Le « basculement » géopolitique de Macron au sujet de l’OTAN pourrait-il engendrer un soulèvement des banlieues ?

Le « basculement » géopolitique de Macron au sujet de l’OTAN pourrait-il engendrer un soulèvement des banlieues ?

Par Antonin Campana

 

Laurent Obertone anticipe la guerre civile à partir d’un banal contrôle de policiers dans une banlieue. Le contrôle tourne mal, un policier perd son sang-froid et tue plusieurs « jeunes ». La cité s’embrase alors, et la France bascule dans le chaos. Bien évidemment, ce scénario est plausible, tant la situation est tendue. Nous en proposons ici un autre, selon un autre point de vue, qui fait intervenir des forces plus souterraines et dont l’élément déclencheur serait les velléités géopolitiques d’Emmanuel Macron.

 

Depuis quelques semaines, le président du régime multiplie en effet les petites phrases et les signes « d’ouverture à l’Est ».

Ainsi, le 19 août, Macron reçoit chaleureusement Poutine au fort de Brégançon.

Le 27 août, lors de son discours aux ambassadeurs, il acte la « fin de l’hégémonie occidentale sur le monde ». Il assure qu’il faut « recréer une civilisation européenne » et repenser les relations et les alliances avec les autres Etats. Il manifeste le désir de se rapprocher de la Russie à qui, par le « dialogue », il veut « offrir », dit-il, une « option stratégique ».

Le 07 novembre dans The Economist, Macron dit que l’OTAN est en état de « mort cérébrale ».

Le 28 novembre, face au chef de l’OTAN venu tout exprès lui remettre les idées à l’endroit, il déclare : « Est-ce que, comme je l’entends parfois, notre ennemi aujourd’hui est la Russie ? Je ne le crois pas ».

Aussi, nous dit la Presse, Emmanuel Macron par sa volonté de « repenser la relation stratégique » avec la Russie, de redéfinir un « projet de partenariat » avec la Russie et d’insuffler une politique de détente avec Moscou, « crispe les Européens ».  Les Européens ? Pas seulement !

Pour le site Dedefensa, il ne serait pas impossible que ce retournement géopolitique soit interprété, du côté de l’Etat profond états-unien, comme une « trahison ». Rappelons en effet que le but de l’Etat profond états-unien n’est en aucune manière d’instaurer un « dialogue » avec Moscou. Son but est d’étendre l’OTAN aux portes de la Russie, de déployer de nouveaux missiles aux frontières de ce pays, de l’encercler de bases de plus en plus proches, de l’affaiblir géopolitiquement, de le sanctionner économiquement, de le diaboliser idéologiquement, bref de le détruire s’il n’est pas possible de l’annihiler. De ce point de vue, Macron, en tant qu’agent du Système propulsé par le Système, est effectivement un traître, puisqu’il propose le dialogue avec un pays qui, pour les globalistes, incarne précisément l’option anti Système.

Donc la question se pose : en admettant que Macron persévère dans son attitude « russophile », et étant donné les mauvaises idées que cela pourrait donner à d’autres pays européens, est-il totalement exclu qu’après plusieurs rappels à l’ordre et à bout de patience, l’Etat profond états-unien décide de se débarrasser de Macron comme il vient de se débarrasser de Morales ?

Impossible ? On sait en effet que le coup d’Etat en Bolivie a été initié par des hauts responsables de l’Armée et de la Police. Or, ces deux institutions ont fait l’objet pendant des années de programmes de formation, d’échange, de recrutement et de noyautage par les Services états-uniens. On sait que la plupart des hauts responsables à l’origine du coup d’Etat ont été formés aux Etats-Unis. Effectivement, rien de tel en France. Rien de tel pour l’Armée et la Police tout au moins. Mais est-on sûr que les Services états-uniens ne se sont pas intéressés à d’autres secteurs clés de « notre » société ?

