Le syndrome de la grenouille ébouillantée

Le syndrome de la grenouille ébouillantée

Par Antonin Campana

 

A ce stade de notre réflexion, nous devons convenir qu’il n’existe en Europe aucune véritable stratégie de mise en résilience du peuple autochtone européen… hormis celle qui est proposée ici ! Cette affirmation peut paraître immodeste, mais elle est néanmoins nécessaire si l’on ne veut pas se mentir et se réfugier derrière des illusions qui usent les énergies et nous font perdre du temps.  

 

L’expression « aucune stratégie », n’est en effet pas une exagération. Nous ne disons pas que les stratégies existantes sont inadaptées, inefficaces voire même dérisoires. Nous disons que ces stratégies n’existent pas. Nous disons qu’il n’y a pas le moindre début de commencement de stratégie, même inadaptée, même inefficace, même dérisoire.  Il n’y a rien. Le vide. Notre peuple est nié, exploité, emprisonné et se fait désormais effacer sans que cela secoue notre apathie ni ne suscite la moindre proposition intelligente ! C’est un fait.

Bien sûr, il y a l’idée de remigration. Mais la remigration n’est pas une stratégie. La remigration est un vœu pieux, un souhait, une prière, une espérance. Personne ne planifie la remigration. Personne n’explique comment et par quel processus un peuple vieux, dissocié et bientôt minoritaire pourra inciter une masse humaine jeune, solidaire et bientôt majoritaire à quitter notre pays. La remigration est une utopie faite de « si » irréalisables et de conditionnels improbables.

Certains espèrent aussi en une terre de refuge, sorte d’État ethnique, que le Système aura la gentillesse de nous laisser. Quelle est leur planification stratégique ? On l’ignore. Peut-être espèrent-ils conquérir cette terre ? Laquelle et comment ?

Tout cela relève de la pensée magique. Croire, revendiquer, proclamer avec force et constance son espérance n’aura aucune incidence sur la réalité et peut même traduire un refus de s’engager dans cette réalité, sans doute trop cruelle pour être pleinement acceptée telle qu’elle est. A quoi cela sert-il de nous cacher la vérité : il n’y aura pas de remigration ! Il n’y aura pas de terre de refuge ! Il nous faudra vivre encore longtemps avec les autres ! Ou plutôt, il nous faudra survive au milieu des autres ! Comment ?

Ici, il y a trois solutions :

Premièrement, on aménage la société multiethnique qui englobe notre peuple, qui le nie tranquillement et le dissout paisiblement, afin que les derniers Autochtones dissociés et réduits à un standard humain universel vivent le moins mal possible. C’est la solution proposée par le Rassemblement National et le Système. Le seul problème est que dans cette optique notre peuple n’existe plus et que les Autochtones résiduels sont des sortes d’insectes sociaux.

Deuxièmement, le projet de ruche multiethnique autorégulée ayant échoué, on laisse la société multiethnique s’islamiser. A terme, notre peuple, nié et dissout dans la ummat islamiyya, n’existera plus et les derniers Autochtones seront des dhimmis soumis aux autorités musulmanes. Evidemment, nous pouvons aussi mobiliser les trois ou quatre Autochtones prêts à l’action et les lancer alors dans quelque opération aussi suicidaire qu’absurde. Nous avons vu en Norvège et en Nouvelle-Zélande à quoi cela servait.

Troisièmement, nous nous engageons dès maintenant dans un long et patient travail de rassemblement, d’organisation et de conscientisation de notre peuple. Nous créons à faible bruit un État parallèle, avec son Gouvernement, son Parlement et ses institutions. Nous créons discrètement une société parallèle, avec ses communautés locales, provinciales et nationales. Nous fédérons les organisations solidaires du destin de notre peuple. Bref, nous nous mettons en ordre de bataille et nous faisons sécession. Peu importe le nombre, quelques milliers tout au plus au début de notre action, plusieurs millions avant peu, pourvu que la dynamique s’installe.

Il n’y a bien sûr pas d’autre solution que la troisième ! Nous avons longuement exposé cette stratégie dans ce blog. Le problème est que le système d’allumage de cette stratégie dépend principalement de ceux qui rêvent aujourd’hui de remigration ou de repli territorial. Il faut donc les convaincre d‘agir dans un sens et dans un esprit radicalement différent. Il faut les convaincre de se mettre au travail, chacun à son niveau, chacun selon ses compétences, pour construire brique à brique, avec d’avantage de constance que d’éclat, une arche-citadelle qui protégera notre peuple dans un premier temps, qui imposera ses droits dans un second temps et qui rendra possible le processus de remigration, mais dans un troisième temps seulement. L’analyse objective de la situation de notre peuple dans le monde réel oblige à envisager un labeur austère, incertain, anonyme et long ! C’est ainsi.

