement attaquer, sur les réseaux dits « sociaux », par un tas de « courageux » anonymes1 qui voudraient qu’on m’enferme, qu’on me pende, ou, pour les plus modérés, qu’on m’interdise d’écrire. Hélas pour eux, on ne peut même pas fermer mon compte « Twiter » ou « Facebook » car, contrairement à Emmanuelle Ménard, je n’en ai pas !!!

La tolérance et la pluralité d’opinions sont bel et bien mortes dans ce pays ! On pense à la citation attribuée à cette vieille canaille maçonnique de Voltaire :

« Je ne partage pas vos idées mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer. »

Quelques sites amis continuent à me publier ; qu’ils en soient remerciés.

Je peux donc en rajouter une couche, juste histoire d’enfoncer le clou !

Ça fait des années qu’on nous culpabilise (et qu’on nous tape au portefeuille) au nom de la survie de la planète : nous, petits blancs trop riches, serions seuls responsables du réchauffement climatique. Accessoirement, on oublie qu’en l’an 1000, la terre a connu une période caniculaire. Les savants de l’époque y voyaient une prémonition de la fin du monde.

Le 17 juillet …1852, le « Hampshire Advertiser », de Southampton, écrivait ceci :

« En 1132 en Alsace les sources se tarirent et les ruisseaux s’asséchèrent. Le Rhin pouvait être traversé à pied. En 1152 la chaleur était si intense que l’on pouvait faire cuire des œufs dans le sable. En 1160, à la bataille de Bela (en Hongrie), un grand nombre de soldats moururent en raison de la chaleur excessive. En 1276 et 1277, en France, la récolte d’avoine et de seigle fut totalement détruite par la chaleur. En 1303 et 1304 la Seine, la Loire, le Rhin et le Danube pouvaient être traversés à pied. En 1393 et 1394 un grand nombre d’animaux tombèrent morts et les récoltes anéanties en raison de la chaleur. En 1440 la chaleur fut excessive… » Le même article signalait des canicules en 1538, 1539, 1540 et 1541, puis en 1556, 1615 et 1616, 1646, 17182, 1723 et 1724, 1746, 1748, 1754, 1760, 1767, 1778 et 1788, 1818, 1830, 1832 et 1835. Pardon pour cette fastidieuse énumération qui m’évite de vous imposer la lecture de tout l’article. Cette information est tirée d’un journal anglais de 1852, pas d’un site climato-sceptique ! Donc, si l’on ajoute les surchauffes répertoriées depuis 1852, notre vieille Europe aura connu une bonne cinquantaine de canicules depuis l’an mille. 

Mais, depuis plus d’un demi-siècle, on nous raconte n’importe quoi sur le devenir de notre planète : en 1974, par exemple, lors du premier choc pétrolier, on nous prédisait comme une fatalité inéluctable : « Dans 20 ans (soit en 1994) il n’y aura plus de pétrole ».

Nous sommes en 2019. Notre consommation de pétrole a été multipliée par dix depuis et nos réserves de pétrole sont deux fois plus importantes qu’en 1974.

Du pétrole – énergie fossile donc qui se régénère – il y en a partout ; sous les grands lacs africains, en Mer du Nord, sous la calotte arctique et même sous la région parisienne.

Les experts autoproclamés du GIEC ne nous parlent jamais des « paramètres de Milankovic » et, quand un spécialiste de la climatologie vient à se montrer « climato-sceptique », on le vire comme un malpropre comme ce fut le cas pour Philippe Verdier3, licencié du service public en 2015. 

Précisons, avant d’aller plus loin, que je ne connais RIEN à la climatologie, mais, il y a dans le monde, des centaines de VRAIS savants qui se déclarent ouvertement « climato-sceptiques »4.

