Un gouvernement sous fausse bannière

Un gouvernement sous fausse bannière

 

Le billet d’Alexandre d’Alteyrac – Alexandre_dAlteyrac@pm.me

 

La sombre ministre N’Diayé prénommée Sibeth participe emblématiquement de la stratégie de camouflage de ce qui nous sert de gouvernement. Ça n’est tout bêthement qu’une caricature de plus pour attirer sur elle moqueries et quolibets. Bref, elle est chargée d’attirer l’attention sur la forme pour la détourner du fonds. Certes, ne peut-on taxer M’ame N’Diayé de crétinisme congénital ou d’arriération mentale comme disent aujourd’hui les psychiatres pour désigner l’idiotie.

Suffisamment dégourdie et basiquement instruite, reçue au CAP de la politicaillerie avec mention passable (à défaut de l’avoir été au CAPA1 elle est chargée de « forcer le trait » après qu’on eut envoyé le Chargé du Protocole de l’Élysée se recycler dans la savane sénégalaise. Dans les textes, le poste de « Chargé du Protocole » est officiellement maintenu (voir Le portail de la Fonction publique). Je dis bien dans les textes…

Nous avons mesuré ces derniers temps l’art consommé de plusieurs potiches du Macronisme. La Schiappa n’a pas fini de nous amuser et s’acharne à rattraper le temps perdu. Sur les traces de Nathalie Loiseau qui fit montre de son incompétence aux élections européennes, une ribambelle de député(e)s psalmodièrent des déclarations aussi absconses que farfelues, en marche vers le Théâtre de Guignol. Mais à n’en pas douter, la palme de la bêthise revient haut-la-main à M’ame N’Diayé, Porte-parole du gouvernement.

Concevoir l’inconcevable est une gymnastique où je suis malhabile. Aussi ai-je un mal fou à imaginer M’ame N’Diayé accompagner Emmanuel en l’appareil qui lui est coutumier, pour « porter sa parole » aux invités d’un cocktail offert par David de Rothschild…

Mais les semelles de mes chaussures sont fines, et je sens sous mes pas grossir la 17ème corde !

Les juges ripoublicains, aigres héritiers de Fouquier-Tinville, pourraient fort m’inviter par devant leur prétoire, me disant : « Ci-Devant, vous taclez Madame N’Diayé parce qu’elle est noire et parce qu’elle est grosse ! ».  Allons, bon ! J’ajouterais parce qu’elle est laide et vulgaire mais ceci n’engage que moi et je ne vous ai rien dit.

Eh bien non, Messieurs de la Procurature ! Je ne m’attache pas un instant à l’enveloppe (la grosse enveloppe) de Madame N’Diayé, mais aux manipulateurs de l’ombre qui l’ont mise en place. Au reste, ayant longtemps foulé le sol de l’Afrique, il ferait beau voir que l’on m’accusât de « racisme » pour user d’un anathème à la mode employé par les oligarques qui veulent clore un débat sans argument à opposer.

Il est en Afrique de fort belles dames occupant des fonctions gouvernementales, et non des moindres, qui ne jugent pas approprié de se déguiser avec mauvais-goût et s’exprimer dans un langage vulgaire et malséant (NDLR: « Yes, la meuf est dead » en parlant du décés de Simone Veil). D’ailleurs, n’est-il pas navrant que l’opinion publique (cette vache qui rumine devant l’abattoir) ne se fut point élevée pour défendre Madame Morano quand elle dit que M’ame N’Diayé porte « des tenues de cirque » ?

M’ame N’Diayé fait honte à sa Race, fait honte à l’Afrique, fait honte aux Africains.

C’est elle, par son comportement vulgairement provocateur d’ancienne gaucharde de l’UNEF, qui encourage ce fameux « racisme », piment dont la Pensée Unique saupoudre toutes ses sauces.

ALORS… POURQUOI ?

Pourquoi les très habiles marionnettistes du Mondialisme s’évertuent-ils à troubler l’image du Pouvoir qu’ils ont mis en place ? – Tout simplement parce que le rôle assigné à Sibeth N’Diayé (et aux autres virtuoses de l’incompétence) est d’attirer l’attention sur la forme pour la détourner du fond.