La question que nous pouvons poser est celle-ci : pourquoi sommes-nous restés si longtemps passifs alors que nous constations par ailleurs très lucidement le processus de Grand Remplacement ?  La première idée qui vient immédiatement à l’esprit se rapporte au syndrome de la grenouille ébouillantée (une grenouille plongée dans un bain froid dont on augmente progressivement la température ne songe pas à fuir avant que la chaleur lui soit insupportable. Mais arrivée à ce stade, la grenouille, trop affaiblie, n’est plus en capacité de s’échapper, chose qu’elle aurait faite aisément si on l’avait plongée directement dans une eau trop chaude). Cette parabole signifie qu’un système qui se dégrade de manière suffisamment lente échappe à la conscience et ne provoque aucune réponse, aucune opposition, aucune révolte. Sans doute, la grenouille ressent-t-elle l’augmentation progressive de la température de l’eau dans la marmite comme nous percevons l’augmentation progressive des masses allochtones dans le « creuset républicain ». En fait la grenouille a comme nous une conscience de l’augmentation passée. Mais elle ignore l’augmentation mortifère à venir : elle n’a pas conscience des évolutions futures, sinon elle sortirait d’un bond de la marmite. De la même manière, si nous avions réellement conscience du destin qui nous attend, nous ferions sécession du corps multiethnique qui nous dilue plutôt que de chercher à l’aménager (Rassemblement National) ou à le conjurer par des chimères remigrationnistes que nous savons, au fond de nous-mêmes, totalement irréalisables.

En fait, la grenouille a parfaitement conscience du changement de son environnement, mais elle croit cependant naïvement que celui-ci est causé par l’augmentation de la température de l’eau. Or elle se trompe : le changement de son environnement est causé par celui qui l’a mise dans la marmite puis qui a volontairement soumis cette marmite à une source de chaleur. En fait, la grenouille subit un rapport de domination dont elle n’a pas conscience et dont le changement qu’elle observe n’est qu’une conséquence. Si la grenouille comprenait que sa vie dépend en fait de ce rapport de domination, il est probable qu’elle pourrait extrapoler sa situation future et qu’elle chercherait à mettre fin à sa sujétion en se précipitant hors de la marmite. D’où cette règle que nous proposons : ce n’est pas la conscience d’une situation préjudiciable qui génère la révolte mais la conscience du rapport de domination qui génère cette situation préjudiciable.

Prenons un autre exemple. Le prolétariat au XIXe siècle avait parfaitement conscience de son existence misérable. Longtemps, le caractère misérable de cette existence a été mis sur le compte de la fatalité, du péché qu’il fallait purger, de l’ordre des choses, du manque d’intelligence ou d’instruction, des prolétaires eux-mêmes. De telles approches, proposées d’ailleurs par la classe dominante, ont suffi un temps et ne pouvait qu’engendrer la passivité de la classe dominée. Or des intellectuels (Proudhon, Marx, Sorel…) vont expliquer au contraire que cette existence misérable est la conséquence d’un rapport de domination du prolétariat par la classe dominante (« l’exploitation »). Des militants révolutionnaires vont répandre cette idée et donner conscience aux prolétaires de ce rapport de domination. Dès lors, charité et paternalisme ne suffiront plus. Le prolétariat va s’organiser de manière révolutionnaire pour changer le rapport de domination à son avantage.

De nombreux animaux cherchent davantage à mordre le bâton qui les frappe plutôt que celui qui le manie. Machiavel, déjà, en faisait un principe politique. Il expliquait qu’un Prince avisé devait confier à d’autres la répression puis, l’ordre rétabli, qu’il devait fermement châtier ceux qui avaient exercé cette répression. Il s’attirerait ainsi les sympathies du peuple mâté. Car le peuple voit le bâton, mais distingue mal celui qui le tient. La mission du révolutionnaire est au contraire de désigner et de révéler celui qui manie le bâton, plutôt que le bâton lui-même.

