La France vendue à la découpe : la grande braderie se poursuit…

La France vendue à la découpe : la grande braderie se poursuit…

De Laurent Izard

 

En l’espace de quelques décennies, une grande partie du patrimoine économique, immobilier, foncier et même historique de la France a été dispersé, souvent au profit d’investisseurs internationaux. Ce processus concerne en premier lieu nos grands groupes dont nous perdons parfois le contrôle. Mais de nombreuses petites et moyennes entreprises, des terres agricoles, des monuments historiques ou de prestige sont également rachetés par des personnes physiques ou morales étrangères.

 

Les motivations des investisseurs sont très variées : dans certains cas, il s’agit simplement de réaliser des placements financiers sécurisés, d’où l’intensification des participations des fonds d’investissement américains dans le capital de nos grands groupes industriels. Dans d’autres cas, l’acquisition d’une entreprise française répond à une stratégie de croissance externe, de captation de marchés, ou encore à une logique de complémentarité industrielle. Mais parfois, il s’agit simplement d’opérations de prestige destinées à améliorer l’image d’un groupe étranger.

L’acquisition d’entreprises symboles du savoir-faire à la française, comme Baccarat, Lanvin, Courrèges, Canson ou de vignobles du Bordelais illustre bien cette préoccupation. On peut également mentionner la recherche de captation de hautes technologies qui explique, entre autres, l’acquisition d’Altis, d’Aldebaran Robotics, de Savoye ou encore de Linxens, leader mondial de la fabrication de circuits gravés flexibles et spécialiste des paiements sans contact, absorbé par l’entreprise d’État chinoise Tsinghua Unigroup avec l’approbation de Bercy.

L’appétit des investisseurs internationaux est presque sans limites et aucun domaine n’est véritablement épargné : les acquisitions étrangères concernent des secteurs aussi variés que la grande distribution (Marionnaud, Printemps, PriceMinister, plusieurs centres commerciaux…), le tourisme (Le Club Med, Nouvelles Frontières, Fram et la plupart de nos grands hôtels…), la haute couture et le prêt-à-porter (Lacoste, Aubade…), l’immobilier de prestige, les banques et compagnies d’assurances, les médias, le sport (Rossignol, de nombreux clubs sportifs parmi les plus prestigieux), les terres agricoles et les vignobles ou encore l’économie numérique (Meetic, Kelkoo…). Le secteur de la santé est également devenu depuis peu une proie pour les prédateurs internationaux qui rachètent progressivement les laboratoires français d’analyse médicale, les cliniques privées ou les entreprises pharmaceutiques.

Nos infrastructures économiques (aéroports, autoroutes, installations portuaires…) intéressent également les investisseurs étrangers. La Chine a notamment lancé un gigantesque plan d’investissement sur toute la planète afin de sécuriser ses exportations en contrôlant l’ensemble des flux logistiques. Ces « Nouvelles routes de la soie » (récemment rebaptisées Belt and Road Initiative) permettent également à l’Empire du Milieu de s’affranchir de toute dépendance à l’égard des États-cibles par la construction ou l’agrandissement de ports maritimes, la création de voies ferrées transcontinentales ou la réalisation d’entrepôts géants. La France n’échappe évidemment pas à ce processus. On comprend dès lors l’inquiétude que peut susciter la privatisation d’ADP. Et même les barrages français sont à vendre : jusqu’alors exploités par EDF, ils sont désormais ouverts à la concurrence, que l’Europe réclamait depuis dix ans.

On analyse souvent les investissements internationaux en affirmant que ces opérations sont toujours bénéfiques pour nos entreprises et notre économie : nous déployons même une intense énergie pour attirer les investisseurs étrangers et nous nous réjouissons quand les statistiques montrent que notre pays les séduit davantage que l’Allemagne ou l’Inde. Certains entrepreneurs français créent même des startups innovantes dans le but de les revendre quelques années plus tard.

Les conséquences néfastes de ce processus sont toutefois négligées ou minorées car les intérêts de court terme occultent systématiquement les préoccupations plus lointaines, pourtant essentielles.

Chassons pour commencer une contrevérité trop souvent répandue : tous les investissements étrangers ne créent pas nécessairement d’emplois, et toutes les acquisitions étrangères ne garantissent pas la pérennité de l’entreprise achetée. L’OPA du groupe canadien Alcan sur Péchiney en 2003 le montre bien : suite à cette OPA, notre fleuron industriel de l’aluminium a été rapidement démantelé et vendu branche par branche par ses acquéreurs successifs. Plus généralement, la France a perdu la moitié de ses emplois industriels depuis le début des années 1980 (6,9 millions de salariés en 1984 pour 3,4 millions fin 2017 en incluant les emplois intérimaires) en dépit – et en partie à cause – de la cession de ses fleurons industriels.

De fait, on constate que les entreprises sous l’influence d’investisseurs internationaux sont davantage exposées à des risques de délocalisation ou de licenciements massifs. C’est sans état d’âme que des dirigeants étrangers ont récemment pris la décision de fermer les usines françaises de Molex, Continental, Whirlpool, Ford ou Tupperware par exemple. D’autre part, les fusions entrainent souvent une détérioration du climat social, car outre les départs imposés, les salariés subissent de lourdes contraintes de productivité et de nouvelles méthodes de management, parfois brutales et exclusivement centrées sur les résultats.

La cession de nos fleurons industriels et les prises de participations étrangères entrainent de plus une évaporation financière : les seules entreprises du CAC 40 ont en effet versé 57,4 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2018 (dividendes et rachats d’actions). Or, il faut savoir que la moitié du capital des entreprises du CAC 40 est détenu par des investisseurs étrangers…

Enfin, nous perdons notre souveraineté politique, car l’État hésite logiquement à prendre des mesures qui pourraient contrarier les investisseurs internationaux et entrainer, par exemple, une crise boursière ou la fermeture de sites de production. Notre indépendance militaire est également menacée, car les futurs équipements de notre armée sont confiés à des consortiums internationaux (c’est notamment le cas de notre futur avion de combat qui remplacera le rafale) et avec la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric, nous sommes devenus dépendants des Américains pour l’entretien de nos centrales nucléaires comme de nos navires et sous-marins à propulsion atomique.

