Élections européennes : un vote sans conséquence

Élections européennes : un vote sans conséquence

 

D’après zejournal

 

Les élections européennes sont particulièrement sans conséquence. Le vote ne décide rien du tout, parce que le Parlement européen représente bien peu. En outre, le système de l’UE, qui décide presque tout ce qui est fondamental pour les politiques des États membres, ne fait pas l’objet d’un vote. La politique économique et monétaire est décidée par les banques, la BCE et la Commission, la politique étrangère et de sécurité reste du ressort du Pentagone par le biais de l’OTAN, et le cadre général est déterminé par des traités européens qui sont protégés par leur principal bénéficiaire, l’Allemagne, afin qu’ils ne puissent être modifiés. La comédie est manifeste. 

Le grand Parti Néolibéral Unifié Européen (PNUE), avec ses deux grandes tendances, les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates, présente ces élections comme une question de vie ou de mort, de guerre ou de paix, dans des tons grandioses, qui contraste vivement avec leur manque de pertinence absolue. Tout le monde parle « d’élections décisives », de libéraux contre les autoritaires et de « pro-européens » contre « anti-européens ». Il semble que la civilisation elle-même soit en jeu.

Le parti de Macron nous présente une affiche représentant les femmes allemandes qui, en 1945, ont ramassé les décombres de leurs villes détruites. Le parti de Merkel nous offre une photo en noir et blanc des ruines du Reichstag à Berlin la même année, en contraste avec une photo en couleur du même bâtiment déjà restauré et avec un couple prenant un selfie, avec le message : « La paix n’est pas une évidence ».

Des manifestations « européistes » (sociaux-démocrates, les verts et même Die Linke) ont eu lieu dimanche dans sept villes allemandes sous le slogan : « Une Europe pour tous : votre vote contre le nationalisme ». « Les nationalistes et les extrémistes de droite veulent mettre fin à l’UE et renforcer le nationalisme », déclare le manifeste. C’est un message doublement déroutant, d’abord parce que le nationalisme (exportateur allemand) domine déjà depuis longtemps l’UE et ensuite parce que, les ultras seront loin de décider quoi que ce soit au Parlement européen, selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Toute cette hystérie n’est pas grave. La domination du PNUE est garantie par le prochain Parlement européen, qui de toute façon ne décide pratiquement rien.

La « plus grande Europe » des soi-disant « pro-européens », c’est-à-dire le transfert de plus de compétences et de pouvoir au système de l’UE, signifie arracher la petite démocratie qui reste dans les États-nations pour gonfler des institutions qui ne sont soumises à aucun contrôle citoyen. Et c’est précisément ce qui engraisse « l’anti-européanisme », de sorte que « plus d’Europe » équivaut à s’abonner à un nationalisme réactif qui est souvent extrême. Au milieu de cet amalgame, le seul résultat clair est que l’UE du PNUE devient plus sombre, plus xénophobe, plus militariste et plus sensible à l’extrême droite, comme on le voit déjà.

Comme l’a expliqué Oskar Lafontaine, la chancelière Merkel a tout dit dans son dernier discours électoral, samedi à Zagreb. Rien n’a été oublié. L’Europe est « un projet de paix » (c’est pourquoi nous collaborons aux guerres américaines au Moyen-Orient et en Afghanistan, nous réarmerons et enverrons des troupes en Afrique), « un projet de liberté » (c’est pourquoi nous sommes si résolument engagés dans la liberté de Julian Assange), « et un projet de bien-être » (c’est pourquoi la Grèce et les autres pays du Sud comme l’Espagne, l’Italie et le Portugal subissent les réductions sociales et salariales imposées par le nationalisme exportateur allemand).

« Le nationalisme est l’ennemi du projet européen », déclare Mme Merkel, qui a raison pour une fois sans faire référence au sien. « Quand nous défendons nos intérêts, nous savons comment nous mettre à la place des autres », dit la chancelière, qui a critiqué l’héritage de Willy Brandt de politique de sanctions et de confrontation avec la Russie, précisément parce qu’elle ignore les intérêts de ce pays. Est-ce du cynisme ou de la cécité, se demande Lafontaine ?

