Droits de l’Homme : l’enfer ?

Droits de l’homme : religion civile

La France christianisée d’avant la Révolution respectait les valeurs du décalogue ; elle était fille aînée de l’Église et les guerres de religion n’ont pu renverser ses repères tant moraux que juridiques. Ceci, jusqu’au bouleversements apportés par la Révolution, qui, sous l’influence de la pensée de Rousseau, et avec Robespierre « à la manœuvre », a instauré le culte séculier de l’Être Suprême. On trouve le nom de cette déité dans le préambule de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Toutefois ces grands principes ne valaient que pour les citoyens français. Ce culte reprenait les idéaux du siècle des Lumières « Liberté et Égalité », en faisait un absolu, et maintenait ainsi le fil conducteur de l’absolutisme tant décrié quand il était royal. Il s’agissait pour les révolutionnaires de refonder une société plus juste, l’intention était bonne… mais pour paraphraser Jean Paul Sartre, les bonnes intentions peuvent conduire à l’enfer.

Cette religion civile, exclusive et intolérante, imposait le créationnisme ainsi que la croyance en l’existence d’une âme immortelle et reprenait les grandes valeurs du décalogue. Ainsi les révolutionnaires Gobel et Chaumette ont ils payé de leur tête leur « impiété ». Déiste , cette religion séculière a eu ses heures de gloire pendant la Grande « terreur ». Il s’agissait alors d’organiser de grands rassemblements où la mystique, la moralité et le civisme étaient célébrés, de mettre en avant des valeurs mondaines telles que la fraternité, l’amitié, le bonheur, le genre humain, la jeunesse etc. A titre d’illustration l’esclavage a été aboli en 1794.

Le décret du 7 mai 1794 (18 Floréal) a établi le calendrier religieux de l’Être Suprême avec  quatre fêtes nationales, dates-clefs de la Révolution dont le 14 juillet, et trente six fêtes morales. On se souvient du goût de François Hollande pour les multiples fêtes du droit de ceci ou du droit de cela… Véritablement « sanctifiée » par référence à « l’Arche d’Alliance » du décalogue, la Constitution de 1793 sera placée dans une arche en bois de cèdre. De même, son article 17 fait de la propriété un « droit inviolable et sacré ». Cette constitution faisait de la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression un droit sacré pour les citoyens. On peut regretter que celle de 1795 n’ait pas ajouté la liberté d’opinion pourtant évoquée lors de son élaboration.

Droits de l’homme contre valeurs républicaines

La société française a été stabilisée par le Droit, affirmant les valeurs telles que respect de la vie, de la propriété, de la famille. Jean-Louis Harouel fait observer qu’au 20ème siècle, après les années 68, le droit français s’est transformé en religion d’amour universel et a rejeté les valeurs sociétales traditionnelles avec une nette prédilection pour les déviants. C’est ainsi que les assassins vont être préférés aux victimes.

Dans les « Droits de l’homme contre le peuple » l’auteur fait observer que la gnose rejetait déjà l’ordre social : famille, nation, propriété voire procréation. Ces rejets triomphent au 21ème siècle avec le mariage homosexuel, la fin des frontières, la PMA (Procréation Médicalement assistée), la GPA (Gestation Pour Autrui), voire l’homme OGM (Organisme Génétiquement modifié)… Nous voyons là l’inversion des valeurs traditionnelles qui avaient cimenté notre société.

Lucien Scubla note que les droits de l’homme sont à la base de l’État républicain, que « tout intérêt, voire tout désir, est tenté de s’ériger en droit, toute aspiration  non satisfaite doit être dénoncée comme mépris des Droits de l’Homme ». Marion Sigaut à propos des désirs devenant besoins, puis droits, cite l’exemple d’un migrant violant un garçon de 10 ans dans une piscine et justifiant son acte par un « besoin irrépressible ». Et voila la porte ouverte à l’institutions de droits sexuels !

Cela va conduire à l’inflation des droits des minorités dont nous souffrons actuellement. L’amour universel devient ainsi un droit, ce droit deviendra religion et ceci en plusieurs étapes.

Droits de l’homme : fin des libertés

C’est en 1881 que la loi sur la presse fonde la liberté d’expression laquelle va se réduire de nos jours au nom des droits de l’homme. Puis en 1946, le Préambule de la Constitution va consacrer les droits et libertés humaines qui sont des droits économiques et sociaux. L’ONU en 1948 étendra les Droits de l’Homme au monde entier. La Constitution de la 5ème République de 1958 inventera le juge constitutionnel puis un juge supra national s’ajoutera pour veiller à l’application des Droits de l’Homme.

J-L Harouel fait observer que les droits dits fondamentaux vont remplacer les Libertés Publiques après 1968. En 1972, la loi Pléven fait de « l’amour de l’autre » une obligation judiciarisée et un véritable culte, avec pour principe la « non discrimination ». C’est alors qu’en France, les droits dits fondamentaux vont supplanter les libertés des citoyens. L’amour unilatéral devient obligatoire sans que la réciprocité soit seulement envisagée. Les Droits de l’Homme en France deviennent ouverts à tous et non plus aux seuls citoyens comme jusqu’à cette date.