Ainsi, en perdant le contrôle de nos entreprises et plus généralement de nos sources de créations de richesses, nous abandonnons peu à peu la maîtrise de notre pouvoir de décision.

Notre passivité est d’autant plus surprenante que la plupart des pays cherchent à garder le contrôle de leur patrimoine économique quitte à s’affranchir – lorsque cela est nécessaire – de leurs engagements internationaux. Aux États-Unis, un organisme public particulièrement efficace, le Committee on Foreign Investment in the United States (CFIUS) analyse les acquisitions d’entreprises américaines par des compagnies étrangères et bloque fréquemment les projets de fusion. La Chine interdit par principe l’acquisition de ses entreprises par des investisseurs étrangers. Depuis 2009, l’Allemagne s’est dotée d’un outil de contrôle solide avec l’adoption de sa « loi sur le commerce extérieur ». Et l’Australie vient d’interdire les acquisitions d’immeubles dans les grandes villes par des ressortissants étrangers non-résidents, interdiction assortie d’une peine d’emprisonnement de trois ans.

En France, les décrets Villepin (2005), Montebourg (2014) et plus récemment la loi PACTE (2019) nous donnent également la possibilité de contrôler la plupart des investissements étrangers dans les secteurs dits « stratégiques ».

Mais faute de volonté politique et de moyens financiers, nous continuons à brader notre patrimoine.

Le discours écolo est une imposture !

Le discours écolo est une imposture !

 

Chronique de Paysan Savoyard

 

Nous ne nions pas, pour ce qui nous concerne, l’importance de la question environnementale. Il est très probable que l’activité humaine soit à l’origine du réchauffement climatique, lequel réchauffement aura sans doute d’importantes conséquences négatives.

L’activité humaine a commencé à peser sur l’environnement avec la révolution industrielle au milieu du 19e siècle. L’effet s’est très fortement amplifié avec la mise en place en Occident de la société de consommation, suivie de sa mondialisation. L’explosion démographique mondiale constitue un autre facteur majeur de la dégradation de l’environnement, sinon désormais le plus considérable.

En outre la société de consommation et l’agriculture moderne ont un impact sanitaire direct et sont très probablement à l’origine de la plupart des cancers. Enfin la société moderne a de multiples effets néfastes sur l’environnement visuel et les paysages. Pour toutes ces raisons, du fait également de ses conséquences sociétales destructrices, la société de consommation nous paraît constituer une catastrophe globale. Il en va de même de la mondialisation.

Ceci posé, la mobilisation de l’opinion et de la classe politique sur le sujet de l’environnement nous paraît fortement critiquable.

  • En dépit de son discours désormais écolo, la classe dirigeante n’a évidemment aucune intention d’opérer un quelconque changement significatif

Cette mobilisation environnementale, tout d’abord, ne constitue qu’un simple discours : la logorrhée écolo ne se traduira par aucun changement important. Et pour cause, des réformes écologiques véritables supposeraient de remettre en cause l’économie générale du système et la société de consommation dans son ensemble. Une réorientation écologique impliquerait que la classe abandonne, en vue de l’intérêt général, une organisation économique et sociale dont elle tire le plus grand profit, qu’elle renonce en d’autres termes à des gains privés, certains et immédiats, au nom d’un bénéfice collectif et avec l’espoir de résultats aléatoires et lointains. Dans ces conditions la réorientation souhaitable n’a évidemment aucune chance d’intervenir.

Non seulement rien ne changera mais au contraire même, les choses continuent d’aller dans le sens d’une prédation accrue sur l’environnement. Pour s’en tenir à quelques exemples concernant le cas de la France, le bétonnage et l’artificialisation du territoire se poursuivent : tous les dix ans l’équivalent de la surface d’un département moyen est artificialisée, du fait de l’implantation de nouveaux lotissements, de nouveaux centres commerciaux et de nouvelles infrastructures de transports. Le paysage terrestre et marin se peuple désormais d’éoliennes. Dans le domaine des transports de marchandises, la place du camion ne cesse de croître et celle du chemin de fer de régresser. Dans le contexte de la mondialisation, le transport aérien et le transport maritime, fortement polluants, ne cessent eux-aussi d’augmenter. S’agissant de l’agriculture les subventions restent captées par l’agriculture intensive et exportatrice. Le bio se développe mais est pour partie détourné et accaparé par l’agro-industrie. Certes la pollution liée à l’industrie a fortement diminué… et pour cause puisqu’elle a été délocalisée en Asie. Quant au nucléaire, les déchets s’accumulent alors qu’ils ne sont pas recyclables. En toile de fond, la population française continue d’augmenter fortement, du fait de l’immigration de masse, ce qui alimente et amplifie ces différents processus de dégradation de l’environnement.

Soulignons au passage la contribution personnelle de M. Macron et de son gouvernement à la dégradation de l’environnement. Sa principale réalisation lorsqu’il était ministre de l’économie a été d’autoriser la création de lignes de cars à longue distance, en concurrence avec le train. Dans la même veine, son ministre des transports vient de valider la suppression du dernier train de fret maraîcher qui circulait encore entre le sud de la France et Rungis. Les instances de l’Union Européenne viennent de signer, au cœur de l’été, les accords de libre-échange avec le Canada (CETA) et l’Amérique du Sud (Mercosur). Ces accords offriront un débouché en Europe à des pays dont la production agricole s’effectue dans des conditions nuisibles à l’environnement : élevage et cultures intensifs, utilisation massive de pesticides, d’engrais, d’antibiotiques, déforestation… Les exportations agricoles vers l’Europe encouragées par ces accords se traduiront en outre par une augmentation des transports, aériens, maritimes et routiers, fortement polluants.