Il semble admis maintenant que les médias qu’on désigne par la locution « la Grande Presse » sont aux mains du Pouvoir des Marchands, donc des Banques, donc des oligarques du Nouvel Ordre Mondial. Je pestais dernièrement contre les pubs imposées sur l’Internet et les applications téléchargeables sur Smartphone, sur l’acceptation obligatoire et préliminaire des « cookies » dès que vous souhaitez consulter en ligne un article de journal, quel qu’il soit. Non pour le fond mais pour la forme. Pour la mise en condition instillée peu-à-peu dans les réflexes de chacun qui consiste à ACCEPTER systématiquement et par automatisme, c’est-à-dire à SE SOUMETTRE. Se soumettre à tout. Non sans discernement mais parce qu’on n’a plus le choix.

Sur toutes les chaînes de « la TV » dont la multiplicité kaléidoscopique donne l’illusion du choix, il n’est pas une journée sans que vous soient proposés, imposés des films d’une violence rare traitant principalement de la deuxième Guerre Mondiale (en attendant la troisième), des camps de concentrations, des génocides et autres atrocités.

Pourquoi ? – Pour que votre inconscient superpose ces images de désolation aux prairies de votre quotidien où fleurissent les dahlias noirs de la dictature douce. Scrutant avec effroi les images de la barbarie, vous êtes soulagés de vivre en paix. En paix… En paix mais avec les œillères de la Pensée Unique cachant à vos yeux des barbelés invisibles qui se resserrent imperceptiblement, jour après jour. Voilà donc la « raison d’être » de cette incommensurable bêtise complaisamment exhibée au grand jour pour vous faire croire que le Pouvoir qui vous opprime a finalement peu d’épaisseur et qu’il suffira d’un « sursaut électoral » pour le mettre à bas.

C’est bien pour ça que le Président Macron est beaucoup plus préoccupé qu’il n’y parait par le mouvement toujours sous-jacent des Gilets Jaunes et les enquêtes de l’IGPN2 actuellement en cours, suite à diverses exactions « présumées » de la Police comme à Nantes où un jeune homme a trouvé la mort par noyade lors de la Fête de la Musique, entre autres. À aucun prix la population ne doit faire de rapprochements qui mettraient le gouvernement dans le plus grand embarras. L’heure n’est pas venue.

Parallèlement, si l’on considère le théâtre de la géopolitique internationale, on s’aperçoit que la tenaille se resserre. Le BREXIT dur ne fait plus aucun doute. Quelles que soient les difficultés que rencontre Matteo Salvini en Italie, les Populismes émergent inéluctablement partout dans le Monde occidental. Et ces ânes d’islamistes, au lieu d’attendre leur heure comme « on » leur a ordonné, continuent à massacrer en Allemagne et partout en Europe. Évidemment… Avec des ânes, on ne fait pas des chevaux de course !

Plus loin de chez nous, on a bien sûr remarqué que « Trump est le Diable ! » Si vous n’en n’êtes pas convaincu, la Grande Presse – particulièrement Le Monde – s’acharne à vous l’enseigner. Fallait pas toucher à Sainte Hillary, Donald ! Ça, on sait. Mais de l’autre côté de l’Europe, les manifestations de Moscou dont on nous rebat les oreilles depuis quelques semaines ne vous font-elles pas penser aux manœuvres de manipulation de masse qui firent éclore la « Révolution de Maïdan » en 2014 à Kiev, fomentées par les USA d’Obama ?

Décidément, ce Trump est un empêcheur de tourner en NOM !

[1] CAPA : Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat.

[2] Inspection Générale de la Police Nationale.

 

Notre destin est entre nos mains

Notre destin est entre nos mains

 

Sera présente à la Fête de la Ligue du Midi 2019

  

Nicole MINA

 

Conseillère régionale d’Occitanie,

prendra la parole lors de la fête de la Ligue du Midi,

le 8 septembre 2019 en petite Camargue.

 

Déjà 110 inscrits !

Nicole MINA

Nicole MINA

La légitime torpeur des vacances de la majorité des Français (pour ceux qui peuvent se le permettre) ne doit pas nous faire oublier notre prochaine échéance : une rentrée qui ne s’annonce pas comme les autres.

L’année 2018 s’est achevée sur une révolte populaire, issue principalement des forces vives mais méprisées de la nation. Je veux parler bien sûr des premiers Gilets Jaunes dont le problème essentiel venait de leur place dans une société maltraitée par ses dirigeants. Retraités surtaxés, travailleurs voyant leur carrière détruite leur échapper, diplômés contraints à l’expatriation, chômeurs français dont les emplois étaient distribués aux « migrants ».

2019 a vu ce mouvement confisqué par les antifas-Insoumis, courroie de transmission et roue de secours de Macron et ses sbires.

