Les gilets jaunes à Saint Gilles, Béziers, Bordeaux…

Les gilets jaunes à Saint Gilles, Béziers, Bordeaux…

gilets jaunes Saint Gilles Béziers Bordeaux

 

Ça bloque à Saint Gilles (Paule 30)

 

Samedi 17/11, nous étions 400 manifestants répartis en trois endroits stratégiques de notre commune :
– entrée du pont, 
– sortie de la ville
– Intermarché

Dimanche, c’est le centre commercial NETTO qui a reçu la visite des « gilets jaunes »
Beaucoup de jeunes avec lesquels nous avons eu des contacts intéressants mais aussi des hommes et femmes de tous âges, majoritairement des travailleurs, quelques retraités, des conseillers municipaux venus nous soutenir (élections obligent…)

Tous se plaignent de difficultés de plus en plus grandissantes, de fins de mois de plus en plus difficiles, ils sont obligés de pratiquer le grappillages (1) et quand on en arrive là c’est que la situation n’est pas très brillante)

Pas de violences si ce n’est verbales – très rares – à part 2 intrus, toujours eux, toujours les mêmes qui rouspètent ainsi qu’un individu auquel on a conseillé de retourner dans son pays où il n’aurait surement pas ces inconvénients à supporter.

Lundi, les lieux de rendez-vous évoluent :

c’est à l’autre entrée de la ville, celle allant à Nîmes au Pont de Bache
– station-service route d’Arles,

– Intermarché

L’après-midi nous sommes allés prêter main forte à des camarades :
A Intermarché, on m’a signalé deux ou 3 violences : un véhicule a voulu forcer le barrage,
un autre énervé a sorti un fusil, mais les gendarmes l’ont tout de suite mis hors d’état de nuire.

Il faut reconnaître que nos amis gendarmes nous ont bien soutenus et aidés à garder le cap,
nous avons apprécié.

ET POUR TOUJOURS VIVE LA FRANCE COMBATTANTE

 

Bordeaux : on fait les ponts (François 33)

 

La paisible Bordeaux a été bloquée par les gilet jaunes. Pendant 24h, les révoltés fiscaux ont tenu les 2 principaux ponts de la rocade bordelaise, le Pont d’Aquitaine, au nord, et le pont François Mitterrand au sud. Les principaux péages autoroutiers, Virsac, Saint Selves et plus au sud Marmande étaient investis par des manifestants qui filtraient ou bloquaient la circulation. Et, chose extraordinaire dans une ville qui a plébiscité Macron à la dernière présidentielle, plusieurs milliers de manifestants en jaune sont partis de la place de la République, tout près de la Mairie si macronienne de Juppé, pour défiler, longuement, en passant par la très gauchiste place de la Victoire jusqu’au pont Jacques Chaban Delmas. Un parcours très symbolique, pour des résistants fiscaux que de se diriger vers le Pont Chaban Delmas, grand résistant bordelais, compagnon de la Libération et maire de Bordeaux.

Étonnant ce brusque réveil des aquitains, qui sont, par nature, plutôt modérés. La révolte, était totalement désorganisée mais déterminée. La mobilisation a commencé avant le 17 novembre, par des tours de chauffe sur les péages et des réunions tenues sur des parkings de supermarché, dans des dizaines d’endroit, à l’initiative de personnes totalement inconnues, sans concertation. Elle s’est développée toute la journée du 17, et ne voulait plus s’arrêter. Les points stratégiques, les ponts sur la Garonne, les principaux péages, ont été tenus toute la nuit du 17 au 18. Une solidarité, entre bloqueurs, automobilistes et même avec les forces de l’ordre est apparue. On a vu, à plusieurs endroits, des policiers enlever leur casque et lever leur bouclier… Au matin est arrivée le renfort des routiers. Et surprise, pas que celle des routiers français, mais aussi celle des espagnols, des portugais, des bulgares… Des tracteurs sont venus s’ajouter sur les blocages. On ne circulait plus sur la rocade.

Tard dans la nuit de dimanche soir, les premières racailles sont arrivées. Rodéos de motos, roue arrière etc… Une partie des gilets jaunes s’est alors retirée, ne voulant pas être associés à ces comportements.