Dans ce contexte, les déclamations écologiques, que tout le monde reprend désormais à l’unisson, sont une façon pour la classe dirigeante d’occuper le terrain et de paraître se préoccuper de la chose, alors qu’elle n’a évidemment aucune intention d’agir, au-delà des quelques mesurettes qu’elle prendra pour amuser la galerie.

  • Le discours écolo du Système s’accompagne de mensonges et d’opérations d’intox

Le discours écolo de la classe dirigeante s’accompagne en outre d’opérations d’intox intensives. Par exemple les labels bio qui se multiplient ne présentent aucune garantie véritable. Par exemple encore, les pouvoirs publics font la promotion des voitures électriques ou du chauffage solaire alors que ces technologies utilisent des métaux rares et que leurs produits ne sont pas recyclables.

Dans le registre de l’intox, il faut également relever la remarquable hypocrisie des éléments de langage diffusés par le gouvernement et les médias pour justifier la signature des traités CETA et Mercosur avec des pays dont les pratiques agricoles sont dépourvues de toute préoccupation environnementale : « si l’UE a signé ces traités c’est précisément pour conduire les pays en question à modifier leurs pratiques » nous dit-on (voir par exemple cet édito du Monde). Comme si le rôle de l’UE et des gouvernements européens était de faire de la pédagogie à destination du monde entier. Comme s’il était légitime de faire courir des risques sanitaires à la population européenne en attendant que les bonnes pratiques environnementales se soient diffusées universellement. Comme si ces accords n’étaient pas motivés par des objectifs libre-échangistes et mercantiles à l’opposé de toute idée d’intérêt général.

Cependant parmi les techniques de propagande et d’intoxication mises en œuvre par le Système, la plus perverse et la plus efficace reste le « Et toi que fais-tu ? ». Il s’agit de faire croire à monsieur-tout-le-monde qu’il détient, lui, une part de responsabilité dans le problème environnemental et dans sa solution. C’est ainsi que le Système lui enjoint de trier les déchets, de renoncer au sac plastique, d’acheter des voitures électriques, de se mettre au vélo et d’acheter bio, les petits ruisseaux étant censés faire les grandes rivières. Or c’est évidemment faux, pour une double raison. D’abord parce que les petits gestes que chacun peut consentir ne sont pas à l’échelle et ne pèsent rien à côté de l’impact des décisions prises au niveau des Etats. Par exemple si chacun essaie de réduire son usage de la voiture, les efforts consentis seront annihilés si dans le même temps le transport aérien et maritime explose, comme c’est le cas depuis vingt ans sous l’effet de la mondialisation. C’est faux ensuite parce que les gens de la rue, qui ne sont pas responsables du Système d’ensemble, peuvent difficilement s’en abstraire. Comment par exemple moins utiliser la voiture quand on habite loin des centres-villes ?

Et chacun tombe dans le panneau, s’efforce d’agir comme un bon petit soldat de l’environnement et se sent coupable de ne pas en faire assez. Cette technique qui consiste à faire peser la responsabilité sur tout-un-chacun permet de dédouaner les autorités, qui peuvent continuer à prendre en toute impunité des décisions allant gravement à l’encontre de la préservation de l’environnement.

On notera que cette technique de culpabilisation est employée dans d’autres domaines, avec les mêmes objectifs. La sécurité routière par exemple fonctionne selon ce même mode. Il s’agit de criminaliser le Français moyen, accusé d’être coupable de « délinquance routière ». Dans le même temps le Système organise, par exemple, un système de transport de marchandises basé sur le camion, qui est un facteur majeur d’insécurité routière…

  • L’écologie, outil de manipulation de l’opinion

Il se trouve que le discours écolo a pour le Système un triple intérêt. Il permet premièrement, sous couvert d’écologie, de donner la parole aux propagandistes « ultras » du Système. Depuis quarante ans en effet, le discours écolo est porté par des gens qui, avant d’être écologistes, sont surtout des gauchistes et des libéraux-libertaires. C’est ainsi que ces gens déploient leur énergie « citoyenne » essentiellement sur des sujets sociétaux. Ils militent pour les mesures les plus libertaires, en particulier dans le domaine des mœurs, en relayant les revendications des lobbys LGBT et féministe. Ils sont en première ligne dans le camp immigrationniste. Ils se déclarent « citoyens du monde », alors même que la mondialisation est précisément une cause majeure de la prédation environnementale.

La mobilisation écologique a pour le Système un second intérêt : elle sert le discours mondialiste et antinational. La mise en avant des problématiques écologiques et climatiques permet en effet de conduire l’opinion, ainsi que le souhaite le Système, à penser que les problèmes sont mondiaux et que le cadre national est décidément dépassé face à des questions qui réclament une solution globale. Or cette propagande supranationale est pour une bonne part mensongère. C’est ainsi que de nombreuses mesures favorables à l’environnement pourraient être mises en œuvre avec efficacité au plan national : on pense par exemple à la réorientation des subventions en direction de l’agriculture traditionnelle et écologique. De même encore, il serait tout à fait possible, grâce à la réglementation et à une politique de taxation, de privilégier le transport des marchandises par le rail et de décourager le transport routier sur longue distance. De même, c’est bien parce que les autorités nationales des différents pays occidentaux ont décidé de procéder à la délocalisation de leurs industries que la Chine est devenue le premier pollueur mondial. Pour les entreprises occidentales, les délocalisations ont eu notamment l’intérêt de les dispenser d’investissements dans le domaine de la pollution et de la protection de l’environnement.