Par dérive inflationniste, diverses officines lobbyistes sont créées qui s’engagent dans la délation, la surveillance de toute expression, prêtes à évaluer les profits, à tirer des offensives judiciaires :  LICRA en 1979, MRAP, LDH, SOS RACISME en 1984, UEJF, SOS HOMOPHOBIE, CFCM en 2003, CCIF, CRAN en 2005 -le Conseil de l’Europe a aussi créé l’AEDH (Association Européenne des Droits de l’Homme)-  etc ; toute contestation d’atteintes à la liberté, à l’égalité ou à la fraternité, valeurs pourtant portées aux frontons de nos mairies sera rejetée et considérée comme phobique quand elle se heurte à un soupçon de discrimination.

Droits de l’Homme et instauration de privilèges

Aussi voici venu le temps de la fin de la notion d’égalité si chère aux révolutionnaires de 1789 pour lesquels la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression étaient inscrites dans le marbre.

L’État français impose actuellement cette nouvelle religion civile du « droit à l’amour universel » par la judiciarisation . Les magistrats deviennent alors, comme le fait observer J-L Harouel, des ministres de ce culte qui instaure de nouveaux privilèges. En effet, au nom du principe de la non discrimination, certaines catégories sont placées au-dessus d’autres et sanctuarisées ( Valls -1er ministre- ne voulait il pas « sanctuariser » la population juive) ? Des faits historiques deviennent indiscutables car érigés en véritable dogmes. Certaines références deviennent interdites comme l’esclavage des noirs par des noirs, des blancs et des noirs par les turcs et autres mahométans. Ceci pour ne pas heurter les âmes sensibles de populations allogènes. Le CRAN a même engagé une procédure appuyée sur les Droits de l’Homme à l’encontre du baron Ernest-Antoine Seillière, car certains de ses ascendants armateurs, auraient ainsi participé à la traite négrière.

Si la République Française avait tenté d’abolir les privilèges, elle en crée à présent de nouveaux. Le droit pénal français devient un droit quasi religieux, liberticide, et ce, d’autant plus qu’il abolit la notion de sphère privée. Pour exemple, le décret du 3 août 2017 qui vise à sanctionner la liberté d’expression dans le cadre familial.

Droits de l’Homme et totalitarisme

En imposant sa religion à la société au nom des droits de l’homme, l’État français glisse vers le totalitarisme. Il ouvre la porte à la pénalisation du blasphème, du sacrilège, comme discriminants. Seuls les allogènes, ces fameux « bienvenus » ne sont pas pénalisés par ces lois liberticides car ils ne jouissent que de droits sans devoirs envers les sociétés d’accueil sacrifiées.

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Territorialité, subsidiarité, ça bouge en Europe !

Nous sommes à une époque charnière de notre histoire. Au moment où les français éprouvent de plus en plus de réticence pour la politique, à seulement quelques kilomètres de Perpignan un référendum sur la création d’un nouvel état était à l’ordre du jour le 1er octobre 2017. Ce référendum devait mobiliser non seulement toute la classe politique catalane, mais surtout la société civile. Le peuple catalan a souhaité s’exprimer sur son devenir collectif et prendre les choses en main, au grand dam de Madrid et de L’Union Européenne.

En France, on râle et on traîne les pieds, comme si la résignation résumait à elle seule les effets secondaires d’une indigestion électorale. Le suicide collectif n’est pas un remède, mais la prise en main des affaires publiques par la base, c’est-à-dire par nous, le peuple, l’est !

TerritorialitéQue dire des corses qui, eux, tout en étant sous administration française, réussissent peu à peu une véritable décentralisation avec un renforcement de l’exécutif local. Cela est rendu possible grâce à la ténacité des militants nationalistes et à la préservation d’une singularité identitaire, véritable ciment sociétal, mais également, et il faut le souligner, grâce à la maîtrise des outils juridiques mis à la disposition de toutes les collectivités territoriales. Cet outil c’est l’Article 72 de la Constitution qui permet l’obtention d’un statut dérogatoire permettant la fusion du Conseil Départemental et Régional en une seule collectivité territoriale.

Le régionalisme est souvent décrié. Par méconnaissance ? Par positionnement politique dépassé ? Par peur de se prendre en main ? Le régionalisme est l’objet permanent de procès d’intention. On l’accuse de vouloir casser l’unité de la France. Question : le mot unité est-il synonyme d’uniformité ? Ce qui est valable pour une région, l’est-il aussi pour une autre ? Les exemples en matière de décentralisation réussie, de fédéralisme ou confédéralisme en Europe ou dans le monde sont légion. Seulement la tradition jacobine française rend parfois hystérique tout débat sur la question, quand elle ne l’inhibe pas tout simplement. Or cette « coutume » jacobine, qui a pu compter pour certains, est aujourd’hui dépassée, anachronique même, et elle ne doit pas, elle ne doit plus faire office de loi commune. Que dit la Constitution à ce sujet ? Timidement bien sûr : L’Article premier à son premier alinéa, stipule que si « La France est une République indivisible », « son organisation est décentralisée [1]». Le débat est donc ouvert et ne peut plus être botté en touche.