Citons, chez nous, les plus connus :

  • Claude Allègre, géochimiste, lauréat de nombreux prix. L’un des premiers à avoir soulevé la possibilité d’un réchauffement climatique. Il souligne que l’on ne connaît à peu près rien du rôle du CO2 d’origine humaine dans le réchauffement actuel et que d’autres facteurs sont bien plus importants : vapeur d’eau, formation des nuages, poussières et activité volcanique, etc…
  • Hacène Arezki, géographe spécialisé en géographie physique, biogéographie et climatologie. Il nie, dans son livre « Climat, mensonges et propagande », le caractère de la récente évolution climatique ainsi que l’hypothèse du rôle de premier plan joué par les gaz à effet de serre.
  • Vincent Courtillot, géophysicien, docteur en physique, professeur à l’université de Paris VII et auteur de nombreux articles scientifiques dans « Science et Nature ». 
  • Diane Douglas, paléo-climatologue, auteur et éditeur de plus de 200 rapports scientifiques. Pour elle, les facteurs naturels et non le CO2 dominent le climat. 
  • Jacques Duran, physicien, directeur de recherche CNRS, ancien vice-président chargé de recherche de l’université Pierre et Marie Curie (1986-1992) et auteur du site « pensée-unique.fr ». 
  • Serge Galam, docteur en physique : il estime que la cause du réchauffement est encore inconnue et que le seul lien entre CO2 et réchauffement climatique est une coïncidence temporelle. 
  • Christian Gerondeau, polytechnicien, affirme qu’il n’existe aucun lien démontrable entre CO2 et température (« CO2: un mythe planétaire », Toucan, 2009). Il dénonce les contradictions et les manipulations des données par des groupes de pression comme le GIEC (qui n’est pas un groupe d’experts), sur le réchauffement climatique, et sur…le gaspillage de l’argent public. 
  • François Gervais, physicien, professeur émérite à l’université François Rabelais de Tours, médaillé du CNRS et primé par l’académie des sciences, estime que l’effet de serre du CO2 est à saturation, les activités humaines n’ont quasiment plus d’incidence sur le réchauffement. On a pris une conséquence pour une cause. Les fluctuations de température précèdent celles du CO2. 
  • Philippe de Larminat, expert en modélisation des processus, met en oeuvre dans son ouvrage « Changement climatique » (ISTE Éditions, 2014) des modèles historiques pour décrire et prévoir les changements climatiques depuis 1.500 ans. Ses résultats montrent l’absurdité des conclusions du GIEC sur l’influence humaine sur le changement climatique, ainsi que l’impossibilité de modéliser physiquement quelque chose d’aussi complexe que le climat. 
  • Jean-Louis Le Mouël, géophysicien, ancien directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris, médaille d’argent du CNRS, lauréat de la Flemming Medal, spécialiste du magnétisme terrestre. Il souligne que l’origine humaine du réchauffement climatique n’est qu’une hypothèse. Il estime que les rôles de l’activité solaire et du magnétisme terrestre sont sous-estimés. 
  • Marcel Leroux, (décédé en 2008). Professeur émérite de climatologie à l’université Jean-Moulin – Lyon-III, il était directeur du laboratoire de climatologie, risques et environnement. Il résumait, en 2003, son point de vue sur la théorie du réchauffement climatique : « Le réchauffement global est une hypothèse issue de modèles théoriques et fondée sur des relations simplistes, qui annonce une élévation de la température, proclamée mais non démontrée. Les contradictions sont nombreuses entre les prédictions et les faits climatiques directement observés, l’ignorance délibérée de ces distorsions flagrantes constituant une imposture scientifique ». 
  • François Meynard, ingénieur physicien, enseignant en sciences humaines et sociales, publie en 2011 un livre intitulé « La légende de l’effet de serre ». Il affirme que l’effet de serre est « une chimère informatique dénuée de fondement physique ». 
  • Benoît Rittaud, maître de conférences à l’université Paris XIII, auteur de l’ouvrage « Le Mythe climatique » (2012), parle d’une « pseudo-science » qu’il appelle « climatomancie : un art divinatoire visant à déduire du comportement humain l’avenir climatique de la Terre, dans l’idée de prescrire à chacun des actions de pénitence ».