Enfin la mobilisation écologique présente pour le Système un troisième avantage, le plus important : elle permet d’occuper le terrain et l’espace médiatique en détournant l’attention de l’opinion de la question de l’immigration. La question climatique est pourtant bien moins cruciale que l’enjeu migratoire. Les risques environnementaux sont, en effet, pour les plus importants d’entre eux, relativement lointains et difficiles à évaluer quant à leur ampleur et leurs conséquences. Tandis que l’invasion et le Grand remplacement sont pour la France et les Français un phénomène actuel, aux effets gravissimes, à court terme et certains.

A cet égard, la question de l’environnement a pris utilement le relais de celle du chômage. Pendant des décennies, les médias, les instituts de sondage et les politologues ont prétendu que le chômage était de loin « la première préoccupation des Français ». Aujourd’hui très curieusement on ne parle plus guère du chômage, alors que les chiffres officiels en la matière sont tout aussi mauvais qu’auparavant : depuis plus de quatre décennies, entre 8 et 10 % de la population active, selon les périodes, est officiellement au chômage. Et très bizarrement la question du chômage est brusquement passée au second ou au troisième plan… C’est que les Français se sont bien rendus compte, à force, qu’en réalité le chômage prolongé est pour une bonne part un chômage volontaire et qu’il existe des centaines de milliers d’emplois non pourvus. Tout le monde a bien conscience également que la distribution d’allocations chômage et de prestations diverses retire à la situation de chômage son caractère dramatique. Conscient de l’évolution de l’état d’esprit de la population sur ce point, le Système a finalement cessé de prétendre que « le chômage est la première préoccupation des Français ». Ce sont maintenant les questions environnementales qui ont pris le relais. Avec le même effet de matraquage, de propagande et de manipulation de l’opinion, laquelle une fois de plus est dupe et reprend en chœur le discours officiel. Et l’effet souhaité est atteint une fois encore : le sujet le plus vital et le plus tragique – l’invasion et ses effets catastrophiques – est évacué de la liste des préoccupations officielle des Français et par là-même du débat public.

  • L’écologie, palliatif nécessaire à l’équilibre psychologique des partisans du Système

Il faut relever que, pour les partisans du Système eux-mêmes, à titre individuel cette fois, la mobilisation sur l’écologie a un grand intérêt du point de vue de leur équilibre psychologique. L’effet positif est quadruple.

L’écologie permet, premièrement, à ceux qui votent pour le Système de s’occuper l’esprit et de détourner le regard des questions d’immigration, en les évacuant de leurs préoccupations quotidiennes.

Le sujet permet deuxièmement aux anticapitalistes de gauche de paraître contester le Système et de l’accuser d’inaction, sans toucher au point-dur qu’est l’immigration où, là, capitalistes et anticapitalistes se retrouvent en accord.

Le sujet de l’environnement constitue troisièmement un exutoire. Les immigrationnistes se mentent à eux-mêmes et le savent : ils savent que l’Europe est en train d’être envahie et que la civilisation européenne elle-même est menacée. Ils se déclarent violemment hostiles au RN alors qu’en réalité, tout comme les électeurs frontistes, ils sentent bien eux-aussi que l’immigration est une catastrophe et cherchent par tous les moyens à s’en protéger à titre personnel. Le sujet de l’environnement vient leur permettre de transcender ce mensonge et de faire preuve sur ce terrain-ci de lucidité, de sincérité, de conviction et de zèle militant.

L’effet psychologique bénéfique de l’engagement écolo a une dernière dimension, plus subtile encore. L’immigration en effet provoque chez tout-un-chacun, même chez les immigrationnistes, une angoisse diffuse et latente. Or les immigrationnistes ne peuvent évidemment faire part de leur inquiétude face à l’invasion. Le sujet de l’environnement leur permet d’exprimer leur angoisse, leur peur, leur pessimisme… mais en les reportant sur la question du climat.

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Terminons en soulignant cette dernière imposture du discours écolo. Au nom de quoi souhaiter préserver l’environnement et le conserver intact quand on veut par ailleurs remettre en cause, comme c’est le cas des écolos et de façon générale des progressistes, l’ensemble des cadres, des structures et des règles de l’organisation sociale, notamment pour ce qui est des mœurs et des coutumes ?

Les écolos légitimes sont en réalité les « réactionnaires », eux qui attachent du prix à la conservation de l’environnement aussi bien qu’à celle des principales structures sociales et règles de comportement. C’est pourquoi nous regrettons le discours écolo-sceptique de la plupart des responsables « populistes » et le considérons comme une grave erreur.

Répétons-le, pour résumer et conclure : nous ne nions pas pour ce qui nous concerne l’importance des risques environnementaux. Cependant, si ces risques sont sérieux et probables, ils sont également, pour la plupart, encore mal évalués et lointains, tandis que l’invasion migratoire représente pour nos peuples, pour notre civilisation et pour notre vie quotidienne, un danger mortel, immédiat et certain. Lorsque se seront produits, dans cinquante ou cent ans, les mutations climatiques majeures qu’on nous promet, notre mise en minorité sur notre propre sol et l’écroulement de notre civilisation seront intervenues depuis longtemps. Au moment où le climat de l’Afrique s’installera en Europe, il y aura déjà longtemps qu’elle sera peuplée d’Africains.

Encore une provocation macronienne !!!

Encore une provocation macronienne !!!

 

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des Arcs de Triomphe. »

(Napoléon 1er, au soir de la bataille d’Austerlitz)

« Tous les cœurs…adressaient au ciel des vœux ardents pour la gloire de la patrie. Les hommes les plus fatigués de la lutte entre l’Europe et la France avaient tous déposé leurs haines en passant sous l’Arc de Triomphe ». (Honoré de Balzac). 

Mais quand donc – Grand Dieu ! – le petit homme narcissique qui fait fonction de président de la « Ripoux-blique » cessera-t-il d’humilier la France et les Français ????

