Déjà plusieurs manifestations en hommage à Quentin se sont déroulées devant la Sorbonne à Paris, à Lyon, à Angers, Tours et à … Montpellier qui ne peut être en reste, quand la rue l’appelle… Notons pour la bonne bouche que Jean-Luc Mélenchon était présent ce même jour, en meeting, dans notre bonne ville.
Jeudi 12 février, en fin d’après-midi, un petit groupe de filles du Collectif Némésis avaient organisé un happening pour marquer leur opposition à la venue de Rima Hassan (née en Syrie et Euro-Députée de La France Insoumise) pour une conférence à l’Institut d’Études Politiques de Lyon. Elles étaient alors agressées par un groupe d’antifas et deux d’entre elles durent être conduites à l’Hôpital écopant de 2 jours et 5 jours d’ITT.
Étaient présents, en soutien, quelques jeunes hommes (qui ne sont pas intervenus), ce qui ne fit que renforcer la hargne de leurs agresseurs. Les garçons (dont Quentin) purent se dégager mais furent pourchassés dans les rues pendant plus d’un kilomètre. Amené au sol, le jeune Quentin fut littéralement lynché pendant plusieurs minutes par six agresseurs que la police a identifiés comme faisant partie du groupe de la Jeune Garde -des vidéos seraient déjà entre les mains de la police-. Pris en charge par les secours, le jeune Quentin décédera dans la nuit de vendredi à samedi.
La Ligue du Midi, autant émue que le Collectif Némésis (d’Occitanie) répondait immédiatement présent pour organiser un défilé à Montpellier en hommage au jeune camarade défunt. Depuis la grille des Jardins du Peyrou où les consignes d’organisation furent données, le cortège alignait une centaine de manifestants au passage sous l’Arc de Triomphe, arborant une banderole proclamant : « QUENTIN, PRESENT ! », ainsi que de nombreux drapeaux tricolores et occitans. A noter que les forces de l’ordre à partir d’une rumeur de mobilisation antifas avaient sorti le « grand jeu ».
La prochaine halte devait se tenir devant la préfecture où se positionnait déjà une horde de crasseux vociférant le slogan bien connu « SIAMO TUTTI ANTIFASCISTI » . Au passage signalons qu’une de leur pancarte, portant ce slogan, changea rapidement de mains sous le regard éberlué, d’un antifas -il faudra moins fumer la moquette, ça nuit aux réflexes-. Comme ce n’est pas aux crasseux à indiquer le parcours, le cortège se détourna vers la grille préfectorale du Marché aux fleurs. Là, sous la houlette du président de la Ligue Olivier Roudier, les adhérents et sympathisants entonnèrent le chant de marche « J’AVAIS UN CAMARADE », avec recueillement et larmes aux yeux : « LE VOILA QUI TOMBE A TERRE – IL EST LÀ DANS LA POUSSIÈRE – MON CŒUR EST DÉCHIRÉ ». A ce moment-là on décomptait environ 150 participants.
C’en était trop pour un des « crasseux » plus téméraire que les autres qui, pointant le bout de sa crête, voulut pousser Olivier dans l’un des bassins de la place. Mal lui en prit qui, ne pouvant éviter une « gauche » du « taulier », se retrouva prestement sur le cul…
Les policiers craignant un début d’embrouille foncèrent pour le relever, mais le crétin ne trouva rien de mieux que d’insulter les forces de l’ordre… balayette, nouvelle chute… menottage dans le dos… et conduite musclée jusqu’à un fourgon, vers une probable « garde à vue » pour rébellion…
Le cortège reprenait son chemin, empruntant la Rue de la Loge, la Place de la Comédie pour aboutir au monument aux morts où une gerbe artisanale (Bravo Nelly !) fut déposée sur les marches de l’édifice. Quentin fut salué comme un authentique chevalier par un camarade fort en voix, réclamant une minute de silence.
Olivier Roudier prenait une dernière fois la parole avant d’entonner une « Marseillaise virile », puis remercia les participants, leur donnant les consignes de replis en groupe pour éviter de tomber dans les griffes des « hyènes à deux pattes » toujours prêtes pour un sale coup.
