Poutine : la nouvelle vérité stratégique d’armement

Poutine : la nouvelle vérité stratégique d’armement

La brève d’Elisabeth Amigue

Depuis la guerre froide jusqu’à nos jours, les forces militaires antagonistes jouaient sur la communication et la dissuasion psychologiques.

Ce n’est plus vrai, à présent la Russie ne se contente plus d’effets d’annonces, elle est devenue une puissance opérationnelle incontestable et supérieure.

En Méditerranée, l’Algérie, après la Turquie, compte parmi ses clients d’avions de combat, ce qui va changer la donne stratégique à l’heure où un petit kamikaze de Daesch, vient de tuer un soldat algérien à la frontière avec le Mali.

La Russie, déjà dotée d’une aviation compétitive possède à présent « l’arme absolue » avec le système de planeur hypersonique de type « Avant guard ». Contre cette arme de haut niveau, aucune défense n’existe et ne pourra exister avant plusieurs années. Avec la possibilité de parcourir 30.000 km/h, cette arme consacre la Russie comme seule puissance capable d’utiliser des missiles hypersoniques.

On peut espérer que devant la possible mise en échec des tentatives d’intimidation des U.S.A, leurs provocations incessantes et devant l’incontestable supériorité de la Russie, les U.S.A pourraient être dans l’obligation d’augmenter leur budget militaire. Dans ce cas, vu l’état d’endettement du pays (23.000 milliards de dollars), on peut se permettre d’envisager à terme la fin de leur impérialisme néo-colonisateur.

A force d’accuser, à tort, la Russie d’une course aux armements et d’intentions belliqueuses, de multiplier les dénonciations calomnieuses et les provocation (type OTAN), cette grande nation, afin de se faire respecter, voire entendre, aura été poussée à devenir une grande puissance militaire, certainement la première au monde.

On se souvient des affronts répétés du petit président Micron (adorateur-dévot des U.S.A) envers Poutine, lui refusant d’assister à l’inauguration de la Nouvelle cathédrale orthodoxe à Paris en octobre 2017, réitérant en mai 2019 de l’inviter aux commémorations du 75-ème anniversaire du débarquement de Normandie.

Moralité : la grenouille enfla si bien qu’elle en creva (La Fontaine)

 

Source :

https://www.dedefensa.org/

Déploiement militaire US : l’Otan dit ne pas chercher de « confrontation » avec la Russie

Déploiement militaire US : l’Otan dit ne pas chercher de « confrontation » avec la Russie

Une « brève » d’après RT France

20.000 soldats américains arriveront sur le sol européen pour les exercices de l’Otan prévus à partir de mai 2020 dans plusieurs pays frontaliers de la Russie.

 

Le secrétaire général de l’Otan s’est exprimé sur l’objectif d’une telle opération. « Defender-Europe 20 » : c’est le nom des exercices militaires otanesques qui se dérouleront entre mai et juin 2020, essentiellement en Allemagne, en Pologne et dans les Pays baltes, auxquels participeront quelque 37 000 soldats de 18 pays, comme le rapporte l’AFP. Parmi eux, 20.000 militaires américains supplémentaires doivent rejoindre les 9 000 environ déjà présents sur le sol européen.

Commentant ce qui correspond au plus gros déploiement militaire américain en   Europe depuis 25 ans, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a affirmé ce 3 février que l’exceptionnel déploiement de soldats américain dans le cadre de ces exercices était voué à « illustrer l’engagement fort des Etats-Unis envers l’Otan et pour la liberté et la sécurité de l’Europe », assurant que « la Russie n’était pas ciblée » (MDR). Le déploiement américain « n’est dirigé contre aucun pays en particulier », a en effet souligné Jens Stoltenberg avant d’ajouter : « L’Otan est une alliance défensive … Nous ne cherchons pas la confrontation avec la Russie mais la réalité est que de récentes activités de ce pays ont réduit la stabilité et la sécurité ».

Au mois de décembre 2019, le chef d’état-major des forces armées de la Fédération de Russie, Valéri Guérassimov, avait exprimé ses inquiétudes au sujet de ces exercices militaires et des déploiements de troupes de l’Otan dans les pays baltes et en Pologne. « Le déploiement des éléments de la défense antimissile des Etats-Unis se poursuit. L’activité militaire s’intensifie dans les Pays baltes et en Pologne, dans les eaux de la mer Noire et de la mer Baltique », avait-il ainsi souligné, pointant « des préparatifs ciblés de l’OTAN en vue d’un déploiement de ses forces dans un conflit militaire de grande ampleur ».

