Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Un territoire est considéré comme occupé lorsqu’il se trouve placé de fait sous l’autorité de l’armée ennemie » … (Convention de la Haye, 1907)

 

Dans un article récent, j’ai comparé la foule présente à la manifestation parisienne contre l’islamophobie du 10 novembre à une « armée d’occupation ».

Aussitôt quelques beaux esprits, tels des vierges outragées, se sont indignés : le terme étant jugé excessif car chacun sait, depuis la célèbre tirade de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, que « tout ce qui est excessif est insignifiant ». Mais Napoléon traitait, à juste titre, le diable boiteux de « tas de merde dans un bas de soie ». A cette époque, on savait encore dire les choses !

Le « politiquement correct » fait qu’on n’a plus le droit, dans notre pays, d’appeler un chat un chat. Le moindre propos un peu dur, un peu ferme, un peu vachard contre l’Islam peut vous valoir une poursuite pour « incitation à la haine raciale ou religieuse », quand bien même il ne s’agirait que d’une légitime défense.

Rappelons, au lendemain des cérémonies en mémoire des victimes du Bataclan, que l’islam a fait plus de 250 tués et 450 blessés sur notre sol depuis 2013. Et il aura suffi qu’un illuminé tente de brûler une mosquée et blesse deux Musulmans, à Bayonne, pour que le tam-tam islamo-gaucho-médiatique se mette en route contre l’islamophobie.

En 2018, il y a eu, en France, 1063 actes antichrétiens, 541 actes antisémites (ce qui est énorme à l’égard d’une si petite communauté !) et moins d’une centaine d’actes antimusulmans.

A votre avis, qui peut bien commettre des actes antichrétiens et antisémites ? Pour moi, il ne fait aucun doute que les Chrétiens attaquent les Juifs et que les Fils de Canaan ripostent. Pour les actes antimusulmans, heureusement, on connaît la réponse ; c’est une évidence : c’est l’extrême-droite qui est raciste, xénophobe, homophobe, islamophobe…etc…etc…

Cette extrême-droite, de surcroît idiote, car, depuis la profanation du cimetière juif de Carpentras, dans la nuit du 8 au 9 mai 1990, elle commet un odieux attentat (l’acte d’extrême-droite est toujours odieux !) avant chaque élection.

L’odieux (puisqu’on vous le dit !) fasciste de Bayonne a agi dans la force de l’âge. 84 ans, c’est l’âge qu’avait le Maréchal Pétain quand, avec l’aide du socialiste Pierre Laval, il s’empara du pouvoir et imposa à la France une collaboration honteuse avec l’Allemagne nazie. Alors, ne ratons pas l’occasion d’évoquer « les heures les plus sombres de notre histoire » à l’approche des municipales…

Mais, revenons à nos moutons (comme on dit avant l’Aïd-el-Kébir). Loin de faire mon mea culpa, je fais simplement remarquer qu’une troupe de 10.000 Musulmans braillant « Allahu Akbar », accompagnée d’autant de collabos, c’est certes une bien petite armée mais c’est une grosse, une imposante, une inquiétante « 5ème colonne ». Donc, je persiste et je signe : il est anormal et totalement scandaleux qu’un gouvernement tolère une telle manifestation.

Les Français, comme le disait Pétain en juillet 1941, ont la mémoire courte.

En 2013, c’était hier, François Hollande, alors président de la République, avait, à la demande de ses amis socialistes et du gouvernement algérien, rendu hommage aux « victimes de la répression policière menée par Maurice Papon, préfet de police, le 17 octobre 1961… ».

Il est vrai que, ce jour-là, le préfet Papon a empêché la Wilaya 7 (1) de manifester dans Paris.

Il mit, pour ce faire, les moyens policiers nécessaires et la répression fut pour le moins, « rugueuse ». A l’époque, le FLN se trouve en conflit frontal avec le Mouvement National Algérien (MNA), parti de Messali Hadj. Pour prendre le contrôle de toute la population algérienne, le combat contre le MNA sera impitoyable. Dès 1957, le FLN a pris le dessus sur son rival. En avril 1961, il décide de passer à l’assassinat pur et simple des responsables messalistes en France.

