Le bébé cobra est un danger mortel sitôt sorti de l’œuf !

Le bébé cobra est un danger mortel sitôt sorti de l’œuf !

 

Le billet de Pieter Kerstens

 

Quand Madame Belloubet, Garde des Sceaux, prétend que les adolescents de moins de 13 ans seraient « irresponsables pénalement », (car effectivement ce sont leurs parents qui sont alors responsables de tous les actes de leurs enfants), soit elle ignore la réalité, soit elle fait preuve d’angélisme ou alors elle considère ses concitoyens comme des imbéciles.

 

S’il est exact que l’enfant jusqu’à 3 ans est incapable de discerner le Bien du Mal, ou le Bon du Mauvais, il ressent quand même la différence entre la douleur et la douceur du bien-être.

Mais à partir du plus jeune âge et dès 4-5 ans, les enfants sont réceptifs et capables de distinction, ce qui a conduit certains dirigeants, nombre de responsables et chefs politiques dans le monde, à embrigader et à séparer les enfants de leurs parents, afin de les endoctriner et formater leurs esprits à diverses idéologies, hors de toute morale.

Notre devoir de mémoire nous impose les souvenirs des « Pfimfe » et « Hitlerjugend » de la Seconde Guerre mondiale et des enfants-soldats africains lors des conflits tribaux pré ou postcoloniaux comme au Kenya avec la révolte des Mau-Mau, au Nigéria en 1968, au Congo ex-Belge ou en Somalie avec les milices Al-Chabab, par exemple.

En Extrême-Orient, quand les Khmers Rouges ont envahi Phnom-Penh le 17 avril 1975, toutes les gôches européennes se sont extasiées devant la jeunesse des bataillons communistes, composés de soldats de 10-18 ans qui, par la suite ont démontré leurs capacités meurtrières à éliminer plus de 2 millions de leurs parents, à coups de pelles et de faucilles, sans aucune hésitation, au nom de l’Angkor Vat, réelle dictature sanglante de Pol Pot et de Khieu Samphan.

Pas une manifestation, pétition ou condamnation de ces barbaries par les prétendus « démocrates » ou « humanistes » qui, aujourd’hui encore, se posent en donneurs de leçons et injurient les opposants à leurs utopies, chimères et idéologies nauséabondes.

Lors de mon premier séjour à Damas en 2014, j’ai eu le « privilège » de regarder une vidéo produite par Daesh dans laquelle une petite fille de 7-8 ans était embrigadée, dans un camp de formation militaire destiné aux enfants, et qui déclarait tranquillement, avec un joli sourire, que son plus beau rêve serait de pouvoir tuer un « croisé » (un infidèle chrétien).

Alors quand j’entends les adeptes « Droit de l’Hommiste », les Bisounours de la Justice et tous les défenseurs des assassins et meurtriers mineurs nous déclarer que ces enfants sont « irresponsables » et « victimes » de la société qui les avait persécutés ou frustrés, je leur réponds fermement et avec détermination qu’il faut mettre ces crapules hors d’état de nuire, longtemps. En permanence, ils ont eu le choix de leur décision avant de passer aux actes.

Depuis des décennies, les favelas au Brésil sont des couveuses de haine, des maternelles du crime, des écoles pour délinquants diplômés et constituent des gisements fertiles pour les études des criminologues et juristes du monde entier.

Partout sur notre Planète, les conflits aussi ont engendré le recrutement d’adolescents et d’enfants qui deviennent de réels prédateurs irrécupérables, car devenus totalement étrangers aux valeurs de civilisation ou réfractaires à toute forme de discipline, de respect ou de civisme, quelque soient leurs milieux familiaux et origines ethniques.

Le dernier bilan de la délinquance -en France- pour le premier trimestre 2019, publié mi-avril, laisse apparaître une très sérieuse augmentation des crimes et délits (plus de 700 agressions par jour) en hausse de 7% par rapport au 1er trimestre 2018. Idem pour les vols à la tire (41.709 faits soit + 16,4%), les vols à la roulotte (67.562, soit + 4,7%), les menaces et chantages (33.259 soit + 4,9%), les viols (5.739 faits, soit + 19,4%), les cambriolages (94.516 faits, soit + 2,4%) et cela uniquement sur les 3 premiers mois de 2019, et seulement pour les procédures signalées aux parquets, car beaucoup d’affaires ne donnent lieu à aucune plainte ! ! !

Selon Alain Bauer -professeur de criminologie au CNAM- :

« La justice peine à s’adapter à l’exigence d’une réponse rapide et efficace sur un certain nombre de difficultés identifiées depuis longtemps, comme le trafic de stupéfiants, source de nombreux phénomènes de délinquance. (…)  La France est un cas atypique avec une augmentation rapide de la violence ces dernières années et des vols du fait de bandes extraordinairement professionnelles, prédatrices et venues de l’étranger. »

Face à l’anarchie qui gagne, que font alors les voyous, les médias dits d’information et que fait le gouvernement ?