Le lundi 20 à 8h, le Préfet a fait charger les nouveaux CRS qui avaient été déployés. Le pont a été investi par la police. Bien que celle-ci ait bloqué l’accès du Pont d’Aquitaine, les gilets jaunes l’ont réinvesti, 3 fois dans la journée. Y a-t-il bienveillance de la police ?

Ce matin, mardi, le Pont d’Aquitaine n’est plus bloqué, ni le Pont Mitterrand. Mais le péage de Virsac est en flamme. L’autoroute de Paris est donc bloquée. Les policiers et l’armée sont déployés pour assurer le contrôle des points de passage.

Mais les gilets jaunes sont déterminés à continuer. Les mots d’ordre sont différents. Vendredi ce sont les dépôts d’essence et les stations-service qui sont visés, et les gilets jaunes participeront au « black friday » sous forme d’un blocage des centres commerciaux.

La révolution de 1789 a commencé sur une question fiscale. Comme le disait un manifestant, Macron ne doit pas oublier qu’en France on a raccourci un roi.

 

A Béziers ville rebelle comme disent certains (Gégé 34)

 

Samedi 17/11, de bonne heure (6 heures) déjà beaucoup de gilets jaunes, ambiance bon enfant. Blocage du péage à Béziers ouest, juste une entrée et une sortie. L’après-midi fermeture complète du péage, même une moto ne passait pas. Toujours l’après-midi, barrage de l’autoroute dans le sens nord-sud, installation de quoi faire ce barrage (arbres morts, pneus, palettes, cônes de chantier, et tout ce qui tombait sous la main. Après environ une heure et demie d’arrêt de la circulation, un gendarme s’approche et nous dit : « le procureur vous donne cinq minutes pour libérer la voie ». Ah bon !! Il peut attendre longtemps ce procureur. Mais dans l’autre sens, sud-nord, on voit au loin des gyrophares, merde alors, les CRS. Mais bon, on ne va pas se barrer comme des lapins. Neufs fourgons et un car de CRS, contre une centaine de gilets jaunes, peut-être plus. Donc gazage en règle (lacrymo, putain ça pique les yeux) mais bon, on en a vu d’autres, et ce n’est pas fini. Quand je suis parti, les collègues avaient déjà constitué un autre barrage un peu plus loin puisque que je voyais les camions de nouveau arrêtés. Rendez-vous demain et les jours suivants. Macro con démission.

J’ajouterai que les gendarmes nous soutenaient, on plaisantait avec eux. La journée de dimanche s’est passée sous la pluie. Deux incidents ont eu lieu, un « caisseux » (automobiliste dans le langage motard) a voulu passer en force, là les gilets jaunes ont occasionné quelques dégâts sur sa bagnole pourtant récente. Un « poids lourd » excédé a aussi voulu passer en force : aucune victime mais le gars « pressé » a passé plus d’une heure avec les gendarmes.

Lundi matin, on est plus nombreux ; barrage filtrant à la sortie de l’autoroute, et au péage, récupération de tous les tickets d’autoroute des gens qui sortaient à Béziers ouest, (environ 400 tickets à midi), donc un certain manque à gagner pour Vinci. J’y retourne demain. Le boulot attendra. Le mouvement doit durer.

 

Gilets jaunes, objectif : l’Élysée et les préfectures

Gilets jaunes, objectif : l’Élysée et les préfectures

Gilets jaunes Élysée préfectures

 

De notre antenne à Toulouse

 

On ne peut pas l’affirmer encore avec une certitude absolue, mais il se pourrait bien que le 17 Novembre ait été le premier jour d’un très grand événement historique.

Voici les enseignements des deux jours : 17 et 18 novembre passés en direct au péage de MURET à l’entrée Sud de TOULOUSE et plus généralement en Occitanie et dans les régions voisines au cœur du mouvement.

 

 

Une mobilisation beaucoup plus importante que ce que dit le gouvernement

 

Nous étions entre 500 et 600 personnes rien qu’au péage de MURET. Par ailleurs tous les ronds-points d’accès aux grands centres commerciaux de ROQUES et de PORTET et tous ceux entre MURET et TOULOUSE étaient occupés et la circulation très ralentie, pareil tout autour de TOULOUSE.

Par conséquent, quoiqu’en dise le gouvernement et bien qu’il nous soit impossible de faire un compte global pour la France entière, c’est bien une très, très grosse mobilisation qui vient de se produire. Probablement et selon plusieurs avis concordants, plus proche du million que des chiffres annoncés par le gouvernement.