Et le pire, c’est que toute cette grande comédie peut exploser à tout moment. Le secteur financier n’est toujours pas réglementé. Les systèmes de garantie n’en sont qu’à leurs balbutiements et si les banques reviennent à exploser, il n’y aura nulle part où trouver l’argent, prévient avec son bon sens l’économiste terrifié Frédéric Lordon, qui cite le diagnostic de Thomas Piketty : « Nous risquons de relancer 2008 mais en pire ».

Les citoyens pourront-ils supporter à nouveau une crise et avec plus d’intensité ? C’est là que l’on revient sur l’importance des gilets jaunes, le mouvement social français.

Après plus de six mois, des dizaines de milliers de Français continuent de se mobiliser chaque samedi. Dernièrement, la participation a diminué. Et alors ? Tout le monde n’est pas prêt à risquer sa vie. Fin avril, les dégâts causés par le mouvement étaient les suivants : un mort, 248 blessés à la tête, 23 personnes ayant perdu un œil, 5 personnes mutilées aux mains ou aux doigts, des milliers arrêtées et des dizaines de milliers gazées et maltraitées par une violence policière inhabituelle qui ne respecte ni journalistes ni vétérans.

La police de Macron a utilisé des grenades explosives anti-émeutes (GLI-F4) et des projectiles en caoutchouc (LBD40) qui ont permis à Amnesty International, à la Ligue des droits de l’homme et à la Commission des droits de l’homme des Nations unies dirigée par Michelle Bachelet de se positionner. La réaction des médias français à l’alarme de Bachelet a battu tous les records de pathos. Macron tente de renforcer le pouvoir exécutif et d’institutionnaliser une sorte d’état d’urgence policière permanent avec une majorité parlementaire aussi écrasante qu’il y paraît, car son soutien social est faible.

Six mois plus tard, des millions de Français, qui ne descendent pas dans la rue, soutiennent ce mouvement malgré la forte pression médiatique dont ils ont fait l’objet, les élections européennes vont-elles changer cette situation ? La réponse est un « non » retentissant. Le danger d’un nouveau krach financier perdurera et le précédent d’une mobilisation sociale française potentiellement contagieuse se poursuivra également.

« Le mouvement des Gilets Jaunes n’a plus de débouché politique », a dit M. Macron. Comme Merkel, le président français a raison quand il a tort, parce que lorsque les banques chuteront à nouveau, nous pourrions voir ce mouvement décider – non pas aux urnes, mais dans la rue – d’une crise de régime en France et se propager sur tout le continent.

 

Le fusible est allumé et ces élections ne changent rien à cette situation.

 

Européennes 2019 : malheureusement, les Français patriotes ont perdu

Européennes 2019 : malheureusement, les Français patriotes ont perdu

 

Par Lucrèce Provence

 

J’avais dans un précédent article expliqué que la campagne des Européennes avait tourné au bipartisme, de par la volonté de Macron, transformant cette élection à la proportionnelle en affrontement LREM-RN ou plutôt Macron-Le Pen, comme une revanche des présidentielles.

Les résultats sont sans appel pour LREM : seconde place dans l’ordre des pourcentages et des sièges : 22,41%, 21 sièges.

LR a payé aussi son positionnement erratique, perdant plus de la moitié des sièges : 20 en 2014, 8 en 2019.

Les écologistes tirent leur épingle du jeu, doublant leur nombre de sièges, qui passent de 6 à 12.

Et le RN mené par Jordan Bardella, donné grand vainqueur par Marine Le Pen sous prétexte de meilleur score ?

Eh bien, cette victoire a un goût amer : d’abord, le pourcentage en 2014, de 24,86% tombe à 23,31% en 2019, soit 1 point ½ de moins en 5 ans. Et puis il y a le nombre de sièges obtenus, qui tombe de 24 députés européens à 22.

Comment interpréter ce qu’il faut bien appeler un recul ?