Les voyous jubilent. Les avocats des « grands frères » (les caïds) ont transmis leur diagnostic : le ministre Castaner -modèle Cazeneuve- aboie à la télé mais ses morsures sont légères. Tout va bien, on continue ! Parce que ce gardien de l’Ordre affirme aussi : « la prison est criminogène ! » Applaudissements dans les banlieues…où les multirécidivistes pullulent.

Et les médias en remettent une couche : c’est mal de politiser les faits divers. Ils édulcorent et minimisent. La sécurité des Français passe au second plan et sous la loi du silence.

Quant au gouvernement, lui, il récite la même rengaine en vogue depuis des années : « inadmissible…intolérable…insupportable…inacceptable… » et préfère en revenir au réchauffement climatique et aux Gilets Jaunes, graves sujets plus préoccupants. Mais plus grave encore serait qu’à la suite des Gilets jaunes, succèdent les gilets pare-balles !

Pour la mise hors d’état de nuire des délinquants juvéniles, il fut une époque où existaient des structures spécialisées : les maisons de redressement, baptisées les « hauts murs », établissements chargés de la rééducation des jeunes délinquants. Pourquoi les avoir supprimés ? Parce que nos « humanistes » aveuglés par les dogmes des Lumières et pétris par des utopies progressistes nous ont imposé leurs lois liberticides et des règlements interdisant la moindre contestation de leurs erreurs que nos concitoyens payent fort cher et même souvent de leur vie.

Qu’ils soient djihadistes, terroristes, criminels ou délinquants, majeurs ou mineurs, hommes ou femmes, européens ou eurasiens, salafistes ou hindouistes, végétariens ou claustrophobes, les coupables doivent subir un juste châtiment, être condamnés et emprisonnés. Pas de pitié pour les sauvageons, la racaille et la crapule qui polluent notre quotidien.

 

« La vie pour les innocents. La mort pour les assassins ! »

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Pma : Macron saigne la volaille orléaniste

Pma : Macron saigne la volaille orléaniste

 

Le billet de Martin Moisan

 

Nous autres en Gascogne où se pratique l’aviculture, nous savons que quand la volaille est prête, il faut la saigner et la plumer sans tarder.

Dans un récent discours, le jeune MACRON nous a dit de manière tout à fait cynique qu’il avait vu une opportunité dans la crise des Gilets jaunes. Pour une fois il a dit vrai et il faut dire que ses conseillers en ingénierie sociale et lui ont parfaitement joué le coup avec la complicité de l’ultra gauche remplaciste et mondialiste.

 

 Premier épisode lors de la crise des Gilets jaunes

Casse en ville en toute liberté par les black blocks et les antifas sans intervention du pouvoir afin de susciter la peur et la demande d’ordre.

Dévitalisation et pourrissement du mouvement par les militants de l’ultra gauche qui en ont chassé les Gilets jaunes authentiques.

Panique chez la volaille orléaniste affolée de voir casser les banques.

Vote massif de la même droite orléaniste pour l’ordre incarné par MACRON ; compensant la perte de son électorat d’origine et lui permettant de se positionner pour un second mandat.

Et maintenant la PMA sans opposition crédible

Ça n’a pas tardé. Conforté par ce résultat, le cynique MACRON, qui sait très bien que la majorité de la volaille Orléaniste a choisi de préférer ses économies à ses principes, a immédiatement repris sa marche en avant et remis le dossier de la PMA à l’ordre du jour. Promesse de campagne, promesse tenue.  Tout de même, certains de la manif pour tous, parmi les plus vigoureux (il en reste), tentent encore de lutter et de s’opposer. Donc des manifs étaient prévues un peu partout ce samedi ; en Occitanie à Montpellier et à Toulouse. Celle de Montpellier se tiendra, l’appel a été lancé, la LIGUE du MIDI en sera. Celle de Toulouse n’aura pas lieu, les leaders locaux de la manif pour tous ont préféré renoncer.

Impossible à Toulouse de protéger la manif pour tous contre les Gilets jaunes

Telle a été la réponse de la préfecture à ceux qui lui ont bien poliment demandé l’autorisation de manifester intra-muros ce samedi.

Or chacun sait qu’il n’y a plus aucun Gilet jaune authentique dans les manifs de centre-ville à Toulouse depuis bien longtemps : seulement les casseurs, l’ultra gauche, les antifas et black bloc ; c’est à dire la milice du pouvoir que la préfecture laisse agir en toute impunité.

Il aurait donc fallu entendre : « on ne peut pas vous protéger contre nos protégés, ceux qu’on a instrumentalisés pour vous faire bien voter … »

En tout cas les représentants de la Manif pour tous qui ont voté pour l’ordre auraient du exiger que leur protection soit assurée, leur droit de manifester garanti et justement l’ordre maintenu. Tu as voulu l’ordre, tu as voté pour l’ordre, tu exiges l’ordre, ce n’est pas compliqué.

Et bien non, les leaders locaux ont plié les gaules, trop peur de se faire dérouiller, ce qui peut se comprendre, mais surtout légalisme et soumission face au pouvoir préfectoral et manque total de combativité. Paradoxe des amateurs d’ordre qui se laissent défaire par un pouvoir qui instrumentalise leurs adversaires contre eux. Plus con, tu meurs.