 

Samedi 17, les routiers européens avec les gilets jaunes

 

Tout le transit venant du Portugal et du Nord-Ouest de l’Espagne en direction de l’Europe du Nord transite par cette autoroute. La quasi-totalité des camions portent des plaques étrangères et sont conduits par des étrangers : portugais, espagnols, bulgares, magyars, slovènes, tchèques, polonais, lituaniens, roumains, estoniens, danois, italiens et d’autres encore. Absolument tous ces chauffeurs, véritables esclaves sous-payés de la mondialisation, nous ont salués et félicités au passage, nous applaudissant, levant les deux pouces en l’air, lançant de grands coups de trompe pour nous encourager. Pourtant tous avaient déjà plusieurs centaines de kilomètres dans les bras. Tous ces hommes étaient loin de chez eux, épuisés après une dure semaine de labeur, loin de leurs familles et nous venions de les arrêter pendant près de deux heures pour certains.

Ce fait revêt une signification politique particulière. En effet, à la différence de nos gouvernants, ces gens simples ont compris l’importance de ce qui était en train de se passer en France. Ils ont compris que le mouvement des gilets jaunes est très probablement le prélude à un mouvement généralisé de libération des peuples d’Europe, que sans doute ils appellent de leurs vœux. Voilà ce qu’ils nous ont exprimé de manière très claire et unanime.

Aucun n’a manifesté ni hostilité, ni agacement ; au contraire tous nous ont encouragés et félicités.

Les routiers européens soutiennent les gilets jaunes, ils témoignent d’une attente en Europe : que le peuple de France ouvre le grand cycle de libération des peuples européens. Il est clair que les effets de la mondialisation ravagent les peuples d’Europe et que ceux-ci ont décidé d’en finir.

 

Dimanche 18 : net basculement de l’opinion publique en faveur des gilets jaunes

 

En fin de journée, à l’heure des retours de week-end, alors que nous ralentissions très sévèrement le trafic, les gens arboraient leurs gilets jaunes bien en vue sur le tableau de bord ou tenus à la portière, klaxonnaient de joie, nous félicitaient pouces levés ou main tendue à la portière touchant les mains des gilets jaunes alignés, un peu à la manière des sportifs en fin de match. Haie d’honneur des gilets jaunes, marseillaises spontanées et « ollas » au passage des voitures.

Très beau spectacle de réconciliation populaire, grosse solidarité et élan de sympathie réciproque entre les automobilistes massivement devenus supporters et les gilets jaunes précurseurs d’un mouvement qui s’annonce d’une très grande ampleur.

Ce dimanche, le grand public a manifesté sa solidarité avec les gilets jaunes. Tous ne pourront pas participer à ce mouvement qui s’annonce comme historique, mais très nombreux sont ceux qui le soutiennent déjà.

C’était aujourd’hui palpable, l’opinion nous est très largement favorable, à 70% d’après les sondages.

 

Bienveillance de la gendarmerie territoriale

 

Les premiers signes que nous avons pu percevoir en Occitanie et même au-delà puisque nos contacts couvrent la Nouvelle Aquitaine et PACA indiquent que l’encadrement intermédiaire de la gendarmerie n’est pas opposé au mouvement. Au contraire, certains gradés nous ont exprimé des encouragements directs. Rien d’étonnant à cela, la gendarmerie dont la zone d’influence recouvre la France périphérique est parfaitement au courant des difficultés et des souffrances qu’endurent les populations qui y vivent.

De par leurs fonctions, les gendarmes vivent en immersion totale parmi les populations rurales et périurbaines. Par conséquent ils sont à même de comprendre et de partager nos préoccupations et probablement notre rejet de la classe politique au pouvoir qui nous malmène et nous humilie, eux comme nous. Rappelons que tout dernièrement un garde républicain a mis fin à ses jours dans les jardins de l’Hôtel Matignon. Cela en dit long sur la maltraitance dont souffrent les gendarmes et sur le mépris que leur voue ce pouvoir.

 

Les provinciaux s’apprêtent à monter massivement à PARIS

 

Aucune date n’est encore fixée (on parle du samedi 24 novembre), mais d’ores et déjà un consensus se dessine parmi les participants au mouvement pour monter en masse à PARIS, direction l’Élysée et les autres lieux de pouvoir.