Tout d’abord, comment se fait-il que le RN ne fasse « que » 23, 31% alors que 67% des Français dans un récent sondage se sont prononcés contre la politique d’immigration qui est théoriquement la marque de fabrique du RN ? Alors même que la Hongrie voit le score des défenseurs de l’identité de Victor Orban à plus de 52% ?

Pour ma part, il y a plusieurs raisons à cela. La principale résidant dans les choix stratégiques et politiques de Marine Le Pen et ses conseillers, lesquels ne font, pour sauver leur position, que conforter Marine dans ses positions. Et le moins qu’on puisse dire est que les choix de MLP sont sujets à caution. Tout d’abord, Jordan Bardella, malgré ses talents et ses convictions, était une tête de liste peu crédible pour les électeurs non historiques du RN, trop « vert » et plus enclin aux généralités qu’aux arcanes de l’Europe.

Ensuite, le manque de défense de l’identité culturelle ET cultuelle européennes, alors que le rejet de l’immigration par les Français vient justement de la volonté de défense de nos racines. Également le manque d’explication du traité d’Aix-la-Chapelle mettant l’Europe en coupe réglée par l’Allemagne. Et puis des « vides » qui peuvent passer pour des détails, mais sont en réalité des manquements politiques et affectifs graves : Marine Le Pen déclarant tout de go « qu’il ne faut pas combattre l’islam parce que c’est une religion », et félicitant les pompiers au lendemain de l’incendie de Notre-Dame, en occultant le caractère sacré et identitaire de cet édifice.

Autre point, la rancune tenace des Français patriotes contre Marine Le Pen qui n’a pas su contrer efficacement Macron entre les deux tours des présidentielles. Enfin, elle s’est engouffrée dans le piège macronien « LREM contre RN. » au lieu de se positionner en défenseur des convictions souverainistes-nationalistes.

Tout laisse à penser, comme je le disais précédemment, que ces Européennes 2019 soient le chant du cygne de Marine Le Pen et que sa position à la tête du RN doive être remise en question.

Et puis, la conclusion générale de ce scrutin s’impose : le « style » politique français s’essouffle et est entré en agonie. Les Français attendent une autre forme de communication, plus affective, et pour tout dire plus identitaire.

Les « petites listes » ayant pâti de la dichotomie Macron-Le Pen ont de beaux jours devant elles pour peu qu’elles comprennent cette nécessité, cette soif d’authenticité humaine dont on a dépossédé les Français depuis si longtemps.

Quant aux résultats à l’échelle de l’Europe, ne nous leurrons pas, ils consacrent, en nombre de sièges, la victoire des europhiles sorosiens. C’est-à-dire que nos élus europhobes en minorité seront une fois de plus réduits à une opposition à peu près stérile et que l’étau va se resserrer autour des peuples.

 

A nous de continuer à nous battre pour une sauvegarde de l’identité française et européenne.

L’Algérie aux Algériens. L’Afrique aux Africains. Européen maître chez toi !

L’Algérie aux Algériens. L’Afrique aux Africains. Européen maître chez toi !

Le billet de Pieter KERSTENS

 

Les printemps arabes sont derrière nous et les « Révolutions » ont fané le jasmin pour aboutir à des guerres civiles en Lybie et en Syrie, orchestrées par des coalitions ayant des visées nauséabondes.

 

En Algérie, l’armée a sorti la clique du dictateur Bouteflika et il semblerait que les manifestations populaires successives aboutissent à un nettoyage anticorruption. Des milliardaires comme les frères Kouninef et Issad Rebrab, ainsi que l’ex-premier ministre Ouyahia et l’actuel ministre des Finances Mohamed Loukal devraient rendre des comptes devant la Justice. Depuis 57 ans, l’Algérie était dominée par un parti unique, le FLN (Front de Libération Nationale), qui s’est accaparé tous les leviers du Pouvoir en instaurant un réel régime totalitaire et menant le pays à la ruine alors même qu’il dispose de richesses innombrables qui lui assurait une totale auto-suffisance alimentaire il y a plusieurs décennies. Possédant des ressources pétrolières, gazières, agricoles et industrielles importantes, capables d’assurer un niveau de vie acceptable pour ses 45 millions d’habitants, force est de constater que ses caisses sont vides, que le chômage touche la moitié des 15 à 25 ans et que les colons Français ont été remplacés par des travailleurs chinois qui s’emparent des marchés publics à vil prix.