Jeu de rôle et baronnage entre le pouvoir et l’ultra gauche

Le pire du pire dans cette affaire c’est que ce sont encore les gauchos qui viennent au renfort du pouvoir et que celui-ci les instrumentalise pour faire taire l’opposition à la PMA. Décidément, il faut avoir un mental de gallinacée pour voter pour des gens qui vous entubent de la sorte avec la complicité de vos adversaires d’ultra gauche. Bref…

Les cocus au balcon

Drôle de cocufiage en effet, ce sont ceux qui ont voté pour l’ordre qui se voient interdits de manifester parce que le pouvoir ne peut pas les protéger contre ceux qui foutent le bordel.

La droite orléaniste a arbitré pour ses petites économies et pour l’ordre, elle aura la PMA, la GPA, le désordre et à la fin elle se fera plumer comme les autres, avant eux. Cerise sur le gâteau, elle aura les crépus dans les lits de ses pucelles.

Un grand bravo donc à la droite orléaniste décidément la plus con du monde.

Hommage tout de même à ceux de Montpellier qui sauvent l’honneur en Occitanie.

NB : Personnellement, je suis opposé aux évolutions sociétales qui détruisent la société traditionnelle. Je considère néanmoins que le match est définitivement perdu depuis le mariage pour tous et que donc ces combats sont d’arrière-garde. Néanmoins, ponctuellement il aurait fallu faire reculer MACRON sur ce coup afin de le fragiliser à nouveau. Le combat est global et il faut s’en prendre à la tête. Malgré ses apparents succès électoraux, MACRON est extrêmement fragile, il est largement désavoué par l’opinion et ne représente plus qu’un peu plus de 10% du corps électoral. Il reste 3 ans pour le virer ou pour faire émerger une solution électorale permettant la fusion des populismes à l’italienne. Si cela doit se faire, ça se fera sans la droite orléaniste. On se trouve donc délestés de ce boulet pour explorer d’autres voies transversales.

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Élections européennes : un vote sans conséquence

Élections européennes : un vote sans conséquence

 

D’après zejournal

 

Les élections européennes sont particulièrement sans conséquence. Le vote ne décide rien du tout, parce que le Parlement européen représente bien peu. En outre, le système de l’UE, qui décide presque tout ce qui est fondamental pour les politiques des États membres, ne fait pas l’objet d’un vote. La politique économique et monétaire est décidée par les banques, la BCE et la Commission, la politique étrangère et de sécurité reste du ressort du Pentagone par le biais de l’OTAN, et le cadre général est déterminé par des traités européens qui sont protégés par leur principal bénéficiaire, l’Allemagne, afin qu’ils ne puissent être modifiés. La comédie est manifeste. 

Le grand Parti Néolibéral Unifié Européen (PNUE), avec ses deux grandes tendances, les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates, présente ces élections comme une question de vie ou de mort, de guerre ou de paix, dans des tons grandioses, qui contraste vivement avec leur manque de pertinence absolue. Tout le monde parle « d’élections décisives », de libéraux contre les autoritaires et de « pro-européens » contre « anti-européens ». Il semble que la civilisation elle-même soit en jeu.

Le parti de Macron nous présente une affiche représentant les femmes allemandes qui, en 1945, ont ramassé les décombres de leurs villes détruites. Le parti de Merkel nous offre une photo en noir et blanc des ruines du Reichstag à Berlin la même année, en contraste avec une photo en couleur du même bâtiment déjà restauré et avec un couple prenant un selfie, avec le message : « La paix n’est pas une évidence ».

Des manifestations « européistes » (sociaux-démocrates, les verts et même Die Linke) ont eu lieu dimanche dans sept villes allemandes sous le slogan : « Une Europe pour tous : votre vote contre le nationalisme ». « Les nationalistes et les extrémistes de droite veulent mettre fin à l’UE et renforcer le nationalisme », déclare le manifeste. C’est un message doublement déroutant, d’abord parce que le nationalisme (exportateur allemand) domine déjà depuis longtemps l’UE et ensuite parce que, les ultras seront loin de décider quoi que ce soit au Parlement européen, selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Toute cette hystérie n’est pas grave. La domination du PNUE est garantie par le prochain Parlement européen, qui de toute façon ne décide pratiquement rien.

La « plus grande Europe » des soi-disant « pro-européens », c’est-à-dire le transfert de plus de compétences et de pouvoir au système de l’UE, signifie arracher la petite démocratie qui reste dans les États-nations pour gonfler des institutions qui ne sont soumises à aucun contrôle citoyen. Et c’est précisément ce qui engraisse « l’anti-européanisme », de sorte que « plus d’Europe » équivaut à s’abonner à un nationalisme réactif qui est souvent extrême. Au milieu de cet amalgame, le seul résultat clair est que l’UE du PNUE devient plus sombre, plus xénophobe, plus militariste et plus sensible à l’extrême droite, comme on le voit déjà.