En parallèle, de nombreuses « affaires » ont surgi, vite étouffées par un gouvernement inique et cynique dont certains membres gavés de nourritures bien terrestres ont osé conseiller au peuple de « moins manger » et même de se supprimer un repas ! A côté d’une telle forfaiture humaine, la phrase faussement attribuée à Marie-Antoinette « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche » apparaît bien anodine ! Savent-ils ces obsédés de pouvoir et d’argent que pour certains de leurs concitoyens la fin du mois commence le 10, que les épiceries solidaires sont leurs seules ressources et que le potage bouillon-vermicelle remplace les homards et le foie gras ?

Mais voilà, pour ces collabos de la décadence sorosienne, nous ne sommes plus leurs concitoyens, nous sommes « le peuple », c’est-à-dire une masse informe dont il faut se méfier, et donc écraser. Ecraser d’impôts, écraser par la force violente en cas de manifestation de souffrance ! Du haut de leur Olympe, nous ne valons pas plus qu’une colonie de fourmis à canaliser…

Avec la prévision d’un écrasement définitif : son éradication par un remplacement de hordes d’esclaves venues d’ailleurs pour un métissage programmé. Et peu importe aux remplacistes que notre civilisation plurimillénaire disparaisse. Seule compte la perspective d’un mondialisme où la spéculation effrénée dominera la planète. Tout cela sous prétexte d’humanisme bien entendu !

Revenons en parallèle à l’action de nos leaders de l’opposition… Qui avons-nous vus sur les ronds-points ? Mélenchon et ses journalistes suiveurs, pour un coup de récup’ peu efficace, les résultats des élections européennes nous l’ont prouvé. Dupont-Aignan aussi, pour exprimer sa solidarité, mais brièvement. ET C’EST TOUT ! Notons que Marine le Pen, populiste proclamée, est restée dans ses pénates, sachant que, active ou pas, elle en récupèrerait des voix.

Car il faut l’admettre, pendant que la France et l’Europe exprimaient la souffrance d’une crise grave nos leaders d’opposition faisaient des comptes d’apothicaire pour supputer du nombre d’élus qu’ils auraient à l’Europe ! Les résultats sont là : chacun a peaufiné les arguments pour se vanter de sa victoire tandis que le peuple continuait à s’enfoncer dans le désarroi.

Autres faits marquants de l’actualité de ces dernières années : les attentats islamistes régulièrement qualifiés « d’œuvres de déséquilibrés » et qui nous ont endeuillés. Plus les dégradations et profanations quotidiennes dont ont été victimes nos lieux de culte et cimetières. Là aussi, réactions convenues de la part des leaders censés nous défendre âprement.

Il faut aussi rappeler l’incendie de Notre-Dame à propos duquel Marine Le Pen a simplement félicité les pompiers, évitant d’évoquer la dimension culturelle, symbolique et religieuse de l’édifice, ainsi que les causes discutables du feu.

L’été terminé, nous allons aborder la rentrée. Et il ne faut pas être grand clerc pour augurer que les mouvements de protestations vont reprendre.

On entend de ci de là des personnalités parler de solutions politiques. En particulier « d’union des droites ». Et d’autres de contredire cette éventualité par le slogan « ni droite ni gauche ».

Arrêtons-nous un instant sur cette formule somme toute séduisante. Elle a été initiée en son temps par le visionnaire Jean-Marie Le Pen.

Avant la révolution de 1789, les dénominations « droite » et « gauche » n’existaient pas. Le roi, représentant de Dieu dans son royaume, se devait de conserver celui-ci en bon état économique, social et religieux. Si cela n’a pas été le cas de certains souverains, d’autres ont laissé leur empreinte par leur action décisive pour le bien-être du peuple. L’exemple le plus connu étant Henri IV et sa fameuse poule-au-pot.

A la révolution, être « à droite » ou « à gauche » signifiait où l’on siégeait à l’assemblée révolutionnaire. A droite les conservateurs et royalistes libéraux, à gauche les républicains futurs régicides. Et le Centre direz-vous ? Eh bien il était formé des indécis, siégeait en bas de l’hémicycle et pour cela était surnommé « la Plaine » ou « le Marais ».

Ce rappel historique n’est pas vain, car de nos jours la confusion peut aller à penser que «ni droite ni gauche » peut signifier centrisme.

Or rien n’est plus faux ! Centrisme signifie être fluctuant entra la gauche et la droite, ce qui semble de plus en plus être la position électoraliste de Marine Le Pen, héritière de l’expression mais la maîtrisant mal. Un peu de social et de modernisme (IVG, GPA) pour attirer l’électeur de gauche, arguments de droite pour conforter l’électorat conservateur.