Le transport se ferait par trains entiers à partir de toutes les grandes villes de FRANCE. Gratuité assurée, on ne voit pas qui viendrait demander les billets.

L’unanimité s’est faite parmi les gilets jaunes, l’objectif est clairement la démission de MACRON et de son gouvernement, et accessoirement, la purge de la classe politique dans son entier.

 

Objectifs à Paris : l’Élysée et les autres lieux du pouvoir central.

 

Tous les gilets jaunes que nous avons rencontrés sur les différents points où nous sommes présents en Occitanie et dans les régions voisines nous ont confirmé que tous les besoins de réformes s’étaient désormais globalisés en seul slogan unitaire :

« MACRON DÉMISSION »

Si le mouvement se consolide encore, ce sera une véritable marée qui envahira le centre de PARIS.

En région, l’autre objectif retenu est le siège des préfectures qui sont les lieux réels du pouvoir déconcentré et en outre, ne l’oublions pas, la demeure luxueuse des préfets. Par conséquent, ceux qui ne monteront pas à Paris devront s’occuper de la préfecture de leur département.

 

La mobilisation ne faiblira pas

 

L’avis unanime est qu’il ne faut rien lâcher et que la révolte doit être menée à son terme. Ceux qui parieraient sur un essoufflement du mouvement en seraient pour leurs frais. Il n’y aura ni affaiblissement ni renoncement, la détermination des gens rencontrés sur les barrages est totale. La colère est froide, très calme et très déterminée. Pas d’emballement, pas d’actes inconsidérés, pas d’exactions, aucune violence, seule transparaît la détermination impressionnante de tout un peuple qui se lève. Dès demain d’autres actions sont prévues qui devraient étendre le mouvement à d’autres acteurs de la vie économique et sociale. Nous en serons et nous en tiendrons la chronique.

 

Voilà, ce que nous pouvons raisonnablement consigner après deux jours passés au cœur de ce mouvement qui s’annonce historique.

 

TOUS à PARIS,

TOUS DEVANT LES PRÉFECTURES,

« MACRON DÉMISSION ! »

 

Macron t’es foutu, les gaulois sont dans la rue !

Macron t’es foutu, les gaulois sont dans la rue !

Macron en marche foutu

 

 

La mobilisation des Gilets jaunes du 17/11 a été un franc succès que peu d’institutionnels, politiques et médias aux ordres, avaient vu venir.

« Errare humanum est, perseverare diabolicum ! » (L’erreur est humaine, persévérer -dans l’erreur- est diabolique).

Le pouvoir bobo « En Marche » minimise et discrédite cette belle et franche manifestation populaire.

Côté chiffres, le ministère de l’intérieur peine à affiner le chiffre des manifestants et se contredit lamentablement. Il annonce plus de 2.000 points de blocage (qu’il avait interdit en menaçant des pires foudres judiciaires au préalable) pour 283.000 manifestants dans toute la France seulement. Soit environ 140 manifestants par point bloqué…

Rien qu’à Montpellier, deux ronds-points ont été bloqués par plus de 100 manifestants chacun mais on doit rajouter à ces chiffres la colonne des plus de 300 véhicules de Gilets jaunes (avec 2 personnes en moyenne dans chaque véhicule) et celle de plus de 400 motards qui se sont croisées au milieu de l’ancienne autoroute, bloquée durant près de 6 heures. On dépasse les 1.000 personnes allègrement.

Depuis les manifestations de la Manif Pour Tous (LMPT) on sait qu’il faut multiplier par 3 les chiffres menteurs de la Préfecture de Paris et du ministère de l’intérieur.

Du reste l’association Policiers En Colère table sur 500 personnes en moyenne par point bloqué et indique le chiffre plus réaliste de plus d’un million de manifestants dans toute la France.

Les Gilets jaunes parisiens ont approché de très près l’Élysée. Vous savez le lieu où réside son locataire principal qui lançait en juillet dernier, suite à l’affaire Benalla, « qu’ils viennent me chercher ! » …

Pour une première, pour un mouvement sans chefs reconnus ni structure établie, né d’un mot d’ordre lancé sur les réseaux sociaux, c’est un succès magistral qui renvoie aux oubliettes les grands partis institutionnels, syndicats et autres professionnels de la politique, « En Marche » en tête !