Une des pistes à explorer est de définir les outils ainsi que les orientations qui s’inscrivent dans le champ du possible, en ne nous interdisant pas l’innovation en matière d’idées territoriales. Les enjeux sont les suivants : comment assurer la pérennité de l’identité charnelle dans l’évolution actuelle de notre société où le nomadisme prend le dessus sur l’enracinement ? Comment influencer, et donc agir politiquement, sur le terrain de la décentralisation et le renforcement de l’exécutif local ? Quel avenir souhaitons-nous apporter aux communes, premier échelon de la démocratie locale, face au monopole toujours grandissant des métropoles cosmopolites ou l’anonymat est la règle première ? Quelle doctrine le mouvement identitaire peut-il construire autour du principe de subsidiarité ? Comment réarticuler des corps intermédiaires, aujourd’hui inexistants, afin de contrebalancer un pouvoir politique, tous gouvernements confondus, de plus en plus coercitif et envahissant ?

Enfin, l’idée « territoriale – régionaliste » serait sans saveur si elle n’était pas accompagnée de l’idée du ré-enracinement qui va de pair avec une revitalisation de nos campagnes. Le monde rural se porte mal. Il est délaissé au profit de ces mille Babylone qui pullulent partout en France. Revitaliser les campagnes, c’est vouloir réactiver, sans romantisme aucun, une activité agricole plus saine et profitable à tous. Revitaliser les campagnes, c’est offrir la possibilité à de nombreuses familles de réintégrer, ou de se réapproprier l’idée d’une communauté de proximité, d’une solidarité autre que fiscale : humaine.

TerritorialitéL’idée générale est la suivante : le régionalisme a pour vocation d’articuler tout à la fois la transmission identitaire, et de la faire vivre, de renforcer l’exécutif local et de satisfaire les besoins humains dans le respect de la nature. Cette alchimie politique peut se réaliser en tant qu’éco-région autonome. Simple concept ou future réalité ?

Enfin, comment intégrer l’idée régionaliste en prenant en compte la dimension européenne de notre combat, c’est-à-dire en mettant au-dessus de tout, ce qui nous définit par un socle commun : notre civilisation.

[1] Révision constitutionnelle du 28 mars 2003

Primauté de l’Homme sur l’économie

transhumanismeOn l’observe tous les jours : le matérialisme libéral est en train d’achever la destruction de la Nature. Pour le moment, cela se voit moins car l’espèce est particulièrement résiliente, mais il est également en train de chercher à broyer la nature humaine en tentant de la transformer et en lui enlevant ce qui faisait son humanité c’est à dire la possibilité de choisir, la conscience.

L’exploitation sans limite des ressources de la planète, les guerres planétaires en cours, et à venir, pour l’accès aux matières premières et aux positions géostratégiques en vue du contrôle des flux marchands en sont la manifestation tragique. Idem pour les tentatives très avancées du transhumanisme lequel vise à détruire l’espèce humaine pour la remplacer par un homme prométhéen, un homme-machine.

Si on a pu considérer que le capitalisme (par opposition au marxisme) était le plus sûr moyen de produire des richesses, c’était sans évaluer au prix de quels ravages (Cf. : Jean-Paul II Centesimus annus). Tout comme le réformisme, cette vision n’est plus tenable.

Aussi, nous affirmons que le capitalisme sauvage est incompatible avec la survie de la Nature en tant que milieu, et incompatible avec la nature profonde de l’homme qui est sociale, solidaire, d’essence spirituelle et non pas seulement matérielle. S’il n’est pas réformable, le libéralisme économique est difficilement remplaçable sans assumer une décroissance insupportable. Par conséquent, la seule solution est de sévèrement le contenir et d’en maîtriser les excès pour, progressivement, le rendre compatible avec la nature et l’homme. Si la compétition entre les agents économiques est saine, elle doit être encadrée et contenue.

Nous constatons la faillite totale et mondiale du « politique » dans son rôle de régulation et d’arbitrage entre les intérêts de l’Humanité et son environnement et ceux contradictoires des tenants de la mondialisation marchande et du libéralisme global. En effet, ces derniers sont laissés sans contre-pouvoir, sans frein, sans limite aucune ; ce qui est désormais insupportable. Nous affirmons que l’Homme et la Nature à laquelle il appartient, priment sur l’économie et que les excès du capitalisme doivent être sévèrement régulés par le « politique ». L’économie doit être asservie à l’homme et non pas l’inverse.

transhumanismeNous rejetons toute tentative transhumaniste, toute modification, marchandisation ou réduction matérialiste de l’Homme et n’acceptons le progrès technique que quand il ne dénature pas, respecte la loi naturelle, laquelle est reconnue par le bon sens qui n’est pas le sens commun.