Or, le « ni droite ni gauche » ne doit en aucun cas être considéré comme « un peu de droite, un peu de gauche » à proportions variables mais comme une notion qui TRANSCENDE la droite ET la gauche !

Et pour transcender ces deux tendances dont la frontière de plus en plus floue est surtout politique, il n’y a qu’une seule réponse : le bon sens dans l’intérêt du peuple ! Et l’intérêt du peuple, c’est-à-dire NOTRE intérêt majeur, où est-il dans la crise que nous vivons ?

Eh bien il est dans la lutte pour la sauvegarde de notre culture, de nos racines, et pour la transmission de nos valeurs à nos enfants. Et peu importe que nos moyens de lutte soient analysés de gauche ou de droite par nos politiques dont trop souvent la préoccupation essentielle est leur carrière !

Parce que de cette lutte découlent les solutions aux maux qui nous accablent : le problème économique avec la nécessité de nourrir et héberger les faux « migrants », le problème de l’emploi avec la préférence étrangère, le problème de l’insécurité dont chacun connaît les causes.

À nous de nous prendre en main, pour notre région, pour la France, pour une reconquête légitime de notre destin !

 

Georges Feltin-Tracol sur la faisabilité d’une révolution

Georges Feltin-Tracol sur la faisabilité d’une révolution

 

Entretien avec…

 

IL Y A DES JOURS OÙ LA FORCE D’INERTIE SEMBLE IMPLACABLE, où le système semble trop bien ancré pour être changé de fond en comble, où toute révolution semble impossible. Mais est-ce là une fatalité ? Le statu quo est-il inéluctable ? Lorsque l’on constate que la contestation, de plus en plus fréquente, semble être axée sur un partage plus équilibré au sein du système actuel, mais jamais une remise en question de ses fondements mêmes, on peut se dire que oui, la révolution ne sera pas pour demain. Défenseur d’une voix tierce, d’un système alternatif, Georges Feltin-Tracol refuse tout pessimisme et tout fatalisme. Il y a une lumière au bout du tunnel ; encore faut-il que nous mettions l’épaule a la roue et que nous nous assurions de franchir ledit tunnel.

 

Harfang – Vous êtes un partisan d’une troisième voie. Quels sont les éléments fondamentaux qui doivent guider une troisième voie ?

 

Georges Feltin-Tracol – « Troisième voie » est une expression assez galvaudée qui se caractérise par une grande plasticité sémantique, ce qui peut signifier tout et son contraire. On a déjà oublié qu’au milieu des années 1990, Anthony Giddens conseillait le Premier ministre britannique Tony Blair sur une ligne dite de « troisième voie », à savoir la mutation de la social-démocratie en un social-libéralisme multiculturaliste et hédoniste, d’où cette combinaison audacieuse du libéralisme économique de Thatcher, de l’atlantisme de Reagan et du gauchisme culturel post-French Theory. La véritable troisième voie, celle du « ni gauche ni droite » ou du fameux « ni trusts ni soviets », résulte toujours d’un contexte historique, social, géographique et culturel spécifique. Elle n’entend pas fondre les aspects supposés positifs du collectivisme dans ceux du capitalisme ou de ceux du dirigisme avec ceux du libéralisme. Elle vise plutôt à transcender ces clivages propres a la modernité.

Au lieu d’être contre le communisme et le capitalisme, contre la Chine et la construction européenne, contre le marché et la planification, la troisième voie s’articule autour d’un cadre ternaire fondamental, c’est-à-dire le peuple (ethnos, demos et plebs), ses communautés organiques subsidiaires d’ordre spirituel, ethnique ou professionnel, et l’État, organisateur du politique. D’où sa profusion au XXe siècle, de Fiume à Juan Péron en passant par la très complexe « Révolution conservatrice », les théories socio-économiques du gaullisme de gauche en France, le créditisme et le socialisme anglais des guildes.

 

H – Dans « La France interdite », Laurent Obertone écrit lucidement : « Qui peut encore croire que les révolutions existent ? Certes, on voit l’impatience, la colère, la révolte, monter contre cette administration, et nos représentants. Mais à aucun moment cette foule n’exige la fin du système : elle veut seulement de l’attention, rien que pour elle. Des privilèges et des promotions, plus vite et pour elle seule. Plus, encore plus de système. » La contestation actuelle, qu’elle parte de la gauche ou de la droite, ne vise-t-elle pas davantage à obtenir des concessions qu’un changement profond ?