Ramené au Grand Remplacement, tout cela signifie qu’il ne sert à rien de dire, de répéter et de montrer sans cesse celui-ci. Tout le monde (sauf les niais et les hypocrites) en a conscience. L’accentuation du processus de Grand Remplacement est comme la misère du prolétaire qui s’accroît, comme l’eau de la grenouille qui se réchauffe, comme le bâton qui frappe : c’est une situation de fait qu’on ressent dans sa chair et qui provoque une souffrance. Mais c’est aussi, et avant tout, la conséquence et le produit d’un rapport de domination subi : la conséquence d’une volonté ! 

Il est donc inutile et contre-productif de s’en prendre aux immigrés (le bâton) même si leur présence génère une souffrance. Il est plus utile et plus révolutionnaire de révéler et de montrer l’entité qui se sert des immigrés pour construire son modèle toxique de société ouverte. En bref, une démarche révolutionnaire révélerait le rapport de domination subi et ignoré, tout en soulignant la conséquence de cette domination, à savoir le Grand Remplacement que le monde voit comme les prolétaires voyaient leur misère. Il faut désigner l’ennemi. Et l’ennemi ce n’est pas le processus de Grand Remplacement, c’est la République qui le met en œuvre. L’objectif est de provoquer une prise de conscience qui implique la révolte, c’est-à-dire une sortie de la marmite, ou du « creuset ».

Ce blog a longuement disserté sur la République, à la fois matrice, modèle et incarnation du Système en France. C’est la République qui a, par ses valeurs universelles, ses principes cosmopolites, son projet s’adressant au « genre humain », sa capacité déclarée à faire « vivre ensemble » des hommes de toutes les origines… jeté les bases de la société ouverte ; c’est la République qui a véritablement installé le cadre politique, social, culturel et institutionnel permettant le Grand Remplacement ; c’est la République qui a organisé et qui organise encore l’afflux de millions d’immigrés, criminalisant ceux qui s’y opposent ; c’est la République  qui nie l’existence de notre peuple et le dissout dans son « corps d’associés » multiethnique… La République est la cause du Grand Remplacement. C’est elle qui établit contre notre peuple un rapport destructeur de domination. Le Grand Remplacement est à notre peuple ce que l’exploitation était au prolétariat ou ce que l’eau bouillante est à la grenouille : la conséquence d’une volonté extérieure qui suppose le consentement passif de l’objet dominé et qui, pour obtenir ce consentement, doit rester hors du champ de conscience de celui-ci.

La tâche du révolutionnaire est donc de révéler aux consciences le rapport destructeur de domination qui produit la situation subie. Préalablement, il doit lui-même comprendre ce rapport de domination ainsi que son lien avec le Grand Remplacement. Il doit comprendre que parler « remigration » sans avoir inversé le rapport de domination n’a aucun sens. Il doit comprendre que la remigration sera la conséquence de cette inversion du rapport de domination, comme la persistance du processus de Grand Remplacement sera la conséquence de la persistance d’un rapport inchangé de domination.

En d’autres termes, puisque c’est par « ruissellement » que la conscience du rapport de domination ira des réfractaires jusqu’au peuple en souffrance, c’est aux réfractaires qu’il faut s’adresser prioritairement. Il faut leur expliquer qu’ils sont aujourd’hui comme des grenouilles dans une marmite d’eau chaude. Ils râlent, mais restent dans la marmite et n’ont aucune conscience de celui qui les y a mis. L’ennemi, ce n’est pas l’eau chaude, c’est celui qui la fait bouillir : nous avons nommé la République.

Quand cela sera compris, une stratégie révolutionnaire de sécession et de renaissance nationale autochtone pourra être menée jusqu’à son terme. Alors, mais alors seulement, la remigration ne sera plus une utopie.

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Europe des nations : quand l’argent gouverne

Europe des nations : quand l’argent gouverne

 

Par Hervé Juvin1

 

« One dollar, one vote ». Depuis qu’une décision de la Cour suprême américaine a supprimé tout plafond aux contributions des entreprises et des groupes d’intérêt aux partis politiques, au nom de la liberté d’expression, le vote censitaire est de retour. Sous une forme que ses derniers promoteurs, au XIXe siècle, n’auraient pu imaginer ; l’argent ne donne pas de droits de vote, l’argent achète les votes. Des organisations, dont Cambridge Analytica n’est qu’un exemple, s’y emploient par milliers. Au paradis des réseaux, chaque candidat se veut sûr de récolter les voix qu’il a achetées auprès de prestataires spécialisés dans la fabrique du suffrage. 