J’en viens parfois à me demander s’il ne le fait pas exprès, juste pour caresser dans le sens du poil cette nouvelle population issue de la « diversité », allogène et bigarrée, appelée à remplacer le « Français de souche » qui, comme chacun sait, est raciste, xénophobe, populiste, poujadiste et très attaché à son passé, à ses racines et à ses traditions.

Micron est un homme jeune, tourné vers l’avenir, donc l’histoire, NOTRE histoire, il s’en fout comme de sa première couche-culotte (1). Il vient encore d’en faire la démonstration en acceptant que Christo – de son vrai nom : Christo Vladimiroff Javacheff – emballe l’Arc de Triomphe comme il l’avait fait pour le Pont-Neuf en 1985.

Cette mascarade (payée, je présume par le contribuable ?) est prévue en avril 2020.

Disons un mot de l’« artiste » puisque c’est ainsi qu’on appelle ce roi de l’emballage doré, du paquet-cadeau et du tape-à-l’oeil cliquant. En fait, « Christo » c’est l’intitulé générique de l’oeuvre commune de Christo Javacheff, né en 1935 en Bulgarie, et de Jeanne-Claude Denat de Guillebon, née également en 1935 au Maroc (2). Christo est un apatride venu de l’Est. Il s’installe à Paris en 1958. Pour vivre, il peint des portraits à l’huile. C’est en livrant le portrait de l’épouse du général Jacques de Guillebon, gaulliste historique, compagnon de la Libération et directeur de l’école polytechnique, qu’il rencontre Jeanne-Claude, une « rousse flamboyante » qui ressemble à Yvette Horner, la reine du piano-à-bretelles de l’époque.

Jeanne-Claude est née à Casablanca (où son père, le major Léon Denat, était en poste). Sa mère, Précilda, avait 17 ans lorsqu’elle a épousé le major Denat. Précilda et Léon Denat ont divorcé peu de temps après la naissance de Jeanne-Claude. Puis Précilda s’est remariée trois fois.

En 1946, elle a épousé l’influent général Jacques de Guillebon.

Jeanne-Claude rencontre donc Christo Javacheff en 1958. L’année suivante, elle quitte son mari pour l’épouser. Le couple gagne rapidement beaucoup d’argent, affiche des idées de gauche et, pour payer moins d’impôts, émigre aux États-Unis en 1964 et s’installe à New York. Jeanne-Claude sera la muse de Christo jusqu’à son brusque décès…

J’ai, dans mes relations, un « général-quart-de-place » issu du Service du Matériel.

Il considère les paras comme des têtes brûlées et la Légion comme un repaire de brutes apatrides. En 35 années de carrière d’embusqué, il n’a jamais risqué sa précieuse peau dans une « Opex » (3) mais il arbore fièrement deux rosettes qu’il doit sans doute à la souplesse de son échine : « la Rouge » et « la Bleue » (4), glanées dans les bureaux, sans avoir un coup de feu à se reprocher. Il ressemble aux bidets « Jacob Delafon » : un robinet bleu pour l’eau froide et un rouge pour l’eau chaude. Ce péroreur de salon vante les vertus de Micron et ne voit rien de choquant dans le fait d’emballer l’Arc de Triomphe. D’après lui, « on peut aussi y voir un hommage ».

Et bien NON !!! Même le choix de l’« artiste » est un choix contestable !

Quant à l’Arc de Triomphe, ce n’est pas n’importe quel monument !

Napoléon en a ordonné la construction par un décret impérial daté du 18 février 1806. Ce monument est « consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises ».

La première pierre, en forme de bouclier portant une inscription, est posée le 15 août 1806 (pour l’anniversaire de l’Empereur) et recouverte d’une plaque en bronze pour la protéger.

Lors des premières défaites napoléoniennes (campagne de Russie en 1812), l’Arc de Triomphe est élevé jusqu’aux voûtes mais la construction est interrompue puis abandonnée sous la Restauration. En 1823, Louis XVIII fait reprendre les travaux.

L’Arc doit désormais commémorer l’expédition victorieuse d’Espagne.

En 1830, Louis-Philippe reprend la pensée initiale de Napoléon mais, dans un esprit de réconciliation, associe les armées qui ont combattu entre 1792 et 1815.

L’Arc de Triomphe de l’Étoile est inauguré le 29 juillet 1836. Il fait partie des monuments nationaux à forte connotation historique. Cette importance s’est renforcée depuis que la dépouille du Soldat inconnu, tué lors de la Grande Guerre, y a été inhumée le 28 janvier 1921.

Deux ans plus tard, André Maginot, alors ministre de la Guerre, a soutenu le projet d’y installer une « flamme du souvenir » qui a été allumée pour la première fois le 11 novembre 1923 par le ministre. Cette flamme éternelle est, avec celle de l’Autel de la Patrie à Rome, la première du genre (5). Elle commémore le souvenir des soldats morts au combat et ne s’éteint jamais : elle est ravivée chaque soir à 18 h 30 par des associations d’anciens combattants ou de victimes de guerre.

Ce geste symbolique a été accompli même le 14 juin 1940, quand l’armée allemande est entrée dans Paris : ce jour-là, le ravivage a eu lieu devant les officiers allemands qui ont autorisé la cérémonie.

Vous me direz que l’Arc de Triomphe a été profané plusieurs fois : les gauchos de mai 68 ont fait cuire un œuf sur la flamme du Soldat inconnu. En décembre 2018, en marge d’une manifestation de « Gilets jaunes », des racailles de banlieue ont vandalisé le monument. Mais ceci n’a pas été fait avec l’aval et la bénédiction de l’Elysée.

Peut-être est-il encore temps d’empêcher cette insulte à nos morts ?

