L’abolition des privilèges : mon œil !

L’abolition des privilèges : mon œil !

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Je ne consentirai jamais à dépouiller mon clergé, ma noblesse… C’est alors que le peuple français pourrait m’accuser d’injustice et de faiblesse. Monsieur l’archevêque, vous vous soumettez aux décrets de la Providence ; je crois m’y soumettre en ne me livrant point à cet enthousiasme qui s’est emparé de tous les ordres, mais qui ne fait que glisser sur mon âme. Si la force m’obligeait à sanctionner, alors je céderais, mais alors il n’y aurait plus en France ni monarchie ni monarque… »

(Lettre prémonitoire du Roi Louis XVI à l’archevêque de Chartres). 

C’est bizarre, notre république maçonnique, nourrie aux idéaux des Lumières et qui a fait de la révolution française un marqueur historique, ne fête jamais la nuit du 4 août 1789. Pourquoi ?

Il est vrai que, lorsqu’on voit l’arrogance, le train de vie, les privilèges et les passe-droits de nos marquis de la politique, il serait malvenu voire incongru de critiquer l’ancien régime.

En ce temps-là, les petits hobereaux de province, souvent pauvres comme Job, respectaient le peuple. De nos jours, Micron voit, dans les gares, « des gens qui ne sont rien » et le baronnet Benjamin Griveaux critique « ceux qui clopent et qui roulent au diésel ». Quel mépris !

Faisons un bref rappel de cette fameuse « nuit du 4 août 1789 ».

Il s’agit d’une séance nocturne de l’Assemblée Constituante au cours de laquelle fut votée la suppression des privilèges féodaux. Débutée à sept heures du soir, elle allait se prolonger jusqu’à deux heures du matin. L’Assemblée Constituante mettait à terre le système féodal. C’était l’abolition pure et simple de tous les droits et privilèges féodaux ainsi que de tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations, à l’initiative du « Club breton », le futur « Club des Jacobins ».

En fait, cette brusque décision d’abolir les privilèges découle d’un mélange de peur et de démagogie de la part des « élites » de l’époque : l’Assemblée Constituante est en train d’élaborer la future constitution (ainsi que la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ») lorsqu’elle reçoit des récits alarmistes sur les mouvements populaires qui sévissent un peu partout en France.

L’Assemblée Constituante envisage alors deux hypothèses :

  • soit réaffirmer les valeurs de la propriété, et donc contrôler la révolte. Solution rejetée, car on a peur de la colère paysanne.
  • Soit instaurer des « bureaux de secours », qui permettraient d’aider les plus pauvres.

Mais cette suggestion ne répond en rien à l’urgence de la situation. C’est donc pour sortir de ce blocage, nous dit-on, que naît l’idée de l’abolition des droits seigneuriaux.  En réalité, cette idée fumeuse a germé au sein du « Club Breton ». Ce projet émane de quelques aristocrates ouverts aux idéaux des Lumières (et, pour la plupart, francs-maçons) : le duc d’Aiguillon lance l’idée, aussitôt reprise par de vicomte de Noailles.

Dans une ambiance de quasi panique, Guy de Kerangal, le vicomte de Beauharnais, Lubersac, l’évêque de La Fare vont surenchérir en supprimant, pêle-mêle, les banalités, les pensions sans titre, les juridictions seigneuriales, le droit de chasse, les privilèges ecclésiastiques…etc…etc…

Le marquis de Foucault demande que « le premier des sacrifices soit celui que feront les grands, et cette portion de la noblesse, très opulente, qui vit sous les yeux du prince, et sur laquelle il verse sans mesure et accumule des dons, des largesses, des traitements excessifs, fournis et pris sur la pure substance des campagnes ». Si elle est sincère, l’envolée est belle !

Le vicomte de Beauharnais propose « l’égalité des peines sur toutes les classes des citoyens, et leur admissibilité dans tous les emplois ecclésiastiques, civils et militaires ».

Cottin demande l’extinction de « tous les débris du régime féodal qui écrase l’agriculture ».

L’assemblée est en proie à une cacophonie démagogique ; chacun y va de sa proposition.

Michelet écrira un siècle plus tard, dans un style emphatique1 :

« Après les privilèges des classes, vinrent ceux des provinces. Celles qu’on appelait Pays d’État, qui avaient des privilèges à elles, des avantages divers pour les libertés, pour l’impôt, rougirent de leur égoïsme, elles voulurent être France, quoi qu’il pût en coûter à leur intérêt personnel…

Le Dauphiné, dès 1788, l’avait offert magnanimement pour lui-même et conseillé aux autres provinces. Il renouvela cette offre. Les plus obstinés, les Bretons, liés par les anciens traités de leur province avec la France, n’en manifestèrent pas moins le désir de se réunir. La Provence en dit autant, puis la Bourgogne et la Bresse, la Normandie, le Poitou, l’Auvergne, l’Artois. La Lorraine, dit… qu’elle avait le bonheur de se réunir à ses frères, d’entrer avec eux dans cette maison maternelle de la France, dans cette immense et glorieuse famille ! Puis ce fut le tour des villes… »

Enfin, Lally-Tollendal termine la séance en apothéose en proclamant Louis XVI « Restaurateur de la Liberté française »2.

En une nuit, les fondements d’un système vieux de plusieurs siècles s’effondrent.

Louis XVI n’accorde sa sanction (son aval) à ces décrets que contraint et forcé, le 5 octobre.

Ainsi disparaissent les privilèges des ecclésiastiques, des nobles, des corporations, des villes et des provinces. Toutefois, les droits féodaux sont déclarés rachetables le 15 mars 1790, et leurs détenteurs ne sont pas tenus d’en prouver l’origine. Mais, devant le refus de quelques communautés paysannes, l’Assemblée supprime le rachat des droits le 25 août suivant. Enfin, le 17 juillet 1793, la Convention vote leur abolition complète, sans indemnité, et l’autodafé des titres féodaux.

Sont donc abolis par ces diverses lois : la mainmorte réelle et personnelle (article 1er), la servitude personnelle (article 1er), l’exclusivité seigneuriale sur les colombiers (article 2), la chasse (article 3), l’exclusivité sur l’accès à certaines professions (article 11), les justices seigneuriales (article 4), les dîmes (article 5), la vénalité des offices (article 7), les privilèges particuliers de provinces (article 10) ainsi que la pluralité des bénéfices (article 14) …

Le roi Louis XVI est proclamé « Restaurateur de la liberté française » par l’article 17. L’année suivante, à la « Fête de la Fédération », il donnera le premier coup de pioche pour planter « l’arbre de la Liberté » et acceptera de coiffer le bonnet phrygien. Puis, le 21 janvier 1793, sa tête finira dans le panier du « rasoir national », toujours au nom de la Liberté bien sûr !

L’abolition des privilèges était-elle une nécessité inéluctable ?

Si l’on tient compte du pourrissement – moral et mental – d’une noblesse de cour, nourrie et enrichie sur le dos d’une paysannerie qui, elle, crevait de faim, cela ne fait aucun doute. D’autant que cette noblesse, qui n’en avait plus que les titres et privilèges, se plaisait à critiquer le Roi et l’Église dans les salons de quelques cocottes3 ou dans les loges maçonniques qui fleurissaient partout.

On avait oublié que les privilèges et droits féodaux imposaient, en contrepartie, des devoirs sacrés : le chevalier était, si besoin, homme de guerre. Il mettait son épée au service de son Roi4, protégeait ses vassaux et défendait « la veuve et l’orphelin ». Il était prêt à verser l’impôt du sang.