Comme l’a expliqué Oskar Lafontaine, la chancelière Merkel a tout dit dans son dernier discours électoral, samedi à Zagreb. Rien n’a été oublié. L’Europe est « un projet de paix » (c’est pourquoi nous collaborons aux guerres américaines au Moyen-Orient et en Afghanistan, nous réarmerons et enverrons des troupes en Afrique), « un projet de liberté » (c’est pourquoi nous sommes si résolument engagés dans la liberté de Julian Assange), « et un projet de bien-être » (c’est pourquoi la Grèce et les autres pays du Sud comme l’Espagne, l’Italie et le Portugal subissent les réductions sociales et salariales imposées par le nationalisme exportateur allemand).

« Le nationalisme est l’ennemi du projet européen », déclare Mme Merkel, qui a raison pour une fois sans faire référence au sien. « Quand nous défendons nos intérêts, nous savons comment nous mettre à la place des autres », dit la chancelière, qui a critiqué l’héritage de Willy Brandt de politique de sanctions et de confrontation avec la Russie, précisément parce qu’elle ignore les intérêts de ce pays. Est-ce du cynisme ou de la cécité, se demande Lafontaine ?

Et le pire, c’est que toute cette grande comédie peut exploser à tout moment. Le secteur financier n’est toujours pas réglementé. Les systèmes de garantie n’en sont qu’à leurs balbutiements et si les banques reviennent à exploser, il n’y aura nulle part où trouver l’argent, prévient avec son bon sens l’économiste terrifié Frédéric Lordon, qui cite le diagnostic de Thomas Piketty : « Nous risquons de relancer 2008 mais en pire ».

Les citoyens pourront-ils supporter à nouveau une crise et avec plus d’intensité ? C’est là que l’on revient sur l’importance des gilets jaunes, le mouvement social français.

Après plus de six mois, des dizaines de milliers de Français continuent de se mobiliser chaque samedi. Dernièrement, la participation a diminué. Et alors ? Tout le monde n’est pas prêt à risquer sa vie. Fin avril, les dégâts causés par le mouvement étaient les suivants : un mort, 248 blessés à la tête, 23 personnes ayant perdu un œil, 5 personnes mutilées aux mains ou aux doigts, des milliers arrêtées et des dizaines de milliers gazées et maltraitées par une violence policière inhabituelle qui ne respecte ni journalistes ni vétérans.

La police de Macron a utilisé des grenades explosives anti-émeutes (GLI-F4) et des projectiles en caoutchouc (LBD40) qui ont permis à Amnesty International, à la Ligue des droits de l’homme et à la Commission des droits de l’homme des Nations unies dirigée par Michelle Bachelet de se positionner. La réaction des médias français à l’alarme de Bachelet a battu tous les records de pathos. Macron tente de renforcer le pouvoir exécutif et d’institutionnaliser une sorte d’état d’urgence policière permanent avec une majorité parlementaire aussi écrasante qu’il y paraît, car son soutien social est faible.

Six mois plus tard, des millions de Français, qui ne descendent pas dans la rue, soutiennent ce mouvement malgré la forte pression médiatique dont ils ont fait l’objet, les élections européennes vont-elles changer cette situation ? La réponse est un « non » retentissant. Le danger d’un nouveau krach financier perdurera et le précédent d’une mobilisation sociale française potentiellement contagieuse se poursuivra également.

« Le mouvement des Gilets Jaunes n’a plus de débouché politique », a dit M. Macron. Comme Merkel, le président français a raison quand il a tort, parce que lorsque les banques chuteront à nouveau, nous pourrions voir ce mouvement décider – non pas aux urnes, mais dans la rue – d’une crise de régime en France et se propager sur tout le continent.

 

Le fusible est allumé et ces élections ne changent rien à cette situation.

 

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Bercoff dans tous ses états……. de lucidité et de conscience !

Bercoff dans tous ses états……. de lucidité et de conscience !

 

Le billet de José de Altemir

 

Une recension par notre érudit contributeur de l’ouvrage d’André Bercoff récemment paru.

 

Présenter un tel ouvrage, c’est donner envie de le lire, c’est aiguiser l’appétit en énonçant le menu et en faisant goûter les plats…. sans plus.

L’objet de cet ouvrage est simple et sa lecture aisée et distrayante (ce qui nous change de…. ou des….). Il s’agit de re-affirmer et de signifier ce qui témoigne du retour des peuples et d’examiner l’exemple, jugé probant par l’auteur, du mouvement des Gilets jaunes en la matière (ce qui renvoie à Jean-Claude Michéa qui mérite une lecture en parallèle).

Il s’agit aussi de décrire, et le style sarcastique donne à la caricature mise en scène une allure jouissive, la réalité kaléidoscopique de la société spectaculaire-marchande et du boboland qui en jouit et l’entretient.

Je vais donc me borner à exciter vos sens…. critiques et intellectuels (pléonasme) en livrant quelques citations.

 

Commençons par ce sujet, le Pacte de Marrakech :

Et André Bercoff de rappeler que le rapport de l’ONU de 2001 s’intitule « Les migrations de remplacements » et conseille à l’Europe, supposément en voie de dépopulation, d’accueillir d’ici 2050 plus de 75 millions d’immigrés.