Cette guerre civile entre Algériens va coûter la vie à plus de 4.000 victimes uniquement en France métropolitaine.

L’enjeu de cette lutte à mort était l’encaissement de « l’impôt révolutionnaire » prélevé sur tous les travailleurs algériens en métropole.

A cette époque, la communauté algérienne en France est de 400.000 personnes. Une grande partie de cette communauté, accueillie par les services de la Cimade (2) et quelques associations de chrétiens progressistes, est concentrée dans le département de la Seine.

L’imposition prélevée sur la communauté algérienne en France représentait près de 80 % des ressources du FLN. Pour chaque travailleur algérien, cet impôt représentait entre 5 % et 10 % de son salaire. Lorsque, en 1958, les autorités françaises comprennent (enfin !) que les 400.000 Algériens de France pourraient devenir un potentiel de combattants considérable, la décision de démanteler le FLN pour lutter efficacement contre la révolution algérienne s’impose d’elle-même.

De fait, en septembre 1958, après une série d’attentats spectaculaires, la police parvient à désorganiser l’appareil du mouvement en fichant ses différents membres puis en les localisant dans différents hôtels et foyers, parfois aussi en les internant d’office dans des centres d’assignation à résidence surveillée, ou, en leur appliquant la procédure dite « du rapatriement forcé ».

Le FLN se réorganise alors en adoptant des règles de sécurité basées sur de petits groupes d’activistes limités à 5 ou 6 personnes. Il pouvait ainsi compter sur environ 450 hommes en région parisienne pour former ses groupes de choc, en marge desquels il faut rajouter 8 katibas de 31 hommes chacune, constituant une « Organisation Spéciale », structure formée de tireurs confirmés et de techniciens en explosifs, chargée de fabriquer des bombes et d’éliminer les « traîtres ».

Cette structure de combat, véritable petite armée de la région parisienne – la « Wilaya 7 » – prit la décision d’organiser une démonstration de force, en plein Paris, le 17 octobre 1961 en mobilisant et en forçant tous les Musulmans à manifester.

Le préfet de police Maurice Papon n’a pas laissé faire et, que cela plaise ou non, il a eu raison.

En effet, quel pays, aussi démocratique et garant des droits de l’homme soit-il, autoriserait-il une force ennemie – car il s’agissait bien de cela – à défiler dans sa capitale ?

Des pays plus dignes, plus responsables, auraient envoyé quelques unités de l’armée et non les policiers du préfet Papon pour mater le FLN. La répression du 17 octobre 1961 aurait fait…3 morts selon les services de police, 300 selon quelques historiens pros-FLN.

Les gens plus sérieux (ou plus honnêtes) parlent de 20 à 30 tués. C’est regrettable mais c’était la guerre ! (De surcroît, une guerre civile puisque les départements d’Algérie étaient des départements français). Et qui peut dire, parmi ces victimes, lesquelles sont à mettre au compte de la police ?

Combien ont été tuées dans des règlements de comptes entre Algériens ? Plusieurs corps (combien ?) auraient été repêchés dans la Seine (3) : les a-t-on poussés ? Fuyaient-ils la police ?

Contre des Européens pacifiques – le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger – le pouvoir gaulliste n’hésitera pas, lui, à envoyer l’armée ; une armée qui a tiré, laissant plus de 200 victimes – tuées ou blessées – sur le carreau. Ces manifestants « pieds noirs » aimaient la France et voulaient que la terre de leurs ancêtres demeure française.

