Macron dictateur

Macron dictateur

Par Michel Onfray

 

Fidèle à sa stratégie du mépris, Emmanuel Macron a réagi de façon assez viscérale et épidermique, c’est de son âge, à la critique qui lui est faite de présider à la sortie de la démocratie en France afin de mieux y instaurer une dictature.

 

Les journalistes ont songé aussi bien à Mélenchon qu’à Ségolène Royal, mais j’ai moi aussi abondé en ce sens dans Théorie de la dictature, l’an dernier, pour en faire la démonstration sur plus de deux cents pages… Je m’appuyais sur l’œuvre politique d’Orwell.

J’avais synthétisé mon propos dans cette quatrième de couverture de mon ouvrage :

« Il est admis que 1984 et La Ferme des animaux d’Orwell permettent de penser les dictatures du XX° siècle. Je pose l’hypothèse qu’ils permettent également de concevoir les dictatures de toujours ».

Comment instaurer aujourd’hui une dictature d’un type nouveau ?

J’ai, pour ce faire, dégagé sept pistes : détruire la liberté ; appauvrir la langue ; abolir la vérité ; supprimer l’histoire ; nier la nature ; propager la haine ; aspirer à l’Empire. Chacun de ces temps est composé de moments particuliers.

Pour détruire la liberté, il faut: assurer une surveillance perpétuelle; ruiner la vie personnelle; supprimer la solitude; se réjouir des fêtes obligatoires; uniformiser l’opinion; dénoncer le crime par la pensée.

Pour appauvrir la langue, il faut: pratiquer une langue nouvelle; utiliser le double-langage; détruire des mots; oraliser la langue; parler une langue unique; supprimer les classiques.

Pour abolir la vérité, il faut: enseigner l’idéologie; instrumentaliser la presse; propager de fausses nouvelles; produire le réel.

Pour supprimer l’histoire, il faut: effacer le passé; réécrire l’histoire; inventer la mémoire; détruire les livres; industrialiser la littérature.

Pour nier la nature, il faut: détruire la pulsion de vie; organiser la frustration sexuelle; hygiéniser la vie ; procréer médicalement.

Pour propager la haine, il faut: se créer un ennemi; fomenter des guerres; psychiatriser la pensée critique; achever le dernier homme.

Pour aspirer à l’Empire, il faut : formater les enfants; administrer l’opposition; gouverner avec les élites; asservir grâce au progrès; dissimuler le pouvoir.

Qui dira que nous n’y sommes pas?

Qu’Emmanuel Macron soit l’homme de ce projet européiste destructeur de libertés et de République, sinon de civilisation, ne fait aucun doute; en dehors de ce livre, les chroniques que je tiens ici même depuis son élection témoignent au quotidien.

Mais il faudrait ajouter qu’il n’est pas le seul car il se contente de prendre sa place dans la liste des présidents de la République ayant contribué à cet état de fait depuis quatre décennies: à tout seigneur, tout honneur, puisque c’est à Mitterrand qu’en 1983 (virage dit de la rigueur, abandon du socialisme et conversion au libéralisme obligent…) on doit le triomphe sans partage du giscardisme, l’idéologie de cette abolition de la démocratie au profit du libéralisme d’Etat, la nouvelle dictature dont la formule semble oxymorique.

Car, de ce Mitterrand post-83 au Macron du jour, en passant par Chirac, Sarkozy et Hollande, qui ne conviendra qu’il s’agissait d’une même politique, celle de Maastricht, et que le prétendu choix qui nous est proposé aux présidentielles ne l’est que d’un homme ou d’un style, d’un ton ou d’un tempérament, d’un caractère ou d’une allure, mais surtout pas d’une politique? Tous  ces présidents ont en effet défendu un même monde, celui qui s’autoproclame progressiste et qui, au bout du compte, nomme progrès la vente des enfants et la location des utérus de femmes pauvres, et fasciste, sinon vichyste, pétainiste, d’extrême-droite ou compagnon de route de Marine Le Pen, quiconque s’émeut qu’on puisse appeler progrès une pareille régression.