En 2010, WikiLeaks révélait un rapport « confidentiel » émis par l’ambassade américaine à Paris et à destination du Secrétariat d’Etat aux Etats-Unis. Ce rapport de l’ambassadeur Charles Rivkin, intitulé Embassy Paris – Minority engagement strategy  (Ambassade de Paris – Stratégie d’engagement envers les minorités), expose clairement la stratégie états-unienne de noyautage des allochtones. Notons que cette stratégie a été mise en place bien avant la rédaction du rapport. Ainsi Antoine Menusier, auteur au Bondy blog, décrit (dans un article au titre révélateur : « Les Etats-Unis surveillent les banlieues françaises ») une réunion qui eut lieu le 07 novembre 2007 au sein de l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Menusier est présent avec d’autres « acteurs de la diversité française ». On apprend ainsi :

  • Qu’il existe un « plan » ou un « programme » états-unien, concocté par la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, qui « consiste à développer des liens étroits avec les minorités musulmanes en Europe » ;
  • Que chaque ambassade américaine en Europe a au moins un « collaborateur » dévolu à cette mission, et que celui-ci dispose d’un budget « confidentiel » ;
  • Que « l’ambassade américaine à Paris n’a pas attendu les émeutes de 2005 pour approcher les minorités françaises » ;
  • Que certains leaders de la « diversité » auraient même été approchés par des agents de la CIA ;
  • Que d’autres, tels Karim Zéribi ou Patrick Lozès,  ont été « conviés » aux Etats-Unis par le Département d’Etat.

L’opération américaine en direction des allochtones des banlieues est connue, même si elle n’entraîne aucune réaction de la part des pouvoirs publics, pourtant sévèrement remis en cause. Ainsi de cet article de BFM TV qui avoue que les Etats-Unis dépensent chaque année 3 millions de dollars dans les banlieues françaises, que chaque année « l’ambassade américaine organise des repas dans les quartiers pendant le ramadan, avec 200 invités », que les cadres allochtones des cités « travaillent régulièrement avec l’ambassade», que les agents états-uniens « sont là sur le terrain (…) pour créer du réseau et permettre aux gens d’exploiter leur potentiel».

Et tout cela serait purement philanthropique et désintéressé ? Qui peut le croire ? Mais revenons au rapport de l’ambassadeur américain Charles Rivkin. Celui-ci nous apprend :

  • Que l’ambassade américaine de Paris a créé une « stratégie d’engagement » qui vise, entre autres, la « population musulmane française ».
  • Que cette stratégie a pour but de « faire progresser les intérêts nationaux des Etats-Unis » (nous y voilà !) ;
  • Que l’ambassade a mis en place un « groupe de travail sur les minorités » et que la stratégie visant les minorités mobilise les « différentes sections de l’ambassade » ;
  • Que le « groupe » en question doit faire un « travail de contact ciblé » pour identifier, repérer et rencontrer les leaders et les groupes influents ; qu’il doit sensibiliser les « minorités » et améliorer les compétences des chefs des minorités qui veulent accroître leur influence ;
  • Qu’il faut faire passer un discours revendicatif sur l’égalité, le droit à la différence, le droit des minorités, l’inclusion sociale… [NB. : L’acteur noir Samuel L. Jackson, chargé par l’ambassade d’aller faire de la propagande dans les banlieues, dira aux jeunes allochtones : « vous êtes l’avenir ! Saisissez votre chance, soyez fort dans votre tête, construisez-vous un réseau, frappez à n’importe quelle porte, dites que ce n’est pas normal que je ne vois pas à l’écran des gens qui me ressemblent ! »].

Où en est le travail de noyautage des banlieues et des minorités par les Services américains ? Nous n’en savons rien. Il n’est même pas sûr que les Services républicains cherchent à contrer cette action ni même qu’ils en aient conscience. Cependant, une chose est certaine, l’Etat profond américain, malgré les bonnes intentions qu’il affiche toujours, est un monstre froid et sans scrupule. Ce n’est sans doute pas sans arrières pensées qu’il s’intéresse depuis plusieurs années aux banlieues françaises. Il a investi dans les banlieues des moyens importants afin de « faire progresser les intérêts nationaux des Etats-Unis ». De quels intérêts s’agit-il et dans quelles perspectives ?

Alors imaginons, un instant, que cet Etat profond américain considère cyniquement qu’en noyautant les cités il se donne un moyen de pression extraordinaire sur le gouvernement français. Imaginons qu’il se dise qu’il pourrait facilement « activer » les banlieues, dans le cas, fort improbable mais on ne sait jamais, où un président français aurait, par exemple, la mauvaise idée de reconsidérer les intérêts géostratégiques de son pays. Imaginons qu’en déversant de fortes sommes aux bonnes personnes, agents allochtones préalablement ciblés et jusque-là « dormants » (caïds de cité, « grands frères », présidents de collectifs…), l’Etat profond américain soit en mesure de déclencher des émeutes raciales, avec à la clé quelques « jeunes » fort opportunément abattus par des tireurs inconnus. Que se passerait-il ?

