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France : l’intenable grand écart

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Le billet de Robert Langlois

 

L’électeur faiseur de rois

        Sous l’ancien régime, le monarque tenait son pouvoir de droit divin. Les français, seul peuple régicide, ont décapité leur monarchie millénaire pour finalement remplacer le droit divin par le suffrage universel. L’électeur se trouve donc tout puissant, investi du pouvoir divin de sacrer son monarque.

        Telle est la vraie raison et la dimension prométhéenne du vote et de la sacralisation du suffrage universel. Toute critique raisonnée les concernant était jusqu’ici inaudible.

Le peuple mineur devant le monarque républicain

        Se prenant pour Dieu donnant son onction, l’électeur sacralise son vote, ce qui ne tient plus de la raison mais du sentiment. Les foules sentimentales (cf. Souchon) votent, non pas par raison, mais bien par sentiment. Or, le sentiment est la faiblesse des peuples, celle qui permet leur manipulation par des joueurs de flûte bien plus cyniques que celui de Hamelin.

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Illégitimité du pouvoir macronien

 

L’éditorial de Richard Roudier


Les élections législatives qui viennent de se dérouler ont consacré un rejet massif des élites et des partis politiques. L’abstentionnisme massif prive la majorité MACRON de la légitimité suffisante pour légiférer sur les sujets d’importance. Plus de la moitié du pays n’a plus de représentation à l’Assemblée Nationale. Il en résulte une très grande instabilité du pouvoir et une situation politique sans précédent qui ouvrent un champ politique nouveau et appellent une recomposition de l’opposition patriote, identitaire et enracinée.

Les chiffres, rien que les chiffres ( ministère de l’intérieur )

 

       1er tour :    
Abstention, blancs et nuls     :    52.38 % des inscrits
Votes LREM + MODEM        :    15.39 % des inscrits
       2nd tour :
Abstention, blancs et nuls      :     61,56 % des inscrits
                           

        La coalition LREM + MODEM qui ne représente que 15.39 % des inscrits au premier tour se retrouve à la fin avec 350 députés sur un total de 573 ; soit 61,08 % des sièges. Soit un coefficient multiplicateur de 4.

        Le casting et l’hyper promotion de MACRON par le système, couplés à une loi électorale inique, a  permis un véritable hold-up démocratique pour sauver un régime en phase de décomposition finale. C’est réussi, le pays est coupé en deux et la majorité du peuple n’est plus représentée. Si la majorité parlementaire de MACRON est légale, elle n’a aucune légitimité fondée sur un lien profond avec le pays. Littéralement hors sol, elle est bien trop faible pour pouvoir valablement légiférer sur les sujets d’importance qu’elle proposera.

Le rejet du système définitivement majoritaire dans le pays

       Par son abstention massive volontariste, le pays vient de manifester son attente d’une alternative politique réelle et sérieuse. Ce phénomène est désormais irréversible, il condamne tout réformisme et demande des transformations radicales.

        D’autres part, par sa fragilité, la coalition MACRON ne pourra pas faire face aux bouleversements d’ampleur historique qui s’annoncent et il y a tout lieu de penser que ce pouvoir finira par se retrouver lui même dans de très grandes difficultés, voire en déshérence comme cela s’est déjà vu dans l’Histoire.

Ainsi, se présente, d’ores et déjà à nous, une conjonction qui bouleverse le jeu politique et ouvre un très grand champ de recomposition d’une opposition conforme aux attentes du pays.

Les minorités allogènes hors champ démocratique

        Ces minorités  sont définitivement sorties du jeu électoral. En effet, l’abstention phénoménale dans les départements de la couronne parisienne (70 % en Seine Saint Denis au second tour) et dans certains bureaux de vote autour des grandes métropoles démontre que ces catégories sont définitivement sorties du champ démocratique. On voit ainsi consacrée, la déshérence de ces quartiers et de ces populations qui ne parviennent pas à se canaliser dans le système républicain. C’est le signe d’un décrochage irréversible, et la marque de l’échec de l’intégration républicaine à la française. Malgré les milliards déversés sur ces quartiers par la politique de la ville depuis des décennies, le constat est désormais imparable.

        Il y a là une bombe à retardement dont les premiers effets sont déjà visibles mais dont le principal, dramatique, reste à venir. Des millions de français de papier ne veulent plus être représentés par des partis politiques généralistes, et il n’y aura plus aucun moyen de les faire rentrer dans un pacte national. Le vivre ensemble a fait long feu.