C’est dire la situation catastrophique du pays pour que le peuple, le vrai, celui qui se lève tôt, travaille dur et ne perçoit pas d’allocations ni d’autres subsides étatiques divers, se lève, endosse un Gilet jaune, affiche crânement sa détermination et bloque hardiment routes, péages et autres lieux symboliques.

Peuple bien sympathique au demeurant, au vu des vidéos qui circulent sur le net, de la Bretagne à la Catalogne, les gens dansant au son de leurs belles musiques régionales en arborant leurs bannières identitaires séculaires. Les manifestants ont fraternisé facilement, se reconnaissant sans peine comme compagnons d’infortune d’un État devenu totalitaire et sourd à leur détresse.

Le pays réel s’est retrouvé, il a pris conscience de sa force et ne se contentera plus des belles paroles hypocrites du pouvoir bobo « En Marche » ni d’une « pédagogie pour les nuls » qui semble être la réponse première de l’État. Du style : « on vous comprend, on ne change pas le cap mais on va vous expliquer mieux, avec pédagogie » (sous-entendu, vous êtes des ignares qui ne comprennent rien  à rien…).

Les taxes (60%) des prix du carburant ne sont qu’un des points de contestation légitime. Il y a toutes les autres taxes et divers prélèvements qui font de la France le second pays le plus imposé au monde (45% du PIB, juste derrière le Danemark).

Les règles, interdits, procédures et autres lourdeurs administratives qui ont cadenassé la société française devenue digne de « Big Brother », sont aussi un autre point de rejet massif (la récente limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes départementales et la multiplication des radars sophistiqués ont particulièrement exaspéré nos concitoyens provinciaux obligés de prendre leur véhicule au quotidien).

Un âne, qui est un animal particulièrement intelligent contrairement à la légende, connait ses capacités de charge : il n’avance plus d’un pas lorsqu’il sent et sait avoir atteint ses limites. Le peuple français agit de même, intelligemment, par saine et salutaire réaction d’auto-défense. C’est bon signe : cela signifie qu’il a encore quelques défenses immunitaires et qu’il n’a pas été complètement décérébré malgré les médias affligeants et une Éducation nationale perverse post soixante-huitarde. La réaction du peuple de France est d’autant plus forte qu’elle arrive après la diffusion des primes et autres avantages que s’est octroyée récemment la caste des bobos dirigeants. En clair, la base doit se serrer la ceinture pendant que la tête s’empiffre.

Le pouvoir « En Marche » a très mal géré cette manifestation pourtant annoncée. Il a été particulièrement répressif avec plus de 280 interpellations et plus de 150 gardes à vue. On aimerait une telle efficacité et fermeté pour déloger les rues occupées hebdomadairement par les prières mahométanes les vendredis soir et garantir la libre circulation pour tous dans les zones de non droit abandonnées aux racailles et autres gangs.

Ce pouvoir bobo serait bien avisé de tirer très vite les bonnes analyses et de corriger le tir avant qu’il ne soit débordé définitivement. Sinon, tel le canard décapité, il continuera à avancer cahin-caha, sans doute jusqu’aux élections européennes de mai 2019 (demain), mais sa mort est déjà programmée.

Les Gilets jaunes ne font que commencer une nouvelle page de la belle Histoire de France, celle qui a toujours vu son Peuple prendre son destin en main et se relever dans l’adversité.

Il est question de nouvelles actions Gilets jaunes, à suivre sur internet, l’outil qui échappe encore au pouvoir « En Marche ». Le PS et feu son président, Flamby pour les intimes, ont minimisé et matraqué les manifestants de LMPT. Ils ont crié victoire et imposé la loi du mariage pour tous au forceps en mai 2013… Ils sont morts politiquement en mai 2017.

Gageons qu’ « En Marche » et son président, dont les sobriquets ne manquent pas, suivent la même trace.

 

Les Gilets jaunes ont déjà gagné la première bataille du pouvoir à reprendre … ils vont gagner car ils sont le vrai Peuple de France !

Le 17 novembre, de Menton à Bordeaux : Halte au racket à la pompe !

Le 17 novembre, de Menton à Bordeaux : Halte au racket à la pompe !

17 novembre

 

Communiqué de la ligue du Midi du 31/10/2018

 

Savez-vous que depuis le mois de janvier 2018, à la pompe, le gazole a augmenté de près de 50 centimes, soit une hausse de l’ordre de 50 % en 10 mois ?