Je m’arrêterai là, pour ne pas lasser mes lecteurs, mais je rappelle qu’il existe, dans tous les pays, quelques dizaines de chercheurs, de savants, d’ingénieurs, bref, de gens parfaitement crédibles et qui ne croient pas à la responsabilité de l’homme dans le réchauffement actuel.

Alors, me direz-vous, à qui profite le crime ? J’ai bien une petite idée :

En 1975, Giscard créait le « G7 ». Dans le discours inaugural de cette institution, il déclarait que les citoyens des pays industrialisés supportaient de plus en plus mal l’hyper-fiscalité (déjà !).

Aussi cet esprit tordu proposait de sensibiliser les peuples à l’écologie. Culpabilisés, ils accepteraient d’être taxés pour la survie de la planète. CQFD ! 

Depuis, force est de constater que l’écologie punitive fonctionne à plein tube !

Pendant des années, on nous a affirmé que le diésel polluait moins que l’essence, puis, alors que 70 à 80% des Français roulaient au diésel, on nous a dit le contraire.

Honte aux gens (dont je suis) qui roulent au diésel ! Nous serions responsables de …40.000 morts par an. D’où sortent ces chiffres ? Là encore, on nous prend pour des imbéciles.

Deux études récentes, menées par des organismes indépendants, viennent de démontrer que le moteur diésel moderne, doté de filtres à particules, vannes, « AD-Blue », etc pollue… 30 fois moins que le moteur à essence.

Notre vieille planète a connu des périodes glaciaires suivies de périodes chaudes. N’est-ce pas, tout simplement, une évolution normale de la terre ? L’homme a-t-il la moindre responsabilité dans ce processus ? Je n’en sais rien, mais une chose est certaine : nous, Français, représentons 1% de la population du globe, et 0,9% des émissions de gaz à effet de serre.

Ce n’est pas en nous saignant à coup d’impôts sur les ordures, de taxes de recyclage, de taxe carbone, de malus écologique…etc. qu’on réglera le problème.

La seule « dépollution » qui soit dans nos cordes, c’est le nettoyage de cette classe politique aussi incapable qu’arrogante qui nous présure depuis un demi-siècle.

Depuis 1974, la France n’a jamais connu un budget en équilibre. Chaque Français est endetté à hauteur de 35.000 €. Nous laisserons à nos enfants une dette abyssale de 2.320 milliards d’euros, un pays livré à une immigration massive et incontrôlée, des zones de non-droit où la police n’ose plus aller, et les responsables de ce gâchis nous demandent de payer toujours plus d’impôts, de trier nos poubelles et d’abandonner nos vieilles voitures.

Chez nous, les « ordures » sont… au pouvoir et le seul moyen (légal) de lutter contre s’appelle « bulletin de vote ». Pensez-y aux prochaines élections.

 

 

Notes :

1)- les dignes descendants des « corbeaux » qui dénonçaient les Juifs sous l’Occupation.

2)- D’après Emmanuel Le Roy Ladurie, la canicule de 1718 aurait fait 700.000 morts !

3)- Auteur du livre « Climat Investigation ».

4)- J’éviterai à mes lecteurs cette kyrielle de noms. On trouve ça sur internet, en cherchant un peu.

Paramètres de Milankovic

 

Inclinaison, rotation, excentricité… La Terre a la bougeotte, et ses mouvements influencent notre climat ! Des paramètres mis en évidence par le scientifique serbe Milutin Milanković.

A tout prendre, on aimait mieux Pamela !

A tout prendre, on aimait mieux Pamela !

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Mettez ceux qui brassent de l’air d’un côté, et ceux qui vous pompent l’air de l’autre et vous aurez une climatisation écologique et gratuite… » (Anonyme).