Quand l’argent tue le débat démocratique

 

À coup de Commissions de déontologie et de surveillance des élus, de limitations du financement des partis et de déclarations d’intérêt, la France et l’Union européenne veulent se croire indemnes d’une dérive qui touche toutes les démocraties. Avec une faculté d’oubli manifeste ; par exemple, l’opacité qui continue d’entourer la naissance du parti présidentiel français, « En Marche ». Les menaces exercées contre toute enquête à ce sujet ridiculisent les prétentions françaises à moraliser la vie publique. De la corruption par l’argent de ceux qui veulent plier la France à leurs intérêts, ou faire de la politique l’instrument de leurs intérêts patrimoniaux, l’exemple vient d’en haut. Avec une complaisance étonnante pour un système d’achat des votes qui tend à supplanter le débat démocratique, la confrontation des idées et des programmes, et le suffrage universel.

Le combat pour la « moralisation » de la vie publique se trompe de cible. L’achat du vote et de la décision publique est d’abord l’effet de la captation réglementaire par les sociétés privées, leurs associations et leurs cabinets d’influence, qui travaillent à écrire eux-mêmes les lois, qui imposent plus encore l’idée que des engagements négociés valent mieux que la loi. Il est le résultat de conditions insatisfaisantes de financement de la vie politique, tout étant fait pour étrangler les partis reposant sur des bénévoles, des militants et des organisations de masse, au profit de ceux qui bénéficient de la complicité acquise du monde bancaire et financier ; il faudra y revenir.

 

Les ONG et les fondations : le vrai danger

 

Le détournement de la démocratie et du suffrage universel est enfin et surtout le fait de ces ONG et de ces Fondations financées de l’étranger qui bénéficient d’un a priori favorable, qui affirment détenir le Bien, et qui l’utilisent pour acclimater dans les médias et dans l’opinion les idées qu’elles servent. La première et la plus dangereuse est qu’ONG et Fondations peuvent avec avantage se substituer à l’action de l’État et des systèmes sociaux en vigueur. Pas besoin de chercher très loin pour reconnaître la logique puissamment à l’œuvre aux États-Unis, où la charité remplace la justice. Médias et autopromotion aidants, non seulement les pauvres doivent reconnaître qu’ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, mais ils doivent remercier les milliardaires qui laissent tomber quelques miettes pour eux — après avoir mobilisé les meilleurs experts leur vie durant pour échapper à l’impôt !

Bien des tenants de la justice sociale, de la solidarité nationale et d’une citoyenneté exigeante en Europe ont fait fausse route en désignant les Fondations et organisations de Georges Soros comme leur unique cible. Ils feraient mieux de dénoncer l’accueil réservé à Bill Gates par Emmanuel Macron, un Bill Gates qui est parvenu à installer les outils de Microsoft (par exemple, l’outil de mesure des connaissances) dans les systèmes éducatifs de divers pays comme seul un ministre pourrait le faire !

Ils feraient mieux d’étudier comment, sous couvert de lutte contre le changement climatique, d’aide à l’éducation, à la santé et de combat contre la corruption, des ONG et Fondations attaquent les systèmes d’éducation publique obligatoire et gratuite, comment ils détruisent les médecines traditionnelles et la médecine familiale, appuyée sur une connaissance intime du cadre de vie et de l’environnement social, pour les remplacer par des dispositifs à distance qui traitent le corps humain comme une machine dont les pièces se montent et se démontent à l’envie ; ils feraient mieux d’étudier comment l’écologie est détournée pour fragiliser les agricultures traditionnelles, pour organiser la concentration industrielle (par des normes inapplicables par les artisans) ou détruire les industries concurrentes, ce que des réseaux de lutte contre la corruption savent aussi remarquablement faire, combien d’entreprises françaises peuvent en témoigner !

La corruption affichée, désignée, dénoncée, est un parfait alibi qui protège la corruption structurelle, systémique, que le modèle libéral organise. La supercherie est manifeste ; que seraient les Gates, les Bezos, les Zuckerberg, sans les recherches universitaires, sans la police et le FBI, sans l’armée ou l’administration américaine et leurs commandes, sans la diffusion mondiale que l’histoire assure aux innovations américaines ? Le libertarisme auquel ils souscrivent volontiers leur permet de bénéficier de systèmes auxquels ils ne contribuent pas, ou si peu, ou si mal ! Leur complicité affichée avec toutes les minorités leur permet de se dispenser de toute forme de solidarité nationale ; ils choisissent leurs pauvres !