GFT – Laurent Obertone ne fait que répéter ce qu’écrivait Jacques Ellul dans « De la révolution aux révoltes » en 1972. Professeur de l’histoire du droit, théologien protestant et penseur écologiste anti-technicien, il annonçait juste après Mai 68, la fin du « Grand Soir » révolutionnaire et des « Petits Matins » réactionnaires. Les révoltes actuelles qui parcourent tout l’Occident (pensons aux « Gilets Jaunes » français et belges ou aux Forconi italiens en 2013) ne sont que des jacqueries hypermodernes.

Les contestations présentes veulent une plus grande part du gâteau. Elles n’ont nullement l’intention de renverser le « Système » et encore moins le désir de changer de paradigme. Elles veulent surtout jouir dans la consommation… Et pourtant, après avoir fait connaissance dans les manifestations et échanger sur tous les sujets possibles, ceux qui participent a ces contestations partielles se découvrent des affinités et insistent sur l’importance du Bien commun et des communs (eau, énergies, paysages, infrastructures de transport…). L’absence de militants tercéristes aux ronds-points rend cependant mure le risque de récupération des manifestants par les gauchistes. Tout changement profond de la société ne peut surgir que d’une crise majeure bien plus intense que celle, financière, de 2008.

 

H – Les populismes, qui sont en pleine montée, ne sont-ils pas une soupape pour permettre au système de survivre ?

 

GFT – « Populisme » est lui aussi un mot-valise qui désigne aussi bien, pour rester en France, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Jean Lassalle et même Emmanuel Macron. Capable d’adopter n’importe quelle théorie politique, le populisme constitue en fait une belle soupape de sécurité pour le maintien et le renforcement du système en place. Le « populisme » n’est qu’un facteur revendicatif et contestataire protéiforme. L’existence des réseaux sociaux et leur recours massif accentuent ce constat au point de changer le peuple (la plèbe) en foules indifférenciées et médiatiquement influençables.

L’oligarchie ploutocratique délaisse désormais la démocratie et encourage l’ochlocratie. La « Troisième Voie » récuse à la fois la démocratie moderne et la tyrannie ; elle propose une aristocratie populaire, des élites surgies du peuple.

 

H – Les systèmes politiques sont relativement neutres : il peut y avoir des monarchies libérales ou organiques, des socialismes enracinés ou cosmopolites… Le changement de mentalité, culturel et métapolitique, n’est-il pas plus important qu’un changement de régime ?

 

GFT – Un système politique n’est jamais neutre ; il comporte et diffuse autour de lui des valeurs collectives spécifiques. C’est pourquoi l’action métapolitique, culturelle et sociale, est primordiale. Le nationaliste moderne français Charles Maurras ne l’a jamais compris. Pour lui, renverser la IIIe République et restaurer la royauté (avec la branche cadette et libérale des Orléans !) suffisaient a retrouver une « France nationale ». Il décède trop tôt pour observer l’abdication complète des monarchies européennes. Tous les souverains européens approuvent le cosmopolitisme, l’idéologie du genre, le « vivre ensemble » multiculturel. L’exemple le plus grotesque demeure l’abdication d’une trentaine d’heures du roi des Belges Baudoin qui ne voulait pas signer la légalisation de l’avortement en 1991. Il aurait dû soit vraiment abdiquer, soit tenter un putsch. Sauf exceptions particulières, le sursaut ne viendra pas des dynasties révolues et encore moins d’une « majorité silencieuse » d’un peuple fragmenté par la mondialisation – globalisation.

 

H – Dans votre dernier ouvrage en date, vous proposez des troisièmes voies, mais y a-t-il encore deux voies ou une seule et unique voie que tous les peuples sont contraints de suivre sous la menace des organismes supranationaux ?

 

GFT – Aujourd’hui, le libéralisme n’a plus pour adversaire le communisme soviétique. L’ineffable Thatcher a très tôt célébré « TINA », l’absence de toute véritable alternative crédible. En s’appuyant sur de nombreuses théories et sur quelques expériences passées, la Troisième Voie envisage des réponses socio-économiques adaptées a l’âme de chaque peuple. Il s’agit maintenant de s’extraire en même temps (formule qui a pris en France une tournure très présidentielle…) du globalisme et des souverainismes nationaux ou régionaux. En réalité, la Troisième Voie représente la simplification théorique d’un champ de bataille intellectuelle fracturé en quatre ensembles antagonistes :

  • les cosmopolites réclament un monde hétérogène de sociétés hétérogènes et juxtaposées avec des identités formelles, contractuelles et mouvantes,
  • les souverainistes nationaux souhaitent un monde homogène de collectivités politiques elles-mêmes uniformes,
  • les indépendantistes régionaux (ou ethniques) rêvent d’un monde homogène de sociétés politiques bigarrées et multiculturalistes,
  • les partisans des grands espaces continentaux autocentrés soutiennent un monde hétérogène de civilisations homogènes et enracinées.