Le président du régime aurait alors trois solutions : soit composer avec l’Etat profond états-unien pour que celui-ci apaise les « leaders » et les « groupes influents » musulmans ; soit laisser la place à un dirigeant plus en phase avec la politique étrangère américaine ; soit résister, au risque du chaos. Cependant, la situation ethnique est aujourd’hui si explosive, qu’il est fort probable que, dans une telle configuration, la suite des événements échappe à tous, quelle que soit la solution retenue.

Le scénario de politique fiction que nous décrivons ici est celui d’une révolution de couleur tout à fait classique. Ce scénario est « crédible », même s’il est moins plausible que le scénario élaboré par Laurent Obertone. La probabilité que l’Etat profond états-unien ait conçu un tel « plan », « au cas où », nous semble non nulle. Ceux qui croient que l’Etat profond états-unien ne se servirait pas des musulmans pour arriver à ses fins devraient se souvenir de l’Afghanistan, de la Syrie et aussi du 11 septembre. Ceux qui croient que, pour servir ses intérêts, l’Etat profond états-unien ne sèmerait pas le chaos chez un allié devraient reconsidérer l’histoire des Etats-Unis depuis 65 ans. Ceux, enfin, qui croient que l’action potentielle de l’Etat profond états-unien sur les « minorités » de France ne serait pas suffisante pour provoquer un basculement vers le chaos, devraient reconsidérer le fragile équilibre sur lequel repose la paix sociale en France.

« Crépuscule » de Juan Branco : ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption !

« Crépuscule » de Juan Branco : ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption !

Le billet de Daniel Pollett

 

Le livre de Juan Branco, Crépuscule*, frappe le lecteur par son actualité à laquelle on ne saurait échapper, la cruauté de sa réalité factuellement vérifiable, le cynisme des acteurs, d’autant plus qu’il est écrit par un homme du milieu -le terme est choisi sciemment- devenu paria à grands risques pour lui.

 

Ces politiciens issus d’écoles élitistes essentiellement par un hermétisme de principe, aussi par la fortune, la corruption et le copinage, sont facilement donneurs de leçons et précepteurs de morale. Ils vont chercher dans tous les acquis de branches professionnelles des avantages prétendument indus ou n’étant plus d’actualité, alors qu’eux-mêmes ne manquent pourtant pas de privilèges exorbitants payés par ces contribuables auxquels ils ne cessent de trouver de nouveaux impôts à payer et des avantages à supprimer. L’auteur expose que : « Derrière l’accumulation des privilèges se masquent souvent des situations de déshérence familiale extrême, où l’ambition forcenée déstructure et déshumanise à marche forcée » … Comme dans « Dallas » ? Ajoutons le gauchisme exponentiel parasitant toute saine réflexion et on ne s’étonnera pas d’entendre les propos les plus délirants tenus par de jeunes prétendants à la politique, à la sociologie ou au journalisme. 

L’auteur décrit ce qu’il nomme une « fabrique au consentement » issue d’un tri sélectif des journalistes et des mécanismes de désinformation nécessaire au futur élu (Macron) pour qu’il octroie sans protestation des postes éminents à des gens dont il sait et leur dit qu’il sait qu’ils ne sont autour de lui que pour cela. Sinon, comment expliquer ce regroupement de candidats venus de partout et de nulle part pour former un mouvement politique issu de même ? 

Parlant de l’un des hommes les plus riches de France, il expose que celui-ci lui a annoncé dès 2014 que Macron était le futur président de la République. Le même a pris le contrôle financier -et donc décisionnaire- d’un des journaux les plus lus afin « qu’ils cessent de l’emmerder ». Indifférent à l’intérêt général, il déstabilise la direction, laisse attendre des financements conduisant à une autocensure de fait puisque, comme le disait Bonaparte, « la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit ». Ensuite, pourquoi déranger celui par qui on a été arrangé ? De plus, l’auto-censure est davantage surveillée horizontalement, entre confrères, que verticalement par la hiérarchie, ne permettant pas à quiconque d’une équipe de remettre en cause la servilité instituée en vue de proroger les acquis collectifs. L’auteur précise par la suite que s’il a été ainsi informé à propos de Macron, d’autres ont dû l’être aussi afin de prévenir tout conflit d’intérêts avec une possible candidature d’envergure. Vous avez dit « démocratie » ? 