Croit-on que Victor Hugo, le grand romancier des idées progressistes, aurait fait de Pierre Bergé un héros positif, lui qui estimait que louer son ventre pour porter les enfants des autres c’était exactement la même chose que louer ses bras dans une usine ou aux caisses d’un supermarché ? Bergé était l’ami de Mitterrand, il a voté Chirac, soutenu Bertrand Delanoë et financé Ségolène Royal, avant de déclarer son soutien à Emmanuel Macron. Je ne sais s’il figure dans les huit tomes du journal de Gabriel Matzneff publiés par Philippe Sollers, mais c’est assez probable. Pierre Bergé fut un Javert mort dans son lit. Il est le héros de ces prétendus progressistes.

A ceux qui estiment que Macron incarne en effet une dictature d’un type nouveau, le jeune homme qui fut, dit-on, l’assistant de Paul Ricœur, n’imagine la dictature que derrière lui : elle serait en effet nazie ou bolchevique, sinon d’extrême-droite (la vraie…) dans l’Amérique du sud de la deuxième moitié du siècle dernier. En dehors de cela, elle n’existerait pas.

Cet homme qui a la passion du théâtre et ne fait que vivre sur les planches de la représentation du club de théâtre d’un collège ou d’un lycée, ignore la véritable scène qui est celle de l’Histoire ! Quand, entre les deux tours d’une élection présidentielle qu’il a gagnée le premier soir, on s’en souvient à La Rotonde, il fait de Marine Le Pen un danger égal au massacre d’Oradour-sur-Glane perpétué par la division Das Reich ou de la Shoah, quand il fait de la colonisation de l’Algérie, principalement opérée par la gauche républicaine de Jules Ferry, un crime contre l’humanité, quand il déclare que la culture française n’existe pas, quand il veut faire du colonialisme français en Algérie l’équivalent de la Shoah (où sont les chambres à gaz et les six millions de morts gazés?), il s’exprime comme un élève passant l’épreuve histoire du brevet des collèges… Mais, l’époque étant ce qu’elle est, avec pareilles sottises, il obtiendrait son diplôme.

Fulminant contre ceux quoi ont vu et bien vu que Macron installait un nouveau genre de dictature (la loi Avia en témoigne, voir ici mon texte sur ce sujet), il a dit à l’endroit de ceux qui l’accusent: « Mais allez en dictature! Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décide des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! »

Il parait étrange qu’il n’ait pas compris qu’il donnait ainsi la définition même de cette dictature new look qui sévit en France !

Car : « un régime où une personne ou un clan décide des lois », nous y sommes ! Le clan, c’est bel et bien celui des maastrichtiens qui, depuis 1983, se partagent le pouvoir à coup d’idéologie, de propagande médiatique, de bourrage de crâne scolaire et universitaire, journalistique et publicitaire, cinématographique et germanopratin, de procès en sorcellerie des penseurs libres traînés devant les  tribunaux où on les insulte, de découpages électoraux iniques, de décision, récemment, de passer sous silence médiatique le probable échec de LREM lors des prochaines élections municipales dans les petites villes, et autres mauvais coup fomentés par l’Etat profond dont il est l’un des puissants acteurs et dont il a le cynisme de dire qu’il lui empêche de mener à bien soin train de réformes alors que ce dernier est voulu par ce même Etat profond!

De même, quand il affirme: « Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais », s’est-il avisé que, depuis mars 1983, c’est le même programme politique qui est appliqué en France? Celui des Kouchner et des Mitterrand, des Chirac et des Minc, des BHL et des Sarkozy, des Ferry et des Hollande, des Attali et des Macron ? Certes, la figure du président change, mais qu’importe quand chacun dans ses différences défend les mêmes intérêts d’un même projet ? Mitterrand décide du traité de Maastricht en 1992, Chirac vote pour, le même Chirac décide d’un référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005, il le perd, Sarkozy devenu président, en accord avec Hollande qui le deviendra lui aussi, jette ce référendum à la poubelle, rameute le Congrès et font voter députés et sénateurs, les prétendus représentants du peuple qui auraient dû, eu égard à leur statut, refuser ce vote assimilable à un coup d’Etat contre le peuple, contre le peuple avec le traité de Lisbonne en 2008: qui dira qu’en France on peut changer de dirigeants quand le système électoral bipartisan ne permet de sélectionner pour exercer le pouvoir que  la classe politique des maastrichtiens alors que les autres se contentent de faire de la figuration -et en acceptent l’augure en même temps que le salaire, il n’y a pas d’insoumission ou de rébellion en pareil cas …