Le clergé soignait les malades et les indigents, hébergeait les pèlerins, aidait les pauvres et les nécessiteux, créait des écoles. Saint Vincent-de-Paul est le précurseur de la Sécurité Sociale5 et non l’abbé Pierre, car ce curaillon miteux avait une charité chrétienne à géométrie variable6.

Claude-Henry de Saint-Simon (1760-1825), que d’aucuns présentent comme un réformateur social, considérait, dans les années 1820-1825, que la révolution n’était pas achevée. Chaud partisan de « l’industrialisme », il proposait une réorganisation totale de la société, hiérarchisée entre les scientifiques et industriels d’une part et la classe ouvrière d’autre part. Il a été à l’origine du saint-simonisme et de la mise en œuvre de la révolution industrielle au XIXe siècle.

Les dynasties bourgeoises – les banquiers, les armateurs, les maîtres de forges – ont supplanté les aristocrates. On a remplacé Dieu par le fric-roi et on a envoyé dans les mines des enfants de 10 ans (auxquels on accordait généreusement une journée de repos pas semaine et des journées limitées à 12 heures de travail). Rien de nouveau sous le soleil puisque, de nos jours, le « bobo » achète des vêtements « froissés chics » fabriqués au Viêtnam ou au Bengladesh par des gosses qui triment 6 jours sur 7 pour un salaire de misère.

Au début des années 60, la loi scélérate dite « Pisani-Debatisse » (tous deux francs-maçons) supprimait l’un des derniers privilèges : celui des bouilleurs de cru. L’État jacobin ne supportait pas l’idée qu’un petit propriétaire puisse transmettre à son fils le droit de confectionner sa goutte, sa gnole, son marc, et de surcroît sans payer de taxes.

Alors oui, on peut s’interroger sur l’intérêt ou la nécessité d’abolir les privilèges.

Sous l’ancien régime, les impôts étaient nombreux et le vassal devait un tiers de ses gains – en temps ou en argent – au Royaume et/ou à son suzerain.

De nos jours, « le Figaro » nous apprend que, si l’on retire de ses revenus les impôts, taxes, et cotisations sociales diverses et variées, le Français travaille pour l’État jusqu’au… 29 juillet. (Jour de libération fiscale)

En clair, notre économie socialiste – car il s’agit bien de cela ! – lui prend les deux tiers de ce qu’il gagne. Et la France bat un record mondial d’hyper-fiscalité puisqu’on compte chez nous plus de 200 impôts et taxes.

Notons, au passage, que les pays qui sont encore des monarchies – certes constitutionnelles – s’en sortent plutôt mieux que nous.

Dire que, vers 1600, le bon Roi Henri IV espérait que, chaque dimanche, le peuple pourrait manger une poule-au-pot ! Aujourd’hui, la cour du baron Goullet de Rugy s’empiffre de homard, et la bouffonne négroïde « Si bête » Ndiaye nous invite à manger du Kébab, qui, comme chacun sait, est un plat typiquement français7.

Franchement, cela valait-il le coup de faire une révolution, de guillotiner le Roi, de massacrer la Vendée, de mettre l’Europe à feu et à sang ?

Sincèrement, je pense que non mais ceci n’engage que moi ! Et tant pis, après tout, si notre pays, en pleine dégénérescence, confond « le Trône et l’Autel » avec le trône des chiottes et l’hôtel de passe.

Je m’arroge UN privilège, UN SEUL, celui de ne pas rendre ma plume serve8.

 

Notes :

1)- « Histoire de Révolution française », de Jules Michelet, Flammarion, 1897-1898.

2)- Et, le 21 janvier 1793, la France guillotinera le « Restaurateur de la Liberté française », sans doute pour le remercier d’avoir été si bon ?

3)- De nos jours, on dirait « poules de luxe ».

4)- Et au service de Dieu car le Roi était monarque « de droit divin ».

5)- Mais qui ne coutait rien au contribuable.

6)- En 1954, le saint homme, avant de lancer son appel en faveur des sans-abris, avait refusé sa pitié aux combattants de Diên-Biên-Phu qui faisaient « une sale guerre colonialiste ». C’est le même qui, plus tard, condamnera les parachutistes d’Algérie mais pas le FLN.

7)- Au même titre que le Couscous, les Loukoums ou le Tajine au poulet.

8)- « La plume est serve mais la parole est libre » dit-on en droit.

La canicule du siècle…

La canicule du siècle…

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Pendant la canicule, nombre de personnes s’écrient : « C’est effrayant, il y a 35° à l’ombre ». Mais qui les oblige à rester à l’ombre ? » (Pierre Dac).

« En période de canicule, il est conseillé de jeter un froid. » (Philippe Aalberg).

 

Honte à moi ! Dans un article récent, j’ai osé critiquer Greta Thunberg, fabriquée de toutes pièces par le système et les médias aux ordres, pour nous faire accepter l’écologie punitive.

Aussitôt je me suis fait vertement attaquer, sur les réseaux dits « sociaux », par un tas de « courageux » anonymes1 qui voudraient qu’on m’enferme, qu’on me pende, ou, pour les plus modérés, qu’on m’interdise d’écrire. Hélas pour eux, on ne peut même pas fermer mon compte « Twiter » ou « Facebook » car, contrairement à Emmanuelle Ménard, je n’en ai pas !!!

La tolérance et la pluralité d’opinions sont bel et bien mortes dans ce pays ! On pense à la citation attribuée à cette vieille canaille maçonnique de Voltaire :

« Je ne partage pas vos idées mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer. »

Quelques sites amis continuent à me publier ; qu’ils en soient remerciés.

Je peux donc en rajouter une couche, juste histoire d’enfoncer le clou !

Ça fait des années qu’on nous culpabilise (et qu’on nous tape au portefeuille) au nom de la survie de la planète : nous, petits blancs trop riches, serions seuls responsables du réchauffement climatique. Accessoirement, on oublie qu’en l’an 1000, la terre a connu une période caniculaire. Les savants de l’époque y voyaient une prémonition de la fin du monde.

Le 17 juillet …1852, le « Hampshire Advertiser », de Southampton, écrivait ceci :

« En 1132 en Alsace les sources se tarirent et les ruisseaux s’asséchèrent. Le Rhin pouvait être traversé à pied. En 1152 la chaleur était si intense que l’on pouvait faire cuire des œufs dans le sable. En 1160, à la bataille de Bela (en Hongrie), un grand nombre de soldats moururent en raison de la chaleur excessive. En 1276 et 1277, en France, la récolte d’avoine et de seigle fut totalement détruite par la chaleur. En 1303 et 1304 la Seine, la Loire, le Rhin et le Danube pouvaient être traversés à pied. En 1393 et 1394 un grand nombre d’animaux tombèrent morts et les récoltes anéanties en raison de la chaleur. En 1440 la chaleur fut excessive… » Le même article signalait des canicules en 1538, 1539, 1540 et 1541, puis en 1556, 1615 et 1616, 1646, 17182, 1723 et 1724, 1746, 1748, 1754, 1760, 1767, 1778 et 1788, 1818, 1830, 1832 et 1835. Pardon pour cette fastidieuse énumération qui m’évite de vous imposer la lecture de tout l’article. Cette information est tirée d’un journal anglais de 1852, pas d’un site climato-sceptique ! Donc, si l’on ajoute les surchauffes répertoriées depuis 1852, notre vieille Europe aura connu une bonne cinquantaine de canicules depuis l’an mille. 