Tel ministre incompétent nommé par pur calcul politicien s’entoure immédiatement d’une équipe surtout destinée à le protéger plutôt qu’à servir le Bien commun. Des salaires démesurés octroyés à de jeunes ambitieux sans expérience professionnelle sont assurés singulièrement autant par des ministères que par des entreprises dépendant des commandes publiques, avec échanges réciproques de ces serviteurs zélés assurant une couverture de réseaux relationnels d’importance. 

On ne s’étonnera pas que Macron se retrouve ainsi, après avoir été élu grâce à une pure spéculation médiatique, entouré d’inconnus devenus subitement un prétendu renouveau du personnel politique.

Dans un pays où dix individus possèdent 90% de la presse écrite, il est inévitable que tout cela soit publiquement présenté comme étant une normalité bienfaisante, autant que l’amitié entre un riche patron de presse et le candidat Macron en quête de financements électoraux soit cachée. Surtout quand le maintien de la fortune du premier dépend des décisions politiques prises par le second. 

L’ascension électorale de Macron s’explique par cette orchestration médiatique réalisée par des fortunés assistés de jeunes loups ayant tous en commun un manque total de vision, de morale, de talent et, surtout, de volonté de servir le Bien commun, conduisant inévitablement à la privatisation des actifs et à la mutualisation des passifs : ils ne sont là que pour se servir eux-mêmes. 

En matière de corruption, de trafics d’influence et de désinformation des services publics payés par le contribuable et des médias subventionnés, outre des règlements de comptes par-dessus la Direction de France-télévision (dont on ne plaindra pas la directrice qui trouve qu’il y a là « trop de mâles blancs de plus de cinquante ans ») on ne trouve aucune remise en cause du traitement médiatique de Macron, bénéficiaire de plus de huit-mille articles entre Janvier 2015 et Janvier 2017. Soit autant que pour l’ensemble des candidats de la Gauche, alors que durant cette période rien de remarquable ne se manifestait dans son action politique. L’amitié inavouée entre Macron et quelques milliardaires dont la fortune pourrait faire vivre plusieurs nations explique cette fulgurante ascension anticipée et servie par des médias pratiquant l’auto-censure autant que l’idolâtrie. Cette complaisance du milieu journalistique envers les puissants commence à relever de la criminalité, tant des millions de vies sont altérées, voire perdues, à cause de cette politique inhumaine destinée uniquement à protéger quelques fortunes privées au détriment du peuple et du pays. 

L’auteur conclut en appelant à la destitution de l’usurpateur élu par défaut, par corruption et par méconnaissance, et à l’établissement d’un véritable système institutionnel permettant aux Français de retrouver, enfin, leur souveraineté de peuple responsable. Après la lecture des désastres énumérés, on ne peut que souscrire à cette nécessité, à cette urgence légitime et absolue.                                                                                                                                                       

 

 

*Crépuscule, Juan Branco, Massot Éditions, 2019, 312 pages.

Macron finira-t-il par gagner ?

Macron finira-t-il par gagner ?

Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« La seule chose qui différencie un héros d’un méchant c’est la direction dans laquelle il pointe son arme. » (Willem Dafoe).

 

Par principe, je n’aime pas taper sur mon camp. Comme Eric Zemmour, Patrick Buisson, Marion Maréchal (et quelques autres), je prône une union des droites et j’en ai marre de voir « la droite la plus bête du monde » se déchirer en des « chicayas » stériles.

Depuis des années, j’ai fait mienne la tirade de Philippe Malaud – alors président du CNI (1) – « je n’ai pas d’ennemis à droite ». Et pourtant, deux faits récents me donnent envie de pousser un coup-de-gueule contre cette droite, idiote, inconsciente, voire suicidaire, qui fait le jeu de Macron, ce fossoyeur de notre identité nationale (auquel je reconnais pourtant un certain génie). 