Les Nations européennes, la France, doivent choisir la justice, pas la charité

 

Et le « libertarianisme» leur permet de se donner à peu de frais une image flatteuse, anti-étatiste et anti-establishment, alors même que leurs milliards viennent d’abord de la commande publique (voir les contrats de l’Us Army pour Amazon ou Google), ensuite des institutions américaines (l’armée et l’université avec Arpanet), et enfin de la protection qui leur est assurée ; il leur suffit de consacrer une part de l’impôt qu’ils auraient dû payer à financer ONG ou Fondations, et ils cumulent l’avantage fiscal personnel correspondant à leur don avec le capital moral qu’ils accumulent au détriment de l’action publique et de la justice. Qui a parlé d’hypocrisie ?

Les Nations européennes, la France, doivent choisir la justice, pas la charité. Et la justice sociale passe par le refus inconditionnel d’abandonner l’action publique et la solidarité nationale aux milliardaires étrangers, qu’ils soient Américains, Chinois, Qataris ou Saoudiens. La pauvreté, le désaménagement du territoire, le recul des services médicaux, éducatifs, ou de sécurité, sont des sujets politiques qui requièrent l’action de l’État, pas des sujets d’engagement individuel qui relèvent de la charité.

Les systèmes de santé publique, d’enseignement, de retraite sont des biens publics qui ne peuvent être inclus dans des traités de libre-échange et livrés à des prestataires privés. La lutte contre les groupes de pression, les opérations d’influence, les actions de déstabilisation, qui travaillent à abaisser les États, à affaiblir la fonction publique et le régalien, doit être à l’agenda de l’Union européenne si elle veut accomplir sa mission ; préparer l’alliance européenne des Nations. Car cette lutte est le préalable décisif à l’indépendance des Nations d’Europe, au retour de la justice et de l’égalité entre citoyens dans leur Nation, car cette lutte doit réveiller le souffle révolutionnaire qui en a fini avec les privilèges de l’aristocratie et d’une élite prétendue, le premier étant d’accumuler par ses bonnes œuvres, à la fois satisfaction morale et avantages financiers.

Le commerce des indulgences est d’actualité ! 

Face à la corruption qui remplace le politique par l’économie et subordonne le vote à l’argent, les Nations européennes doivent réaffirmer l’égalité de tous les citoyens devant la loi, la primauté du citoyen sur l’individu, et le choix d’une société où l’argent ne remplace pas la justice par la charité.

Note :

(1) Hervé Juvin est un essayiste et écrivain français, que ses travaux sur les transformations de la condition humaine ont conduit à exercer des fonctions de conseiller auprès de dirigeants publics et privés, dans différents pays.

Hervé Juvin est membre, notamment, du Conseil scientifique de la Fondation Transcultura, fondée par Umberto Eco, et du Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégique (CSFRS).

Depuis trente ans, Hervé Juvin développe une activité de réflexion, de conseil aux entreprises et de propositions aux pouvoirs publics.

Il a accompagné des organisations bancaires, des sociétés d’assurance, des sociétés industrielles, des institutions, en France, en Europe, au Maroc, à Madagascar, en Asie et en Afrique.

Hervé Juvin est né en janvier 1956, à Malestroit, dans le Morbihan. Il est marié et a trois enfants.

Hervé JUVIN

Hervé JUVIN

Essayiste et homme d'affaires français

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Solstice d’été 2019

Solstice d’été 2019

 

Une « brève » d’Erick Cavaglia

 

Afin de célébrer le jour le plus long de l’année, la Ligue du Midi a organisé une magnifique soirée consacrée au solstice d’été. 

Vers 18 heures Richard Roudier accueillit les convives, par une brève rétrospective des actions récentes menées par la Ligue et rappela les enjeux du combat actuel, notamment la défense des libertés publiques si chèrement acquises par nos ancêtres depuis le Moyen-Age et tant menacées par l’oligarchie mondialiste aujourd’hui, et son fondé de pouvoir Emmanuel Macron,

Puis les joyeuses agapes se sont tenues dans une ambiance chaleureuse, festive et enracinée : charcuteries de cochon, saucisse fraiche des Cévennes à la braise, arrosée de vins des pays d’oc les plus prestigieux – Pic Saint Loup, Costières de Nîmes- puis des desserts confectionnés par les militants. Une fois de plus cette fête qui s’inscrit dans la plus longue mémoire des peuples européens a permis de resserrer les liens intergénérationnels puisque tous les âges étaient représentés parmi les soixante-dix participants. Una aubade improvisée accompagnée à la guitare enthousiasma les membres de la Ligue.