A l’occasion d’une réunion avec des responsables militaires à Sotchi (Russie) le 3 décembre, le président russe Vladimir Poutine avait pour sa part affirmé sa volonté de « coopérer avec l’OTAN, sur des menaces réelles comme le terrorisme international, les conflits armés locaux et le danger de la prolifération des armes de destruction massives », dénonçant toutefois l’expansion de l’organisation militaire aux frontières de son pays. 

Iran-USA : vers quoi va-t-on ?

Iran-USA : vers quoi va-t-on ?

De nos camarades de « Nation » Belgique

 

Cet article a été écrit avant les affirmations sur la destruction de l’avion ukrainien. Mais cet événement ne change pas grand-chose à l’analyse générale…

 

Bien entendu, en tant qu’identitaire européen, notre attention doit se focaliser sur ce qui se passe dans nos pays et sur notre continent. Mais par la « magie de notre mondialisation » on sait bien que notre Europe est forcément affectée par ce qui se passe au Moyen-Orient. Et la très récente et très sérieuse crise américano-iranienne ne fait pas exception à la règle.

Alors, loin des postures romantiques ou issues de la théorie du « clash des civilisations », essayons d’analyser froidement ce qui se passe là-bas.

De qui est-ce la faute ?

Avant tout, des USA pour avoir, voici presque 20 ans, fait chuter le régime de Saddam Hussein et avoir ainsi quasiment offert l’Irak sur un plateau d’argent aux Iraniens. En effet, avec une population chiite largement majoritaire, cette évolution était inévitable si le régime de Saddam disparaissait…

Sans compter que l’invasion U.S. de l ‘Irak a aussi provoqué le développement d’AL Qaeda en Irak et en Syrie, et par après celui de DAESH.

Va-t-on vers une guerre ?

Pour ce qui est de la guerre de communication et d’images, on est en plein dedans… Pour ce qui est d’une vraie confrontation militaire directe et prolongée ? Sans doute pas !

Vu l’ampleur de la perte, les Iraniens se devaient de réagir spectaculairement. Pour rappeler leur capacité de nuisance, bien réelle, mais aussi par rapport à leur propre opinion publique. Mais ils éviteront tant que possible une confrontation militaire classique et frontale, dont ils savent qu’ils peuvent en sortir très affaiblis…

L’Etat-major US, lui, est également assez peu favorable à une guerre en bonne et due forme.

D’abord car elle risque malgré tout d’être coûteuse en vie de G.I ‘s mais aussi car les généraux US connaissent la capacité des Iraniens et des groupes armés qui leur sont proches, de mener une guerre asymétrique (guérilla, attaques éclair, attentats), et ceci dans tout le Moyen-Orient : du Yémen à l’Afghanistan, en passant pat l ‘Irak, le Liban, etc… Sans compter que, si le régime Iranien se sentait menacé dans sa survie même, il pourrait s’attaquer à Israël ou lancer des attaques en Europe et aux USA via de probables cellules dormantes.

Pourquoi Trump a-t-il fait assassiner le Général Souleimani ?

Plusieurs raisons connexes peuvent être évoquées.

-Détourner l’attention de l’opinion publique de la procédure de destitution qui vise actuellement le président américain

-Le fait de se montrer un homme fort afin d’augmenter ses chances d’être réélu aux prochaines élections.

-Sa volonté de satisfaire le très puissant lobby pro-israélien, qui lui est indispensable pour tenir, face à la guerre interne qui est menée contre lui par le « deep state » – l’état profond (l’establishment de Washington) -.

Et sans doute d’autres raisons qui nous échappent.

Notons que le Pentagone s’est empressé de préciser que l’attaque contre le Général Soleimani n’était pas de sa propre initiative mais avait été effectuée sur l’ordre direct de Trump… vous avez dit malaise ?

Que peut-il se passer maintenant ?

On vit sans conteste une étrange situation.

Les Iraniens sont de très bons joueurs d’échec (on dit d’ailleurs que c’est eux qui ont inventé ce jeu…) Mais ils se trouvent face à quelqu’un (Trump) qui n’aime guère les règles et préfère souvent retourner la table et renverser tous les pions… Ce qui veut dire que, soit on en restera là et c’est ce que les Iraniens semblaient proposer vu leurs communiqués ; et les 2 puissances continueront à s’affronter indirectement dans une guerre de basse intensité et par procuration ; soit, il y a aura une surenchère et là, on partira vers des scénarios bien dangereux et dont les retombées pourraient être dommageables, non seulement pour la région mais aussi pour le monde !