Avec son « Et en même temps », Macron est en train de réussir là où Giscard-d’Estaing avait échoué : le délitement des partis politiques traditionnels au profit d’un « extrême-centre » favorable à une gouvernance européenne. Giscard en a rêvé, Macron, lui, va le faire !

Et, avec la complicité (d’une partie) d’une droite qui se dit…nationale. C’est à pleurer ! 

La première illustration de mon propos, c’est l’interview de l’avorton présidentiel dans « Valeurs Actuelles ». Quatorze pages – excusez du peu ! – lui sont consacrées : un chef-d’œuvre de servilité journalistique, et ils se sont mis à trois pour disséquer la parole présidentielle. Bien sûr l’article est ponctué de quelques critiques, juste ce qu’il faut pour ne pas trop déboussoler le lecteur. 

Les journalistes annoncent d’ailleurs la couleur d’emblée : « Ainsi va (notre) relation avec le plus jeune président de la 5ème République : différends maintes fois, oppositions parfois, respect quoi qu’il en soit ». On est entre gens mondains et policés : ouf, on respire !

Durant des années, j’ai été abonné à cet hebdo résolument « de droite » qui savait tirer à boulets rouges sur Hollande. Et puis, j’ai cessé mon abonnement quand certains de ses chroniqueurs – suppôts d’une droite libérale et d’un capitalisme débridé – ont commencé à trouver moult qualités à ce jeune président si dynamique. Certains ont quitté le navire depuis, mais le mal était fait. 

Les dirigeants de « Valeurs Actuelles » semblent tombés sous le charme du gnome élyséen, comme ce fut le cas, jadis, pour Philippe de Villiers. Macron est, indéniablement, un séducteur mais ses zélateurs sont, incontestablement, des imbéciles, des crétins (ou pire : des « collabos »). Si « Valeurs Actuelles » doit devenir l’hebdo de la droite-cachemire (qui est finalement assez proche de la gauche-caviar), boycottons-le ! 

L’autre fait divers qui me fait bondir, c’est l’affaire – montée en épingle par les médias à la botte du pouvoir – de l’attentat contre la mosquée de Bayonne. Les réactions de « Bizounours » ou de faux-culs autour de cette « agression fasciste » m’insupportent !

Dans le monde des enfants, cet univers – très moral – où les bons triomphent toujours des méchants, il existe un nombre impressionnant de héros. Les gamins trop gâtés de la génération post-soixante-huitarde, qui s’expriment avec un vocabulaire limité à 50 mots, bêtifient en parlant de « supers héros dotés de supers pouvoirs ».

Ces personnages, totalement irréels, ont été créés par les Américains pour faire oublier les héros qu’on admirait jadis. Ceux qui défendaient la veuve et l’orphelin ou leur patrie en danger. 

Dans ma jeunesse, je lisais « le Prince Eric » et « La mort d’Eric » de Serge Dalens (2), ou « L’escadron blanc » de Joseph Peyré. Et comme, à cette époque, on ne cherchait pas encore à abrutir (et à abêtir) les masses laborieuses, il s’agissait de véritables livres, pas de bandes dessinées plus ou moins débiles (3). Superman a été créé en 1933 par Jerry Siegel et Joe Shuster. Après lui sont arrivés : Spiderman, l’homme araignée, Batman, l’homme chauve-souris, Catwoman, le pendant femelle des précédents (parité oblige !), etc…etc… Oui mais voilà, dans la vraie vie, les choses se passent différemment. Notre pauvre pays est dirigé par Mégalo-Man, lequel vit avec une vieille harpie coiffée comme un cocker, Nympho-Man (4) qui aime à déniaiser les puceaux. 

Le Sénat, cette chambre de parasites inutiles, est présidé par Eléphant-Man (5), un gros franc-maçon qui défend le port du voile islamique dans l’espace public. Dans les banlieues de non-droit – où les flics, les pompiers et les femmes seules n’osent plus s’aventurer – la rue appartient à Musul-Man qu’on pourrait comparer à un hibou car il dort le jour, il vole la nuit, et l’un et l’autre sont des espèces protégées. Musul-Man vit (fort bien) de trafics en tous genres et d’aides diverses qu’on lui alloue généreusement pour s’assurer la paix sociale. Parfois, il endosse le costume de Pyro-Man pour aller foutre le feu à des bagnoles, juste pour s’amuser, ou à un lieu de culte chrétien. Il incendie ou vandalise, en gros, une église par semaine mais les médias ont reçu pour consigne de n’en point parler, car il ne faudrait pas effrayer le bourgeois, « faire le lit de l’extrême-droite » ou pire, « stigmatiser une communauté » (6).