A l’issue du festin qui a régalé les papilles, un bûcher somptueux de quelques 3 mètres de haut a été enflammé conformément à l’immuable rituel. Entourée de grands arbres majestueux et d’une source rafraichissante, la tour de feu a propulsé toujours plus haut vers le ciel ses geysers de flammèches incandescentes, signes d’espoir et de ressourcements pour les luttes à venir, au son des chants de veillée.

Ce fut une soirée particulièrement réussie et appréciée. Et c’est sous ces auspices que la Ligue prépare sa grande fête annuelle de rentrée du 8 septembre prochain que Richard Roudier a donné rendez-vous pour une rencontre de grande qualité avec des orateurs prestigieux qui traiteront du thème incontournable désormais du « réveil des peuples ».

 

A bientôt donc pour cette rencontre en Petite Camargue gardoise !

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Mon papa est une éprouvette

Mon papa est une éprouvette

 

Le billet de Thierry Lafronde

 

J’ai deux mamans, Lili et Lulu. En fait Lili est plus ma maman que Lulu car elle m’a porté 9 mois dans son ventre m’a-t-elle confié il y a peu mais, pour ne pas faire de jalouses, je n’en appelle aucune maman et utilise leurs prénoms. Lili et Lulu donc.

Mon papa est une éprouvette. Cela a été possible grâce au progrès En Marche fin 2019. C’est Lulu qui me l’a dit il y a peu aussi.

Pour moi, c’est un peu compliqué car autant je sens bien ce qui en moi descend un peu de Lili, ma maman qui m’a porté dans son ventre durant 9 mois, autant je n’arrive pas à savoir de qui je tiens mes autres caractères et traits physiques. C’est un peu déroutant. L’éprouvette n’est pas causante et le liquide qui m’a donné la vie, tout aussi muet.

 

Alors je m’invente une filiation selon mes humeurs.

Tantôt mon vrai papa, car Lulu n’est qu’une maman n° 2 et non un papa, est un pirate des Caraïbes, aventureux, sportif, casse-cou et téméraire. Surtout lorsque je visionne un film musclé avec de l’action et des baffes, j’aimerai que mon vrai papa soit de ce métal dont on forge de belles épées de combat et avec lesquelles on monte à l’assaut des donjons ou bien l’on terrasse les dragons.

Tantôt mon vrai papa est un sage savant qui connait tout ou presque tout et m’explique la voie lactée, la loi de la jungle, la topographie en mer et l’histoire des Gaulois. Lili et Lulu sont plutôt branchées sur la littérature romanesque, les fringues, les parfums, la cuisine bio et les voyages éco responsables. C’est bien aussi mais cela me fait nettement moins rêver.

Souvent mon vrai papa est un confident disponible et prévenant qui comprend que mon corps change, que du poil pousse sur mes jambes, que ma voix devient grave et que la petite Elise me donne de sacrés tourments avec ses beaux yeux bleus et sa blondeur affriolante. Dans mon imagination, ce vrai papa trouve les mots et les gestes qui me calment, me rassurent et m’inspirent confiance quant à mon avenir. Lili et Lulu sont bien gentilles mais elles restent deux femmes et seul un homme peut causer de certaines choses à un petit homme de façon crédible.

Je crois que la petite Elise a aussi un papa éprouvette, toujours grâce au progrès En Marche fin 2019. Il faudra s’assurer que l’on n’a pas eu la même éprouvette plus tard avant d’aller plus loin, trop loin, de pouvoir se marier comme dans les vieux films et d’avoir des enfants sans éprouvette, juste avec nos corps devenus adultes et nos cœurs aimants. Je pense que nos enfants nés sans éprouvette seront très heureux d’avoir, de connaître et de sentir un vrai papa et une vraie maman tout le long de leur vie comme cela se faisait avant les progrès En Marche fin 2019.

 

On a un Gouvernement En Marche de tarés !