Ça ne peut plus durer… Pour un automobiliste lambda de la France périphérique qui prend son véhicule pour aller travailler chaque jour, la dépense supplémentaire est de 120 euros par mois, soit près de 250 euros pour un couple. Dans ces conditions, nombreux sont ceux qui se demandent si ça vaut « vraiment le coup » d’aller travailler en ville, surtout si l’on rajoute l’usure du véhicule, le parking, les radars, la garde des enfants, la cantine, etc, etc…

Selon un sondage IFOP publié par le JDD, 77% des français jugent que leur pouvoir d’achat a diminué depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Aussi, le gouvernement qui sent la colère populaire gronder tente de se défausser en accusant l’augmentation des cours du pétrole, et prétend « Taxer la pollution plutôt que les travailleurs ». Foutaises… En fait, ils ne font rien contre la pollution –exemple du glyphosate ou du nucléaire-, mais ils sont en train de ruiner les travailleurs et plus généralement les couches populaires qui représentent la grande majorité de la population.

Ce gouvernement est en train de ruiner la France… Le « système » à la solde de Bruxelles et des multinationales a un besoin impératif de croissance qu’Il tente de trouver en finissant de livrer aux marchés les derniers pans du patrimoine commun : services publics, participations publiques, fonctions régaliennes, tout va y passer… MACRON n’est là que pour finaliser la « grande braderie », car les marchés n’ont pas besoin de travailleurs mais de consommateurs même insolvables. Leur consommation sera financée par la suppression de notre protection sociale et par la dette qui sera ponctionnée sur le patrimoine financier et foncier de la classe moyenne de souche. Un immense transfert social est en train de se produire, les classes populaires doivent être ruinées pour que les nouveaux venus puissent consommer et produire de la croissance.

Les automobilistes et motards sont d’autant plus en colère que l’État tente de les culpabiliser afin de les tondre un peu plus chaque jour : de nouveaux radars haute performance, capables de flasher 32 véhicules à la fois, des retraits de points en folie, des contrôles techniques angoissants…

Face à un État centralisateur aux mains des mondialistes qui stérilise tout contre-pouvoir et digère toutes les oppositions conventionnelles au parlement, seule la mobilisation de terrain peut être efficace. Rares sont les hommes politiques venus au renfort des aspirations du peuple. Le vide s’est fait entre le pouvoir et le peuple. Les partis électoralistes conventionnels sont aux abonnés absents. Des opportunités historiques vont se faire jour, il n’y a plus rien entre le peuple et ce pouvoir en phase de décomposition finale.

Car ce pouvoir malgré son arrogance est extrêmement fragile, son socle de légitimité est trop faible pour qu’il puisse contenir la poussée qui monte inexorablement… Qui dans l’administration ou dans la société civile le protègera contre un mouvement populaire de vaste ampleur ?

Souvenons-nous de la « révolution de jasmin » en Tunisie et le départ de BENALI, parce qu’un marchand à la sauvette s’était fait brutaliser par un policier à Sidi Bouzid. Des conditions analogues se présentent à nous. Un premier ballon d’essai nous est proposé : celui des actions à travers tout le territoire le 17 novembre qui pourraient tout emporter.

Qui peut savoir qui ou quel événement fera reculer ce régime ? Quelle sera la goutte qui fera déborder la coupe « trop pleine » ? Cette goutte sera peut-être celle du prix du gazole et des carburants qui prend à la gorge les familles d’ouvriers, de cadres, d’artisans, d’entrepreneurs…

Les identitaires et patriotes doivent venir en soutien et contribuer à la réussite de la mobilisation du 17 novembre. Nous devons tout faire pour développer ce mouvement et pour le faire déboucher sur ces questions vitales pour notre peuple qui sont celles du déclassement et de la paupérisation.