À propos du point de vue du général Desportes sur l’Otan

À propos du point de vue du général Desportes sur l’Otan

http://www.europesolidaire.eu

 

À propos du point de vue du général Desportes sur l’Otan

Je vais tenter en 3 chapitres de mettre en évidence les similitudes entre deux époques que trois siècles séparent mais également les différences fondamentales.

Nous en retenons ici les principaux éléments, car son avis coïncide parfaitement avec notre propre analyse, exposée dans de nombreux articles. Mais nous allons plus loin que le général Desportes. Si la France voulait récupérer un minimum d’indépendance à l’égard des États-Unis, elle devrait quitter l’Otan au plus vite. Charles de Gaulle l’avait compris, qui avait toujours refusé d’entrer dans l’Otan. Mais l’actuel Président de la république française est trop dépendant de Washington, quoiqu’il prétende, pour envisager cette mesure de salubrité.

 

La pertinence de l’Otan pour l’Europe

L’Otan est devenue un protectorat américain dirigé par un allié souvent brutal, parfois méprisant, qui va imposer un certain nombre de conditions commerciales, légales, à ses membres en échange de leur protection.

L’Europe est un continent mature, composé de nations anciennes, qui doit enfin trouver son autonomie stratégique, politique, opérationnelle et capacitaire (au plan des capacités militaires). L’Europe doit être capable d’engager les combats qu’elle a à mener et doit être capable de conduire une politique étrangère qui puisse être différente de celle des États-Unis.

 

L’avenir de l’Europe n’est pas transatlantique, il est eurasiatique

Depuis la chute du mur de Berlin et la dislocation de l’URSS en 1991, l’Otan a perdu sa raison d’être et ses objectifs. Toutefois, même si l’ennemi officiel, aujourd’hui, de l’Otan est le terrorisme, il semblerait qu’elle ait des ennemis officieux, autrement dit la Russie. L’Otan s’étant consolidée dans sa lutte contre l’URSS du pacte de Varsovie, elle revient sans cesse à cet objectif, en tendant à lutter contre la Russie. Il est probable que les tensions qui existent aujourd’hui entre la Russie et l’Otan sont pour une bonne part de la responsabilité de l’Otan et en son sein des États-Unis. 

Pourtant, l’avenir de l’Europe n’est pas transatlantique, il est eurasiatique. Il faut donc que l’Europe arrive à vivre dans des conditions raisonnables avec son grand allié, son grand voisin, qui est la Russie. La Russie fait partie de l’Europe, elle a toujours fait partie de l’Europe. Qui plus est la France, en particulier, a toujours eu une relation étroite voire une amitié avec la Russie, même du temps des guerres napoléonienne et de la campagne de Russie. La France et la Russie ont intérêt à bâtir ensemble leur avenir.

 

L’Europe doit être souveraine, donc elle doit se donner une puissance militaire souveraine

Ceci signifie la mise en place d’une armée européenne, notamment pour ne plus subir l’extraterritorialité du droit américain et les règles commerciales qui lui sont imposées par Washington. Les pays européens, à cet égard, doivent se réveiller. L’Otan est un marchand de sable qui endort les pays européens en leur disant que les États-Unis les protégeront Or aujourd’hui, le parapluie américain n’est plus fiable. Malheureusement l’armée européenne est encore un mirage. L’Europe est encore très loin de créer une armée européenne. Pour que l’Europe soit souveraine et entendue lors de négociations internationales, elle doit posséder une puissance militaire. La France, aujourd’hui, pèse d’avantage que l’Europe parce qu’elle a une puissance militaire et qu’elle peut la déployer ; il faut que l’Europe se donne une puissance militaire analogue de manière à pouvoir être entendue. 

Ce que nous coûte la guerre des gazoducs ourdie contre l’Europe par nos bons amis américains…

Ce que nous coûte la guerre des gazoducs ourdie contre l’Europe par nos bons amis américains…

Par Manlio Dinucci

Après avoir interdit de laisser le Chinois Huawei concourir aux appels d’offres pour la 5G, les États-Unis interdisent aux Européens d’accroitre leur approvisionnement en gaz russe. Si la première décision visait à maintenir la cohérence de l’Otan, la seconde ressortit non pas d’une russophobie, mais de la « doctrine Wolfowitz » de 1992 : ne pas laisser l’UE devenir un compétiteur de « l’Empire américain ». Dans les deux cas, il s’agit d’infantiliser l’UE et de maintenir en situation de dépendance.