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Fusion des populismes : Zemmour-Buisson puissants

Fusion des populismes : Zemmour-Buisson puissants

 

Le billet de Martin Moisan

 

Sur l’électoralisme

 

Nationaliste révolutionnaire, j’ai toujours considéré que le salut de la France ne pourrait résulter que d’un bouleversement total, impossible à obtenir par un consensus électoral en l’état des institutions et de la fragmentation gauche / droite de l’opinion. Pour notre courant de pensée, la solution ne pouvait venir que d’un évènement historique favorable qui aurait permis un renversement de régime. Or la crise des gilets jaunes a démontré que notre camp était incapable de canaliser un tel mouvement et encore moins de le porter vers la reprise du pouvoir. Au contraire, ce sont nos adversaires mondialistes et immigrationnistes coalisés qui ont stérilisé le mouvement : libéraux de droite au pouvoir et ultra gauche à la casse dans la rue.

Sans totalement faire le deuil définitif de la thèse de la reprise du pouvoir à l’occasion d’un évènement favorable qui le laisserait en déshérence, on voit bien qu’en l’état de nos forces il faut momentanément explorer d’autres voies.

Or, la dramatique évolution démographique et la submersion que nous subissons nous placent dans une urgence extrême. Et donc, la solution électorale ne peut plus être écartée ; ou plus exactement, il faut tout faire pour la faire aboutir, si non au changement radical de paradigme que nous souhaiterions ; du moins à un moindre mal qui permettrait de stopper la submersion, de rendre les choses plus supportables et de replacer la marche de la France dans le sens de la souveraineté, de sa tradition et de son identité.

Sur les conditions d’une solution électorale

 

L’exemple italien et ce que nous avons pu voir au cours de notre descente en profondeur dans le creuset du mouvement des gilets jaunes nous a fait très nettement apparaitre que dans son immense profondeur, le pays était en attente d’une fusion des populismes à l’italienne centrée sur l’identité, la sécurité, la souveraineté et la vraie justice sociale. Par ailleurs, l’attente d’une prise en compte réelle et sérieuse de la question migratoire et d’une remigration contrôlée nous est nettement apparue dès avant l’effondrement de LFI. Nous l’avons relatée ici au cours de diverses chroniques sur le mouvement des gilets jaunes et sur ses suites.

L’effondrement électoral de LFI désertée par ses électeurs sur la question migratoire et sur les positions suicidaires de Mélenchon sur ce point, est venu nous confirmer qu’il se trouvait à gauche et surtout dans l’abstention, une très grosse masse en attente de solutions et surtout proche de nos idées sur les questions de souveraineté, de sécurité et d’identité ; tout comme de vraie justice sociale.

De notre point de vue, c’est donc dans cette voie qu’il faut chercher à construire ex nihilo un rassemblement transversal de très grande ampleur au-delà des clivages politiciens droite/gauche anciens… Ex nihilo, parce que tous les partis qui ont participé de près ou de loin au pouvoir sont définitivement désavoués et, de notre point de vue, parce que le RN – de par son déterminisme lié à son passé- obstrue définitivement le passage.

La solution électorale ne se trouve pas dans le rassemblement des droites qui ne fera jamais revenir les abstentionnistes, mais dans une fusion des populismes qui ramènera les électeurs en déshérence et en attente, vers le courant novateur qui sera à même de la porter.

Tel est le point de vue que j’ai ici développé, pour le moment par bouts et par morceaux.

Buisson et Zemmour exactement sur cette ligne

 

L’interview de Patrick BUISSON va exactement dans ce sens et j’y souscris intégralement. L’attelage qu’il vient de former avec Éric ZEMMOUR, dont on connait bien par ailleurs la foi patriotique et l’amour de la France, est très prometteur. Si une solution électorale existe, elle ne peut être que là.

La question sera pour eux de s’adjoindre d’autres porteurs de ce projet, cette fois-ci venus de la gauche populiste.

Levée de doutes et de réserves sur la personne de Patrick Buisson

 

L’épisode au cours duquel Patrick Buisson a collaboré avec l’infâme crapule qu’est Sarközy ne plaide pas en sa faveur et il pourrait y avoir là des raisons de douter de sa vertu.

Toutefois, il faut prendre le monde tel qu’il est et les gens tels qu’ils sont. Or, que l’on sache, il n’y a personne dans notre camp qui porte aussi clairement ce projet et qui soit à la hauteur de Patrick Buisson en termes de clarté de vues et de puissance pédagogique pour le porter.

