Ménard droit dans ses bottes sur la question catalane

Communiqué des identitaires de la Ligue du Midi

Bravo pour avoir rappelé, sur Boulevard Voltaire, au sujet de la Catalogne le concept du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il faut savoir parfois ne pas avoir peur de nager à contre-courant… ce courage vient de lui valoir de la part de certains franchouillards, jacobins ou sectateurs du veau d’or tel le gars Micron, d’être voué aux gémonies…

S’affirmer dans sa dignité de peuple, avec une ferme volonté d’autodétermination, mettrait donc en péril si l’on en croit ces jacobins, les profits, l’économie, l’existence même de la démocratie et du territoire que l’on a sous les pieds.

Soyons sérieux, les U.S.A existent, leur sol ne s’est pas liquéfié bien qu’ils comportent une cinquantaine d’états dont la majorité a une population équivalant celle de la Catalogne. La Fédération de Russie regroupe une mosaïque de peuples et avant elle la défunte URSS en regroupait un plus grand nombre encore… sans parler tout près de nous de la Suisse avec ses cantons, du Royaume Uni avec ses nations, de l’Allemagne avec ses länder ou de la Belgique avec ses régions, etc…

Si le 19ème siècle a été le temps de l’unification et des États-nations (Italie, Espagne), il est clair qu’après avoir acquis la sagesse de la négociation au niveau du continent européen, on peut libérer les régions des contraintes centralisatrices. Telles des sourcelettes et ruisselets qui iront grossir mers et océans, des besoins d’autonomie voire d’indépendance sourdent en Écosse, Lombardie, Vénétie, Flandre, Crimée et à présent en Catalogne-sud.

Quel mal pourrait-il en ressortir ? Pourquoi s’accrocher aux vieilles recettes ? A la chute de la royauté, les provinces ont cédé la place aux départements mis en place par la franc-maçonnerie guidant les révolutionnaires, au 20ème siècle, ce sont leurs héritiers qui ont poussé les colonies à l’émancipation après les avoir eux-mêmes colonisées (cf. Jules Ferry). Ne voilà-t-il pas les mêmes, aujourd’hui, qui pleurent la sainte unité de la nation « Une et indivisible ».

A quelques exceptions près la quasi-totalité de nos ennemis en Europe a fait son choix en faveur du pouvoir central madrilène. A la Ligue du Midi nous avons un repère absolu dans notre combat politique, c’est le funeste Bernard-Henri Lévy, jamais en retard d’une vilenie. Nous nous sommes toujours situés à l’opposé de ses positions, et nous nous réjouissons que cela s’avère également pour la question catalane. On peut citer également pour la bonne bouche les supporteurs des jacobins espagnols : Manuel Valls (soi-disant catalan), Anne Hidalgo (soi-disant espagnole), Jean Claude Junker, Nicolas Sarkozy, Macron, Alain Minc, Cohn Bendit etc.… sans oublier la très gauchiste « pisseuse » maire de Barcelone Ada Colau.

Il faut souligner l’hypocrisie de certains qui, comme Mélenchon ou la maire de Barcelone, jouent sur les deux tableaux en se prononçant pour le référendum mais en se déclarant anti-catalaniste. Une autre manipulation, c’est la propagation de rumeurs qui voudrait faire croire que les musulmans soutiendraient l’indépendance. Nos amis présents lors des manifestations du 1er octobre à Gérone et à Barcelone ont pu compter les arabo-musulmans sur les doigts d’une main au milieu de centaines de milliers d’indépendantistes.

En ce qui concerne la question catalane comme d’ailleurs pour les autres « nationalités » en Europe il y a deux principes à prendre en compte : le droitdes peuples à disposer d’eux-mêmes comme le préconise Ménard et le refus des « micros nationalismes » qui pourraient se transformer en cheval de Troie pour les ennemis de l’Europe -suivez notre regard-.