Musul-Man a tué plus de 200 personnes sur notre sol ces dernières années, souvent de façon atroce comme ce fut le cas pour certaines victimes du Bataclan, pour le Père Hamel, pour le Lt-colonel Beltrame ou, tout récemment, pour quatre policiers parisiens.

La presse qualifie pudiquement de « blessure au cou » ce qu’on n’ose pas appeler « égorgement » : c’est le même rituel odieux que pour le mouton de l’Aïd-el-Kebir !

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que, de temps à autres, un Gaulois « pette les plombs ». Comprenez-moi bien : Je ne saurais justifier, minimiser et encore moins excuser l’attaque d’une mosquée, pas plus que d’une synagogue ou d’une église catholique (6). Je trouve d’ailleurs tout à fait logiques les cris d’orfraie de la gauche (si complaisante à l’égard de la montée de l’islam). Ce qui me choque profondément, en revanche, c’est l’attitude de vierge outragée de Marine Le Pen qui voit dans cet attentat « une atteinte aux valeurs qu’elle a toujours défendues ». 

Aussitôt après sa patronne, Jordan Bardella – celui qu’on surnomme « Pathé Marconi » (la voix de son maître) – en a remis une couche, suivi, dans la foulée par Sébastien Chenu, l’inverti qui a remplacé Flo-flo Philippot dans le cœur de Marine. Je suppose que si le forcené de Bayonne avait agi en « tutu » rose (ou sous les couleurs du mouvement LGBT), Sébastien Chenu lui aurait trouvé des circonstances atténuantes ? Les journalistes de « Valeurs Actuelles » – dont j’ai parlé plus haut – traitent le vieil illuminé de « salopard », un qualificatif qu’ils n’utilisent jamais quand Musul-Man donne du couteau, de l’explosif ou de la Kalachnikov. 

Il est vrai que, pour nous convaincre que ce type est un salopard, on est allé enquêter dans son village et là, ses voisins, le facteur, le (la) maire, bref, tout le monde nous a confirmé que cet individu – inconnu des services de police et détenteur légal d’armes-à-feu – était un méchant con, hargneux et mauvais comme une teigne. Il aurait « reçu une formation militaire » ce qui, dans notre pays, semble être une tare. Mais il n’a pas servi à la Légion ou chez les paras. Il n’est même pas ancien membre de l’OAS. Je présume que c’est pour ça qu’il a raté son coup ! 

Décidément les fascistes ne sont plus ce qu’ils étaient : car, aller à visage découvert, dans sa propre voiture et en plein jour, pour tenter – sans y parvenir – de mettre le feu à la porte d’une mosquée, puis s’enfuir en tirant – mal – sur deux Musulmans, c’est d’un amateurisme déconcertant !

Donc dormez en paix, braves gens ! Les démocrates veillent : le fascisme ne passera pas !

Et je suis même en mesure de vous prédire la suite de cette affaire : 

  1. a) – L’illuminé de Bayonne – qui, à mon humble avis, est fou – sera déclaré responsable de ses actes, jugé et très sévèrement condamné.
  2. B) – Puisqu’il détenait légalement des armes, on renforcera encore un peu plus la lutte contre la détention d’armes par des citoyens ordinaires : tireurs, chasseurs, collectionneurs…
  3. c) – Peut-être en profitera-t-on pour dissoudre quelques groupuscules d’extrême-droite ?
  4. d) – Quant à Musul-Man, qui digère mal la mort de son seigneur et maître, le regretté Abou Bakr Al-Baghdadi, il continuera à affuter son couteau en vue de quelques « blessures au cou » de « Kouffars » innocents. 

Mais je ne voudrais pas passer pour islamophobe : Dieu (ou Allah) m’en préserve ! A en croire les médias, dans notre pays, l’islam est stigmatisé en permanence.