Mais pour l’instant, en dehors d’un cas (6), je n’ai pas noté d’indignation de la part des présidents d’associations dites « patriotiques ». J’espère que les militaires de terrain sauront monter au créneau. Je n’attends RIEN, en revanche, des généraux « Jacob-Delafon » sinon un appel à la modération, à l’apolitisme, au « politiquement correct », bref des propos tiédasses comme l’eau d’un bidet quand elle est bien dosée.

Il faut les comprendre : la peur de perdre les avantages de la « 2ème section » (7) les oblige parfois à des contorsions reptiliennes et à la servilité des larbins.

 

 

Notes :

1)- La dernière lui ayant été enlevée par Brigitte née Trogneux, épouse Auzière à l’époque.

2)- Et décédée le 18 novembre 2009 à New York.

3)- Opex = Opération Extérieure.

4)- « La Rouge » est la Légion d’Honneur et « la Bleue », l’Ordre National du Mérite.

5)- Depuis l’extinction de la flamme des Vestales en 391

6)- Le général Saint Macary, président de l’UNC.

7)- Le droit, entre autres, de creuser un peu plus le déficit de la SNCF en voyageant en ¼ de place

Les dirigeants européens sont atteints du syndrome de Stockholm face aux intimidations états-uniennes

Les dirigeants européens sont atteints du syndrome de Stockholm face aux intimidations états-uniennes

 

Par Finian Cunningham

 

La situation psychologique connue sous le nom de syndrome de Stockholm, dans laquelle les otages sympathisent de manière irrationnelle avec leurs ravisseurs, pourrait très bien s’appliquer aux dirigeants européens face aux intimidations états-uniennes. 

Les États-Unis ont toujours été le parti dominant – et dominateur – de la relation transatlantique. Mais les administrations précédentes, à Washington, avaient pris soin de présenter les États européens comme des « partenaires » dans une alliance « apparemment » mutuelle.

Sous le Président Donald Trump, les pressions et les harcèlements dont sont l’objet les Européens mettent en lumière leur véritable statut de simples vassaux de Washington.

Prenez le projet Nord Stream 2. Le gazoduc sous-marin d’une longueur de 1.220 km, qui augmentera considérablement la capacité de livraison de gaz en Europe, devrait être achevé d’ici la fin de l’année. Cette nouvelle offre profitera à l’économie de l’Union Européenne, en particulier à celle de l’Allemagne, en fournissant du gaz moins cher pour les entreprises et pour le chauffage des logements.

Eh bien, la semaine dernière, le sénateur américain Ted Cruz a déclaré que son pays avait le pouvoir d’arrêter l’achèvement du projet. Cruz fait partie de la commission des affaires étrangères du Sénat US qui a adopté en juillet dernier un projet de loi imposant des sanctions aux entreprises impliquées dans la construction du pipeline. L’Allemagne, l’Autriche, la France et la Grande-Bretagne font partie du consortium de construction, aux côtés de la société russe Gazprom.

Ironiquement, le projet de loi du Sénat US s’appelle « Protéger la sécurité énergétique de l’Europe ». C’est une bien curieuse forme de « protection » lorsque les sanctions appliquées par les USA pourraient priver les entreprises européennes et les consommateurs de gaz à un prix abordable.

Cruz, comme le Président Trump, a accusé la Russie d’essayer de resserrer son emprise économique sur l’Europe. Plus proche de la vérité et plus cynique, Washington souhaite que l’Europe achète son gaz naturel liquéfié, plus coûteux. Le Texas, la plus grande source de gaz américain, est l’État d’origine de Cruz. Son projet de loi devrait peut-être être renommé « Protection des exportations américaines d’énergie ».

À cela s’ajoute l’imposition plus large, par Washington et l’Europe, de sanctions à l’encontre de la Russie depuis 2014. Plusieurs raisons ont été invoquées pour justifier les mesures punitives prises contre Moscou, notamment une prétendue déstabilisation de l’Ukraine et une « annexion » de la Crimée, une ingérence présumée dans les élections et l’affaire Skripal. Cette politique de sanctions a été largement initiée et promue par Washington, suivie servilement par l’Europe.

La semaine dernière, les représentants de l’UE ont voté en faveur d’une prolongation des sanctions de six mois, alors qu’elles sont beaucoup plus dommageables pour l’économie européenne que pour celles des États-Unis et que les entreprises allemandes, en particulier, s’opposent à l’hostilité économique contre-productive à l’égard de Moscou.

L’absence de toute opposition européenne à une ingérence aussi flagrante de la part des États-Unis dans leur prétendue souveraineté et leur indépendance sur des questions d’intérêt vital est tout simplement stupéfiante.

Un autre exemple frappant est la façon dont l’administration Trump insiste pour que les États européens abandonnent d’importants projets d’investissement avec la société de télécommunication chinoise Huawei pour moderniser les infrastructures de téléphonie mobile et d’Internet. Washington a menacé de sanctions de représailles si l’Europe s’associait à Huawei. Les États-Unis ont également averti qu’ils pourraient empêcher le « partage de renseignements » des « alliés » européens sur les risques liés à la sécurité et au terrorisme. Fait-on cela à un « ami » ?

Là encore, les dirigeants européens font preuve de la même velléité d’acquiescement, au lieu de s’opposer aux États-Unis pour qu’ils s’occupent de leurs propres affaires.

L’accord nucléaire conclu entre le JCPOA et l’Iran est une autre preuve éclatante de la relation fondamentalement abusive que Washington entretient avec l’Europe. Cette semaine, l’administration Trump a rejeté la proposition française d’étendre une ligne de crédit de 15 milliards de dollars à Téhéran. La proposition française visait à atténuer la pression économique sur l’Iran et à le maintenir dans l’accord nucléaire défaillant.

Washington a simplement déclaré « qu’il sanctionnera quiconque achètera du pétrole brut iranien ». Il n’y aura pas de dérogations ni d’exceptions aux sanctions américaines. Cela impose à peu près à l’Union Européenne d’oublier ses efforts hésitants pour sauver l’accord nucléaire avec l’Iran, dont elle est signataire, aux côtés de la Russie et de la Chine.