Depuis des années, et d’autant plus depuis deux ans, la propagande médiatique digne d’un III° Reich ou d’un Moscou bolchevique, tape comme une brute. L’instrumentalisation de Le Pen par Mitterrand, dont l’affaire de Carpentras attribuée faussement au FN (mais qui a ensuite fourni et détaillé cette information ?), lui a permis d’être élu, réélu, et de gouverner à droite en prétendant, avec des militants et des électeurs transformés en ânes et en moutons, que c’était à gauche -Mélenchon fut pendant presque un quart de siècle l’un des bergers zélés de tout ce troupeau. Cette propagande fait croire que Marine Le Pen est fasciste -encore un propos d’impétrant au brevet des collèges… Cependant, toutefois, malgré tout, nonobstant, il faut tout faire pour que cette susnommée fasciste soit présente au second tour des présidentielles avant de tout faire ensuite pour expliquer que, si on voulait éviter Oradour et Auschwitz, il fallait au second tour voter contre elle alors que tout à été fait pour qu’elle se trouve là. Le système fonctionne bien : il a permis aux maastrichtiens de se remplacer sans discontinuer au pouvoir depuis des décennies. Quels étaient les mots du garçon dans l’avion de retour de Jérusalem ? « Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. » Il a donc bien raison…

Qu’a-t-il encore dit de mémorable, ce jeune homme, dans sa péroraison ? « Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! » Justement, elle a essayé la France et elle essaie encore… Elle a fini par comprendre, la France, quelles étaient les ficelles mitterrandiennes, chiraquiennes, sarkozystes, hollandistes, macroniennes, de cette dictature d’un type nouveau -une démocratie illibérale s’il faut retourner comme un gant l’expression que les régressistes qui se disent progressistes utilisent pour disqualifier ceux qui leur résistent. Et c’est parce qu’elle essaie cette dictature depuis des années et qu’elle commence par en voir les mécanismes à nu, en plein jour, et par en comprendre la nature, qu’elle est dans la rue pour dire que ça suffit…

Et c’est aussi pour cela que Macron y répond, comme en dictature, par le mépris, l’intimidation, la propagande, la force, la répression, la judiciarisation, l’emprisonnement. Pour l’heure, il n’y a pas encore eu de morts, certes, j’entends d’ici les arguments et les éléments de langage que fournira une Sibeth Ndiaye qui vient de faire savoir que, si les gens sont dans la rue pour défendre ce qui reste de leur système de retraite, c’est parce qu’ils sont très crétins et qu’ils manquent de l’intelligence qui leur permettrait de comprendre que cette loi pondue par son Grand Timonier est proprement sublime, géniale, grandiose et magnifique. Or, la nomenklatura, dont la plupart des journalistes, qui chante les mérites du chef de façon éhontée, c’est aussi un marqueur de dictature.  

Policiers attention : Macron joue au Prince !

Policiers attention : Macron joue au Prince !

Le billet d’Antonin Campana

 

Emmanuel Macron ne cache pas qu’il a longuement étudié Nicolas Machiavel. Le futur président du régime a même déclaré au New York Times que le penseur italien lui aurait permis de survivre à la « politique parisienne » ! Quelle chance pour les Français !