« Sans remonter à Socrate ou à Tibère, il convient d’exposer comment, chaque fois qu’une partie de la population se met à murmurer parce qu’elle n’en peut plus ou qu’elle en veut plus, le pouvoir crée immédiatement les situations qui la font regarder ailleurs. Pendant la guerre froide, un rideau de fer sépara irrévocablement bons et méchants, liberté et tyrannie, aisance et misère.
Ce tableau idyllique fut quelque peu perturbé par le quadruplement du prix du pétrole par l’OPEP en 1974. Date éclairante. C’est exactement à cette époque que l’Europe en danger d’asphyxie signa avec l’ISESCO (l’UNESCO islamique) un pacte signifiant clairement que les populations d’Afrique du Nord et subsaharienne pouvaient servir de main-d’œuvre à bas salaire pour un patronat logiquement amoureux des marges et des profits, à une condition : qu’il ne soit pas question d’intégrer et encore moins d’assimiler, et que les identités culturelles et cultuelles des nouveaux arrivants soient absolument préservées. Ce qui fut exécuté à la lettre. Cerise sur le ghetto : l’année suivante, en toute lucidité, les visionnaires au gouvernail Instauraient le regroupement familial, transformant ainsi l’immigration de travail en immigration de peuplement. Quarante ans plus tard, le résultat est là. Un communautarisme exacerbé se répand dans une Europe qui n’en demandait pas tant; des millions-de musulmans qui ne demandent qu’à mieux vivre sont pris en otage par une idéologie totalitaire qui cherche à régenter la vie quotidienne dans tous ses états, de l’utérus au cercueil. L’alliance objective des dealers et des barbus a créé ces zones de non-droit où la police n’ose plus rentrer, où les pompiers se font caillasser où les filles sortent bâchées dans le silence quasi assourdissant des médias et la complicité plus ou moins active de maires en mal de réélection ».

 

Continuons avec les Gilets jaunes…

 

… qui depuis des mois interdisent au Spectacle de produire ses séries favorites (sportives, politicardes etc…) et qui, espérons-le, vont défraîchir le prochain épisode électoral, sinon en révéler l’absence de sens.

 « Mais l’on constate une différence marquée entre le traitement envers les  Gilets Jaunes  et celui que connaissent les voyous de banlieues, dont chacun sait qu’ils sont beaucoup plus agressifs envers les flics que les visiteurs de la France périphérique.

La raison est simple. Les Gilets Jaunes emmerdent parce qu’ils troublent le jeu, brouillent les pistes, dérangent les codes et ne se contentent pas de détruire les radars mais aussi et surtout la mécanique traditionnelle des conflits sociaux.
Pas de bannière faucille-et-marteau, pas de drapeaux algériens, marocains ou tunisiens mais le bleu-blanc-rouge ou certains fanions régionaux traditionnels avec fleur de lys, que des crétins assermentés, déguisés en chercheurs, ont pris pour un signe d’extrême droite. Pas de syndicalistes brevetés, pas de dirigeants politiques essayant, comme d’habitude, de récupérer les morceaux, pas de lutte finale et encore moins de travailleurs, travailleuses, mais une envie farouche d’avoir sa place au soleil et une plus juste répartition de la manne étatique et privée. Simplisme ? Caricature ? Peut-être.
Mais on peut comprendre qu’ils ont beaucoup moins envie d’être assistés que d’assister, impuissants, au spectacle de leur propre disparition.
Partant, ils s’agitent dans tous les sens, veulent exister par tous les moyens, et le font savoir.

Et c’est là, précisément, qu’ils dérangent, en n’entrant pas dans les catégories déjà existantes et en obligeant les professionnels de la profession à penser en dehors de la boîte ; ce qui représente, pour nos experts et autres sachants, un exercice cérébro-spinal qu’ils ne pratiquent plus depuis des années. Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’Érythréens jetés sur nos rivages par des embarcations de  fortune, de Syriens ou de Somaliens cherchant, ô combien légitimement, des abris; il ne s’agit pas de délinquants de droit commun qui hurlent à la persécution raciale dès qu’on veut les mettre en garde à vue, de pilotes d’Air France en demande d’augmentation, de cheminots SNCF nostalgiques de la prime charbon ou de bons polygames dont le parcours touristique préféré se déroule entre l’Aide médicale d’État et la caisse d’Allocations familiales. Tout cela est connu et répertorié, sinon accepté même avec quelques réticences. Là, pour la première fois depuis longtemps, il s’agit de petits Blancs qui ont, depuis toujours, vécu et travaillé au pays et dont beaucoup sont des Français de souche ».

 

Et pour finir la mise en appétit (entrée-plat-dessert) …

 

… voici l’enjeu majeur de la réalité actuelle, aboutissement de deux siècles de système marchand, décrite vigoureusement.

« De fait, la population française qui continue d’appuyer les Gilets Jaunes se sent, à tort ou à raison, prise dans un étau : en bas, l’immigration de masse extra-européenne qui lui paraît en passe de changer l’Histoire et l’identité du pays en proposant un nouvel ordre des mots et des choses.
En haut, la précarité galopante et un avenir incertain qui lui paraissent orchestrés par une finance toute-puissante et un capitalisme surcodé sur lesquels les non-initiés n’ont aucune prise.
Tout se passe donc, dans la marche présente du monde, en dehors d’eux et dans leur dos. À partir du moment où, du grand gâteau de la croissance ils n’ont plus reçu que les miettes, dès qu’ils ont pris conscience que les politiques, de tous bords, prisonniers impuissants de la mécanique des marchés, ne pouvaient plus grand-chose pour eux, ils se sont, à leur tour, mis en marche.