Ce combat n’est pas perdu et nous avons foi dans un sursaut. L’homme a su résister à 70 ans de communisme, et il restera intact malgré les apparentes modification de surface qu’il semble subir. Il va se rebeller et se libérer de l’esclavage économique. La prochaine grande crise est imminente et lui en fournira l’occasion.

Par ailleurs, nous rejetons radicalement le matérialisme dialectique tout comme la lutte des classes. Pour nous il n’y a pas de bon matérialisme. Le scientisme de Lyssenko a asséché la mer d’Aral, le libéralisme global est en train de faire fondre les banquises. Aux mêmes causes matérialistes les mêmes effets. Pour nous, le contre-modèle absolu est celui de la Chine qui a réussi à allier les deux versants du matérialisme global ; capitalisme sauvage pour quelques-uns et dictature marxiste pour tous les autres.

Nous considérons que la propriété individuelle doit être protégée et encouragée car elle est un moteur de la vie, de même nous considérons que le travail est une valeur centrale et un droit car il conditionne la dignité humaine. L’État a la responsabilité d’offrir à ses concitoyens l’accès à l’emploi et non d’y palier par de l’assistanat. Et de cela il doit rendre compte. En ce sens nous prônons une réduction du machinisme, et de la robotisation et un retour vers la déconcentration industrielle et les productions de proximité. Nous prônons également la déspécialisation des pays et des régions du monde. Nous prônons la fin de la concentration économique en fonction du seul avantage compétitif et la relocalisation de toutes les productions. Dans la mesure de ses capacités, chaque pays doit être en mesure de connaître une relative indépendance économique en marche vers l’autosuffisance.

Enfin, il nous paraît que l’hyper concentration des richesses est intenable et qu’une juste redistribution doit s’opérer. On le voit, en pratique, l’État Macronien œuvre à l’encontre de ce programme. Pourtant il présente un idéal à promouvoir lorsque la prochaine très grande crise du capitalisme global purgera tout ou partie du monde.

Omniprésence de la publicité

La Subsidiarité, réponse à l’hégémonie mondialiste

 Qu’est-ce que la subsidiarité ?

 

Le principe de Subsidiarité pose que l’autorité supérieure intervient dans les seuls cas où l’autorité inférieure est incapable de le faire. C’est ce que l’on appelle « le principe de compétence suffisante ».

 

Les décisions doivent être prises au plus bas niveau d’autorité publique compétente, ce qui implique la recherche du niveau hiérarchique pour tout type de responsabilité. C’est ainsi que la subsidiarité peut être descendante, c’est le cas de la décentralisation car il y a délégation des pouvoirs à un échelon inférieur. Elle peut être ascendante quand le pouvoir est délégué à une entité plus vaste, c’est le cas dans la fédération ou la supranationalité. Dans ce dernier cas, c’est l’échelon inférieur qui décide et qui doit répondre au problème posé. En ce sens on peut considérer la subsidiarité dans l’Union Européenne comme descendante.

C’est Aristote qui, dans « Les Politiques » a décrit la « Cité » comme une société organique composée d ‘une hiérarchie de groupes s’emboîtant à la manière des poupées russes dans un but d’auto-suffisance. Ce principe a été défendu chez les socialistes français par Proudhon, chez les libéraux par Locke et Stuart Mill et a été porté par la doctrine sociale de l’Église.

 

La subsidiarité : un principe d’organisation politique éminemment démocratique

 

Depuis les origines, les Peuples Européens se sont employés à réduire l’autorité au seul nécessaire. Les fédérations et confédérations de la Grèce ancienne s’organisaient déjà autour de l’idée suivante : chaque cité conserve sa liberté, son autonomie et ses droits propres, tandis que l’alliance n’est investie que des compétences nécessaires au bien-être et à la sécurité de l’ensemble.

L’application du principe de subsidiarité requiert partout les mêmes conditions anthropologiques et philosophiques : c’est la confiance dans la capacité des acteurs sociaux et dans leur souci de l’intérêt général. C’est l’intuition selon laquelle l’autorité n’est pas détentrice par nature de la compétence absolue quant à la qualification et quant à la réalisation de l’intérêt général et c’est la volonté d’autonomie et d’initiative des acteurs sociaux, ce qui suppose que ceux-ci n’aient pas été préalablement brisés par le totalitarisme ou infantilisés par un État paternaliste.

 

Union Européenne et subsidiarité

 

Le traité sur l’Union Européenne (art.5 paragraphe 3) stipule qu’ « en vertu du principe de subsidiarité, dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence exclusive, l’Union intervient seulement si, et dans les mesures où, les objectifs de l’action envisagée ne peuvent être atteints de manière suffisante par les état membres », à tous les niveaux qu’ils soient national, régional ou local.

