Le temps des désillusions

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Le billet d’Arnaud Beauregard

 

        Le temps des désillusions aura été l’élément marquant de l’élection présidentielle à six tours pour l’ensemble de la famille politique de la droite nationale et populaire.

        Le « barragisme élitiste » a phagocyté l’espace public en imposant à l’opinion une vision despotique de la société et a réussi sans nul doute la dernière opération de sauvetage des partis du système, un « hold-up électoral » en quelque sorte.

        Le subterfuge mis au point par des groupes minoritaires et les “élites” en dépossédant la parole du peuple, a eu pour finalité la désintégration des deux partis principaux qui ont gouverné notre pays depuis plusieurs décennies, en alternance.

        Mais néanmoins, ces partis du système ont été très vite reconstitués sous de nouvelles étiquettes progressistes sous les patronymes « de la République en Marche » ou encore des « Républicains constructifs » en se débarrassant du groupe importun conservateur. Paradoxe dans cette cette défaite, le rassemblement de soutien au candidat FILLON, place du Trocadéro, nous a enseigné que la compatibilité des électorats Républicains-Front National était en progression.

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A côté de la République en marche : la colère sourde de la République en panne

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Communiqué de la Ligue du Midi

        A côté des Français mobiles, les Français immobiles. Entre les citoyens à l’aise ici et ailleurs, les citoyens en détresse là où ils sont. Les premiers s’expatrient souvent, les seconds ne peuvent pas déménager.

Trop peu d’électeurs pour trop de députés

        La victoire d’Emmanuel Macron repose sur un socle électoral très étroit : 57,36 % d’abstention pour le second tour des élections législatives. Un record ! Une véritable catastrophe démocratique.

        18 millions de Français ont voté ; 28 se sont abstenus. Ces abstentionnistes, au sens propre, ce sont ceux qui ne veulent pas “soutenir la République” et se retiennent de participer à ses procédures. Eux qui se sentent socialement « dans le fossé », se mettent sur le bas-côté.

Les vrais attentes des Français méprisées par les Princes qui nous gouvernent

        Depuis des mois, les médias ont escamoté les demandes politiques des Français au profit de la dénonciation morale de la « classe politique ». L’affaire Pénélope, les costumes, les assistants parlementaires, l’argent public. Une véritable surdité vis-à-vis des aspirations réelles des Français. Les solutions pour « moraliser » les politiques semblaient avoir plus d’importance que celles contre le chômage et l’insécurité.

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Sitôt élu, Emmanuel Macron renvoie l’ascenseur au lobby LGBTQI

Le billet d’André Goroud

        Donc, ça se précise. Emmanuel Macron a écrit une lettre aux LGBTQI (1), leur expliquant sa ferme volonté (en ne pointant que la souffrance de ces personnes, jamais celle des autres) d’obtenir qu’elles arrivent à « vivre la vie qu’elles souhaitent »:

        Ce qu’elles souhaitent serait-il supérieur à l’expression de la démocratie ? à l’intérêt collectif de la société ? à la volonté du Peuple ? Leurs souhaits seraient-ils supérieurs à l’expression politique ? Cela dénote une curieuse conception de la citoyenneté, de la part de notre Président. Et ceci, malgré sa remarque, précisant  que les blessures (lesquelles ?) « sont encore loin d’être  pansées », et plus loin, “qu’il ne veut plus que le pays soit coupé en deux”.

        Il cite sept fois le mot haine (de qui?), deux fois les anti-LGBT, ajoutant que les LGBTQI « auraient à craindre pour leurs vies » (sic)… et insiste arbitrairement sur les suicides des jeunes LGBTQI. Au passage, il revient sur un débat “Hollandien” : « Pour la PMA (2), pour éviter les erreurs du passé, le calendrier sera bien préparé: j’attendrai l’avis du Conseil Consultatif National d’Ethique, prévu pour la fin du PRINTEMPS 2017 ».

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Affaire Ferrand : les questions – le gros doute

 
Le billet de Robert Langlois

Emmanuel MACRON, Président de la République vient de faire parler son Premier Ministre ainsi que le porte parole de son gouvernement pour exposer publiquement sa position dans cette affaire.

La confiance maintenue à FERRAND

        À la question de savoir si le ministre de la Cohésion des territoires peut rester au gouvernement, le Premier ministre a répondu : ‘’Je dis oui, après avoir parfaitement compris, avoir parfaitement conscience de l’exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement.’’

        Pour Édouard Philippe, Richard Ferrand n’a rien commis d’illégal et a fourni des explications suffisantes. En témoigne, selon lui, l’absence de procédures judiciaires. « Un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner, il n’y a aucune ambiguïté là-dessus », a déclaré le chef du gouvernement. Échappatoire facile quand on sait que le parquet national financier s’est immédiatement déclaré incompétent et que le procureur de BREST s’est empressé de classer l’affaire dans les 2 heures.

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Affaire Ferrand : le coup d’État judiciaire permanent

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Le billet de Robert Langlois

 

Affaire Ferrand: le coup d’Étatjudiciaire permanent

        Avec MACRON, nous sommes définitivement entrés en post-démocratie, c’est à dire sous la gouvernance de l’oligarchie qui promeut une classe politique corrompue, tout en faisant réguler le jeu politique par les juges. Le comportement de la justice pendant l’élection présidentielle et maintenant dans l’affaire FERRAND en est la démonstration parfaite.
        Pour mémoire on pourra consulter la définition classique de l’État de droit donnée par Wikipédia.
 
Le coup d’État judiciaire permanent, marqueur de la gouvernance de l’oligarchie                                                                                 

        L’entrée en post-démocratie c’est à dire sous la gouvernance de l’oligarchie marque l’inversion de la conception classique de l’État de droit. L’État de droit devient désormais la mise sous tutelle des législateurs et des gouvernants amovibles par les juges inamovibles et, si possible, apatrides comme dans le cas des cours internationales et des juges européens.

        On considérait anciennement que la loi était l’expression de la volonté générale des citoyens et que le bien commun et la morale fondaient le droit. La post-démocratie inverse ce principe : c’est le droit désincarné qui définit maintenant le bien commun et la morale. Ainsi, les juges deviennent des législateurs à part entière. Ce qui n’était autrefois qu’une délégation du pouvoir régalien devient désormais un pouvoir autonome, délié de toute responsabilité face au peuple. Le pouvoir judiciaire dépasse désormais celui des élus et donc du peuple souverain.

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