 

Consignes :

 

La 17 novembre : ne faire « aucun achat », n’aller dans « aucune banque », ne « pas se servir aux pompes » à essence, « aucun cinéma », « aucune dépense » de quelque sorte, pas « un seul centime », « aucune caisse en marche dans tout le pays », « ne pas prendre de transports en commun», pas de péages, parkings, autoroutes, là oui on bloque ce qui emmerde le plus le gouvernement c’est à dire « LE FRIC » …
 
En voiture, moto, scooter… amenez vos gilets jaunes !!!
Réunions de préparation et de coordination

 

Richard Roudier prendra la parole sur le thème :
 
« il faut sauver la France :
chassons les pourrisseurs »
 
  • Béziers : mardi 6 nov. 18h30
Allées Paul Riquet – lieu habituel
 
  • Nîmes : jeudi 8 nov. 18h30
Caissargues – lieu habituel
 
  • Montpellier : vendredi 9 nov. 20h30
Au local
 
  • Avignon : lundi 12 nov. 18h30
Villeneuve les Avignon – lieu habituel
 
 
D’autres réunions de préparation sont en projet sur Alès, Toulouse etc…

 

17 novembre
Casseurs du 1er mai : une Justice « relax »

Casseurs du 1er mai : une Justice « relax »

black blocs

Le billet de Thierry Lafronde

 

0,5 %, oui, vous avez bien lu, c’est finalement le tout petit nombre de casseurs antifas des « black blocs » qui devra répondre de ses méfaits accomplis brutalement à Paris le 1er mai 2018 ! Ainsi la préfecture de Paris reconnaît qu’ils étaient 1.200 au départ ; 200 furent interpellés, 109 mis en garde à vue et… seulement 6 poursuivis in fine par une Justice, si proche idéologiquement de ces chers chérubins « rouge et noir ».

 

Le pouvoir en place manifeste bien qu’il est en fait compréhensif de ces revendications brutales, voire complice de ces agitateurs sans foi ni loi. Aussi le petit peuple « d’en bas » ne doit rien attendre d’un tel pouvoir et se prendre en main. Ainsi, à Montpellier lors du « karnaval des gueux » de février dernier, où des hordes d’antifas ont saccagé le centre-ville… Arrivées au quartier de Figuerolles ces bandes de casseurs sont tombées sur un os : quelques jeunes descendants de Harkis les ont affrontés à mains nues pour protéger leurs biens, commerces et véhicules. Cela a suffi pour que les racailles gauchistes décampent (voir le reportage et l’article de Lengadoc-Info). Comme quoi, face à la carence, la démission ou la complicité bienveillante de l’État envers les casseurs gauchistes, c’est bien au peuple qu’il revient de prendre son destin en main pour se protéger et préserver ses biens. 

Mai 68 n’en finit pas de faire des ravages dans les esprits de nos pseudos responsables qui, bien qu’ayant goutté depuis bientôt 50 ans aux délices du pouvoir doré et de la vie facile, n’en restent pas moins convaincus idéologiquement que « la propriété (des autres et des petits) c’est le vol », qu’« il est interdit d’interdire (tout ce qui vient de la gauche) » et qu’il faut bien laisser à la jeunesse une soupape d’expression et de légitime colère.

Très logiquement 99,5% des antifas, racailles et gauchistes de tout poil ont bien reçu le message : pour leurs manifs à venir, c’est « open bar ». Du reste, il suffit de voir comment ils s’organisent en amont, en préparant le terrain et leurs tenues, en faisant des reconnaissances, en dissimulant des « outils » de combat urbain dans des caches préalables, en déployant toute une batterie de moyens de communication pour apitoyer le spectateur trop naïf, en disposant de toute une armada d’associations de lutte gauchiste, des droits de l’homme (de gauche) et autres étiquettes contestataires, en s’appuyant sur tout un réseau d’idiots utiles, avocats, journalistes, syndicalistes et élus (1) de plus en plus nombreux et/ou tétanisés à la seule idée de s’opposer à ce rouleau compresseur idéologique gauchiste.

Ce sont ces professionnels du combat politique et ils le mènent d’autant plus facilement qu’ils savent jouir d’une quasi immunité judiciaire en cas d’arrestation par des forces de l’ordre désabusées. Notons que dans les nombreux quartiers et zones contrôlées par les islamistes, ces antifas n’osent pas commettre leurs méfaits, conscients des risques qu’ils encourraient …

 

Au peuple d’en bas, aux patriotes, aux amoureux de l’ordre et du pays réel d’en tirer les conséquences, de se prendre en main et de décréter des « Zones patriotes à défendre » en somme !

 

Note

(1) Voir nos précédents articles sur la clique des Fortunato, Mazas, Ressigier, Torrès et les autres