Mais, depuis plus d’un demi-siècle, on nous raconte n’importe quoi sur le devenir de notre planète : en 1974, par exemple, lors du premier choc pétrolier, on nous prédisait comme une fatalité inéluctable : « Dans 20 ans (soit en 1994) il n’y aura plus de pétrole ».

Nous sommes en 2019. Notre consommation de pétrole a été multipliée par dix depuis et nos réserves de pétrole sont deux fois plus importantes qu’en 1974.

Du pétrole – énergie fossile donc qui se régénère – il y en a partout ; sous les grands lacs africains, en Mer du Nord, sous la calotte arctique et même sous la région parisienne.

Les experts autoproclamés du GIEC ne nous parlent jamais des « paramètres de Milankovic » et, quand un spécialiste de la climatologie vient à se montrer « climato-sceptique », on le vire comme un malpropre comme ce fut le cas pour Philippe Verdier3, licencié du service public en 2015. 

Précisons, avant d’aller plus loin, que je ne connais RIEN à la climatologie, mais, il y a dans le monde, des centaines de VRAIS savants qui se déclarent ouvertement « climato-sceptiques »4.

Citons, chez nous, les plus connus :

  • Claude Allègre, géochimiste, lauréat de nombreux prix. L’un des premiers à avoir soulevé la possibilité d’un réchauffement climatique. Il souligne que l’on ne connaît à peu près rien du rôle du CO2 d’origine humaine dans le réchauffement actuel et que d’autres facteurs sont bien plus importants : vapeur d’eau, formation des nuages, poussières et activité volcanique, etc…
  • Hacène Arezki, géographe spécialisé en géographie physique, biogéographie et climatologie. Il nie, dans son livre « Climat, mensonges et propagande », le caractère de la récente évolution climatique ainsi que l’hypothèse du rôle de premier plan joué par les gaz à effet de serre.
  • Vincent Courtillot, géophysicien, docteur en physique, professeur à l’université de Paris VII et auteur de nombreux articles scientifiques dans « Science et Nature ». 
  • Diane Douglas, paléo-climatologue, auteur et éditeur de plus de 200 rapports scientifiques. Pour elle, les facteurs naturels et non le CO2 dominent le climat. 
  • Jacques Duran, physicien, directeur de recherche CNRS, ancien vice-président chargé de recherche de l’université Pierre et Marie Curie (1986-1992) et auteur du site « pensée-unique.fr ». 
  • Serge Galam, docteur en physique : il estime que la cause du réchauffement est encore inconnue et que le seul lien entre CO2 et réchauffement climatique est une coïncidence temporelle. 
  • Christian Gerondeau, polytechnicien, affirme qu’il n’existe aucun lien démontrable entre CO2 et température (« CO2: un mythe planétaire », Toucan, 2009). Il dénonce les contradictions et les manipulations des données par des groupes de pression comme le GIEC (qui n’est pas un groupe d’experts), sur le réchauffement climatique, et sur…le gaspillage de l’argent public. 
  • François Gervais, physicien, professeur émérite à l’université François Rabelais de Tours, médaillé du CNRS et primé par l’académie des sciences, estime que l’effet de serre du CO2 est à saturation, les activités humaines n’ont quasiment plus d’incidence sur le réchauffement. On a pris une conséquence pour une cause. Les fluctuations de température précèdent celles du CO2. 
  • Philippe de Larminat, expert en modélisation des processus, met en oeuvre dans son ouvrage « Changement climatique » (ISTE Éditions, 2014) des modèles historiques pour décrire et prévoir les changements climatiques depuis 1.500 ans. Ses résultats montrent l’absurdité des conclusions du GIEC sur l’influence humaine sur le changement climatique, ainsi que l’impossibilité de modéliser physiquement quelque chose d’aussi complexe que le climat. 
  • Jean-Louis Le Mouël, géophysicien, ancien directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris, médaille d’argent du CNRS, lauréat de la Flemming Medal, spécialiste du magnétisme terrestre. Il souligne que l’origine humaine du réchauffement climatique n’est qu’une hypothèse. Il estime que les rôles de l’activité solaire et du magnétisme terrestre sont sous-estimés. 
  • Marcel Leroux, (décédé en 2008). Professeur émérite de climatologie à l’université Jean-Moulin – Lyon-III, il était directeur du laboratoire de climatologie, risques et environnement. Il résumait, en 2003, son point de vue sur la théorie du réchauffement climatique : « Le réchauffement global est une hypothèse issue de modèles théoriques et fondée sur des relations simplistes, qui annonce une élévation de la température, proclamée mais non démontrée. Les contradictions sont nombreuses entre les prédictions et les faits climatiques directement observés, l’ignorance délibérée de ces distorsions flagrantes constituant une imposture scientifique ». 
  • François Meynard, ingénieur physicien, enseignant en sciences humaines et sociales, publie en 2011 un livre intitulé « La légende de l’effet de serre ». Il affirme que l’effet de serre est « une chimère informatique dénuée de fondement physique ». 
  • Benoît Rittaud, maître de conférences à l’université Paris XIII, auteur de l’ouvrage « Le Mythe climatique » (2012), parle d’une « pseudo-science » qu’il appelle « climatomancie : un art divinatoire visant à déduire du comportement humain l’avenir climatique de la Terre, dans l’idée de prescrire à chacun des actions de pénitence ».

Je m’arrêterai là, pour ne pas lasser mes lecteurs, mais je rappelle qu’il existe, dans tous les pays, quelques dizaines de chercheurs, de savants, d’ingénieurs, bref, de gens parfaitement crédibles et qui ne croient pas à la responsabilité de l’homme dans le réchauffement actuel.

Alors, me direz-vous, à qui profite le crime ? J’ai bien une petite idée :

En 1975, Giscard créait le « G7 ». Dans le discours inaugural de cette institution, il déclarait que les citoyens des pays industrialisés supportaient de plus en plus mal l’hyper-fiscalité (déjà !).

Aussi cet esprit tordu proposait de sensibiliser les peuples à l’écologie. Culpabilisés, ils accepteraient d’être taxés pour la survie de la planète. CQFD ! 

Depuis, force est de constater que l’écologie punitive fonctionne à plein tube !

Pendant des années, on nous a affirmé que le diésel polluait moins que l’essence, puis, alors que 70 à 80% des Français roulaient au diésel, on nous a dit le contraire.

Honte aux gens (dont je suis) qui roulent au diésel ! Nous serions responsables de …40.000 morts par an. D’où sortent ces chiffres ? Là encore, on nous prend pour des imbéciles.

Deux études récentes, menées par des organismes indépendants, viennent de démontrer que le moteur diésel moderne, doté de filtres à particules, vannes, « AD-Blue », etc pollue… 30 fois moins que le moteur à essence.

Notre vieille planète a connu des périodes glaciaires suivies de périodes chaudes. N’est-ce pas, tout simplement, une évolution normale de la terre ? L’homme a-t-il la moindre responsabilité dans ce processus ? Je n’en sais rien, mais une chose est certaine : nous, Français, représentons 1% de la population du globe, et 0,9% des émissions de gaz à effet de serre.

Ce n’est pas en nous saignant à coup d’impôts sur les ordures, de taxes de recyclage, de taxe carbone, de malus écologique…etc. qu’on réglera le problème.

La seule « dépollution » qui soit dans nos cordes, c’est le nettoyage de cette classe politique aussi incapable qu’arrogante qui nous présure depuis un demi-siècle.