« Cette jeune Greta arbore un visage de cyborg qui ignore l’émotion — ni sourire ni rire, ni étonnement ni stupéfaction, ni peine ni joie. Elle fait songer à ces poupées en silicone qui annoncent la fin de l’humain et l’avènement du post humain. Elle a le visage, l’âge, le sexe et le corps d’un cyborg du troisième millénaire : son enveloppe est neutre… » (Michel Onfray).

 

Quand va-t-on arrêter de prendre les Français pour des gogos et le Palais Bourbon pour un cirque, un lupanar ou une annexe de la Cour des Miracles ?

Souvenez-vous de ce jour de janvier 2016, où, pour une fois, l’Assemblée Nationale était (presque) au complet et où on jouait des coudes pour accéder aux balcons.

Laurence Abeille, députée écolo du Val-de-Marne, et la Fondation Bardot, avaient invité la pulpeuse Pamela Anderson à venir défendre une proposition de loi visant à interdire le gavage des oies et des canards. A quel titre cette dinde américaine, dopée au silicone1 et au botox, venait-elle attaquer une belle et ancienne tradition française ?

Le public, tout émoustillé, remarquait que la belle en avait « gros (et même très gros) sur le cœur » dans son plaidoyer pour la défense des oies et des canards. Mais, à défaut de convaincre son auditoire sur les méfaits du foie gras (ou, plus exactement, sur la honte que nous devrions éprouver à en manger), sa plastique, capable de redonner sa virilité à un eunuque, faisait fantasmer quelques vieux vicelards. Car, chez Pamela Anderson, tout est dans la carrosserie.

Certes, elle n’a plus une pièce d’origine (il suffit, pour s’en convaincre, de voir des photos d’elle quand elle avait 18 ans) mais quel beau spécimen des prouesses de la chirurgie esthétique américaine ! Assurément, elle mériterait une place, comme pétasse-étalon, au pavillon de Breteuil.

Mais, hélas pour elle, en dehors d’un emballage aguichant, elle a le QI d’un bulot !

Un torchon « People » écrivait à l’époque : « A 50 ans, l’héroïne d’ « Alerte à Malibu » reste d’une somptueuse beauté… », dont acte, mais était-ce une raison pour l’inviter à venir nous donner des leçons de moraline écologiquement correcte au Palais Bourbon? Assurément non, et, pour une fois, je partageais l’avis de Christian Jacob, patron du groupe LR : « Je pense qu’on atteint le degré zéro de la politique. Si on voulait chercher le comble de la médiocrité, je pense que là, on l’a atteint ».

Et bien, nous avions tout faux !!! On pouvait encore faire pire et le pire a été atteint le 23 juillet 2019, avec la venue au Palais Bourbon d’un petit laideron mal fagoté nommé Greta Thunberg.

Son histoire est un roman à l’eau de roses largement véhiculé par presque tous les médias, car il va dans le sens du « climatiquement correct ».

Internet nous apprend qu’elle est née le 3 janvier 2003 à Stockholm. Sa mère est chanteuse d’opéra et son père, acteur de cinéma, (comme son grand-père paternel) : une famille d’artistes, pas précisément des scientifiques donc, mais qui pensent et votent à gauche, c’est important !

À l’âge de onze ans, à la suite d’une dépression, « un syndrome d’Asperger, un trouble obsessionnel compulsif, un trouble du déficit de l’attention et un mutisme sélectif sont diagnostiqués chez elle ». En clair, cette triste gamine est une malade mentale ! Il faut la plaindre, la faire soigner, l’interner, peut-être, dans un établissement spécialisé mais pas forcément écouter ses délires.

C’est à la suite, nous dit-on, d’une rencontre avec le suédois Bo Thoren « militant écologiste de la première heure », qu’elle prend conscience des menaces pesant sur la planète.

Elle devient végane, influençant ses parents. Sa famille arrête également de prendre l’avion.

Le 20 août 2018, l’affreuse gamine fait le piquet de grève devant le Riksdag, le parlement suédois, et explique aux nombreux journalistes conviés (par qui ?) qu’elle n’ira pas à l’école jusqu’aux élections du 9 septembre 2018. Elle exige que le gouvernement suédois réduise les émissions de dioxyde de carbone. Elle reste assise devant le Riksdag en « séchant » délibérément les cours.