J’ai raconté ces évènements tragiques dans un livre (4), et j’ai rappelé aussi cette citation prémonitoire du « colonel » Boumediene :

« Après l’Algérie française, viendra le temps de la France algérienne. Nous vaincrons ce pays par le ventre de nos femmes… »

Et Boumediene n’imaginait pas que, dans cette conquête de la France algérienne, il serait encouragé, aidé, appuyé par des politiciens – veules ou complices – et une imposante armée de salopards et de collabos gauchistes.

Je n’ai absolument RIEN contre les Musulmans. Mes nombreux voyages en terre d’islam, mon attachement au Maghreb, mes combats – certes bien modestes – pour défendre nos Harkis et mon respect pour l’armée d’Afrique, devraient m’éviter d’être suspecté d’une quelconque islamophobie.

Mais j’ai le droit de ne pas être islamophile (5), de considérer que la France est une terre chrétienne, et de refuser qu’on m’impose le Halal et la Sharia. Et le devoir de le crier haut et fort !

Cette manifestation du 10 novembre est une honte pour la France ! Elle aurait dû être interdite, et pourtant, je lui vois un effet bénéfique : peut-être ouvrira-t-elle les yeux aux imbéciles, aux pleutres et aux « lopes » qui trouvent que la politique de l’autruche – la tête dans le sable et le cul à l’air – est un bon moyen de ne pas voir ce qui dérange.

Ceux qui, au nom du « vivre-ensemble », acceptent de se faire traiter de « kouffars » et ont transformé l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés » en « Pour vivre peureux, vivons couchés ».

Je ne reproche pas aux Musulmans de lancer toujours plus loin le bouchon pour voir jusqu’où ira notre soumission à l’Islam. A leur place, j’en ferais autant. Ils veulent gagner leur guerre de conquête, et, ne nous leurrons pas, ils sont en train de la gagner.

A sa création, Daech déclarait vouloir reprendre Grenade : le message était clair !!!!

« Toute terre foulée par l’Islam appartient à l’Islam » a dit le prophète. La France est-elle une terre waqf (6) ? Disons qu’elle est en train de la devenir, par notre faute.

En 1492, les armées de Castille d’Isabelle la Catholique, alliées à celles de Ferdinand d’Aragon, chassaient les Maures de Grenade. C’était la dernière étape de la « reconquista ».

La légende raconte que Boabdil, sultan de Grenade, « abandonna comme une femme (en pleurant) la ville qu’il n’avait pas su défendre comme un homme ».

Mais Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon défendaient la chrétienté en Occident et non le « vivre-ensemble » et la sacro-sainte laïcité républicaine.

L’épiscopat français, lui, a choisi le 10 novembre pour prendre position…en faveur du voile dans l’espace public : « O tempora, o mores ! ».

On en rirait presque si ce n’était pas tragique !

 

 

Notes :

(1) : La « Wilaya 7 » embrigadait des Musulmans résidant en métropole. C’était, en fait, une « 5ème colonne ennemie ».

(2) : Cette association protestante s’est illustrée dans la « subversion humanitaire ». Lire sur ce sujet : « Le réseau Curiel ou la subversion humanitaire » de Roland Gaucher ; Jean Picollec ; 1981.

(3) : Sur ces noyades, les chiffres sont fantaisistes : 2 selon la police et…150 selon quelques auteurs de gauche. Mais cette affirmation n’est étayée sur rien, puisqu’on est bien incapable de fournir une liste nominative des victimes.

(4) : « Hommage à NOTRE Algérie française » éditions Dualpha ; 2019.

(5) : D’ailleurs quelle est la différence entre islamophile et collabo ?

(6) : Les Musulmans considèrent qu’Israël est une terre musulmane depuis qu’ils l’ont foulée en 634 et depuis que Mahomet a fait sur Jérusalem un délire qui a donné la sourate 17 intitulée « le voyage nocturne ». Pour les Musulmans, Israël est devenue terre waqf, ce qui veut dire terre léguée par Allah pour l’éternité. Ce mot « waqf » est utilisé par les Musulmans pour revendiquer tous les territoires sur lesquels ils ont posé le pied.

Faites connaitre notre site, partagez !