Depuis 1974, la France n’a jamais connu un budget en équilibre. Chaque Français est endetté à hauteur de 35.000 €. Nous laisserons à nos enfants une dette abyssale de 2.320 milliards d’euros, un pays livré à une immigration massive et incontrôlée, des zones de non-droit où la police n’ose plus aller, et les responsables de ce gâchis nous demandent de payer toujours plus d’impôts, de trier nos poubelles et d’abandonner nos vieilles voitures.

Chez nous, les « ordures » sont… au pouvoir et le seul moyen (légal) de lutter contre s’appelle « bulletin de vote ». Pensez-y aux prochaines élections.

 

 

Notes :

1)- les dignes descendants des « corbeaux » qui dénonçaient les Juifs sous l’Occupation.

2)- D’après Emmanuel Le Roy Ladurie, la canicule de 1718 aurait fait 700.000 morts !

3)- Auteur du livre « Climat Investigation ».

4)- J’éviterai à mes lecteurs cette kyrielle de noms. On trouve ça sur internet, en cherchant un peu.

Paramètres de Milankovic

 

Inclinaison, rotation, excentricité… La Terre a la bougeotte, et ses mouvements influencent notre climat ! Des paramètres mis en évidence par le scientifique serbe Milutin Milanković.

A tout prendre, on aimait mieux Pamela !

A tout prendre, on aimait mieux Pamela !

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Mettez ceux qui brassent de l’air d’un côté, et ceux qui vous pompent l’air de l’autre et vous aurez une climatisation écologique et gratuite… » (Anonyme).

« Cette jeune Greta arbore un visage de cyborg qui ignore l’émotion — ni sourire ni rire, ni étonnement ni stupéfaction, ni peine ni joie. Elle fait songer à ces poupées en silicone qui annoncent la fin de l’humain et l’avènement du post humain. Elle a le visage, l’âge, le sexe et le corps d’un cyborg du troisième millénaire : son enveloppe est neutre… » (Michel Onfray).

 

Quand va-t-on arrêter de prendre les Français pour des gogos et le Palais Bourbon pour un cirque, un lupanar ou une annexe de la Cour des Miracles ?

Souvenez-vous de ce jour de janvier 2016, où, pour une fois, l’Assemblée Nationale était (presque) au complet et où on jouait des coudes pour accéder aux balcons.

Laurence Abeille, députée écolo du Val-de-Marne, et la Fondation Bardot, avaient invité la pulpeuse Pamela Anderson à venir défendre une proposition de loi visant à interdire le gavage des oies et des canards. A quel titre cette dinde américaine, dopée au silicone1 et au botox, venait-elle attaquer une belle et ancienne tradition française ?

Le public, tout émoustillé, remarquait que la belle en avait « gros (et même très gros) sur le cœur » dans son plaidoyer pour la défense des oies et des canards. Mais, à défaut de convaincre son auditoire sur les méfaits du foie gras (ou, plus exactement, sur la honte que nous devrions éprouver à en manger), sa plastique, capable de redonner sa virilité à un eunuque, faisait fantasmer quelques vieux vicelards. Car, chez Pamela Anderson, tout est dans la carrosserie.

Certes, elle n’a plus une pièce d’origine (il suffit, pour s’en convaincre, de voir des photos d’elle quand elle avait 18 ans) mais quel beau spécimen des prouesses de la chirurgie esthétique américaine ! Assurément, elle mériterait une place, comme pétasse-étalon, au pavillon de Breteuil.

Mais, hélas pour elle, en dehors d’un emballage aguichant, elle a le QI d’un bulot !

Un torchon « People » écrivait à l’époque : « A 50 ans, l’héroïne d’ « Alerte à Malibu » reste d’une somptueuse beauté… », dont acte, mais était-ce une raison pour l’inviter à venir nous donner des leçons de moraline écologiquement correcte au Palais Bourbon? Assurément non, et, pour une fois, je partageais l’avis de Christian Jacob, patron du groupe LR : « Je pense qu’on atteint le degré zéro de la politique. Si on voulait chercher le comble de la médiocrité, je pense que là, on l’a atteint ».

Et bien, nous avions tout faux !!! On pouvait encore faire pire et le pire a été atteint le 23 juillet 2019, avec la venue au Palais Bourbon d’un petit laideron mal fagoté nommé Greta Thunberg.

Son histoire est un roman à l’eau de roses largement véhiculé par presque tous les médias, car il va dans le sens du « climatiquement correct ».

Internet nous apprend qu’elle est née le 3 janvier 2003 à Stockholm. Sa mère est chanteuse d’opéra et son père, acteur de cinéma, (comme son grand-père paternel) : une famille d’artistes, pas précisément des scientifiques donc, mais qui pensent et votent à gauche, c’est important !

À l’âge de onze ans, à la suite d’une dépression, « un syndrome d’Asperger, un trouble obsessionnel compulsif, un trouble du déficit de l’attention et un mutisme sélectif sont diagnostiqués chez elle ». En clair, cette triste gamine est une malade mentale ! Il faut la plaindre, la faire soigner, l’interner, peut-être, dans un établissement spécialisé mais pas forcément écouter ses délires.

C’est à la suite, nous dit-on, d’une rencontre avec le suédois Bo Thoren « militant écologiste de la première heure », qu’elle prend conscience des menaces pesant sur la planète.

Elle devient végane, influençant ses parents. Sa famille arrête également de prendre l’avion.

Le 20 août 2018, l’affreuse gamine fait le piquet de grève devant le Riksdag, le parlement suédois, et explique aux nombreux journalistes conviés (par qui ?) qu’elle n’ira pas à l’école jusqu’aux élections du 9 septembre 2018. Elle exige que le gouvernement suédois réduise les émissions de dioxyde de carbone. Elle reste assise devant le Riksdag en « séchant » délibérément les cours.

Et elle appelle à une « grève générale de l’école pour le climat ».

Son histoire est reprise, amplifiée, magnifiée par des journaux du monde entier.

Le principe d’une grève scolaire chaque vendredi retient l’attention des médias et cette école buissonnière encouragée fait tache d’huile : aux Pays-Bas, en Allemagne, en Finlande, au Danemark, au Luxembourg, en France, en Espagne, en Belgique et même en Australie.

Au total, en novembre et décembre 2018, plus de 20.000 lycéens organisent des grèves dans 270 villes. Qui songerait à reprocher à des milliers de petits branleurs-glandeurs de sauter sur une occasion de « sécher » les cours tout en gardant bonne conscience ?

Le 4 décembre 2018, le petit laideron est reçu à la COP24. Etonnant non ?

Elle y récite sa leçon : « Ce que nous espérons atteindre par cette conférence est de comprendre que nous sommes en face d’une menace existentielle. Ceci est la crise la plus grave que l’humanité ait jamais subie… Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. Ce sont les souffrances du plus grand nombre qui paient pour le luxe du plus petit nombre… » Le couplet tiers-mondiste, les riches contre les pauvres, est déjà bien rodé !

Elle se rend ensuite à Davos, au Forum Economique Mondial, en janvier 2019, (elle y va en train : 32 heures depuis Stockholm). Elle invective les personnalités qui s’entretiennent du climat, toutes venues en jet privé. Cette gamine a décidément tous les culots !!!

Le 16 avril 2019, invitée au Parlement Européen (par qui ? A quel titre ?) elle fait une longue déclaration appelant les électeurs européens à voter en faveur de l’environnement au nom des jeunes qui n’ont pas le droit de vote. Le lendemain, elle débarque… au Vatican où le pape François, « l’Imam des migrants », la reçoit et l’encourage à continuer son combat.