 

Alors qu’ils se battent dans un dur affrontement pour destituer le président Trump, Républicains et Démocrates déposent les armes pour voter au Sénat presque à l’unanimité l’imposition de lourdes sanctions contre les sociétés participant à la réalisation du North Stream 2, le doublement du gazoduc qui à travers la Baltique apporte le gaz russe en Allemagne. Sont touchées les sociétés européennes qui participent au projet de 11 milliards de dollars, désormais réalisé presque à 80 %, avec la société russe Gazprom, l’Autrichienne Omy, la Britannico-hollandaise Royal Dutch Shell, la Française Engie, les Allemandes Uniper et Wintershall, l’Italienne Saipem et la Suisse Allseas qui prennent part à la pose des conduites. 

Le doublement du North Stream augmente la dépendance de l’Europe au gaz russe, avertissent les États-Unis. Ils sont surtout préoccupés par le fait que le gazoduc —en traversant la mer Baltique dans des eaux russes, finlandaises, suédoises et allemandes— contourne les Pays de Visegrad (République Tchèque, Slovaquie, Pologne et Hongrie), les États baltes et l’Ukraine, c’est-à-dire les pays européens les plus liés à Washington par l’OTAN (auxquels s’ajoute l’Italie). 

La mise pour les États-Unis, plus qu’économique, est stratégique. Ce que confirme le fait que les sanctions sur le North Stream 2 font partie du National Defense Authorization Act, l’acte législatif qui pour l’année fiscale 2020 fournit au Pentagone, pour de nouvelles guerres et nouvelles armes (y compris spatiales), la colossale somme de 738 milliards de dollars, à laquelle s’ajoutent d’autres postes portant la dépense militaire états-unienne à environ 1 000 milliards de dollars. Les sanctions économiques sur le North Stream 2 s’insèrent dans l’escalade politico-militaire contre la Russie. 

Une confirmation ultérieure se trouve dans le fait que le Congrès US a établi des sanctions non seulement contre le North Stream 2 mais aussi contre le Turk-Stream qui, en phase finale de réalisation, va apporter du gaz russe à travers la mer Noire jusqu’en Thrace orientale, la petite partie européenne de la Turquie. De là, par un autre gazoduc, le gaz russe devrait arriver en Bulgarie, en Serbie et dans d’autres pays européens. C’est la riposte russe au coup porté par les États-Unis, qui en 2014 réussirent à bloquer le gazoduc South Stream. Celui-ci aurait dû relier la Russie à l’Italie à travers la mer Noire et par la terre jusqu’à Tarvisio (Udine). L’Italie serait ainsi devenue une plate-forme d’aiguillage du gaz dans l’UE, avec de notables avantages économiques. L’administration Obama réussit à faire échouer le projet, avec la collaboration de l’Union européenne même. 

La société Saipem (Groupe italien Eni), touchée à nouveau par les sanctions états-uniennes sur le North Stream 2, fut déjà lourdement touchée par le blocage du South Stream : elle perdit en 2014 des contrats d’une valeur de 2,4 milliards d’euros, auxquels se seraient ajoutés d’autres contrats si le projet avait continué. Mais personne à l’époque, ni en Italie ni dans l’UE, ne protesta contre l’enterrement du projet opéré par les États-Unis. Maintenant que sont en jeu les intérêts allemands, s’élèvent en Allemagne et dans l’U.E des voix critiques sur les sanctions US contre le North Stream 2. 

On ne dit rien par contre sur le fait que l’Union européenne s’est engagée à importer des USA du gaz naturel liquéfié (GNL), extrait de schistes bitumineux par la destructrice technique de fracturation hydraulique. Washington, pour frapper la Russie, essaie de réduire son exportation de gaz vers l’UE, faisant payer les coûts aux consommateurs européens. Depuis que le président Donald Trump et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ont signé à Washington en juillet 2018 la Déclaration conjointe sur la coopération stratégique USA-UE y compris le secteur énergétique, l’UE a doublé l’importation de GNL des USA, co-finançant les infrastructures avec une dépense spéciale initiale de 656 millions d’euros. Cela n’a cependant pas sauvé les sociétés européennes des sanctions USA.

Géopolitique du gaz 2018
Nord Stream II, le blocage ?