C’est dans cette nouvelle configuration que se dérouleront les prochaines guerres.

 

H – Pour pousser plus loin dans cette optique, le Tiers-monde connut de nombreux gouvernements proposant des systèmes alternatifs. On peut penser à Nasser, Kadhafi, Hussein. Existe-t-il encore de telles alternatives sur le globe ?

 

GFT – Il faut oublier les régimes illibéraux d’Europe centrale et orientale qui sont attentistes et pragmatiques. Le Venezuela d’Hugo Chavez aurait pu donner une authentique voie tercériste s’il n’avait pas fait appel à la kleptocratie communiste cubaine. Quant à l’opposition au Président Maduro, elle travaille pour la voyoucratie yankee.

La Corée du Nord avec sa belle doctrine du juche (l’autosuffisance nationale) peut être considérée, avec certaines réserves, comme une troisième voie issue de la matrice communiste. Le Bélarus d’Alexandre Loukatchenko représente en Europe une (modeste) tentative de troisième voie postsoviétique balbutiante.

En République islamique d’Iran s’applique une autre forme de troisième voie, en particulier dans les institutions avec un Guide suprême, garant de l’essentiel, et un président de la République qui gère le quotidien. L’expérience jaune – verte en cours en Italie (la coalition gouvernementale Lega – Mouvement 5 Étoiles sur laquelle plane l’ombre du défunt Giorgio Almirante, chef du MSI dans les années 1970 – 1980) entrevoit une très timide orientation tercériste.

 

H – Le néolibéralisme est-il devenu une fatalité inéluctable ?

 

GFT – En 1992, la réponse aurait été « oui », surtout a l’échelle d’une vie humaine. Aujourd’hui, le cycle néo-libéral s’achève enfin. On observe un fossé croissant entre l’hyperclasse oligarchique planétaire et les peuples. La « Nouvelle Classe » planétaire parvient à détourner à son avantage une saine colère populaire, d’où le calamiteux Brexit et les élections de Trump et de Bolsonaro. Le néo-libéralisme bankstériste n’est cependant pas fatal. Il continue certes à peser sur nos vies. La « décolonisation de nos imaginaires » prendra toutefois bien du temps. Il est même possible que nous connaissions l’échec et qu’un ultra-libéralisme 3.0 ou 4.0 triomphe au final ! N’oublions pas que nous luttons en plein « Âge de Fer ». Raison supplémentaire pour exiger un nouveau nomos de la Terre.

Georges Feltin-Tracol prendra la parole lors de la Fête de la Ligue du Midi le dimanche 8 septembre en Petite Camargue

Qui sème le vent…

Qui sème le vent…

 

Le billet de Martin Moisan

 

On commence à prendre peur dans les étages, et c’est peut-être de là que reviendra la raison. 

 

À la fin du printemps le pouvoir croyait avoir maté la révolte populaire des gilets jaunes. Castaner avait matraqué, éborgné, les juges avaient emprisonné. Les nervis de l’ultra gauche avaient vidé les cortèges par la violence créant ainsi la demande d’ordre. Le président avait anesthésié une partie de l’opinion avec son monologue marathon. Les élections européennes étaient passées et la droite orléaniste étaient venue au secours du pouvoir déserté par son électorat de gauche. Ouf, c’était la fin du cauchemar et on croyait avoir repris la main. L’attelage brinqueballant était sorti du gué et on allait donc pouvoir accélérer à fond et profiter de l’effet de sidération pour passer les réformes qui fâchent : assurance chômage, retraites, lois sociétales sur la PMA et faire voter les traités scélérats.

 

Rien n’est réglé, au contraire, les raisons du mécontentement se sont envenimées

Pourtant, malgré cet apparent soulagement, absolument rien n’a été réglé des problèmes de fond qui minent la société française et qui ont jeté dans la rue des centaines de milliers de personnes dont on n’entendait jamais parler. En particulier, la question migratoire qui obstrue le paysage politique a été complètement évacuée alors que par ailleurs les français n’ont rien vu venir de ce qui leur avait été promis pour améliorer leur situation. Au contraire, entre prélèvement à la source et serrage de vis sur les prestations sociales, leur pouvoir d’achat a encore été laminé, tandis que les prix des biens de consommation courante flambent. Enfin, la signature du pacte de Marrakech qui ouvre toute grandes les portes du pays et organise le dépouillement des français au profit des nouveaux venus a encore accéléré l’invasion dont chaque français peut mesurer à l’œil nu qu’elle est en train de submerger le pays. Même s’ils n’en sont pas encore à pouvoir le formuler publiquement, cette fois-ci, ils ont bien compris qu’on était en train de les dépouiller pour habiller les nouveaux venus.