Quand Emmanuel Macron déclare que « la colonisation a été un crime contre l’humanité » et que quelques mois plus tard il rend hommage à Maurice Audin membre du Parti Communiste Algérien, il oublie de préciser que ce militant communiste avait choisi le camp des ennemis de la France. Parce que depuis le 7 janvier 1957, les militaires agissaient en toute liberté car ils étaient investis des pouvoirs de police que leur avait donné le gouvernement socialiste avec le soutien des communistes, pour mener la bataille d’Alger contre le FLN. Notre devoir de mémoire nous impose ce rappel : François Mitterrand, ministre de l’Intérieur avait aussi déclaré « l’Algérie c’est la France ! ».

Plus un euro pour l’Afrique : l’argent d’abord pour nos hôpitaux !

De tous côtés on entend des propositions aussi variées que saugrenues pour arrêter l’immigration-invasion qui déferle sur l’Europe depuis trop longtemps et avec la complicité des eurocrates de Bruxelles. Ces euro-mondialistes sont évidemment soutenus par les instances de l’ONU, qui en 2000 avaient pondu un rapport signé par un certain Joseph Chamie, rapport qui conseillait aux gouvernements européens d’accueillir 165 millions d’immigrés extra-européens à l’horizon 2025, seule façon de palier au vieillissement des populations et de pouvoir payer les retraites futures.

Les médias et les partis traditionnels nous inondent d’informations catastrophiques et exploitent la sensibilité et l’émotivité des peuples en ce qui concerne le changement climatique, la culpabilité de l’homme blanc dans les émissions de CO2, l’obligation morale de recevoir tous les immigrés victimes de luttes tribales, de guerres civiles, de famines ou de la montée des eaux, chez nous en Europe à des milliers de kilomètres de leurs maisons.

Par ailleurs, personne ne parle des dons, des subventions, des aides diverses, des prêts ou des collectes accordés aux pays d’Afrique depuis leur indépendance.

Cela se chiffre en milliers de milliards de dollars ! Souvent des capitaux privés, mais en majorité surtout grâce à l’argent de nos impôts. Soyons clairs : quand les budgets des Etats européens sont bénéficiaires et que leurs dettes publiques sont soutenables, pourquoi ne pas aider les misérables dans un élan de générosité ?

Mais on assiste depuis 60 ans à une comédie grotesque qui nous montre que si l’on accorde des aides aux pays sous-développés, ceux-ci ne combattent ni les famines, ni les maladies, ne développent pas leurs systèmes éducatifs ni leurs réseaux de communications. Les occidentaux espèrent s’acheter une « bonne conscience » et la paix dans le monde, en payant des régimes corrompus et des potentats locaux qui s’empressent de virer les capitaux sur des comptes bancaires dans les paradis fiscaux ou en achetant des châteaux ou des propriétés de prestiges dans les lieux huppés de la planète, ou bien en se constituant une « cour » d’obligés.

Alors, STOP ! Comme on assiste à la décadence, au déclin et à la décomposition de notre société à cause d’un monde métissé, recomposé, divers, hybride et multiculturel qu’on nous impose, il est maintenant urgent de réfléchir et d’agir. OUI, ce gaspillage a trop duré et ces mannes financières déversées sur le continent africain depuis des décennies n’ont servi à rien (à quelques exceptions près) si ce n’est à constater que la démographie et les populations les plus nécessiteuses ont été multipliées par 5 alors que, bien au contraire, les dirigeants africains auraient dû imposer un strict contrôle des naissances. Les défenseurs de la Planète accusent l’homme blanc de gaspillages et de consommations qui mettraient les écosystèmes en danger. Jamais un mot à propos des dérives en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud ou dans les pays arabes. Pourquoi ? Ils ne polluent pas ? Ils ne détruisent pas les forêts ni les mers ? Ils seraient, eux, parfaitement respectueux de la Nature ?

