L’équipe technique avait mis l’aiguille du réveil à six heures, petit déjeuner roboratif, le temps promet d’être superbe… Les chargés du brasier s’impatientent. On embroche la bête. Ça commence à tourner : Il est sept heures trente…
1) Les premiers amateurs débarquent des quatre coins d’Occitanie : Ardèche, Gard, Narbonne, Ales, Lozère, Saint Pons, Camargue, Hérault, Béziers, Aude, Marseille, Aix, Avignon … Le peuple des patriotes se retrouve pour passer une belle journée.
2) Le cochon sur sa broche tourne lentement, sans avoir l’air de se préoccuper du remue-ménage environnant…Le tas de bois décline régulièrement … la cuisson à la braise va ainsi durer des heures, c’est impressionnant ! La fin de la cuisson est prévue pour quatorze heures.
3) Après avoir bien salivé, et mille fois la question fatidique posée : « alors, il est cuit ? » ; enfin on le découpe, et on l’apprécie. Il est fondant, c’est un délice. Heureusement le cuistot est un grand costaud qui assure.
4) Discours du président Olivier Roudier… Emporté dans son élan, il nous fait une déclaration à capella sans micro, de sa voix grave qui porte, sur le peuple autochtone, qui veut maintenir sa culture, ses traditions, son identité. On informe le public des futures manifestations telles que le solstice d’hiver et un rassemblement sur Alès.
5)Les visiteurs -disciplinés- ont apporté des victuailles (façon terroir) et l’on improvise un apéritif dinatoire qui permet de dissimuler une petite faim
6) On passe à table dans le grand parc… on est plus de quatre-vingt auxquels il faut rajouter les enfants et les retardataires. Merci à tous : ceux qui étaient à la tâche, à leur poste, et n’ont pas ménagé leurs efforts pour tenir la cadence : accueil, cuisine, service, cuisson à la broche, atelier boudin, rangement, vaisselle…