Cet intérêt jupitérien pour Machiavel nous est revenu en mémoire après la volte-face présidentielle sur les « violences policières ». On ne pouvait en effet, comme on nous le suggère, mettre ce revirement sur le compte d’une nouvelle image, d’une nouvelle vidéo ou d’un nouveau témoignage : ils s’accumulent depuis un an au rythme effroyable des éborgnés et des mutilés ! Les choses sont en fait bien plus simples et bien plus calculées : Macron et le gouvernement sont convaincus que l’épisode des Gilets Jaunes est derrière nous ! Quel rapport, direz-vous, avec la remise en cause des forces de l’ordre ? Le rapport est double, et pour le comprendre il faut relire Le Prince de Machiavel.

Machiavel expose, dans le chapitre XIX, que le Prince doit « éviter avec soin toutes les choses qui le rendraient odieux et méprisable ». Aussi :

« le prince doit se décharger sur d’autres des parties de l’administration qui peuvent être odieuses, et se réserver exclusivement celles des grâces ».

La répression, notamment, doit être exercée par une « tierce autorité » qu’il sera éventuellement possible de blâmer ou de sanctionner lorsque l’ordre sera rétabli. Ainsi, cette « tierce autorité » accumulera la haine pendant que le Prince s’attirera les sympathies du peuple.

On ne peut que conseiller aux membres des forces de l’ordre de lire et de relire Le Prince. Elles ont été les « tierces autorités » chargées de ramener l’ordre macronien. Maintenant que l’ordre est rétabli (dans l’esprit des dirigeants), la communication présidentielle va se charger de leur faire endosser toute la violence déployée, bien que tacitement autorisée par le pouvoir politique. En accablant cyniquement ceux qui n’ont été pourtant qu’un instrument de violence entre ses mains, Emmanuel Macron pense se dissocier de cette violence et s’attirer ainsi les sympathies du peuple. C’est prendre celui-ci pour un imbécile. Personne n’est dupe du procédé.

Il y a une expression populaire un peu vulgaire, mais que je vais me permettre d’employer ici car elle traduit bien la réalité et a de plus une signification quasi éthologique qui n’échappera à personne : Policiers et CRS, le pouvoir républicain « vous pisse dessus » ! Il vous pisse dessus car vous n’êtes pour lui qu’une « tierce autorité » chargée de polariser la haine. Pas davantage. Et vous avez servilement fait votre boulot de tierce autorité ! Vous avez tout perdu : le pouvoir vous méprise et maintenant le peuple se méfie de vous. Pourtant, vous aviez l’estime de ce peuple, pas celui des banlieues bien sûr, pas celui qui vous insulte, pas celui devant qui votre hiérarchie vous demande de baisser la tête, pas celui qui compose votre « clientèle » habituelle, pas la tierce autorité black bloc : le petit peuple de France qui était sur les ronds-points et que vous avez, un peu quand même, martyrisé.

Dans l’Histoire, il y a une loi qui s’applique à tous les individus : il ne faut jamais trahir son peuple ! Tôt ou tard, on le paie. Vous le payez aujourd’hui par le mépris et la défiance qui vous rongent l’âme. C’est justice. Il ne tient qu’à vous d’ignorer le pouvoir oligarchique et de revenir à votre peuple.

 

Votre place est au milieu de lui. Il vous attend fraternellement !

 

NDLR :

On vient juste d’apprendre via Castaner la suppression de l’emploi des grenades lacrymogènes explosives, cela comme cadeau …

Non à la dictature de « l’extrême-centre »

Non à la dictature de « l’extrême-centre »

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Rassembler les centristes, c’est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens… » (Citation de François Bayrou dit « le crétin des Pyrénées »).

Depuis l’élection de Micron à la magistrature suprême, nous avons assisté à l’implosion des partis politiques traditionnels au profit d’un parti bourgeois, réunissant la gauche-caviar et la droite-cachemire, un regroupement d’intérêts, une association de malfaiteurs, que j’appelle l’ « extrême-centre ».

 

En un peu plus de deux ans, Micron et sa bande d’incapables ont transformé ce pays en pétaudière.