C’est dans l’organisation fédérale que le principe de subsidiarité trouve, sur le plan strictement politique, sa plus significative expression. La question fondamentale pour toute constitution fédérale est celle du partage des compétences, c’est-à-dire jusqu’à quel point les instances de proximité peuvent accomplir les tâches qui les concernent, et en déduire quelles tâches restent dévolues aux instances souveraines.

Le fédéralisme exclut toute concurrence d’instances souveraines au sein d’un même État . Il faudrait davantage parler d’autonomie, selon l’exemple de l’article 30 de la Loi Fondamentale Allemande : « l’exercice des pouvoirs publics et l’accomplissement des tâches incombant à l’État appartiennent aux Länders, sauf dispositions ou autorisation contraire de la présente Loi Fondamentale ». Et selon l’article 3 de la Constitution fédérale Suisse « les cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par la constitution fédérale, et comme tels, ils exercent tous les droits qui ne sont pas délégués au pouvoir fédéral ».

Par principe, toute compétence appartient donc là aux Länders et ici aux Cantons. C’est-à-dire que le pouvoir de régler les affaires du ressort de leur territoire ne réclame pas justification : il est évident en soi.

 

Une Europe fédérative face à une Europe rationaliste et centralisée

 

La tradition fédéraliste traduit une mentalité spécifique. On se souvient que les romantiques allemands opposaient une Europe « chrétienne, allemande et fédérative » à une Europe « rationaliste, française et centralisée ».

Face aux idéologies et théories globalisantes engendrées durant les deux derniers siècles, le principe de subsidiarité forme le pivot d’une pensée anti-systématique. Rejetant les recettes et les panacées – nationalisation, privatisation et relativisant les doctrines – libéralisme classique, socialisme- il réclame d’accorder davantage confiance au jugement particulier et à la décision politique.

Les deux grands systèmes politiques qui structurent la pensée politique depuis un siècle (le libéralisme et le socialisme) ont tous deux sacralisé une valeur relative : ici la liberté, là l’égalité. Autrement dit, ils ont fait l’erreur d’avoir attaché une importance excessive à une valeur unique, au détriment des autres car la liberté portée au pinacle, laisse se développer l’injustice et la misère ; l’égalité portée au pinacle devient fossoyeuse des libertés.

 Subsidiarité en république française

 

Si le 15 octobre 1985 le Conseil de l’Europe a ouvert à la signature le principe de subsidiarité dans la charte européenne de l’autonomie locale, concernant la libre administration, la France a tergiversé pour ne signer que le 1er mai 2007. Ceci, parce que la France et sa République « une et indivisible » est l’État le plus centralisé d’Europe et qu’elle résiste à l’application de ce principe.

Pour exemple la charte (art. 5 concernant la création des régions) indique que « pour toute modification des limités territoriales, locales, les collectivités locales concernées doivent être consultées préalablement ». Or, les citoyens en 2014 ont été mis devant le fait accompli avec une Bretagne amputée de la Loire-Atlantique, une Alsace engloutie, une Auvergne expatriée…

En droit, et selon le principe de subsidiarité, les décisions doivent être prises par l’instance la plus proche. Or, le droit communautaire prime sur le droit national, ce qui crée des conflits et des recours au niveau supérieur d’intervention, c’est à dire à la Cour de Justice des Communautés, ceci depuis l’arrêt Costa/Enel de 1964. Pour illustrer les cafouillages, Nicolas de Sadeleer dans « Droit et société » cite le droit de l’Environnement lequel relèverait de l’U.E mais le principe de la libre concurrence y fait obstacle en incitant à une prise en charge « au plus proche » des citoyens.

Pour illustration, on se souvient des affaires de l’aéroport de Notre Dame des Landes ou bien du barrage de Sivens qui d’affaires départementales ou régionales ont atterri sur la table du Conseil des ministres (voire de l’U.E). L’ex président Hollande a manqué un avion, par défaut de signalisation de l’aéroport de Fréjorgues, sur l’autoroute. Il s’est retrouvé perdu, venant de Narbonne, au péage de Lunel. Le Président de l’agglomération Philippe Saurel a indiqué, avec un brin d’énervement, que le problème était connu depuis plusieurs années et que la question serait réglée au plus haut niveau de la République).

Chantal Delsol, dans un article du Figaro en date du 31 mars 2005 remarque : « le principe de subsidiarité a été transformé en principe d’efficacité, c’est-à-dire en un principe jacobin, donc retourné en son contraire ». Dans l’Europe de Bruxelles, où une bureaucratie centralisatrice tend à tout réglementer par le moyen de ses directives, l’autorité supérieure intervient chaque fois qu’elle s’estime capable de le faire, avec comme résultat que la Commission décide de tout parce qu’elle se juge omni-compétente. Dans ces conditions, l’autorité que conservent les échelons inférieurs n’est jamais qu’une autorité déléguée, une subsidiarité descendante.