J’ai eu la chance de parcourir une trentaine de pays de par les continents et souvent demeurer plusieurs semaines dans chacun d’entre eux ; par curiosité, pour m’instruire, pour y travailler en créant des sociétés et surtout pour essayer de comprendre leurs comportements autrement qu’au travers des livres. Hors des sentiers battus et parfois dans des conditions critiques, j’ai pu constater que le réel sur place est souvent très différent de ce que les médias et le monde des pourriticards nous racontent à longueur de temps.

Europe, libère-toi !

Les plus gros pollueurs sont les Asiatiques, les Américains et bientôt les Africains. Depuis 40 ans, j’ai vu les vélos disparaître dans les grandes cités d’Asie, cycles remplacés par les mobylettes et les motos et maintenant encombrées par une multitude de voitures et de camions. Idem en Afrique. Et qui parmi les écolos ira là-bas prêcher pour qu’ils arrêtent cette course à un meilleur niveau de vie. Quel « Khmer vert » ira-t-il en Inde pour stopper la construction de centrales thermiques polluantes ? Quel troll scandinave brandirait-il son panneau de grève scolaire du vendredi pour interdire la déforestation en Malaisie ? Qui, parmi les humanistes socialaud-écologistes, irait à Lagos ou à Kinshasa pour prôner l’arrêt de l’utilisation des sacs en plastique ou d’un second smartphone ?

Au Sénégal, en Tanzanie ou en Afrique du Sud, j’ai pu voir la destruction des infrastructures laissées par les Français, les Anglais et les Boers. J’ai constaté que les nouveaux dirigeants imposaient à leurs peuples (souvent constitués de multiples tribus) le rejet des héritages culturels, industriels, administratifs et économiques dans la gestion de leur quotidien, au prétexte d’anticolonialisme et au nom de doctrines absurdes.

Au Viêt-Nam -surtout au Tonkin- toute trace ou inscription quelconque de la présence de la France a été éradiquée et martelée, même dans le nom des rues. Seuls subsistent les poteaux en béton d’EDF et les vieilles locomotives diesel qui circulent cahin-caha sur des voies ferrées vétustes ; le réseau routier est lamentable. Mais la soif d’exister fait que ce pays est devenu un exportateur important de chaussures et de produits de la pêche, d’abord vers la France. Et surtout : « Ho Chu Tich muon nam ! » 1.000 ans de vie au Président HO !

Donneurs de leçons, fermez-la !

Nous n’avons pas besoin de ces donneurs de leçons, charlatans au service du Nouvel Ordre Mondial qui feraient bien mieux de balayer devant leur porte.

La France et l’Europe disposent des capacités et des ressources indispensables à leur développement et au bien-être de leurs peuples ; mais réfléchissons quand même sur ces faits incontestables :

  • Entre 1850 et 2016, la forêt en France a progressé de 7 à 15 millions d’hectares.
  • Chaque année, partout dans l’Hexagone, la forêt augmente de 40 à 50.000 hectares
  • Depuis 2013, 1,5 million d’habitants ont quitté les villes pour aller à la campagne, favorisant les circuits courts
  • En France, un produit parcourt 1.500 kms avant d’atterrir dans une assiette.
  • 90.000 camions convergent tous les jours vers Paris pour assurer l’alimentation de ses habitants
  • Tous les jours, 20% des automobilistes mettent plus d’une heure pour se rendre à leur travail
  • La production électrique en France vient à 75% du nucléaire, avec 16 sites et 59 réacteurs.
  • Entre 1970 et 2010, 350 stations de sports d’hiver ont dénaturé les Alpes, les Pyrénées, les Vosges et le Centre
  • Tous les ans on dénombre 1.400 festivals musicaux en France, sources de pollutions diverses
  • Pour assouvir la consommation des Européens, 90% du trafic des marchandises se passe sur mer avec des cargos de 20.000 conteneurs, qui polluent, chacun, autant que 1 million de voitures pendant 1 an.