Pour ma part, citoyen et contribuable-lambda, je n’en peux plus des leçons de moraline à deux balles de Fidel Castré, notre « leader minimo ». Avec son regard fixe et glacial, pontifiant, sentencieux et toujours content de lui, il nous assène des lieux communs, des généralités floues, comme s’il parlait à des débiles profonds. En l’écoutant, j’ai l’impression d’être retombé en enfance : on me parle comme à un sale gosse ou un demeuré, un « ravi » comme on dit en Provence.

Mais le Macronisme serait-il, comme la vérole ou la chaude-pisse, un mal contagieux ?

Je savais que c’était une maladie honteuse mais je ne la pensais pas transmissible. Il semble pourtant, à l’approche des municipales, que par clientélisme électoral, de plus en plus de listes se disent « sans étiquette » et acceptent le soutien de LAREM. On me dit que, par peur des extrêmes, elles se rallient au Macronisme. Or, qu’est-ce que le Macronisme ? On ne peut décemment pas le qualifier d’idéologie, et encore moins de « courant de pensée » : Micron, c’est le vide sidéral, l’art du verbe creux, de l’esbroufe démagogique et du n’importe quoi qui n’engage à rien !

Histoire de renforcer un peu plus le pouvoir de Micron, Castaner a eu une idée géniale. Mais oui, mais oui, même Castaner peut parfois avoir du génie ! Les listes électorales des villes de moins de 9.000 habitants seront des listes sans étiquette. Il fallait y penser ! Même Erdogan n’aurait pas osé !

Peut-être faut-il rappeler aux Français comment sont élus les sénateurs ?

Certes, je peux comprendre qu’après le quinquennat calamiteux de Flamby Hollande, le clown au scooter, les Français aient pu trouver quelques qualités au petit homme narcissique élu en mai 2017. Il est propre sur lui et il parle bien (sans prompteur, nous dit-on). Bon, Il a le regard froid des hallucinés ou des gourous, mais le fait qu’il soit toujours accompagné par sa vieille gouvernante, la si gentille « Mémé Trogneux », ça rassure : se sachant surveillé, on pense que le galopin ne fera pas de bêtises.

Pourtant, quand je découvre, chez certains chroniqueurs jadis « de droite », une admiration à peine voilée pour « Jupiter », je me demande s’il reste encore un embryon – aussi minime soit-il – de VRAIE droite dans notre pauvre pays.

On nous dit qu’il « s’attaque à des réformes courageuses ; ce que la droite n’a pas osé faire dans le passé ». On se moque de nous ? On nous prend pour des C… ? Regardez le dossier des retraites.

Pendant deux ans, le contribuable a payé (fort cher), monsieur Delevoyou, qu’on a fini par mettre sur une Delavoie-de-garage : ce type était censé travailler avec les partenaires sociaux sur le régime de retraite unique et la suppression des régimes spéciaux. Aussi, je pose la question : qu’est-ce que ce gugusse a fichu pendant deux ans ?

Certes il avait aussi 13 autres mandats et les journées ne font que 24 heures…on peut comprendre.

Depuis Georges Pompidou, c’est la gauche – avouée ou larvée – qui est aux affaires en France.

La droite française rase les murs depuis « les heures les plus sombres de notre histoire ». Il lui arrive quand même, timidement et sans succès, de pointer de temps à autres le bout de son nez avec des gens comme Poujade, Tixier-Vignancour, Le Pen (Jean-Marie, pas l’ex-groupie de Philippot), Villiers, Marion Maréchal, Ménard etc…, mais elle n’intervient alors que timidement, comme figurant, comme repoussoir, comme second couteau, dans ce navet infâme qu’est la pantalonnade « ripoux-blicaine ».

Alors, comme sous Giscard, le daim auvergnat, la droite BCBG (1) veut croire qu’elle a trouvé un homme capable de rassembler « deux Français sur trois » (2). Du coup, dans la « novlangue » qui plait tant aux bobos de la gauche-caviar ET de la droite-cachemire, on nous assure que « Jupiter » « bouscule la vieille politique », qu’il « renverse la table », qu’il « casse les codes »…

En clair, que ce foutriquet « fait de la politique autrement » ! Un Messie nous est né ! Alléluia !