        Ces gens veulent une représentation spécifique à caractère ethnique et religieux. Le vide politique qui s’est ainsi créé ouvre désormais un champ immense à l’islamisme radicalIl n’y aura pas de solution réelle et sérieuse pour le pays sans prise en compte, cette fois-ci radicale, de cette réalité. Face à un tel péril, il faut mettre un terme définitif à l’immigration, aux errements de la politique de la ville et appliquer une politique de très grande fermeté vis à vis de l’islam radical et de ses prosélytes. Enfin, il faut renvoyer là d’où ils viennent tous ceux qui n’ont pas trouvé à s’intégrer. C’est urgentissime et ça ne sera pas fait par MACRON. Bien au contraire.

La France périphérique hors champ démocratique

        Au delà des minorités allogènes dont on vient de parler, c’est essentiellement la FRANCE périphérique qui s’est abstenue. Il s’agit là d’une véritable césure qui consacre le décrochage de plus de la moitié du pays.

        Il n’y aucune chance de voir aboutir les revendications catégorielles de ces populations portées par cette majorité d’arrivistes, uniquement tournée vers l’enrichissement personnel, l’ultra libéralisme sociétal et économique, la jouissance individualiste immédiate libertaire et libertarienne. Travailleurs pauvres, retraités, petits patrons, paysans, artisans, fonctionnaires, familles, chômeurs, habitants des zones de relégation, identitaires et enracinés opposés à la destruction de la France ; tous ces gens sont désormais sans représentants. Il y a là un vide politique jamais vu qui fragilise gravement la cohésion nationale. La France de MACRON, c’est la FRANCE d’une toute petite minorité qui a fini par exclure la majorité.

Des représentants hors-sol

        Quand on regarde le parcours des nouveaux élus de LREM on s’aperçoit que la plupart sont issus du secteur tertiaire et même quaternaire ; c’est à dire de l’économie immatérielle. Nos avions eu la république des profs de gym, nous avons maintenant la république des communicants, des startupers, des gens qui ont tout fait, et finalement jamais rien de bon ni de durable. Cette assemblée de politicards recyclés, d’arrivistes venus de nulle part et de gens de passage n’a rien à voir avec le pays réel qu’elle ne représente pas.

        Comme on vient de le voir, MACRON, déjà lui-même élu sur une supercherie, s’est doté d’une majorité sans rapport avec le pays réel. Celle-ci ne repose que sur 15% du corps électoral ce qui lui ôte toute légitimité pour légiférer sur les sujets d’extrême urgence qui pourtant sont à son agenda.

        L’attelage MACRON ne dispose d’aucun lien profond et durable avec le pays. Tel un bolide dont les liaisons au sol seraient insuffisantes, il sortira très vite de la route.

De très gros risques en vue

Listons tous ces éléments qui forment un cocktail explosif extrêmement dangereux qui dépasse la capacité de “l’artefact MACRON” à y faire face :

– sortie du champ républicain des minorités d’origine immigrée ayant rejeté toutes perspectives politiques conventionnelles
– grosse moitié du pays plus représentée car n’ayant pas trouvé à qui se confier
– rejet de MACRON et de son système par la majorité du corps électoral (abstentionnistes + opposants = 85%)
– absence de légitimité et de lien réel de la majorité parlementaire
– réformes envisagées largement contestées par le corps social

– perspectives de très grands troubles aux plans économique et intérieur…

Nécessité d’une reconstruction politique hors système

        Par le “dégagisme” à l’encontre des principaux partis de gouvernement et des figures ayant exercé le pouvoir, par son abstention massive, le pays vient de manifester son attente d’une alternative politique réelle et sérieuse d’une toute autre nature que celle promue par MACRON qui n’a d’autre but que de finir de dépouiller le pays pour l’abandonner ensuite dans le chaos.

        LA LIGUE DU MIDI se propose dans les prochains mois d’apporter sa contribution à la nécessaire reconstruction métapolitique et politique hors champ ancien et à la mise en place de solutions alternatives contemporaines,  conformes à l’intérêt des français, à leur nature sociale profonde, à leur tradition et à leur identité.
  

Le temps des désillusions

désillusions

Le billet d’Arnaud Beauregard

 

        Le temps des désillusions aura été l’élément marquant de l’élection présidentielle à six tours pour l’ensemble de la famille politique de la droite nationale et populaire.

        Le « barragisme élitiste » a phagocyté l’espace public en imposant à l’opinion une vision despotique de la société et a réussi sans nul doute la dernière opération de sauvetage des partis du système, un « hold-up électoral » en quelque sorte.