Dès lors, pourquoi refuser aux peuples le droit de s’autodéterminer, de se prononcer par référendum ? C’est pourtant bien l’Espagne monarchiste de Rajoy qui a bloqué le processus électoral par peur d’un résultat qui pourtant semblait lui être favorable. Rappeler le souvenir du franquisme aux catalans par des mesures coercitives ne peut qu’envenimer les relations Espagne/Catalogne.

L’Espagne ne pourra se sauver que dans le cadre d’une « fédération très décentralisée des Espagne », paraphrasant ainsi le mot de Charles Maurras qui déclarait que la France devait devenir une fédération de provinces.

Tous les catalans n’ont pas été comme la famille du « migrant » Valls, notre ex-premier ministre, proche du pouvoir franquiste. Il fallait le rappeler…

Bravo Ménard !

La Novlangue (Orwell – 1984) : regarder le mal en face

Novlangue

 

Communiqué de la Ligue du Midi


Les médias participent activement à la construction de la réalité, ou à tout le moins, à une certaine forme de réalité. Les médias légitiment la matérialité d’une information, ils la rendent possible et de la sorte, départissent ce qui mérite d’être dit, présenté, exposé, de ce qui ne le mérite pas.

        La médiatisation est une objectivation ; elle en est même le point sacramentel. Elle confère sa dignité au fait qui est érigé ainsi en objet d’information. Littéralement et étymologiquement, informer, du latin « informare », consiste à « donner forme ». Les médias en conséquence, donnent forme et ils contribuent par le pouvoir de dire, de nommer, non seulement à l’existence, mais également à la qualification de cette existence puisqu’ils décident de classer un événement en fonction de grilles de lectures, les fameuses « rubriques ». Ils réinventent une grammaire et un vocabulaire nouveau.

        Les implications de ce processus tout à la fois sélectif et normatif peuvent être politiquement lourdes de conséquences : elles révèlent ce qui est digne de légitimité et désignent la nature d’une information. Combien de faits apparemment divers échappent-ils ainsi à une lecture plus politique ? Cet effet d’éviction résulte d’une mécanique dont la dimension idéologique se dissimule sous l’apparente neutralité de l’information… Or, il n’existe pas de neutralité axiologique dans la production de l’information, pas plus qu’il n’existe une information chimiquement pure de tout préjugé.

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Plaidoyer pour une Europe-puissance


Communiqué de la Ligue du Midi

La nouvelle Présidence US va peut-être nous amener à repenser notre Doctrine Stratégique : non pas celle de la France qui, depuis le Général Gallois, a fait de l’utilisation de l’arme nucléaire l’ultime garantie de notre indépendance, mais celle de l’U.E considérée comme un espace mondialisé, et qui, à ce titre, n’a aucune capacité pour assurer la préservation de ses intérêts vitaux.

        Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Européens ont toujours refusé de se constituer en puissance politique, la théorie dite du « doux commerce » devant rendre impossible tout conflit sur le sol européen puisque ces derniers n’ont pas d’ennemis… Juste des partenaires commerciaux avec qui on peut faire du Business et passer de juteux « Deals ». L’U.S Air Force veille sur la tranquillité des Peuples Européens.

        Cette parenthèse de renoncement et de douce illusion est en passe de se terminer.

Donald Trump invite l’Europe à sortir de sa mortelle dormition

        Déjà, en Mars dernier, la Chancelière Allemande Angela Merkel a eu l’occasion de vérifier la nouvelle doctrine américaine : l’OTAN est un outil militaire qui coûte trop cher aux finances de Washington. Le dernier sommet de l’Alliance Atlantique à Bruxelles ainsi que le G7 de Taormina en Sicile n’ont fait que confirmer ce « découplage » des intérêts américains avec les nôtres. Angela Merkel, en campagne actuellement pour un quatrième mandat, a averti ses compatriotes dimanche dernier : « L’époque où nous pouvions compter sur les États-Unis sans la moindre hésitation est quasiment révolue… »

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