Nous voici au cœur de l’enjeu. Ce qu’un certain nombre de peuples en Europe et ailleurs viennent de mettre fondamentalement en question, ce n’est pas l’économie de marché en tant que telle, qui a gagné la partie depuis-longtemps, mais bien le capitalisme de connivence qui, dans le silence ouaté de complicités multiples, continue de faire des ravages non négligeables. Libéralisme, que de crimes on commet en ton nom. Surtout quand on feint d’oublier que dans une société ouverte, c’est souvent «la liberté qui opprime et la loi qui affranchit » (Lacordaire).

Tout se passe comme si le système régnant était celui des copains d’abord, et des condisciples, des épouses, des maîtresses, des rejetons, 1 des obligés, des complices et des exécuteurs des 1 hautes et basses œuvres, des échangistes de bons procédés, des employeurs fictifs, des fournisseurs compréhensifs, des facturiers complaisants, des prestataires de services à ma personne, passe- moi le séné et je te donnerai la rhubarbe. Nous nous sommes connus à l’ENA à l’X à HEC à Normale sup, on s’est retrouvés à l’Inspection des finances, à la Cour des comptes, au Conseil d’État, on a baguenaudé en sous-préfecture, flirté avec la directrice de cabinet d’un député compréhensif, on est de la même génération, on partage les mêmes ambitions, on suit de prestigieux mentors, on veut bouffer le monde avant, qu’il nous phagocyte, et d’abord – condition nécessaire sinon suffisante -, on a le dress-code. La carte maîtresse, le fil d’Ariane ».

A charge pour chacun d’accéder à la totalité des saveurs de l’analyse – et de la révolte.

Mais pour finir : un petit digestif.

 

« Le déracinement déracine tout, sauf le besoin de racines. »

Christopher Lasch

Historien et sociologue américain, Christopher Lasch (1932-1994) écrit dans son grand livre-testament, la Révolte des élites ou la trahison de la démocratie (1995) : « Naguère, c’était « la révolte des masses » qui était considérée comme la menace contre l’ordre social et la tradition civilisatrice de la culture occidentale. De nos jours, cependant, la menace principale semble provenir de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie sociale et non pas des masses ».

 

Un spectre hante le monde : le spectre du populisme. Toutes les puissances de la vieille planète se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et Juncker, Macron et Merkel, les radicaux du Venezuela et les policiers d’Algérie. Quelle est l’opposition qui n’a pas accusé de
populisme ses adversaires au pouvoir ? Quelle est l’opposition qui, à son tour, n’a pas balancé à
ses adversaires, de droite ou de gauche, l’épithète infamante de populiste ?

Le populisme, c’est l’auberge espagnole des fantasmes de tous les pouvoirs qui ne pensent, depuis des millénaires, qu’à aller au bout de leur auto-perpétuation.

La rengaine est connue :

« Je suis là par la volonté d’un peuple fatigué, qui ne sait plus à quel vote se vouer, et je n’en sortirai même pas par la force des baïonnettes puisque celles-ci doivent m’être fidèles : ne suis-je point, de par la Constitution, le chef des armées ?
Et surtout : je sais mieux que vous ce qu’il faut faire pour votre bien, je suis le sachant, l’expert, le guide, et n’œuvre – tous mes valets de plume et d’image vous le répéteront à satiété – que pour votre bonheur, vos intérêts et le destin de ce cher et doux pays que mes prédécesseurs – ces pelés, ces galeux d’où nous vient tout le Mal-, ont vendu par appartement. Mais pas moi, chers compatriotes. Jamais moi. »

 

Dans la préhistoire, labourage et pâturage furent les deux mamelles de la France. C’était il y a mille ans. Aujourd’hui, un agriculteur se suicide tous les deux jours. Mais qu’importe la tristesse, pourvu qu’on ait la PAC. Et la grande distribution. Et les riches céréaliers. Et le Salon de l’agriculture où la démagogie organisée passe son temps, de divertissante façon, à flatter le cul des vaches. Aujourd’hui, dans certaines contrées, le chômage est à près de 20 de la population active, on le masque à coups de catégories A, B, C, et plus si affinités. Mais de quoi vous plaignez- vous, bandes de gueux ingrats, faquins d’estrade, beaufs bouchés à l’émeri ? Le RSA est là qui t’invite et qui t’aime, et la CMU qui te dorlote et te soigne, et la retraite qui pousse ta chaise roulante.
Tous ces bienfaits que l’Etat providence te prodigue avec cette générosité que seule peut offrir une vraie démocratie comme la nôtre.

Pendant des décennies, le spectacle fonctionna peu ou prou. Raconte, grand-père, raconte encore quand la France, pour ne parler que d’elle, avait moins de cent mille chômeurs, que Monsieur et Madame Emploi n’avaient pas encore accouché de leur fils Paul, que la dette n’existait pratiquement pas et que le budget était à l’équilibre. Que la République était belle sous l’an pire d’aujourd’hui !