Le 23 avril 2019, elle s’exprime à la Chambre des Communes du Royaume-Uni. Elle reproche aux parlementaires « leurs mensonges et les faux espoirs donnés, leur incompréhension de la crise climatique ou leur non-volonté de comprendre », et, en bonne donneuse de leçons, elle critique le soutien britannique à ses industries charbonnières, pétrolières et gazières (dont le gaz de schistes).

Le député Matthieu Orphelin, appuyé par 161 collègues, invite le petit monstre à s’exprimer, le 23 juillet 2019, au Palais Bourbon, en compagnie, entre autres, de la climatologue Valérie Masson-Delmotte, vice-présidente du GIEC2. Dans son discours, elle appelle le monde politique à prendre la pleine mesure de la crise climatique, à respecter ce que préconise la communauté scientifique, et à passer des déclarations aux actes. Et bien sûr, pour elle, les pays riches doivent agir plus vite pour compenser le manque d’infrastructures des pays pauvres. CQDF !

Détail amusant, si je puis dire : la biographie de Greta, « Scener ur hjärtat » a été publiée le 24 août 2018, quelques jours après le début de sa grève scolaire. Elle est rédigée par ses deux parents, sa sœur et… elle-même : chez les Thunberg, on se sert la soupe en famille !

Greta a été « nominée » pour le prix « Héros de l’environnement du WWF Suède ».

En mars 2019, elle était proposée pour le prix Nobel de la Paix par quelques députés suédois. En avril 2019, elle recevait le prix « Liberté », de la région Normandie. Et l’université de Mons annonçait en mai qu’elle recevra l’insigne et le diplôme de « docteur honoris causa » lors de la séance solennelle de la rentrée 2019. Le 7 juin 2019, « Amnesty International » lui décernait son prix « Ambassadeur de la conscience ». Mais où et quand s’arrêtera cette mascarade ?

Heureusement, le masque du petit ange à tête de démon semble se fissurer :

Dans un article du 9 février 2019, Isabelle Attard, ancienne députée EELV, s’interroge sur la fabrication de son image par Ingmar Rentzhog, issu d’une famille de financiers suédois. Rentzhog a lancé une start-up nommée « We Don’t Have Time ». Son objectif est de créer un réseau mondial d’écologistes. Sa start-up doit atteindre 100 millions d’utilisateurs pour devenir rentable.

Or elle est dirigée par une fondation dont Greta Thunberg fut pendant quelques mois « jeune conseillère ». Rentzhog avait rencontré les parents de Greta Thunberg peu avant le lancement de sa start-up. Et la dite start-up, après avoir fait connaître Greta Thunberg au monde entier, a pu lever 10 millions de couronnes suédoises. Rentzhog lui-même parle de 500 investisseurs et 23 millions de couronnes. Comme par hasard, les parents Thunberg disent ne pas être au courant.

« Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ! »

Depuis le début 2019, Greta Thunberg fait aussi l’objet d’attaques violentes sur Internet, émanant d’internautes climato-sceptiques. Une partie des critiques porte sur sa mère, soupçonnée d’instrumentaliser sa fille. Celle-ci affirme que la décision de Greta de faire grève a été prise contre l’avis de ses parents. Pourtant, c’est en famille qu’on a fabriqué la biographie (la légende ?) du petit monstre et tous ses déplacements – « en voiture électrique, en train et en bus » nous dit-on – sont payés par ses parents. Les parents Thunberg nous prennent donc pour des billes. 

Cet été, des automobilistes allemands arboraient sur leurs voitures des autocollants « Fuck you Greta », ce qui traduit, un peu trivialement, un certain ras-le-bol.

On a envie de dire aux lobbies qui manipulent cette gamine, qu’on croirait sortie d’un film d’épouvante, qu’ils auraient pu choisir une icône moins laide et plus charismatique.

Avec sa face lunaire, elle a le charisme d’un rideau de douche et ne parviendrait même pas à faire naître des pensées libidineuses chez un pédophile.

Alors, tant pis si on doit me traiter de facho, de macho, de franchouillard, de phallocrate, de climato-sceptique, que sais-je encore ? Mais, à tout prendre, je préfère Pamela Anderson, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux (et surtout si elle se tait !).

Je préfèrerais surtout qu’on arrête de nous taxer, de nous infantiliser, de nous culpabiliser, de nous bassiner, bref de nous emmerder avec, le « réchauffement climatique » et la « transition énergétique ». J’appartiens à une génération qui, quand elle avait l’âge de cette pisseuse de Greta Thunberg était dix ou vingt fois plus écolo qu’elle.

Alors, de grâce, qu’elle retourne à ses études et qu’elle nous foute la paix !!!!

Vous aurez noté que les imbéciles (ou les voyous ?) qui ont invité le petit laideron au Palais Bourbon le 23 juillet ont tous ratifié l’accord sur le CETA3 le même jour.

Vous trouvez ça cohérent ? Moi pas !!!!

 

Notes :

1) – un kilo, bon poids, dans chaque sein…

2) – Groupe (d’experts autoproclamés) Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat.

3) – Comprehensive Economic and Trade Agreement. Accord de libre-échange avec le Canada

NDLR :

A lire également un article très intéressant sur RUSSIE POLITICS :

Greta Thunberg et le retour du syndrome Samantha Smith

L’icône Greta Thunberg n’est pas une nouveauté, elle est le signe de la soviétisation de nos dirigeants. Incapables de gouverner réellement un monde devenu trop complexe pour eux, incapables de donner confiance en l’avenir, ne pouvant que faire semblant de rajeunir des méthodes qu’ils ne comprennent plus, ils se tournent et nous entraînent avec eux dans l’impasse du mythe de la jeunesse idéale. Jeunesse qu’ils idéalisent à la mesure de leur échec personnel à saisir l’avenir. Avant Greta Thunberg, il y eut Samantha Smith – sous Andropov. L’histoire se répète. La voici.

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Hommage à un sabreur

Hommage à un sabreur

 

Le billet d’Éric de Verdelhan

 

« Un hussard qui n’est pas mort à 30 ans est un j’en-foutre »

(Général Antoine Charles Louis de Lasalle, mort à 34 ans à la bataille de Wagram)

 

Il aimait les combats, l’odeur de la poudre, la fête, le vin et les jolies femmes. Avec Antoine Honoré de Brack, il fut l’un des plus beaux sabreurs de l’Empire, époque qui ne manquait pourtant pas d’hommes courageux.

On raconte qu’il serait l’auteur de la Chanson « Fanchon » (« Elle aime à rire, elle aime à boire ») que je me plais à chanter, avec mes amis, les soirs de beuverie. Mais l’air de « Fanchon » était déjà célèbre au XVIII° siècle. On le retrouve, en 1757, dans les poésies de l’abbé de L’Attaignant. Les paroles de deux couplets figurent dans « Les contemporaines communes » de Restif de la Bretonne, publié en 1790. Dommage, j’aimais l’idée que « Fanchon » soit l’œuvre de Lasalle dont j’ai envie, aujourd’hui, d’honorer la mémoire : Il a été tué le 6 juillet 1809, à la bataille de Wagram.

Antoine Charles Louis de Lasalle naît le 10 mai 1775 à Metz dans une famille de la petite noblesse lorraine. À 11 ans le jeune Antoine choisit la carrière des armes et, en 1786, il intègre le régiment d’infanterie d’Alsace. Le 25 mai 1791, il est nommé sous-lieutenant.