Donc, comme Trump s’est écarté de l’accord, cela signifie, dans sa vision dominatrice, que les Européens doivent également le faire. De toute évidence, l’UE n’a pas la liberté d’agir indépendamment du diktat américain. Détruire les relations entre l’Europe et l’Iran mettra en péril les intérêts économiques et les préoccupations de sécurité liées aux conflits et à la non-prolifération des armes dans la région. Les préoccupations européennes sont-elles si peu pertinentes pour Washington ?

Maintenant, accrochez-vous à la formidable double pensée suivante. Le Secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a incité la semaine dernière ses « amis » européens à faire preuve de plus de vigilance pour lutter contre les supposées malignités russes et chinoises.

Tenu devant le groupe de réflexion du Royal United Services Institute à Londres, ce discours a été présenté comme le premier discours majeur d’Esper depuis qu’il est devenu chef du Pentagone en juillet.

« Il est de plus en plus clair que la Russie et la Chine veulent perturber l’ordre international en obtenant un droit de veto sur les décisions économiques, diplomatiques et de sécurité d’autres nations », a-t-il déclaré.

« En termes simples, la politique étrangère de la Russie continue de faire fi des normes internationales », a ajouté, sans aucune honte, l’ancien lobbyiste de Raytheon et d’autres fabricants d’armes américains.

Quelle a été la réponse de l’Europe ? Les dirigeants européens et les médias ont-ils éclaté de rire devant une telle absurdité, hypocrisie et inversion accusatoire ? Existe-t-il des déclarations officielles ou des éditoriaux sévères invitant le représentant américain du complexe militaro-industriel à ne pas insulter la simple intelligence ?

La tolérance de l’Europe aux comportements abusifs de son « partenaire » américain est bien un problème de syndrome de Stockholm. Bien sûr, parfois les dirigeants européens tels que Merkel ou Macron s’interrogent sur la nécessité de renforcer leur indépendance par rapport à Washington, mais quand les cartes sont minces, ils témoignent tous d’une allégeance méprisable pour la politique américaine, même si cela nuit réellement à leurs intérêts nationaux.

Lorsque Trump a recommandé que la Russie soit admise au récent sommet du G7 en France, le mois dernier, le reste du groupe a réagi avec horreur en demandant le maintien de l’exclusion de Moscou. Comment expliquer cette attitude ? Des chefs européens pathétiques veulent rester dans un club avec leur plus grand bourreau – Washington – tout en excluant un pays voisin et un partenaire stratégique potentiellement important. Comment peut-on faire plus irrationnel ?

Les psychologues expliquent le syndrome de Stockholm en tant que « mécanisme d’adaptation » pour traiter les traumatismes. Il est observé parmi les otages, les prisonniers de guerre, les survivants des camps de concentration, les esclaves et les prostituées.

La sympathie irrationnelle envers un parti qui inflige des difficultés et des blessures est un moyen de minimiser les traumatismes en semblant adopter les mêmes valeurs.

Apparemment, le syndrome peut être traité et guéri. Les victimes doivent être progressivement familiarisées avec la vérité objective de leur situation.

L’Europe doit se réveiller de ses illusions sur son « allié américain ».

 

Source : RT (Russie)

Honte à Tiphaine Auzière et à… Marthe Richard

Honte à Tiphaine Auzière et à… Marthe Richard

Crédit photo: copie d’écran vidéo Oise info

Le billet d’Eric de Verdelhan

« Le misogyne adore les femmes. Comme il les adore, il les pratique. Comme il les pratique, il les connaît. Et c’est parce qu’il les connaît qu’il est misogyne. » (Léo Campion).

 

Allons bon, voilà qu’après avoir ouvert la chasse à l’homme avec « Osez le féminisme », puis « Me too » devenu chez nous « Balance ton porc », Thiphaine Auzière, la fille de « Mémé Trogneux », (vous savez, la dame qu’on prend souvent pour la maman ou la duègne du président Micron), vient d’ouvrir un compte Twiter : « Balance ton miso ».

C’est fou ce qu’on aime « balancer » dans ce pays !!!

Sous l’Occupation, des salopards s’ingéniaient à dénoncer les Juifs à la Kommandantur locale.

D’autres, plus tard, dénonçaient les sympathisants de l’OAS à la police ou aux « Barbouzes » gaullistes. Alors, forcément, quand on incite des tordus à la délation et aux méthodes de corbeau, ils deviennent délateurs, mais encore faut-il leur dire QUI ils doivent dénoncer ?

Dans un pays normal, on choisirait de « balancer » les clandestins, les voleurs, les trafiquants de drogue, les pédophiles, les imans radicaux, les gros fraudeurs fiscaux, les tricheurs aux prestations sociales, que sais-je encore ? J’énonce d’ailleurs ça sans conviction car, pour ma part, je n’ai jamais dénoncé personne, du moins sous couvert d’anonymat. La lettre anonyme est, comme le bulletin de vote, l’arme des lâches ; mais le bulletin de vote est légal, et puis, il permet aux imbéciles de se croire en démocratie car vous savez, comme moi, que la dictature c’est « gouverner autoritairement sans demander l’avis du peuple », alors qu’en démocratie on demande l’avis du peuple mais on n’en tient aucun compte. J’en veux pour preuve : le traité de Nice, refusé par les Français en 2005 et devenu le traité de Lisbonne, approuvé par le congrès1.

Depuis que le lobby LGBT etc 2 fait la loi chez nous, on a choisi de dénoncer le mâle – blanc de préférence, sexiste, dragueur, macho, misogyne, vicelard – bref, un porc dont le cerveau se situe au niveau de la braguette. Sus (sans jeu de mot facile et salace) au gros con hétérosexuel !!!