André Bercoff

André Bercoff

A lire absolument  «  Le retour des peuples » André Bercoff aux éditions Hugo Doc (www.hugoetcie.fr)

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Gilets jaunes fossoyés par la gauche… et maintenant ?

Gilets jaunes fossoyés par la gauche… et maintenant ?

Le billet de Martin Moisan

 

Dès l’origine, ce soulèvement populaire spontané s’est clairement annoncé comme représentatif de l’opinion majoritaire en France ; celle qui n’est plus ni représentée ni écoutée, qui est opposée à la migration et déterminée à renverser ce pouvoir qu’une très large majorité de français exècre. Le slogan ‘’Macron démission’’ ne laissait aucun doute sur ce dernier point tandis que les marseillaises spontanées et les drapeaux bleu blanc rouge affichaient clairement le patriotisme et la revendication identitaire.

  

L’extrême gauche minoritaire chez les gilets jaunes a su inverser le rapport de forces

Surprise par cette homogénéité et par le volume du mouvement de départ, l’extrême gauche s’est d’abord tenue dans l’expectative, ne voulant pas s’associer à un mouvement incarnant pour elle le mal absolu. D’abord, violemment rejetée, elle a fait le dos rond ; puis petit à petit, elle s’est introduite dans le mouvement pour finalement en prendre le contrôle.

Force est de le constater, l’extrême gauche a su canaliser le mouvement et évacuer la revendication identitaire et celle de prise en compte de la question migratoire pourtant très majoritaires au départ.

Toutes tendances confondues, elle a su manœuvrer de concert en prenant petit à petit possession du terrain de manière irrésistible, aussi bien dans les AG que dans les cortèges.

Par ailleurs, dès les premiers actes, l’impunité des black blocks et des casseurs de gauche a clairement confirmé la collusion et la complaisance du pouvoir à l’égard de ses milices auxiliaires afin de créer les conditions de la répression brutale, la peur et de la demande d’ordre. Aucune arrestation, aucun flashballs en pleine tête contre les black blocks. Seuls les gilets jaunes spontanés ont été visés.

Chassé par les militants de gauche et par les forces de l’ordre, notre camp a finalement déserté le mouvement laissant la place à la gauche minoritaire en nombre mais supérieure sur le terrain de l’activisme. C’est ainsi que d’un acte à l’autre le mouvement s’est dégonflé en volume, perdant toute dangerosité pour le pouvoir.

Notre camp aux abonnés absents

Tout au long de cette phase et jusqu’à aujourd’hui, nous avons déploré l’absence sur le terrain du RN qui s’est contenté de gérer la rente électorale, mais aussi à quelques exceptions près, celles des groupes activistes d’extrême droite. Ainsi, on ne peut pas reprocher à la gauche d’avoir joué son jeu (et surtout celui du pouvoir) alors qu’à part quelques rares militants au cœur des débats et quelques figures isolées, la droite a été totalement absente du terrain, inorganisée et sans coordination. Globalement, notre camp a complètement raté le coche, il n’a pas été au rendez-vous. On peut lui reprocher d’avoir laissé la gauche dévitaliser ce mouvement historique pourtant porteur de grands espoirs. Le retour d’expérience du mouvement des gilets jaunes démontre que rien ne sert d’être majoritaire dans l’opinion si on n’est pas à même de tenir la rue et qu’à l’inverse, si vous tenez la rue, même très minoritaires, vous aurez le dernier mot ; du moins comme on va le voir, pour un temps.

La gauche a fossoyé la revendication identitaire des gilets jaunes

C’est fait, les revendications identitaires et de renversement du pouvoir majoritairement exprimée lors des premiers actes de ce mouvement spontané et unique en son genre ont été enterrées. Elles ne resurgiront pas, du moins immédiatement.

Le spectacle des cortèges du 1er mai a été particulièrement révélateur de cet état de fait : plus de black blocks, ils sont devenus inutiles puisque le mouvement est définitivement passé sous contrôle de la CGT et le LFI. Plus de tirs de flashballs en pleine face, devenus également inutiles contre des syndicats qui ont fait allégeance au pouvoir alors que la violence des casseurs et des forces de l’ordre a vidé les cortèges des gilets jaunes spontanés du début.

Ainsi, lors des défilés du 1er mai, on a vu la CGT -à la demande du pouvoir- assumer la conduite des cortèges et les commentateurs sur les chaines en continu s’en féliciter. Enfin, les gens raisonnables et surtout compatibles avec le système avaient canalisé cette révolte qui désormais ne représente plus aucun danger pour le régime. On avait enfin des interlocuteurs institutionnels, tout le monde était rassuré. Fin du ban, tout est sous contrôle, il n’y a momentanément plus aucun risque ni pour le régime ni pour la fausse opposition qu’il maintient sous perfusion. Du moins le croient’ ils…

Le show-biz au renfort de la victoire

Preuve que tout est bien rentré dans l’ordre ; alors qu’il s’en était bien gardé jusque-là, le show-biz a pris fait et cause pour ce mouvement enfin devenu fréquentable après que la France périphérique, celle des beaufs « qui fument des gitanes et roulent au diesel », en ait été évincée. C’est donc bien toute la gauche syndicale, institutionnelle et de l’intelligentsia qui fait désormais corps autour du pouvoir. Le danger est écarté, le show-biz respire, il peut voler au secours de la victoire et se racheter une conscience auprès de la gauche. On est enfin entre soi, on peut sortir des abris.