        Le subterfuge mis au point par des groupes minoritaires et les “élites” en dépossédant la parole du peuple, a eu pour finalité la désintégration des deux partis principaux qui ont gouverné notre pays depuis plusieurs décennies, en alternance.

        Mais néanmoins, ces partis du système ont été très vite reconstitués sous de nouvelles étiquettes progressistes sous les patronymes « de la République en Marche » ou encore des « Républicains constructifs » en se débarrassant du groupe importun conservateur. Paradoxe dans cette cette défaite, le rassemblement de soutien au candidat FILLON, place du Trocadéro, nous a enseigné que la compatibilité des électorats Républicains-Front National était en progression.

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A côté de la République en marche : la colère sourde de la République en panne

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Communiqué de la Ligue du Midi

        A côté des Français mobiles, les Français immobiles. Entre les citoyens à l’aise ici et ailleurs, les citoyens en détresse là où ils sont. Les premiers s’expatrient souvent, les seconds ne peuvent pas déménager.

Trop peu d’électeurs pour trop de députés

        La victoire d’Emmanuel Macron repose sur un socle électoral très étroit : 57,36 % d’abstention pour le second tour des élections législatives. Un record ! Une véritable catastrophe démocratique.

        18 millions de Français ont voté ; 28 se sont abstenus. Ces abstentionnistes, au sens propre, ce sont ceux qui ne veulent pas “soutenir la République” et se retiennent de participer à ses procédures. Eux qui se sentent socialement « dans le fossé », se mettent sur le bas-côté.

Les vrais attentes des Français méprisées par les Princes qui nous gouvernent

        Depuis des mois, les médias ont escamoté les demandes politiques des Français au profit de la dénonciation morale de la « classe politique ». L’affaire Pénélope, les costumes, les assistants parlementaires, l’argent public. Une véritable surdité vis-à-vis des aspirations réelles des Français. Les solutions pour « moraliser » les politiques semblaient avoir plus d’importance que celles contre le chômage et l’insécurité.

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Sitôt élu, Emmanuel Macron renvoie l’ascenseur au lobby LGBTQI

Le billet d’André Goroud

        Donc, ça se précise. Emmanuel Macron a écrit une lettre aux LGBTQI (1), leur expliquant sa ferme volonté (en ne pointant que la souffrance de ces personnes, jamais celle des autres) d’obtenir qu’elles arrivent à « vivre la vie qu’elles souhaitent »:

        Ce qu’elles souhaitent serait-il supérieur à l’expression de la démocratie ? à l’intérêt collectif de la société ? à la volonté du Peuple ? Leurs souhaits seraient-ils supérieurs à l’expression politique ? Cela dénote une curieuse conception de la citoyenneté, de la part de notre Président. Et ceci, malgré sa remarque, précisant  que les blessures (lesquelles ?) « sont encore loin d’être  pansées », et plus loin, “qu’il ne veut plus que le pays soit coupé en deux”.

        Il cite sept fois le mot haine (de qui?), deux fois les anti-LGBT, ajoutant que les LGBTQI « auraient à craindre pour leurs vies » (sic)… et insiste arbitrairement sur les suicides des jeunes LGBTQI. Au passage, il revient sur un débat “Hollandien” : « Pour la PMA (2), pour éviter les erreurs du passé, le calendrier sera bien préparé: j’attendrai l’avis du Conseil Consultatif National d’Ethique, prévu pour la fin du PRINTEMPS 2017 ».

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Affaire Ferrand : les questions – le gros doute

 
Le billet de Robert Langlois

Emmanuel MACRON, Président de la République vient de faire parler son Premier Ministre ainsi que le porte parole de son gouvernement pour exposer publiquement sa position dans cette affaire.

La confiance maintenue à FERRAND

        À la question de savoir si le ministre de la Cohésion des territoires peut rester au gouvernement, le Premier ministre a répondu : ‘’Je dis oui, après avoir parfaitement compris, avoir parfaitement conscience de l’exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement.’’

        Pour Édouard Philippe, Richard Ferrand n’a rien commis d’illégal et a fourni des explications suffisantes. En témoigne, selon lui, l’absence de procédures judiciaires. « Un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner, il n’y a aucune ambiguïté là-dessus », a déclaré le chef du gouvernement. Échappatoire facile quand on sait que le parquet national financier s’est immédiatement déclaré incompétent et que le procureur de BREST s’est empressé de classer l’affaire dans les 2 heures.

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