Et les chiffres parlent d’eux même :

Actes antireligieux en France, l’an passé, en 2018 :

Actes antichrétiens : …………………………………………………………………..1063

Actes antisémites (pourtant une petite communauté)  : ..…………….541

Actes antimusulmans : ………………………………………………………….………100

Mais notre société pétocharde préfère se shooter au « Padamalgam » qui est une drogue douce – en vente libre – qui autorise toutes les lâchetés, et adopter la politique de l’autruche : la tête dans le sable et le cul à l’air…

Bon, il va sans dire que mes propos sont à prendre au second degré, quoique…

Notes :

1)- Centre National des Indépendants.

2)- Nom de plume du magistrat Yves de Verdilhac.

3)- Ceci mérite d’être nuancé car j’aime beaucoup les albums de Tintin, Astérix et Lucky Luke, mais c’est à peu près tout.

4)- Je sais, on devrait dire « NymphoWoman » mais la théorie du genre m’interdit de « sexuer » les personnages : chacun a le droit de choisir son sexe après tout !

5)- Également connu sous le nom de Gérard Larché ou « Gros Gégé » pour les intimes.

6)- A l’heure où j’écris ces lignes, un cimetière chrétien a été profané près de chez moi, à Cognac. Qui en parle en dehors d’un bref entrefilet dans « Sud-Ouest » ?

Au-delà du rejet de Sylvie Goulard, c’est toute la stratégie de Macron qui est visée

Au-delà du rejet de Sylvie Goulard, c’est toute la stratégie de Macron qui est visée

D’après Contrepoints

Il est fort probable que Sylvie Goulard ait été utilisée comme un message que les eurodéputés ont voulu passer au président Macron mais aussi à la Commission : le parlement européen ne se pliera pas aux stratégies politiques d’un pays.

Le parlement européen a ainsi rejeté la candidature de Sylvie Goulard à la commission européenne. Elle devait recevoir comme portefeuille le marché interne mais aussi la politique industrielle de l’UE. Par conséquent des fonctions majeures, compte tenu de la construction européenne accomplie autour des aspects économiques et industriels (l’ancêtre de la CEE et de l’UE était la Communauté européenne du charbon et de l’acier).

Ce rejet du candidat français à la commission a été interprété comme étant une attaque contre la France et la politique de Macron par une partie de ses alliés. Ce camouflet est d’autant mal vu en France que Sylvie Goulard est un produit de l’État français en tant que haut fonctionnaire issu de l’ENA et de l’IEP de Paris. Du coup, qu’en est-il réellement ?

Le spectre du populisme

À l’heure actuelle, outre celle de Sylvie Goulard, seules deux autres candidatures de commissaires ont été rejetées par le parlement européen. Et ces rejets sont chargés de symbole. En effet, les autres candidats refusés sont László Trócsányi, ancien ministre de la Justice de Hongrie et membre du Fidesz de Viktor Orban, et Rovana Plumb ancienne ministre du parti social-démocrate de Roumanie actuellement au pouvoir.

Les partis dont sont issus ces deux candidats à la Commission sont dans le viseur des institutions européennes pour atteinte au respect de l’État de droit et corruption. Le rejet des deux candidats, bien qu’officiellement motivé par la crainte de conflits d’intérêts, est très certainement lié à la réputation douteuse de leur parti dans l’UE.

De ce fait, la décision rendue à l’encontre de Sylvie Goulard envoie une image négative en Europe pour LREM qui est, de fait, mis dans le « même sac » que le Fidesz hongrois et les socio-démocrates roumains. Une situation d’autant plus problématique pour la formation politique du président Macron vu le discours de LREM axé sur la lutte contre les populistes.

 

Une démonstration de la division qui règne entre les « partis de la coalition »

Le rejet de Sylvie Goulard a aussi été analysé comme révélateur de division entre les trois groupes européens (les socio-démocrates S&D, les centristes de Renew Europe, dont fait partie LREM, et les chrétiens-démocrates du PPE) qui composent la coalition majoritaire. En effet, le PPE aurait twitté par erreur qu’il allait s’opposer frontalement à la candidature de Sylvie Goulard lors du vote et les S&D se sont montrés sceptiques à son égard.

Le PPE et le S&D ne portent en effet pas LREM et Emmanuel Macron dans leur cœur. Ce dernier est accusé d’avoir contourné le système de Spitzenkandidaten pour mettre à la tête de la Commission une personne plus favorable à la France et à son parti. Un sentiment qui semble partagé par les autres groupes européens.