D’autre part comme Buisson le dit lui-même, la question de l’incarnation ne se pose pas pour le moment et il est largement assez intelligent pour savoir que sa personne ne fera pas consensus.

Choix de personnalités intactes

 

Un tel projet ne trouvera d’écho dans l’opinion que s’il est porté par une majorité de personnalités intactes de toutes participation au pouvoir. L’opinion n’admettra pas de se voir proposer un nouveau recyclage de personnalités qui de près ou de loin auraient cautionné la corruption passée et les pouvoirs successifs qui ont conduit le pays là où il en est aujourd’hui. Ce point est tout à fait fondamental, les porteurs du projet devront être particulièrement vigilants à se garder de la facilité qui consisterait à s’appuyer sur l’ancien monde.

Ralliement de notre camp

 

Pour le moment, le projet Zemmour-Buisson en est encore au stade de la planche à dessin. Néanmoins ce qu’on peut d’ores et déjà en percevoir donne un immense espoir ; en tout cas à ceux qui avaient fui les urnes depuis longtemps.

Nous avons encore du temps, mais tout notre camp doit comprendre que l’alternative Macron / Le Pen ou Macron / Maréchal assurerait à coup sûr la reconduction de Macron. Or au rythme où il accélère son entreprise de démolition, un second mandat laisserait la France dans un chaos total et dans une situation de submersion quasi irréversible.

La partie éparse, ou réfugiée dans l’abstention, de notre camp doit écouter et suivre avec la plus grande attention l’évolution du projet Zemmour-Buisson.

De leur côté, les électeurs du RN doivent se préparer à laisser de côté leurs sentiments. Le salut de la France ne peut pas dépendre de l’attachement sentimental à un nom ou à une illusion.

 

On ne manquera pas de revenir sur le projet Zemmour-Buisson et d’en tenir la chronique. 

Si une seule solution électorale existe, elle est probablement là, et tout notre camp doit se préparer à s’y rallier.

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De mon temps… Seuls les + de 50 ans peuvent comprendre !

De mon temps… Seuls les + de 50 ans peuvent comprendre !

Ça défoule !!!

A la caisse d’un supermarché, une vieille dame choisit un sac en plastique pour ranger ses achats.
La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l’écologie et lui dit :
« Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources ». 

La vieille femme s’excuse auprès de la caissière et explique :  
« Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps. »  

Alors qu’elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :
« Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps » . Alors, un peu énervée, la vieille dame fait observer :
«  A cette époque on retournait les bouteilles de verre. Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau. Les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique ».

Elle ajoute :
« De mon temps, on montait l’escalier à pied : on n’avait pas d’escaliers roulants et peu d’ascenseurs. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues, on marchait jusqu’à l’épicerie du coin.
Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
On ne connaissait pas les couches jetables : on lavait les couches des bébés.
On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde.
On avait un réveil qu’on remontait le soir.
Dans la cuisine, on s’activait pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu’EDF en produit.
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boites ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
On n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto-portées :
On utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon.
On travaillait physiquement ; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité.
Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
On buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif.
On n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter.
On remplissait les stylos dans une bouteille d’encre au lieu d’acheter un nouveau stylo.
On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations.
Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste. 
Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l’école à vélo ou à pied au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 H sur 24.
Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs, gommes, taille-crayons et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan ! »

« Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique !
On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.
ALORS VIENS PAS ME FAIRE CHIER AVEC TON MOUVEMENT ECOLOGISTE ! »  

« Tout ce qu’on regrette, c’est de ne pas avoir eu assez tôt la pilule, pour éviter d’engendrer la génération des jeunes cons comme vous, qui s’imaginent avoir tout inventé, à commencer par le travail, qui ne savent pas écrire 10 lignes sans faire 20 fautes d’orthographe, qui n’ont jamais ouvert un bouquin autre que des bandes dessinées, qui ne savent pas qui a écrit le Boléro de Ravel (pensent même que c’est un grand couturier), qui ne savent pas mieux où passe le Danube quand on leur propose Vienne ou Athènes, etc. mais qui croient tout de même pouvoir donner des leçons aux autres, du haut de leur ignorance crasse ! » 

« MERDE à la fin ! »

Merci de ne pas imprimer ce message afin de préserver l’environnement.
Mais ne vous privez pas de faire suivre ! ! !

(ah ! ça défoule … )

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