Il est évident par ailleurs que les intérêts des pays d’Europe ne sont pas tous identiques et qu’il est arrogant de croire que l’Homme va sauver la Planète alors que la Nature et le Soleil se rient de nos gesticulations.

  

C’est pourquoi, le 26 mai, chaque Européen devra donc exprimer son choix en fonction de ses convictions.

Gilets jaunes : la contagion partout en Europe

Gilets jaunes : la contagion partout en Europe

Gilets jaunes contagion partout en Europe

 

D’après Gregory Roose (Adoxa.info)

 

Le mouvement des gilets jaunes ne devait être, à l’origine, qu’une manifestation de contestation citoyenne spontanée pour marquer le mécontentement général, le 17 novembre 2018, face à la hausse des taxes sur les carburants et de la baisse du pouvoir d’achat des Français. Mais la colère citoyenne n’est pas retombée et de nombreux points de blocages sont constatés partout en France le 20 novembre. Bien que ralenti, le mouvement perdure. Il s’étend même à plusieurs pays d’Europe comme l’Allemagne, la Belgique ou la Bulgarie.

 

En Belgique

 

Selon le site alterinfo.ch, les Gilets jaunes bloquent actuellement ronds-points et dépôts de carburant en Belgique, notamment en Wallonie, ralentissant le trafic de camions citernes et provoquant déjà la pénurie dans certaines stations-service. Un mouvement politique va être lancé pour les prochaines élections, ce qui ne semble pas être la volonté des gilets jaunes français qui revendiquent un mouvement citoyen spontané, autonome et indépendant de l’influence des partis politiques et des syndicats.

 

Des blocages en Bulgarie

 

En Bulgarie, des habitants vêtus de gilets jaunes ont envahi les rues de la capitale Sofia et celles d’autres grandes villes du pays. Alterinfo.ch rapporte que des milliers de Bulgares ont également bloqué dimanche les principaux axes routiers et les postes-frontière entre la Bulgarie, la Turquie et la Grèce pour protester contre la flambée du prix des carburants dans ce pays qui est le plus pauvre de l’Union Européenne.

 

Les Allemands en colère

 

En Allemagne, les motifs de la contestation sont d’une toute autre nature. La colère des citoyens se cristallise autour de la politique menée par le gouvernement Merkel. Les manifestants de Kandel, qui ont protesté contre la politique migratoire d’Angela Merkel suite au meurtre de Mia, 15 ans, par un migrant, proposent de reprendre le symbole du gilet jaune. Les manifestations de Kandel ressemblent à celle du 17 novembre dans leur spontanéité et leur caractère rassembleur et populaire.

Une publication sur le réseau social Facebook invitant les Allemands à se rassembler le 12 janvier 2019 à Kandel a déjà été partagée plus de 2000 fois.

 

En France, si le mouvement des gilets jaunes continue au ralenti depuis la manifestation du 17 novembre, plusieurs appels sur les réseaux sociaux invitent les Français mécontents à bloquer massivement Paris le 24 novembre 2018.

 

Territorialité, subsidiarité, ça bouge en Europe !

Territorialité, subsidiarité, ça bouge en Europe !

Nous sommes à une époque charnière de notre histoire. Au moment où les français éprouvent de plus en plus de réticence pour la politique, à seulement quelques kilomètres de Perpignan un référendum sur la création d’un nouvel état était à l’ordre du jour le 1er octobre 2017. Ce référendum devait mobiliser non seulement toute la classe politique catalane, mais surtout la société civile. Le peuple catalan a souhaité s’exprimer sur son devenir collectif et prendre les choses en main, au grand dam de Madrid et de L’Union Européenne.