Sa politique du « et en même temps » qui consiste à dire tout et son contraire pour (tenter de) plaire à tout le monde semble pourtant avoir atteint ses limites mais des chroniqueurs de la droite molle l’encensent encore, quand d’autres font semblant de s’inquiéter de ses liens avec l’Islam. En gros, on fait plaisir à la droite ultralibérale « et en même temps » on caresse la droite nationale dans le sens du poil.

Est-ce un début de collaboration ? Un honteux ralliement ? Je n’en sais rien !!!

C’est, en tous cas, un « enfumage » (pour rester correct !) et il convient de boycotter les canards « collabos » : ne payons pas, de nos deniers, la corde qui servira à nous pendre ! (3)

Car, à mon humble avis, « Jupiter » ne casse pas que les codes, – primo – il ME les casse (4) – secundo – il casse aussi le bas-de-laine des retraités, il tond des classes moyennes et il tue la Nation-France.

Ses mesures iniques et scandaleuses ont redonné du pouvoir d’achat aux salariés gagnant « jusqu’à 35.000 €/mois » et ont paupérisé les petits retraités touchant 1.250 €/mois, souvent après avoir trimé plus de 40 ans (5). Et cette infamie, qui n’émeut visiblement pas grand monde, est commise au nom d’un nécessaire « effort intergénérationnel » (quel pathos !!!).

C’est du socialisme bien compris : saigner les plus pauvres pour engraisser la Nomenklatura !

Si vous trouvez ça normal, tolérable, moral, juste, équitable, …moi pas !!!

J’ai de plus en plus de mal à trouver quelques qualités à ce mégalomane narcissique. Il y a encore, parait-il, des Français qui lui font confiance pour redresser le pays (et cette confiance s’étend également au gouvernement du ténébreux Edouard Philippe). Ce pays est devenu fou, ou c’est moi qui le suis ???

L’an dernier, au moment des voeux, « Jupiter » a cru bon de plagier une citation de John Kennedy :

« Avant de vous demander ce que la France peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour la France ». Et je me suis souvenu que le 22 novembre 1963, un illuminé du nom de Lee Oswald (6) avait reçu presque le même message, et qu’il avait débarrassé les Etats-Unis du plus mauvais président de son histoire (avant Barack Obama).

A la place de Micron, j’arrêterais de prendre les Français pour des débiles.

Et j’éviterais aussi d’utiliser les citations trop chargées d’histoire : ça pourrait donner de mauvaises idées à un cinglé. La France n’en manque pas !

Enfin, moi je dis ça, c’est pour son bien !

 

 

Notes :

1)-: BCBG = Bon-Chirac-Bon-Giscard.

2)-: C’est le titre d’une brochure (mal) écrite par Giscard ou par celui qui lui servait de nègre.

3)-: J’allais écrire « ne payons pas la vaseline… » mais j’ai décidé de rester poli.

4)-: On aura compris, bien sûr, que je parle de mes… oreilles.

5)-: Et des semaines de travail de 50 ou 60 heures.

6)-: Oswald, ou Jack Ruby, ou la mafia des transports, ou la CIA ? On ne saura jamais

Réforme des retraites : kolossale escroquerie

Réforme des retraites : kolossale escroquerie

Une brève qui va faire des heureux

 

Déjà, rien que sur l’assiette, vous perdrez plus de 30%

Aujourd’hui, pour le calcul de vos retraites, on parle en trimestres cotisés.

Lors de l’âge de départ (62 ans), on prend les 25 meilleurs années pour le privé, 6 derniers mois pour le public.

Avec la réforme, on vous calculera sur l’ensemble de la carrière (y compris quand vos salaires étaient au plus bas, premiers petits boulots, intérim, etc.…). Ce qui engendrera forcément une forte diminution de votre retraite. En mode simplifié,

C’est comme si je vous dis : je vous donne 10 € 20 € 30 € 40 € et 50 €.

Pour votre retraire je prends les 3 meilleurs (30, 40 et 50) qu’on divise par 3 cela donne

120 ÷ 3 = 40 euros. Ça c’est le régime actuel.