Mayotte est département français depuis le 28 mars 2003. Sophie Blanchy et Yves Moatty font observer que cette départementalisation a vidé de son contenu les prérogatives du droit civil local « indigène » reconnu par l’article 75 de la constitution et constitutif de l’identité Mahoraise. Ceci a créé une instabilité juridique dont les récents mouvements sociaux ont été une illustration. Ceci d’autant que la transition juridique n’avait pas été préparée et que l’État français maintient le droit local dans les textes. Ce n’est pas le nouveau président, tout jupitérien qu’il soit, qui va stabiliser la situation avec la multiplication des visas « comoriens ».

 

 

Conclusion

 

Le principe de subsidiarité en appelle à la société civile pour l’accomplissement des tâches d’intérêt général. Or, parce qu’il est en crise profonde l’État, devenu providentiel, est anémié et en voie de dislocation. Il devient un risque majeur pour notre Civilisation. L’État en France abandonne une à une ses tâches d’intérêt général au lieu de les redéfinir.

L’État Jacobin en France n’est pas devenu Girondin : il est simplement en cessation de paiement. Parce qu’il est aujourd’hui démissionnaire et non porteur d’un projet politique, il abandonne derrière lui un désordre qui n’a rien à envier à celui de l’Ultra-libéralisme.

Le principe de subsidiarité suppose une redéfinition des rapports entre L’État et les citoyens. La LIGUE du MIDI, très attachée aux libertés locales face aux diktats des commissaires européens défend les modes de vie locaux, les traditions, le patrimoine culturel. Elle promeut une citoyenneté de participation qui doit se doubler d’une citoyenneté d’action. Agir ensemble ne constitue pas une condition d’appartenance, mais une capacité que les instances publiques se chargent de promouvoir et de seconder là où elle apparaît.

L’héroïsme : valeur civilisatrice

héroïsme

Les valeurs héroïques ont évolué tout comme les conceptions de l’humain ou du surhumain au cours de l’Histoire et du temps. Ainsi, de l’héroïsme Grec classique, nous en sommes aujourd’hui à l’anti héros érigé en modèle. Pourtant, des constantes subsistent, cimentant notre imaginaire collectif, notre roman identitaire.


Le héros classique

De l’antiquité et de tout temps, le héros a fait partie de l’histoire humaine. Il était l’homme affrontant de manière désintéressée une situation le mettant en danger de mort. Son courage devant le tragique, en faisait un modèle, voire un demi dieu dont l’exemple se transmettait sous forme narrative de légende, de mythe, d’épopée ou de chanson de geste destinés à ré enchanter le monde. Hannah Arendt décrit l’acte héroïque comme une action s’inscrivant dans la mémoire, transmise de génération en génération, action qui ouvre à un commencement, une ère nouvelle, exemplaire du point de vue de la grandeur de l’homme.
L’héroïsme est fondateur de légende, de roman et d’imaginaire commun, il est fondateur de l’identité d’un peuple. L’Histoire de France a ses héros et ses figures mythiques qui le fondent. L’héroïsme est au cœur de notre identité.
Le héros est toujours la proie d’un combat dans lequel il trouve une occasion de se dépasser, ses vertus sont diverses et même antagonistes. Une vision rationaliste place l’héroïsme dans la maîtrise de soi, l’obéissance vertueuse à une obligation morale contre l’égoïsme et le caractère déréglé des passions, tandis qu’une vision romantique fait du héros un être énergique et passionné, habité par une mission personnelle.

 

Les conditions de l’héroïsme

Or, à l’heure de la « convergences des chaos » selon l’expression de G Faye, la figure du Héros a disparu, et la notion d’héroïsme est totalement dévalorisée. Le fil de la légende et de la mémoire héroïque a été rompu, et casse l’unité nationale, brise les résistances.
Avec le modèle d’Achille, les grecs ont accordé au héros quatre vertus : noblesse, expansion vitale, action créatrice, ardeur généreuse.

  • Noblesse

Pendant toutes les années où, sans le savoir, il est victime du Destin, Œdipe ne saurait être considéré comme un héros. Il ne le devient que lorsqu’il a enfin reconnu la Fatalité qui l’accable et qu’il l’affronte dignement. En ce sens, la lucidité est inséparable de l’héroïsme. Être un héros, c’est affronter la fatalité et ne pas subir le destin. Lucide, le héros a également le « panache » de Cyrano : capable de choisir le chemin des crêtes quand tout invite à se contenter des routes balisées. L’effort, la difficulté plutôt que la faiblesse et le relâchement. Pourtant, le héros est capable de secrètes failles. Il est toujours susceptible d’être ému par des faiblesses qui nous rappellent qu’il ne saurait exister de héros érigés à l’encontre la nature humaine.
Don Juan donne au Pauvre, qu’il n’a pas réussi à corrompre, le Louis d’or ; Valmont s’incline devant la véritable vertu, Achille finit par rendre à Priam éploré, le corps d’Hector parce qu’il pense à son propre père. Être un héros, c’est aussi se laisser émouvoir par les faiblesses de la nature humaine, c’est rester humain.