Alors que la répression s’exerce contre la noblesse, Lasalle doit quitter son régiment pour rejoindre Paris où sa famille a déménagé. L’ex officier fait partie des volontaires en partance pour l’armée du Nord. En février 1794, il intègre le 23ème régiment de chasseurs à cheval et (re) gagne très vite ses premiers galons : il est maréchal des logis le 21 mars de la même année.

Le 10 mars 1795, le Comité de Salut Public le nomme lieutenant.

Peu après, Lasalle devient aide de camp du général Kellermann, général en chef de l’armée des Alpes. Intrépide et redoutable sabreur en Italie, le 7 novembre 1796, à l’âge de 21 ans, il est nommé capitaine. Le fringant officier entretient alors une relation amoureuse avec la marquise de Sali, qui habite Vicence. Une offensive autrichienne oblige les Français à abandonner la ville mais Lasalle n’hésite pas à prendre des risques pour aller honorer sa maîtresse. Dans la nuit du 16 décembre, avec 18 hommes, il franchit les lignes adverses et court chez la marquise qui a rassemblé pour lui des renseignements relatifs à l’organisation des armées autrichiennes.

L’alarme est donnée, Lasalle repart en sens inverse, bouscule un détachement de hussards autrichiens et parvient à se sauver. Une quinzaine d’Autrichiens sont tués, Lasalle ne perd que quatre hommes. Il rapporte à Bonaparte des renseignements militaires d’une importance telle que ce dernier ferme les yeux sur son incartade et le nomme aussitôt chef d’escadron, le 6 janvier 1797.

En janvier 1797, à Rivoli, Lasalle lance une charge avec seulement 26 chasseurs et refoule les assaillants, puis avise un bataillon isolé et le contraint à la reddition. A la fin de la bataille, un Lasalle épuisé se présente à Bonaparte qui désigne au sol les drapeaux pris à l’ennemi et lui dit : « couche-toi dessus, tu l’as bien mérité ». Plus tard, Bonaparte dira : « C’est Masséna, Joubert, Lasalle et moi qui avons gagné la bataille de Rivoli ».

Le jeune Mosellan va poursuivre ses exploits en Italie. Il s’illustre sur les rives de la Piave contre la cavalerie autrichienne et reçoit trois coups de sabre : « ce fou de Lasalle s’est laissé emporter par sa tête » juge Kellermann qui observe la scène en spectateur.

Après la campagne, Bonaparte écrira à Mme Lasalle au sujet de son fils : « Ce brave officier s’est comblé de gloire à l’armée d’Italie ».

En garnison en Italie, le brillant chef d’escadron rencontre Joséphine d’Aiguillon, la femme du général Victor Léopold Berthier, qui devient sa maîtresse.

Le 26 mai 1798, Lasalle embarque pour l’Egypte, avec le général Desaix, sur la frégate « La Courageuse ». Le 1er juillet, les troupes françaises débarquent sur les côtes d’Alexandrie. La prise de la ville s’effectue sans grande résistance mais, pour atteindre Le Caire, l’armée doit entamer la traversée du désert sans eau, sans vivres et harcelée par les Bédouins.

Les Français arrivent à proximité des Pyramides le 21 juillet 1798.

Face aux mamelouks qui se sont retranchés dans le village d’Embabeh, Bonaparte forme ses cinq divisions en carrés et lance l’assaut. La cavalerie égyptienne vient se briser sur les formations françaises. Lasalle est à la tête de 60 hommes et s’empare de la redoute d’Embabeh, ce qui coupe la retraite de l’ennemi. Le soir même Bonaparte le nomme « chef de brigade provisoire » d’une demi-brigade de chasseurs à cheval.

Le 7 août il se lance aux trousses du bey Ibrahim qui s’est enfoncé dans le désert après la bataille des Pyramides. Lasalle est en pointe avec deux escadrons. Après cinq jours de poursuite, la cavalerie française rattrape le convoi égyptien à hauteur de l’oasis de Salalieh.

Une troupe de mamelouks se déploie mais Lasalle, qui n’a que 150 hommes à leur opposer, fait sonner la charge. Un combat furieux s’engage : « Lasalle a son sabre qui tombe en parant un coup terrible, il saute de cheval, ramasse son arme, combat à pied contre plusieurs mamelucks qui s’acharnent contre ce jeune chef, mais Lasalle en blesse trois, tue un cheval, remonte sur sa monture et continue le combat ». L’arrivée des dragons de Leclerc force les mamelouks au repli.

En 1800, Lasalle revient en France. Alors qu’il reçoit des mains de Bonaparte (décision du 17 thermidor 1800), une paire de pistolets et un sabre d’honneur, il aurait eu ce mot célèbre : « Un hussard qui n’est pas mort à trente ans est un jean-foutre. »

Nommé colonel, Lasalle fait figure d’enfant terrible dans la cavalerie légère et entretient soigneusement la réputation des hussards : grand amateur d’alcools forts, il fonde la « Société des Assoiffés », une initiative qui fait jaser la bonne société parisienne.

On lui confie le commandement du 10ème régiment de hussards, et c’est à la tête de cette unité qu’au combat de Vilnadella, le 27 nivôse an IX, il a trois chevaux tués sous lui et brise sept sabres. Il est fait Commandeur de la Légion d’Honneur le 25 prairial an XII.

Général de brigade le 12 pluviôse an XIII (1er février 1805), le 11 ventôse suivant, il commande une brigade de dragons stationnée à Amiens. C’est avec elle qu’il s’illustre encore à la bataille d’Austerlitz.

La prise de la forteresse de Stettin, le 29 octobre 1806, est un de ses nombreux exploits.

Il vient assiéger la ville défendue par les 10 000 hommes du général von Romberg. Les Prussiens sont retranchés dans la forteresse, bien armés et approvisionnés, et alignent plus d’une centaine de canons. Lasalle ne dispose que de deux régiments de cavalerie comptant 500 hommes au total. Il ordonne la confection de canons en bois et dispose sa troupe comme pour un siège. S’ensuit un échange de messages entre les deux camps : Lasalle menace de bombarder la ville et de ne pas faire de quartier, et gonfle ses effectifs. Le général von Romberg décide alors de capituler. Les Prussiens sont stupéfaits en rendant les armes de constater que les Français sont si peu nombreux.

Général de division le 30 décembre 1806, il est nommé commandant de la cavalerie légère en 1807. À la bataille d’Heilsberg le 12 juin 1806, le prince Murat est entouré par une douzaine de dragons russes. Lasalle se rue seul à l’aide de Murat. Il tue l’officier qui commande le détachement et met les dragons en fuite. Peu après, alors qu’il est enveloppé à son tour, Murat se précipite, dégage celui qui venait de lui sauver la vie et dit en lui serrant la main : « général, nous sommes quittes ».

En juillet suivant, l’Empereur lui confère la croix de Chevalier de la Couronne de Fer.

Le 15 février 1808 il rejoint l’armée d’Espagne avec sa cavalerie.

Au mois de juin, à Torquemada, il défait un corps d’insurgés espagnols. Il se porte ensuite sur Palencia et marche sur Valladolid. Au village de Cabezon, trois lieues avant Valladolid, il rencontre un corps de troupes de 7 000 hommes. Il les attaque et les bat. L’ennemi abandonne son artillerie et laisse plus de 1 000 morts sur le champ de bataille.