Et donc le feu continue de couver sous la cendre et l’incendie menace de reprendre de plus belle.

La contestation est en train de changer de forme, elle se personnalise

Les gens ont compris que les défilés en centre-ville ne servaient rien, ils ont compris que tout se passait à Paris et qu’une fois le coup raté à l’acte 4, rien ne serait plus possible. En effet, pris de panique suite à cet épisode, le pouvoir a considérablement durci la répression. Les moyens extrêmes du totalitarisme ont été employés pour mater la rébellion, au point que la presse et les observateurs étrangers s’en sont émus. (Même si la presse, aux ordres des ultra-riches, a dorénavant perdu son rôle de contrepouvoir – NDLR). Des lois liberticides ont été votées interdisant toute contestation sur les réseaux sociaux et même dans certains cas de manifester. Les activistes ont été fichés, inquiétés, traqués, emprisonnés. La marmite est cadenassée, la soupape de sécurité a été fermée ; et donc, la pression monte dangereusement sans trouver d’échappatoire.

Aucun moyen de se faire entendre, des corps intermédiaires désavoués incapables de jouer leur rôle stabilisateur et un pouvoir forcené qui ne veut rien lâcher et qui au contraire se crispe dans l’autoritarisme, l’arrogance et la provocation.

Résultat : faute d’exutoire, faute d’être entendue, la colère s’est transformée en haine et la haine s’est focalisée sur la personne de Macron et par contact sur tout ce qui lui est proche ou qui le soutient. Le président est systématiquement hué lors de ses sorties publiques : finale du championnat de France de Rugby, sortie ridicule du palais de l’Élysée en chef de guerre juché sur le command car. Chaque fois que Macron sort et malgré le cadenassage du périmètre, il est hué. Et maintenant, par simple contact, ce sont les députés LAREM qui sont directement visés là où ils sont, c’est à dire dans leur département d’origine, dans leurs permanences et sans doute bientôt à leur domicile personnel. Tout ce qui vient de MACRON est détesté, tout ce qui touche Macron est haï et donc les députés qui sont ses créatures et qui le soutiennent sans nuance se retrouvent maintenant en première ligne et c’est sur eux que se cristallise désormais la haine.

Quoi de plus naturel en somme ?

Pour la plupart sortis du néant, sans expérience politique et devant tout au seul Macron, les députés LAREM supportent le régime et votent les lois comme au plus beaux jours du centralisme démocratique. Le parlement est devenu une chambre d’enregistrement qui ne représente absolument pas l’opinion majoritaire ni l’intérêt supérieur du pays. Par ailleurs, l’opposition est inexistante et personne n’interpelle plus le pouvoir au parlement. Les français ont le sentiment de ne plus être représentés, de ne plus être écoutés, d’avoir été trahis. À cela s’ajoutent les affaires qui les contrarient au plus haut point. S’ils ont toujours supporté que les princes se gobergent, c’était à condition qu’ils fassent leur travail et surtout qu’ils protègent les intérêts supérieurs du pays. Or là, non seulement ils ne les défendent plus, mais ils les bradent. Tout cela est littéralement insupportable. Et donc, les français ont nettement le sentiment que non seulement ils se sont faits gruger lors de l’élection présidentielle et lors des législatives dans la foulée, que ce pouvoir est très mal élu, qu’il est illégitime ; mais que dans le même temps, plutôt que de chercher un compromis conforme à l’intérêt général et acceptable par tous, il impose de manière forcenée une politique qui ne convient qu’aux seuls ultra-riches et aux vainqueurs de la mondialisation, qu’il submerge le pays sous la migration et qu’il organise le dépouillement de la classe moyenne de souche ; écrasant le peuple et le défiant sous sa morgue.

Les députés dernier rempart contre la dictature, directement sous pression

Ces sont donc maintenant les députés LAREM derniers supporters de ce pouvoir haï qui vont se retrouver en confrontation directe et personnelle avec le peuple ; ou du moins la partie du peuple qui n’a plus rien à perdre et qui agit pour compte de la majorité silencieuse et opprimée. Cette mise en regard ne se fera pas dans les urnes, mais physiquement, là où ils sont. Qui sème le vent récolte la tempête. Il n’y a plus de débat démocratique dans ce pays, plus d’opposition, plus d’exutoire à la contestation pacifique. La situation est telle que le pouvoir l’a faite : verrouillée et explosive, et il en est le seul responsable.