Un désastre pour LREM

Ce n’est pas la première fois que LREM et le gouvernement français, sous la présidence Macron, se heurtent au reste de l’UE et parfois à ses propres alliés libéraux de l’ALDE (notamment les néerlandais et les tchèques). La posture vindicative des dirigeants français est de moins en moins acceptée par leurs homologues européens et tout particulièrement par ceux qui sont issus de pays ayant une situation économique et politique plus positive que celle de la France.

L’absence de réformes en France mêlée à une attitude injonctive envers le reste de l’Europe lasse cette dernière. Il est fort probable que Sylvie Goulard ait été utilisée comme un message que les eurodéputés ont voulu passer au président Macron mais aussi à la Commission : le parlement européen ne se pliera pas aux stratégies politiques d’un pays et ne fermera pas les yeux sur les affaires touchant des candidats.

NDLR :

Cette affaire démontre que la déplorable candidature de Nathalie Loiseau à la présidence du groupe centriste-libéral, dans la foulée des élections européennes n’a pas été oubliée par les euro-députés. Nous avons souvent dit que Macron se verrait bien en président de l’Union Européenne ou secrétaire Général de l’Onu. En trébuchant dès la première marche du parlement européen Macron-Jupiter vient de voir s’éloigner ses fantasmes de super monarque mondial.

« Grazie » : Salvini devant des dizaines de milliers de sympathisants réunis à Rome

« Grazie » : Salvini devant des dizaines de milliers de sympathisants réunis à Rome

D’après RT

Alors qu’il caracole en tête des sondages, Matteo Salvini a réuni avec les partis alliés Forza Italia et Frères d’Italie des dizaines de milliers de sympathisants lors d’un meeting contre le gouvernement de coalition de gauche.

« Grazie, grazie, grazie [Merci, merci, merci] !» : depuis le succès de son appel à un rassemblement anti-gouvernemental le 19 octobre à Rome, l’ancien ministre italien de l’Intérieur et chef du parti populiste La Ligue multiplie les messages d’affection envers ses sympathisants sur les réseaux sociaux. L’événement a rassemblé, selon ses organisateurs, 200 000 personnes sur la place Saint-Jean-de-Latran.

Le chef de file des populistes, dont le parti recueille selon les sondages entre 30 et 33% des intentions de vote, avait appelé à cette grande démonstration de force dans la capitale italienne fin août, après l’éclatement (à son initiative) de la coalition entre son parti et les populistes de gauche du Mouvement 5 étoiles (M5S), qui a entraîné la re-formation d’un gouvernement entre ces derniers et le Parti démocrate.

Poussé dans l’opposition, le populiste de droite s’est désormais tourné vers son ancien allié Forza Italia (droite) et Frères d’Italie, crédités chacun d’environ 8% des intentions de vote. Il tire désormais à boulets rouges sur le gouvernement d’alliance entre le M5S et le Parti démocrate, qu’il juge « illégitime ».

« Je veux vivre dans un pays libre, où on peut gouverner sans attendre un appel téléphonique de [la chancelière allemande Angela] Merkel ou [du président français Emmanuel] Macron », s’est-il exclamé devant la foule massée lors de ce rassemblement auquel participaient l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, chef du parti de droite libéral Forza Italia, et Giorgia Meloni, la présidente du parti nationaliste Frères d’Italie.

« Nous reprendrons en main ce splendide pays pour rendre à nos enfants l’Italie que nos pères nous ont laissée », a-t-il par ailleurs lancé.

Outre ses ambitions nationales, Matteo Salvini vise aussi la mairie de Rome, aux mains des Cinq Etoiles depuis 2016, et a prévu de lancer une pétition pour réclamer la démission de la maire de la capitale, Virginia Raggi, dont il attaque avec constance le bilan.

Le M5S et le Parti démocrate, de leur côté, sont chacun crédités de 18% à 20% des intentions de vote. Autre opposant de Matteo Salvini, l’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi, à l’origine d’une scission avec le Parti démocrate en septembre, lançait le même jour son mouvement Viva Italia à Florence.

Avete regalato a me un’emozione incredibile e a tutti gli Italiani speranza e coraggio: GRAZIE! #orgoglioitaliano 🇮🇹

Publiée par Matteo Salvini sur Dimanche 20 octobre 2019