En France, on râle et on traîne les pieds, comme si la résignation résumait à elle seule les effets secondaires d’une indigestion électorale. Le suicide collectif n’est pas un remède, mais la prise en main des affaires publiques par la base, c’est-à-dire par nous, le peuple, l’est !

TerritorialitéQue dire des corses qui, eux, tout en étant sous administration française, réussissent peu à peu une véritable décentralisation avec un renforcement de l’exécutif local. Cela est rendu possible grâce à la ténacité des militants nationalistes et à la préservation d’une singularité identitaire, véritable ciment sociétal, mais également, et il faut le souligner, grâce à la maîtrise des outils juridiques mis à la disposition de toutes les collectivités territoriales. Cet outil c’est l’Article 72 de la Constitution qui permet l’obtention d’un statut dérogatoire permettant la fusion du Conseil Départemental et Régional en une seule collectivité territoriale.

Le régionalisme est souvent décrié. Par méconnaissance ? Par positionnement politique dépassé ? Par peur de se prendre en main ? Le régionalisme est l’objet permanent de procès d’intention. On l’accuse de vouloir casser l’unité de la France. Question : le mot unité est-il synonyme d’uniformité ? Ce qui est valable pour une région, l’est-il aussi pour une autre ? Les exemples en matière de décentralisation réussie, de fédéralisme ou confédéralisme en Europe ou dans le monde sont légion. Seulement la tradition jacobine française rend parfois hystérique tout débat sur la question, quand elle ne l’inhibe pas tout simplement. Or cette « coutume » jacobine, qui a pu compter pour certains, est aujourd’hui dépassée, anachronique même, et elle ne doit pas, elle ne doit plus faire office de loi commune. Que dit la Constitution à ce sujet ? Timidement bien sûr : L’Article premier à son premier alinéa, stipule que si « La France est une République indivisible », « son organisation est décentralisée [1]». Le débat est donc ouvert et ne peut plus être botté en touche.

Une des pistes à explorer est de définir les outils ainsi que les orientations qui s’inscrivent dans le champ du possible, en ne nous interdisant pas l’innovation en matière d’idées territoriales. Les enjeux sont les suivants : comment assurer la pérennité de l’identité charnelle dans l’évolution actuelle de notre société où le nomadisme prend le dessus sur l’enracinement ? Comment influencer, et donc agir politiquement, sur le terrain de la décentralisation et le renforcement de l’exécutif local ? Quel avenir souhaitons-nous apporter aux communes, premier échelon de la démocratie locale, face au monopole toujours grandissant des métropoles cosmopolites ou l’anonymat est la règle première ? Quelle doctrine le mouvement identitaire peut-il construire autour du principe de subsidiarité ? Comment réarticuler des corps intermédiaires, aujourd’hui inexistants, afin de contrebalancer un pouvoir politique, tous gouvernements confondus, de plus en plus coercitif et envahissant ?

Enfin, l’idée « territoriale – régionaliste » serait sans saveur si elle n’était pas accompagnée de l’idée du ré-enracinement qui va de pair avec une revitalisation de nos campagnes. Le monde rural se porte mal. Il est délaissé au profit de ces mille Babylone qui pullulent partout en France. Revitaliser les campagnes, c’est vouloir réactiver, sans romantisme aucun, une activité agricole plus saine et profitable à tous. Revitaliser les campagnes, c’est offrir la possibilité à de nombreuses familles de réintégrer, ou de se réapproprier l’idée d’une communauté de proximité, d’une solidarité autre que fiscale : humaine.

TerritorialitéL’idée générale est la suivante : le régionalisme a pour vocation d’articuler tout à la fois la transmission identitaire, et de la faire vivre, de renforcer l’exécutif local et de satisfaire les besoins humains dans le respect de la nature. Cette alchimie politique peut se réaliser en tant qu’éco-région autonome. Simple concept ou future réalité ?

Enfin, comment intégrer l’idée régionaliste en prenant en compte la dimension européenne de notre combat, c’est-à-dire en mettant au-dessus de tout, ce qui nous définit par un socle commun : notre civilisation.

[1] Révision constitutionnelle du 28 mars 2003