Certains députés l’ont sans doute compris, un peu tard, et tentent de se désengager. Les plus avisés ont refusé de voter la mise en place du CETA. Ils ont bien fait et ils seraient encore mieux avisés de parler à leurs collègues et de les inviter à se désolidariser du pouvoir exécutif avant que les choses ne se gâtent vraiment. Par la violence encore contenue, les français leur font comprendre qu’ils ont intérêt à se désolidariser de ce pouvoir dictatorial et à jouer leur rôle, justement démocratique. Tous les contre-pouvoirs ayant été broyés, ils sont le dernier contre-pouvoir face à la dictature. Soit, ils s’en désolidarisent, soit il se pourrait qu’ils aient à affronter l’Histoire dont on sait qu’elle peut basculer dans le tragique.

La peur est parfois bonne conseillère, souhaitons tous qu’elle le soit.

La France Fracturée

La France Fracturée

 

De Jacques MYARD – Membre Honoraire du Parlement-

 

La France vient de connaître plus de six mois de fortes tensions avec le mouvement de gilets jaunes, mouvement qui traduit une profonde cassure économique entre les Français qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois et ceux qui bénéficient des bienfaits de la mondialisation heureuse ou supposée telle.

 

Cette cassure est d’ordre économique et elle s’exprime au nom d’une certaine idée de la France : « Nous sommes français, nous avons droit à vivre de notre travail, à pouvoir bénéficier des mêmes services publics sans parcourir des dizaines de kilomètres ». 

Ces demandes sont plus que légitimes et relèvent de la politique économique du gouvernement qui a passé à la trappe la politique industrielle, l’aménagement du territoire et toute politique prévisionnelle, en d’autres termes « feue l’ardente obligation » du début de la Vème République. C’est le règne du tout marché qui ne peut conduire qu’aux inégalités croissantes !

Il n’y a là aucune fatalité et cette fracture peut être corrigée en changeant radicalement de politique économique.

Mais la France connaît désormais des fractures beaucoup plus graves et porteuses de conflits annoncés. La victoire de l’Algérie contre le Sénégal et les manifestations sur les Champs-Élysées ainsi que dans de nombreuses villes ne sont pas de simples exubérances de supporters d’une équipe de football qui donnent libre cours à leur joie et enthousiasme.

Ces manifestants s’expriment au nom de leur identité nationale, ils s’affirment comme des Algériens en France et veulent être – pour un grand nombre – reconnus comme tels.

Ce phénomène n’est pas nouveau mais il devient de plus en plus prégnant et s’impose parfois avec violence. C’est là une violence – non de simples casseurs – mais une violence politique qui incarne tout simplement un communautarisme affirmé dont les conséquences sont malheureusement prévisibles et très risquées pour l’unité nationale de la France et la paix civile !

Il est à peine croyable que les médias français avec une totale naïveté célèbrent ces événements, au lieu de rappeler que brandir à l’Arc de Triomphe – haut lieu de la Nation française – des drapeaux algériens est un acte politique grave qui interpelle et révolte la très grande majorité des Français !

Il est vrai que ces individus ont bien compris le message d’Emmanuel Macron qui a plusieurs reprises a qualifié « la colonisation en Algérie de crime contre l’Humanité », bel encouragement pour ceux qui déversent leur haine sur les réseaux sociaux en diffusant à satiété leur fameux « nique la France ».

Et, cerise sur le gâteau, comme dirait Gavroche, -un indigène parisien-, les immigrés en situation irrégulière envahissent le Panthéon et exigent leur régularisation, du jamais vu !

La France n’est plus ni un État qui contrôle ses frontières, ni un pays qui fait respecter son identité nationale aux étrangers qui vivent sur son sol, elle est devenue une Terra incognita sur laquelle des hordes viennent planter leur drapeau pour se l’approprier !

Propos excessifs ? Ne le croyez pas. De nombreux observateurs étrangers ne comprennent plus que la France puisse laisser le haut du pavé à des individus qui vont jusqu’à mettre bas la statue de de Gaulle.

En laissant faire ce genre de manifestations le gouvernement joue avec le feu ! Il devrait garder à l’esprit la prophétie de Louis de Bonald :

« Toutes les fois que l’on attend le retour de l’ordre, on ne peut se tromper que sur la date ».

 

C’est exact, mais il y aura de la casse, par notre faute et notre laxisme.