  • Expansion vitale

Il y a toujours, dans la figure du héros, quelque chose de lumineux, de rayonnant. Il se révèle au monde par des exploits éclatants qu’il doit à la fougue de sa jeunesse ou à la force de son âme, à sa conviction, à sa volonté. Si le héros est souvent le sauveur de tout un peuple, il est aussi guetté par l’ivresse de sa puissance et la démesure de sa mégalomanie. En ce sens, l’orgueil d’Achille est sévèrement puni par la mort du « double » Patrocle, qui le rend à sa mission et lui fait accepter sa propre mort. Le héros doit se garder de la griserie de la toute puissance, savoir qu’il n’est pas invincible, rester dans une dimension humaine.

  • Action créatrice

Le héros de la mythologie grecque concourt à l’œuvre de Zeus pour réguler le chaos et soumettre la puissance à l’ordre ; il est associé à l’action créatrice. Le héros humain est celui qui exerce un véritable appel. Il concourt à l’action créatrice en maintenant, ou en rétablissant l’harmonie contre le chaos et la barbarie. Il nous entraîne par son exemple à concourir à la régulation des forces qui nuisent à l’harmonie du monde. Les héros comme les saints laissent des imitateurs, ils entraînent derrière eux les foules. Pourtant, ils ne demandent rien. Seule la valeur créatrice de leur action suffit. Ils n’ont pas besoin d’exhorter ; leur existence est un appel, une preuve, un modèle. D’où leur vient cette force ? Exemplarité, dévouement, don de soi, esprit de sacrifice, charité. « Le capitaine du navire se reconnaît dans la tempête, l’athlète dans la course, le général dans la bataille, et le héros, le magnanime se reconnaît dans le malheur ».

  • Ardeur généreuse

Platon fait observer que la racine du mot héros (hêrôs) est de la même origine que celle qui désigne l’amour (êrôs). Ainsi, nous narre t‘il l’histoire d’Alceste, fille de Pélias, qui consentit à mourir pour son époux. L’héroïsme est geste d’amour, ce qui explique qu’il se manifeste si souvent par le sacrifice. C’est celui des lanceurs d’alerte et des héros du combat patriotique qui se sont vus affrontés aux institutions, notamment judiciaires, lesquelles, au lieu de les soutenir les ont rudement rudement meurtris. Car, il ne saurait être question d’héroïsme sans cette volonté d’être fidèle à soi-même en dépit de tout, et de fuir les mangeoires où se repait le gros du troupeau. L’ardeur généreuse, c’est privilégier le bien commun plutôt que son intérêt propre. C’est parfois souffrir, mais refuser de subir.

 héroïsme

L’anti-héros

L’époque post moderne a consacré la figure de l’anti-héros et de l’acte gratuit (Dostoïevski, Gide, Sartre, Camus…) , petit homme sans grandeur ni noblesse ni même dignité. De son côté, Hannah Arendt indique que le règne du social entraîne « la dégradation du monde commun et le dépérissement de la capacité d’agir ». Impuissance, manque de volonté, lâcheté, irresponsabilité personnelle, régression infantile d’immatures jamais devenus adultes ; le « loser », le « Tanguy », le « nul » sont désormais les modèles promus. Est-ce l’effet des guerres mondiales tellement dévastatrices qu’elles ont amené à douter de la possibilité d’influer, maîtriser le monde ? Serait-ce plutôt l’hyper satisfaction de tous les besoins permise par la société de consommation qui a tué l’envie, l’élan vital, le besoin de reconnaissance ? Serait-ce, comme le signale Francis Fukuyama, que l’entrée dans l’ère de la démocratie libérale acte la disparition de l’héroïsme, « lutte pour la reconnaissance » qui exige audace, courage et imagination, pour le remplacer par le calcul économique et technique ? L’anti-héros contemporain est un être sans certitude, veule et bas, tellement ordinaire et incapable de dépassement qu’aucune situation ne peut le sortir de sa médiocrité. Il est le symbole d’une civilisation décadente. Depuis 1968, il a été, hélas, érigé en modèle pour toutes les générations qui ont suivi.


L’inversion des valeurs

Le comble du nihilisme de l’époque nous est fourni en contrepoint par la définition du soldat -applicable au héros- dans la récente Encyclopédie anarchiste, laquelle indique que « risquer sa vie pour pouvoir tuer, mourir pour la patrie est un signe de bestialité, crime, inconscience, bref, c’est le fait de cesser d’appartenir à l’humanité. L’acte héroïque ne serait le fait que de fous, fourbes, ou criminels » ! Voilà le triste fond de la condition humaine où l’homme d’aujourd’hui s’enfonce !