Avec le nouveau régime on prend tout en compte c’est à dire : 10+20+30+40+50= 150÷5= 30 euros. Réforme Macron.

De plus, si vous voulez réellement avoir ces 30 euros (attends c’est rigolo), il faudra cotiser 2 ans de plus soit retraite à 64 ans, sinon, je vous retire 10% des 30 euros à 62ans et 5% à 63ans.

Donc à 62 ans à la place de toucher 40 €, vous toucherez : 27 € (30 € – 10%)

 

Une escroquerie Kolossale !

Pour ceux qui pensent avoir une retraite a 1.000 € minimum, il vous faudra cotiser 43 années complètes c’est à dire 43 X 12 mois = 516 mois (eh oui, on ne compte plus en trimestres mais en mois) et attendre 64 ans d’âge pour les avoir.

Quand on voit comment les jeunes « collectionnent » les CDD avec des périodes de chômage entre deux contrats. Pour « bénéficier » de ces 1.000 € il faudra travailler 516 mois.

Donc à quel âge vont partir ceux qui entrent actuellement sur le marché du travail à 22 ou 25 ans ? (25 + 43 = 68 ans si carrière complète sans aucun mois sans travailler…)

Rappelons quand même que le seuil de pauvreté est à 1.043 €

Qui vont être les grands perdants de cette réforme ?

Qui a le plus une carrière hachée ?

Qui s’arrête des années pour élever ses enfants ?

Qui travaille à temps partiel ?

Qui à travail égal a déjà un salaire de 30% moins élevé que celui des hommes ?

Actuellement, 80 % des pensions de réversions bénéficient aux femmes et pourtant il est prévu de reculer l’âge (actuellement 55 ans) pour en bénéficier, de les supprimer en 2037.

C’est à dire que monsieur fera une belle carrière avec de nombreuses affectations qui ne permettront pas à madame de faire carrière et arrivé à 55-60 ans, monsieur partira avec sa secrétaire et lorsqu’il décédera, madame qui a tout donné à son conjoint et à ses enfants n’aura droit à aucune réversion et ça ne choque personne…

Faites le calcul les femmes seront les grandes perdantes de la réforme.

Maintenant coté cotisation :

Actuellement un salarié qui gagne 15.000 € / mois brut cotise (employeur et salarié) (23.32% sur 3.428 € (plafond SS) et 23.89% sur le reste (plafonné à 8 fois le plafond SS) soit 3.563,96 € / mois pour sa retraite par répartition.

Avec le nouveau système, sa cotisation sera de

10.000 x 28% = 2.800 € + 5.000 x 2.8%= 140 € (cette dernière cotisation ne donnant pas de point).

Pour un salarié gagnant 25.000 € / mois, il cotise actuellement 5.952,96 € / mois pour sa retraite et avec la nouvelle réforme, il ne cotisera que 3.220 € / mois.

ON REMARQUE BIEN QUE PLUS ON GAGNE ET PLUS LE NOUVEAU RÉGIME EST FAVORABLE.

Maintenant un salarié qui gagne 1.500 € / mois brut, il cotise 349,80 € / mois pour sa retraite et avec la nouvelle réforme il cotisera 420 €.

DONC MOINS ON GAGNE ET PLUS ON PERD AVEC LA NOUVELLE RÉFORME.

Reprenons l’exemple du salarié qui gagne 25.000 €/mois soit x12 =300.000 € / an. On a vu qu’il (lui et l’employeur) économise 2.732,96 € / mois (5.952,96-3.220) soit sur 12 mois : 32.795,52 €.

Bien entendu cette personne, voulant améliorer sa future retraite cotisera sur un PER (Plan d ‘Épargne Retraite) vous savez celui que la loi Pacte permet de souscrire depuis le 01/10/2019 et qui lui permettra de déduire de son revenu imposable 10% de ses revenus soit 30.000 €.