Et elle appelle à une « grève générale de l’école pour le climat ».

Son histoire est reprise, amplifiée, magnifiée par des journaux du monde entier.

Le principe d’une grève scolaire chaque vendredi retient l’attention des médias et cette école buissonnière encouragée fait tache d’huile : aux Pays-Bas, en Allemagne, en Finlande, au Danemark, au Luxembourg, en France, en Espagne, en Belgique et même en Australie.

Au total, en novembre et décembre 2018, plus de 20.000 lycéens organisent des grèves dans 270 villes. Qui songerait à reprocher à des milliers de petits branleurs-glandeurs de sauter sur une occasion de « sécher » les cours tout en gardant bonne conscience ?

Le 4 décembre 2018, le petit laideron est reçu à la COP24. Etonnant non ?

Elle y récite sa leçon : « Ce que nous espérons atteindre par cette conférence est de comprendre que nous sommes en face d’une menace existentielle. Ceci est la crise la plus grave que l’humanité ait jamais subie… Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. Ce sont les souffrances du plus grand nombre qui paient pour le luxe du plus petit nombre… » Le couplet tiers-mondiste, les riches contre les pauvres, est déjà bien rodé !

Elle se rend ensuite à Davos, au Forum Economique Mondial, en janvier 2019, (elle y va en train : 32 heures depuis Stockholm). Elle invective les personnalités qui s’entretiennent du climat, toutes venues en jet privé. Cette gamine a décidément tous les culots !!!

Le 16 avril 2019, invitée au Parlement Européen (par qui ? A quel titre ?) elle fait une longue déclaration appelant les électeurs européens à voter en faveur de l’environnement au nom des jeunes qui n’ont pas le droit de vote. Le lendemain, elle débarque… au Vatican où le pape François, « l’Imam des migrants », la reçoit et l’encourage à continuer son combat.

Le 23 avril 2019, elle s’exprime à la Chambre des Communes du Royaume-Uni. Elle reproche aux parlementaires « leurs mensonges et les faux espoirs donnés, leur incompréhension de la crise climatique ou leur non-volonté de comprendre », et, en bonne donneuse de leçons, elle critique le soutien britannique à ses industries charbonnières, pétrolières et gazières (dont le gaz de schistes).

Le député Matthieu Orphelin, appuyé par 161 collègues, invite le petit monstre à s’exprimer, le 23 juillet 2019, au Palais Bourbon, en compagnie, entre autres, de la climatologue Valérie Masson-Delmotte, vice-présidente du GIEC2. Dans son discours, elle appelle le monde politique à prendre la pleine mesure de la crise climatique, à respecter ce que préconise la communauté scientifique, et à passer des déclarations aux actes. Et bien sûr, pour elle, les pays riches doivent agir plus vite pour compenser le manque d’infrastructures des pays pauvres. CQDF !

Détail amusant, si je puis dire : la biographie de Greta, « Scener ur hjärtat » a été publiée le 24 août 2018, quelques jours après le début de sa grève scolaire. Elle est rédigée par ses deux parents, sa sœur et… elle-même : chez les Thunberg, on se sert la soupe en famille !

Greta a été « nominée » pour le prix « Héros de l’environnement du WWF Suède ».

En mars 2019, elle était proposée pour le prix Nobel de la Paix par quelques députés suédois. En avril 2019, elle recevait le prix « Liberté », de la région Normandie. Et l’université de Mons annonçait en mai qu’elle recevra l’insigne et le diplôme de « docteur honoris causa » lors de la séance solennelle de la rentrée 2019. Le 7 juin 2019, « Amnesty International » lui décernait son prix « Ambassadeur de la conscience ». Mais où et quand s’arrêtera cette mascarade ?