La plupart des Français n’ont plus aucune connaissance ni du roman, ni de l’héroïsme national. Pourtant face au retour du tragique dans l’Histoire seuls les saints et les héros pourront sauver le pays : « Malheureux le pays qui n’a pas de héros ! » – « Malheureux le pays qui a besoin de héros. » (Bertolt Brecht – la vie de Galilée).

De nos jours, le surgissement du tragique dans nos vies personnelles va obliger à retrouver un héroïsme pratique, non idéalisé. Nous allons tous devoir retrouver le sens des valeurs précitées… Chacun à sa mesure, en fonction de ses forces et de ses moyens. Si tout le monde n’est pas capable d’un héroïsme grandiose destiné à entrer dans les livres d’histoire, chacun peut se dépasser et s’élever, ne fut-ce que vers un héroïsme modeste, anonyme, domestique, partagé par tous ceux qui entendent ne pas plier l’échine.

Car, l’héroïsme ne se décide pas, ne s’apprend pas, ne se commande pas, il se manifeste, Il surgit quand on mesure que ce que l’on risque de perdre vaut plus que soi-même. L’héroïsme est le résultat de l’entrechoquement d’une personnalité inachevée, naturellement peureuse et paresseuse, et d’une âme victorieuse qui la transcende.


Les lanceurs d’alerte sont les devanciers du combat qui s’annonce.

 

L’esthétisme


Domaine soigneusement évité par les media, donc ignoré du grand public, l’ esthétisme représente en réalité la pierre angulaire de notre futur postmoderne. Le totalitarisme marchand nous ayant forcé à subir, des décennies durant, les agressions permanentes de la laideur à tous les niveaux de notre environnement quotidien, il devient urgent de prendre conscience que la passivité dont on a fait preuve durant trop longtemps en acquiesçant ingénument aux chants des sirènes modernistes, nous mettra probablement en situation de devoir payer un prix très lourd. A l’heure où, à ces Assises de l’Enracinement, ne peuvent plus être opposés que les concepts obsolètes qui ont largement démontré leur inefficacité dans le passé, nous devons en profiter pour faire redécouvrir d’urgence l’importance majeure que représente l’ esthétisme dans la perspective de la construction d’un futur de qualité.

Le beau, le bien, et le vrai, inséparables clés du monde auquel nous aspirons

Dès l’instant où, comme aujourd’hui, commence à se manifester, même timidement, un besoin de transcendance encore solidement niché dans l’inconscient collectif des peuples, nous avons pour priorité de définir un véritable projet pédagogique enchanteur concernant l’ esthétisme, reprenant les grandes lignes des rapports existants entre le microcosmos, l’homme, et le macrocosmos, l’univers, dont la sublime beauté nous oblige à agir en véritables acteurs du refaçonnement du monde. Cette relation organique, déjà actée par les lois naturelles, et dont il nous appartient de faire découvrir l’importance, devra avoir pour conséquence de transformer un besoin encore confus, mais bien réel, en une nécessité rigoureusement indispensable à notre quotidien. L’accommodement à la laideur, avec laquelle nous pactisons à la condition qu’elle soit stylisée, n’est plus depuis longtemps la quête du Beau et du Vrai, mais celle du Nouveau à tout prix, tant est grande la crainte d’être dépassé ! Nous sommes en présence d’une véritable maladie psychique affectant notre civilisation.

Redécouvrir l’intégralité des capacités créatrices de l’homme, et ses effets auto-réalisateurs

La poursuite d’un objectif tel que la beauté mobilisant une attention de tous les instants, donc une volonté farouche d’en appliquer les règles à toutes les facettes de notre environnement, représente un effort initial important nécessitant un regroupement de toutes les forces disponibles. Concomitamment aux transformations sociétales provoquées par un retour forcé vers le réel, et qui, de ce fait, offriront un cadre idéal à une reprise en compte de l’ esthétisme, les premières réussites, exposées à la vue des foules, produiront déjà un effet d’entraînement qui se multipliera dans le temps, allégeant d’autant le travail de mise en application.

L’ esthétisme, un défi anthropologique majeur

Dans cette quête incessante, la beauté du corps humain, toujours aussi éloignée, quoi qu’on en dise, du standard fixé par les maîtres de la sculpture antique auquel elle devra impérativement essayer de tendre, nécessite la définition d’un espace culturel dédié à la recherche spécifique des interactions qui s’établissent entre l’être humain et son environnement naturel et architectural. Une telle approche globale, tant scientifique que spirituelle, pourrait, dès qu’elle aura porté ses fruits, donner naissance à un corpus didactique réapprenant à chacun que l’harmonie souhaitable à toute société humaine ne saurait se passer de la beauté.

La dégénérescence de l’art :

Le vagin de la reine dans les jardins de Versailles

 

Le "plug anal" de Mc Carthy place Vendôme

 

Pile d'étrons à Hong-Kong

 

Le penseur de Rodin...

 

...et sa version aujourd'hui: "Our Body à corps ouvert" (véritable cadavre...)