Le 14 juillet 1808 à la bataille de Medina del Rio Seco, Lasalle, par une charge héroïque, apporte la victoire aux Français. 3 000 Espagnols restèrent sur le champ de bataille, tués ou blessés.

En septembre 1808, l’Empereur le nomma Grand Officier de la Légion d’Honneur, et le fit comte de l’Empire.

Le 6 juillet 1809, au soir de la bataille de Wagram, séparé de ses hussards, il avise un bataillon d’infanterie ennemi et essaie, avec quelques cuirassiers, de le disperser. Il est tué, frappé d’une balle en pleine tête. La veille de la bataille, il avait dit à son aide de camp, le chef d’escadron Charles Cyr du Coëtlosquet : « Je ne survivrai pas à cette journée. »

Il meurt à 34 ans, en ayant dépassé de quatre ans la limite d’âge qu’il s’était lui-même fixée.

Dans sa dernière lettre à son épouse, il écrivait : « Mon cœur est à toi, mon sang à l’Empereur, ma vie à l’honneur. »

Un décret impérial du 1er janvier 1810 ordonna que la statue de Lasalle soit placée sur le pont de la Concorde. Une rue de Metz prit son nom et son portrait fut placé dans un des salons de l’Hôtel-de-Ville. En 1891, une statue de Lasalle fut érigée à Lunéville. Il a son buste dans la galerie des batailles du château de Versailles et son nom gravé sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile (pilier Est).

Et quelques « grognards », nostalgiques d’une époque révolue et héritiers en droite ligne de sa « Société des Assoiffés » lui rendent régulièrement hommage en entonnant « Fanchon ».

L’apolitisme est un leurre

L’apolitisme est un leurre

 

Le billet d’Éric de Verdelhan

 

« L’union entre les hommes n’est fondée que sur une mutuelle tromperie ».

(Blaise Pascal ; « Les pensées » (1670))

 

Dans plusieurs articles récents, j’ai dit tout le mal que je pensais de l’« apolitisme » que je considère comme une arnaque morale ou la bonne conscience des lâches.

Je reviens sur ce sujet aujourd’hui car, à l’approche des municipales, certains sortants LR, centristes ou socialistes, soucieux de défendre leur gamelle et qui ne veulent surtout pas prendre le risque d’avouer trop ouvertement leur ralliement à Micron, annoncent d’ores et déjà qu’ils vont constituer des listes « apolitiques » : on nous refait, localement, le coup de « la société civile » (en omettant, au passage de rappeler comment, et par qui, sont élus les sénateurs).

On sait pourtant, d’expérience, que faire entrer dans un gouvernement des membres de « la société civile » est une vaste fumisterie, une escroquerie intellectuelle : ne pas être encarté dans un parti politique ne veut pas dire que l’on n’a pas d’idées politiques. Donc, soit on accepte d’entrer dans une équipe dont on partage les convictions, ce qui est respectable, soit on va tout simplement à la soupe, ce qui l’est beaucoup moins !

En matière d’apolitisme, je sais déjà qu’on va m’invoquer les grands moments de notre histoire. Ceux où des Français ont su oublier leurs dissensions, leur opposition, leurs divergences politiques pour s’unir, tel un seul homme, contre l’ennemi ou contre un péril grave.

Nous avons tous en mémoire l’« Union Sacrée », ce rapprochement qui a soudé les Français de toutes tendances lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Le terme a été utilisé pour la première fois au Parlement, le 4 août 1914, par le Président Raymond Poincaré. Les organisations syndicales et politiques se rallièrent toutes au gouvernement.

Nous avons opposé aux Allemands une armée de 8 millions d’hommes ; nous en avons fait tuer 1,4 million. Et il faudra attendre le général Pétain pour que le sort du poilu préoccupe – enfin ! – les embusqués des deux chambres1.

Il est regrettable que les Français connaissent aussi mal leur histoire, car, depuis l’« Union Sacrée » de 1914, les alliances « citoyennes », les unions apolitiques, les comités de salut public, et autres rassemblements de gens de tous bords confondus, se sont avérés être des « couillonnades » dans lesquelles la droite française a toujours laissé des plumes.

Souvenons-nous de la mémorable raclée de juin 1940. Dans la panique générale, il a fallu trouver un sauveur. Le 10 juillet 1940, les parlementaires français donnaient les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain : 670 votent (426 députés et 244 sénateurs) ; 176 parlementaires sont absents dont 27 sont à ce moment-là en mer, embarqués le 21 juin du port de Bordeaux, vers Casablanca sur le paquebot « Massilia » (26 députés et un sénateur). Sur 649 suffrages exprimés : 80 parlementaires (57 députés et 23 sénateurs) votent contre les pleins pouvoirs. 569 approuvent (357 députés et 212 sénateurs) soit 87,67 % des suffrages exprimés. 20 autres s’abstiennent.

Sur les 569 votants en faveur des pleins pouvoirs, 286 ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 46 sont sans étiquette. L’histoire, si elle n’était pas pipée, aurait dû retenir – primo – que le Maréchal Pétain est arrivé au pouvoir de façon parfaitement légale et – secundo – qu’il a été porté au pouvoir par une majorité…de gauche.

Le vieux maréchal, dans sa grande naïveté, a voulu jouer l’union nationale en confiant des ministères à des gens venus d’horizons politiques différents, à commencer par le socialiste Pierre Laval, chef du gouvernement. On a un peu oublié que les ministres ou les collaborateurs du Maréchal les plus ouvertement partisans d’une collaboration « totale et entière » avec le régime nazi venaient souvent de la gauche : Paul Marion, Marcel Déat, Jacques Doriot, Victor Barthélémy…etc…

Les partis les plus collaborationnistes furent le « Parti Populaire Français » créé par Jacques Doriot, ancien député-maire communiste de Saint-Denis, et le « Rassemblement National Populaire » du député socialiste Marcel Déat, ministre de l’aviation en 1936, sous le « Front populaire ».

Le lecteur qui voudrait se faire une idée objective de cette période, doit absolument lire l’« Histoire critique de la Résistance »2 et, l’« Histoire de la Collaboration »3 de Dominique Venner, « La droite était au rendez-vous »4 d’Alain Griotteray, et la série de 13 ouvrages écrits par Henri Amouroux sous l’intitulé générique de « La grande histoire des Français sous l’occupation ».

Citons aussi l’imposant dossier réalisé par un collectif de résistants de toutes les accointances politiques, intitulé : « Le patriotisme des Français sous l’occupation »5. On y parle, entre autres, de l’école des cadres (des « Chantiers de jeunesse ») d’Uriage, chargé d’inculquer aux jeunes l’esprit de la « Révolution Nationale ». Cadres dont beaucoup rejoindront les maquis.

Et pourtant, depuis la Libération, on nous a vanté une résistance exclusivement de gauche ou gaulliste, et depuis la Libération, la droite – nationale ou nationaliste – rase les murs.

Parlons aussi du « Conseil National de la Résistance » (CNR), créé par De Gaulle en 1943 pour préparer la Libération. Le premier Président du CNR sera Jean Moulin, homme de gauche et franc-maçon6. De Gaulle disait vouloir rassembler au sein du CNR des patriotes venus de tous les partis politiques, et la droite patriote et résistante l’a cru, or quels étaient les hommes d’influence du CNR ? Pierre Villon, du FNR (communiste), Louis Saillant (CGT), Gaston Tessier (CFTC), André Mercier (PCF), André Le Troquer (SFIO), Marc Rucart (Radicaux), Georges Bidault (Démocrates-Chrétiens : centre gauche), Joseph Laniel (Alliance Démocratique : droite modérée et laïque) et Jacques Debû-Bridel (Fédération Républicaine : droite conservatrice et catholique). Debû-Bridel, député, puis sénateur, finira chez les gaullistes de gauche, quant à Joseph Laniel, Président du Conseil en 1954, c’est Diên-Biên-Phu qui provoquera la chute de son gouvernement.