1.400 personnalités du show-biz le proclament : nous ne sommes pas dupes

On lira avec amusement le communiqué parfaitement cynique de ces éternels bouffons, rédigé en écriture inclusive comme il se doit.

Rien à voir en effet avec les gilets jaunes spontanés du départ qui ne seront pas dupes de la duplicité de ces salopards qui les avaient d’abord toisés de toute la hauteur de leur mépris condescendants et qui maintenant jouent aux traitres de comédie.

Macron et le système libéral au milieu d’un champ de ruines politique

Tout d’abord, signalons l’abstentionnisme qui ne cesse de progresser de consultation en consultation. D’après les sondages pour ces élections européennes, il devrait franchir un nouveau seuil historique qui interdira tout triomphe, quel que soit le vainqueur. Les élections européennes vont consacrer le rejet massif des partis politiques, du pouvoir actuel et de l’U.E ; bref du système. Ce sera la revanche immédiate des gilets jaunes privés de leur révolte et la consécration de la perte de légitimité de la classe politique conventionnelle. C’est donc tous les participants à l’électoralisme qui vont s’en trouver fragilisés et avec eux tout le système libéral qui tient le pouvoir.

Ensuite, L’épisode des gilets jaunes a clairement démontré que la gauche n’intervenait plus qu’en force supplétive du mondialisme libéral. Elle ne représente donc plus l’espoir. Cela n’échappe plus à personne et donc, elle s’est définitivement condamnée à la marginalité face à une opinion qui rejette très majoritairement tous les participants à ce système. Macron très probablement battu aux européennes va se retrouver extrêmement fragilisé, au milieu d’un champ de ruines politique et à la tête d’un système désavoué de toutes parts.

Mélenchon déshabillé au plan électoral ne conserve plus que sa capacité de nuire

Par ailleurs, le score annoncé de LFI montre que ce parti aura perdu près de la moitié de ses voix et que son acharnement suicidaire à évacuer la question migratoire et celle de l’identité est en train de le condamner aux oubliettes de l’histoire, comme avant lui le PS. Aux mêmes causes les mêmes effets.

Sans aucun avenir électoral, LFI et l’extrême gauche ne pourront plus peser que par leur activisme de terrain. Dans ces conditions, il y a tout lieu de penser que pour continuer d’exister Mélenchon et ses troupes n’auront plus d’autre moyen que celui de nuire par leurs actions de terrain dont, comme on l’a vu, ils sont restés les maîtres absolus.

Duel Mélenchon – Macron, vers l’affrontement terminal dans la rue

Après en avoir fait un enjeu pour la fin de son quinquennat, la défaite électorale annoncée de Macron aux européennes et la perte de légitimité qui va s’en suivre vont le fragiliser à l’extrême, alors que de l’autre côté, la faiblesse électorale de Mélenchon ne lui laisse plus d’autre choix que d’exercer sa capacité de nuisance sur le terrain pour tenter de survivre. Par ailleurs, il n’y a plus aucune force organisée crédible entre Mélenchon et Macron, le vide politique s’est fait entre eux. On peut donc s’attendre à ce que la contestation de rue perdure et prenne encore plus d’ampleur et que le match se poursuive dans la rue. L’extrême gauche n’a pas d’autre choix et, à moins de nommer Mélenchon premier ministre, Macron n’a rien à lui proposer pour la circonvenir. Il y a donc tout lieu de penser que nous allons assister à un duel à mort dans les mois qui viennent.

Le match se poursuit, notre camp en embuscade

Macron est incapable de sortir de son enfermement mental et la colère des gilets jaunes ne trouvera pas de réponse politique ; exacerbant encore les tensions sur lesquelles viendra peser l’activisme de l’extrême gauche qui ne va plus le lâcher.

Par ailleurs, comme on l’a vu plus haut, la droite ne pèse rien dans la rue. En revanche, nos idées sont très largement majoritaires dans l’opinion. Ainsi, cela vient encore d’être confirmé par un récent sondage d’ « Harris Interactive », l’immigration est le premier sujet d’inquiétude (41%), suivi du pouvoir d’achat (39%) et des impôts (36%). D’autre part, la demande d’ordre est très forte dans toutes les couches de la population. Elle rassemble aussi bien la droite orléaniste qui craint pour ses petites économies que la France périphérique au travail qui souffre et ne supporte plus le désordre ambiant, l’insécurité, les incivilités et l’arrogance de ceux qui sentent que leur domination se concrétise.

De tout cela il résulte qu’un effondrement du pouvoir est de plus en plus envisageables sous la triple contrainte de sa perte de légitimité, des actions de rues de l’extrême gauche qui vont encore l’affaiblir et le pousser à la faute, et enfin de celle de l’opinion majoritaire qui n’attend plus que de le voir sombrer et d’autres mains s’en emparer.

À nous de nous tenir en embuscade !

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