Heureusement, le masque du petit ange à tête de démon semble se fissurer :

Dans un article du 9 février 2019, Isabelle Attard, ancienne députée EELV, s’interroge sur la fabrication de son image par Ingmar Rentzhog, issu d’une famille de financiers suédois. Rentzhog a lancé une start-up nommée « We Don’t Have Time ». Son objectif est de créer un réseau mondial d’écologistes. Sa start-up doit atteindre 100 millions d’utilisateurs pour devenir rentable.

Or elle est dirigée par une fondation dont Greta Thunberg fut pendant quelques mois « jeune conseillère ». Rentzhog avait rencontré les parents de Greta Thunberg peu avant le lancement de sa start-up. Et la dite start-up, après avoir fait connaître Greta Thunberg au monde entier, a pu lever 10 millions de couronnes suédoises. Rentzhog lui-même parle de 500 investisseurs et 23 millions de couronnes. Comme par hasard, les parents Thunberg disent ne pas être au courant.

« Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ! »

Depuis le début 2019, Greta Thunberg fait aussi l’objet d’attaques violentes sur Internet, émanant d’internautes climato-sceptiques. Une partie des critiques porte sur sa mère, soupçonnée d’instrumentaliser sa fille. Celle-ci affirme que la décision de Greta de faire grève a été prise contre l’avis de ses parents. Pourtant, c’est en famille qu’on a fabriqué la biographie (la légende ?) du petit monstre et tous ses déplacements – « en voiture électrique, en train et en bus » nous dit-on – sont payés par ses parents. Les parents Thunberg nous prennent donc pour des billes. 

Cet été, des automobilistes allemands arboraient sur leurs voitures des autocollants « Fuck you Greta », ce qui traduit, un peu trivialement, un certain ras-le-bol.

On a envie de dire aux lobbies qui manipulent cette gamine, qu’on croirait sortie d’un film d’épouvante, qu’ils auraient pu choisir une icône moins laide et plus charismatique.

Avec sa face lunaire, elle a le charisme d’un rideau de douche et ne parviendrait même pas à faire naître des pensées libidineuses chez un pédophile.

Alors, tant pis si on doit me traiter de facho, de macho, de franchouillard, de phallocrate, de climato-sceptique, que sais-je encore ? Mais, à tout prendre, je préfère Pamela Anderson, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux (et surtout si elle se tait !).

Je préfèrerais surtout qu’on arrête de nous taxer, de nous infantiliser, de nous culpabiliser, de nous bassiner, bref de nous emmerder avec, le « réchauffement climatique » et la « transition énergétique ». J’appartiens à une génération qui, quand elle avait l’âge de cette pisseuse de Greta Thunberg était dix ou vingt fois plus écolo qu’elle.

Alors, de grâce, qu’elle retourne à ses études et qu’elle nous foute la paix !!!!

Vous aurez noté que les imbéciles (ou les voyous ?) qui ont invité le petit laideron au Palais Bourbon le 23 juillet ont tous ratifié l’accord sur le CETA3 le même jour.

Vous trouvez ça cohérent ? Moi pas !!!!

 

Notes :

1) – un kilo, bon poids, dans chaque sein…

2) – Groupe (d’experts autoproclamés) Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat.

3) – Comprehensive Economic and Trade Agreement. Accord de libre-échange avec le Canada

NDLR :

A lire également un article très intéressant sur RUSSIE POLITICS :

Greta Thunberg et le retour du syndrome Samantha Smith

L’icône Greta Thunberg n’est pas une nouveauté, elle est le signe de la soviétisation de nos dirigeants. Incapables de gouverner réellement un monde devenu trop complexe pour eux, incapables de donner confiance en l’avenir, ne pouvant que faire semblant de rajeunir des méthodes qu’ils ne comprennent plus, ils se tournent et nous entraînent avec eux dans l’impasse du mythe de la jeunesse idéale. Jeunesse qu’ils idéalisent à la mesure de leur échec personnel à saisir l’avenir. Avant Greta Thunberg, il y eut Samantha Smith – sous Andropov. L’histoire se répète. La voici.

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