Parlons encore du « Gouvernement Provisoire de la République Française » (GPRF), présidé par De Gaulle à la Libération : Pour l’histoire officielle, un gouvernement de coalition. Mais il suffit de voir à qui sont confiés les grands ministères : ministre de l’Armement : Charles Tillon (PCF), ministre du Travail : Ambroise Croizat (PCF), ministre de la Production industrielle : Marcel Paul (PCF) ; Ministre de l’Économie : François Billoux (PCF). Les socialistes seront également bien lotis : ministre de l’Intérieur : Adrien Tixier (SFIO), ministre de l’Agriculture : Tanguy Prigent (SFIO), ministre des Transports et Travaux publics : Jules Moch (SFIO), ministre des PTT : Eugène Thomas (SFIO).

André Malraux aura (déjà !) le ministère de la culture. Vincent Auriol (SFIO) sera ministre d’État, tout comme le déserteur Maurice Thorez (PCF). Avant de le renvoyer en France, Staline aurait demandé à De Gaulle « Ne le fusillez pas tout de suite ». Et De Gaulle en fera un ministre d’État…

Et puis, quand la 4ème République s’enlise dans le conflit algérien7, un véritable coup d’Etat ramène aux affaires « l’ermite de Colombey » qui n’en peut plus de sa longue traversée du désert.

Le putsch – car il s’agit bien de cela ! – du 13 mai 1958 est monté par les gaullistes mais la droite nationale s’y associe, persuadée que De Gaulle est le garant de l’Algérie française. Même l’UDCA de Pierre Poujade, qui n’est au Parlement que depuis 1956, se fait rouler dans la farine. 

« De Gaulle, c’est l’Empire ! » disait-on à l’époque. On sait, depuis, ce qu’il en a fait !

En 1968, on reviendra chercher la droite nationale pour sauver le régime. Et celle-ci marchera encore puisqu’on lui promet, en échange de son soutien, l’amnistie totale des partisans de l’Algérie française (et la libération de ceux qui sont encore en prison).

Passons à 1974. Georges Pompidou est mort. La « droite-cachemire » s’entiche de Giscard dit « d’Estaing »8 et une partie de la droite nationale se fait encore avoir.

Giscard entendait « vider le programme commun de son contenu » et prétendait que « deux Français sur trois (aspiraient) à être gouvernés au centre ». Libéral en matière de mœurs, on lui doit, entre autres :

La légalisation de l’avortement, qui depuis 1975, à raison de 240 000 avortements annuels, aura assassiné légalement plus de 9 millions de petits Français.

Le « regroupement familial » qui remplaçait une immigration de travail et qui est à l’origine de l’invasion afro-maghrébine incontrôlée que nous subissons aujourd’hui.

Depuis Giscard, la France n’a plus jamais connu un budget en équilibre.

C’est le même Giscard qui, en 1975, créait le G7 et expliquait aux pays industrialisés que les peuples ne supportant plus l’hyper fiscalité, il fallait les culpabiliser avec le réchauffement climatique et les taxer au nom de l’écologie. Depuis, l’écologie « punitive » fonctionne à plein régime ! On pourrait aussi parler du cataclysme de 2002, quand la France pétocharde se jetait dans les bras de Chirac par peur de la « peste brune » incarnée par Le Pen.

Ou encore, de 2007 où Sarkozy se faisait élire par des voix de droite pour faire aussitôt le contraire de son programme (et confier des ministères « d’ouverture » à des socialistes qui, TOUS, sans exception lui tiraient dans le dos quelques années plus tard).

Je ne reviendrai pas sur le coup d’Etat sans violence qui a amené Micron au pouvoir, sinon pour signaler que quelques crétins, à droite, ont fondé des espoirs sur ce président « jupitérien ».

Pourquoi la droite française est-elle « la plus bête du monde » ?

D’abord parce qu’elle est sensible aux accusations (fausses) dont on l’accable. Elle a très peur, par exemple, de s’avouer « nationaliste ». On la culpabilise en la matraquant de formules creuses.

Romain Gary a utilisé une tirade célèbre, reprise plus tard par De Gaulle : « Le Patriotisme, c’est l’amour de sa patrie ; le Nationalisme, c’est la haine de l’autre ».

Plus récemment, c’est Mitterrand qui théorisait un lieu commun, repris par l’ineffable BHL, la bonne conscience dépoitraillée des plateaux télé : « Le Nationalisme, c’est la guerre ! »

Durant la seconde guerre mondiale, deux états ont fermement refusé d’entrer dans la guerre, et d’alourdir la facture (presque 50 millions de morts) : L’Espagne franquiste et le Portugal de Salazar. Le National-syndicalisme espagnol – hérité de Primo de Rivera – étant assez proche du Nationalisme chrétien de Salazar, c’est Franco qui a convaincu son voisin de rester neutre.

On pourrait aussi considérer que, par sa volonté sourcilleuse et autarcique d’indépendance, la Suisse est un pays un brin « nationaliste », or, depuis que François 1er a sévèrement battu les Suisses à Marignan en 1515, ils n’ont plus jamais fait la guerre : ils sont neutres depuis 500 ans !

En fait, la droite française se comporte avec la gauche comme les cathos progressistes devant l’Islam : depuis Vatican II, ils rêvent d’un œcuménisme de Bisounours : « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », « les religions monothéistes sont faites pour s’entendre » … etc… etc…

Mais cet œcuménisme, ceux d’en face n’en veulent pour rien au monde !

La gauche, depuis toujours, accepte les voix de droite, mais uniquement pour gagner les élections et imposer ses « avancées sociétales », belle formule en langue-de-bois, qu’on pourrait traduire, en Français, par « dépravation des mœurs » (ou « délitement de la société » ?).

Quant à Micron, il caresse dans le sens du poil tous ceux qui peuvent servir ses ambitions : le lobby LGBT, le lobby pro-immigration, les féministes, la « diversité », les « frères la gratouille », les socialos repentis, les vieilles nymphos séduites par ce jeune bellâtre, les retraités aisés (assez stupides pour voter majoritairement pour lui), les cathos de gauche, les gogos, les naïfs et, hélas aussi, un ramassis d’imbéciles qui osent encore se dire « de droite » ou pire…apolitiques.

Notes :

1)- N’oublions pas, cependant, que 17 députés sont morts au Champ d’Honneur durant la Grande Guerre (il y avait à l’époque, en France, 701 députés et sénateurs).

2)- « Histoire critique de la Résistance » de Dominique Venner ; Pygmalion ; 1995.

3)- « Histoire de la Collaboration » Pygmalion ; 2000.

4)- « La droite était au rendez-vous » Laffont ; 1985.

5)- « Le patriotisme des Français sous l’occupation » sous la responsabilité de F-G Dreyfus ; Editions de Paris ; 2000.

6)- Mort en héros pendant son transport vers l’Allemagne.

7)- C’est le socialiste Guy Mollet qui enverra le contingent en Algérie.

8)- Son père, le banquier Edmond Giscard, a acheté sa particule en…1929.