Eh bien, puisque c’est « tendance », je vais moi aussi faire l’apologie d’une femme qui devrait être aussi chère au cœur des Français que Jeanne la Pucelle : la bonne Jeanne 1ère, Reine de Naples et Comtesse de Provence. En 1347, ce n’est pas hier, cette souveraine autorisa l’ouverture des « maisons closes » et autres « bordeaux » pour le repos de ses guerriers et pour que la putain cesse d’être marquée du fer rouge de l’infamie.

Et, pendant presque …600 ans, les « bobinards », les claques, les bordels, les maisons de tolérance, les hôtels borgnes, ont fonctionné dans tout le pays pour le bien-être de sa population : ils faisaient le bonheur du bourgeois, qui s’encanaillait en sauvant les apparences ; de sa bourgeoise qui, coincée par son éducation, préférait la broderie, les bonnes œuvres et « l’hôtel du cul tourné » aux galipettes lubriques ; des « gagneuses » qui profitaient de la notoriété de leur « maison » comme un cuisinier fait ses armes chez les grands chefs…

Bref, c’est tout un système social qui fonctionnait, plutôt bien puisqu’il a perduré durant six siècles. Gloire donc à la Comtesse de Provence !

Mais les meilleures choses ont une fin : le 13 avril 1946, à l’instigation (liée, dit-on, au repentir) de Marthe Richard, dite « l’Alouette », demi-mondaine et contre-espionne retraitée, la France fermait ses maisons closes. La loi scélérate s’est abattue sur le pays le jour où était annoncée l’autonomie du Cambodge. Il y a des jours où il vaut mieux ne pas ouvrir son journal !

Marthe Richard, surnommée aussitôt « la veuve qui clôt », pensait œuvrer pour la santé morale et mentale de ses concitoyens. La France condamnait le « sport en chambre » – fauteur de chaudes-pisses, véroles et autres maladies sexuellement transmissibles – et prônait le sport tout court : fini les bordels, on construisit, aux frais du contribuable, des stades, des gymnases et des piscines municipales.

Et personne ne saura jamais combien les sports d’équipes débiles – principalement le foot – ont occasionné de blessures graves : tibias, péronés, fémurs, ménisques, ligaments endommagés à tout jamais ? Combien de verrues plantaires et autres maladies du derme ou de l’épiderme doit-on mettre sur le compte des piscines municipales. Ces grandes lessiveuses démocratiques dans lesquelles barbote une engeance pas toujours propre ?

Les arrêts cardiaques pour effort violent sont plus fréquents sur les stades que chez les dames de petite vertu (d’ailleurs, l’histoire n’a pas retenu grand monde en dehors du président Félix Faure et de Monseigneur Daniélou).

Par idéologie – bien avant que le « syndrome sécuritaire » ne soit à la mode – Marthe Richard a mis la prostitution dans la rue. Le trottoir n’a rien réglé mais a fait le bonheur et la fortune des « barbeaux » et des réseaux maffieux.

La libération sexuelle d’après mai 68 s’est chargée du reste.

A force de copuler « à c……. rabattues », n’importe où et avec n’importe qui, de prôner et d’encourager l’infidélité, le « vagabondage sexuel », l’échangisme, les partouzes, la bisexualité, puis l’homosexualité (pourquoi pas la zoophilie, au stade où nous en étions ?), le Ciel a su nous rappeler que, comme pour Sodome et Gomorrhe, la dépravation des mœurs ne pouvait pas être érigée en modèle ou en choix de société.

Un mal beaucoup plus insidieux que ceux qu’on pouvait attraper dans les « maisons » mal tenues fit son apparition à la fin des années 70 : le SIDA.

A l’origine, il nous arrivait d’Afrique et frappait les singes bleus du Zaïre.

Puis la pandémie fit des ravages au sein de la communauté homosexuelle des grandes métropoles occidentales. En France, le pays des « droits de l’homme », il était politiquement incorrect d’oser dire ou écrire que le SIDA nous arrivait d’Afrique (c’était une forme de racisme !) et/ou que la communauté « gay » était son principal vecteur (l’homophobie étant aussi condamnable que le racisme). On a donc préféré nier des évidences.

Entre 1981 – date des premiers comptages – et 2018, le SIDA a tué 45 millions de personnes dans le monde et le nombre de séropositifs, susceptibles de déclencher la maladie à tout moment, serait de 40 millions.

Voilà où nous mènent les pseudos bons sentiments et la « langue de bois » !

Sans la fermeture des « maisons closes », nous n’en serions pas là. L’alerte aurait été donnée bien plus tôt. J’en veux pour preuve le fait que, dès 1978, des médecins militaires avaient détecté la maladie chez des Légionnaires rentrant d’Afrique noire où ils avaient contracté le mal dans des bordels locaux. Mais qui écoute un médecin militaire dans un pays où l’antimilitarisme est presque une religion ?

On a donc laissé faire jusqu’à ce que la proportion d’hétérosexuels de race blanche soit « significative ». La preuve était enfin faite que le SIDA pouvait frapper tout le monde : enfin un mal démocratique et égalitaire ; ouf, on respirait !

Mais l’immonde mâle macho, hétéro, misogyne, sexiste etc… a continué ses ravages et pourtant, nul doute que dans un monde constitué uniquement d’homos et de lesbiennes, tout irait beaucoup mieux ! Et ne soyez surtout pas inquiets pour la reproduction de l’espèce : il restera toujours, çà et là, quelques vicieux !

Merci de prendre ce coup-de-gueule au second degré, ça évitera à quelques « courageux » anonymes de m’insulter sur la toile. Je ne perds pas mon temps à les lire !

Notes :

1)- Je pourrais ajouter l’immigration-invasion qui est une réelle crainte des Français et à laquelle on répond par…la transition énergétique qui n’intéresse que les « bobos ».

2)- Lesbiennes, Gays, Bi, Trans etc etc…