Vu les revenus, on peut penser que cette personne a un Taux Marginal d’Imposition (tranche d’impôt) à 45%, ce qui lui fera économiser la modique somme sur ses impôts sur le revenu de 30.000 € x 45% = 13.500 €

Pour résumer

Cette personne cotisera moins aux caisses de retraite donc participera moins au financement de ces caisses, elle fera une économie de 32.795 € de cotisation retraite et de 13.500 € d’impôt sur le revenu.

Soit un gain annuel de 46.295€ soit une augmentation de ses revenus de plus de 15%

Imaginez pour celui qui gagne 100.000 € / mois…

Sur ce même sujet, les médias nous annoncent des millions que les grands clubs de foot vont gagner avec cette réforme sur les cotisations sociales des joueurs (autant que d’autres devront payer…)

Elle est pas belle la vie avec Macron ?

Dissociation du foncier, du bâti : une proposition de « loi nomade » adoptée en première lecture

Dissociation du foncier, du bâti : une proposition de « loi nomade » adoptée en première lecture

D’après LCP.fr

 

Si vous êtes un lecteur assidu du blog de la Ligue vous ne serez pas surpris par ce projet de loi (voir ici), qui est tout à fait dans le droit chemin du processus -qui connait avec Macron une accélération- de nomadisation de la société. Il convient à toute force de découpler le citoyen de sa terre. Il y quelques décennies (à partir des années 60) on avait assisté au développement de l’incinération des corps des défunts, qui ressortit de la même volonté pernicieuse de déracinement…

Après son examen la semaine dernière en commission, les députés ont voté ce jeudi le texte du député MoDem Jean-Luc Lagleize. Un examen en séance publique marqué notamment par le recours aux ordonnances et la généralisation sur l’ensemble du territoire d’observatoires de l’habitat et du foncier.

Des Français propriétaires des murs de leur logement, mais pas du terrain

Il s’agit d’une perspective de plus en plus probable dans le monde de l’immobilier. L’Assemblée nationale a achevé, en première lecture, le travail sur la proposition de loi MoDem visant à réduire le « coût du foncier ». Un moyen de répondre à la hausse moyenne de 71%, en dix ans, du coût des terrains en France selon le rapporteur du texte Jean-Luc Lagleize.

Une nouvelle usine à gaz : les offices fonciers libres (OFL)

L’article 2 du texte détaillait, à la sortie de la commission des Affaires économiques, le dispositif de mise en place des offices fonciers libres (OFL) chargés de délivrer un bail de longue durée aux potentiels acquéreurs. Le gouvernement a finalement préféré reprendre le stylo législatif au motif de la très grande complexité du sujet. « Ce modèle doit être totalement sécurisé », défend Julien Denormandie. A terme, les futurs offices fonciers publics pourront contracter des « baux réels libres » à long terme pour la production de logements ou d’équipements ainsi que pour des locaux d’activité et des locaux commerciaux, comme le précise l’amendement-ordonnance du gouvernement.

Plusieurs amendements adoptés ont complété le champ d’application des observatoires de l’habitat et du foncier qui seront présents partout, y compris en zone détendue. Une tentative de faire baisser les prix par la transparence. En effet, dans beaucoup de transactions, les futurs propriétaires disposent de trop peu d’informations pour dissocier la part du foncier et du bâti dans leur acquisition.

L’interdiction des mises aux enchères de terrains publics limitée aux zones tendues

Autre disposition, d’ici le 1er janvier 2021, les terrains publics en zone tendue ne pourront plus faire l’objet de mises aux enchères. La mesure ne concernera pas les zones détendues, au grand dam du rapporteur qui s’est abstenu sur l’amendement du groupe La République en Marche. Selon lui, « c’est le processus même de vente aux enchères qui est vicié, qui est délétère ».

Enfin, le gouvernement et le groupe La République en Marche n’ont pas réussi à faire supprimer l’article 4 qui prévoit de créer un fond destiné à « la dépollution des friches urbaines et industrielles ». En l’état, le texte du MoDem prévoit que ce fond soit géré par le groupe Action logement.

 

Le dispositif devrait cependant évoluer et faire l’objet d’un compromis lors de la navette parlementaire entre l’Assemblée nationale et le Sénat.