La chronique littéraire de José Altémir

 

La société contemporaine détruit, étouffe ou masque systématiquement la réalité et ses représentations. Celles-ci ne peuvent prétendre à une certaine justesse (et objectivité) que si elles reposent sur des connaissances (historiques, sociologiques…etc…c’est-à-dire culturelles) et donc un savoir.

Notre combat ne peut se développer et nourrir son sens civilisationnel que s’il contribue à la restauration et à la diffusion du savoir, d’où cette modeste rubrique littéraire et culturelle où nous essaierons d’inciter à la découverte, de solliciter la mémoire… et donc d’encourager le travail de réflexion.

 

Aujourd’hui nous évoquerons trois ouvrages, l’un de parution récente et deux rééditions (dont les initiateurs sont par surcroît des amis proches de notre mouvance).

 

Dimitri Casali,

historien et spécialiste de l’enseignement de l’histoire, auteur de nombreux ouvrages dont L’histoire de France interdite (J-C Lattès), a publié chez First La longue montée de l’ignorance, ouvrage qui souligne, démontre et dénonce les falsifications historiques et leurs raisons d’être. Il met en lumière la progression de l’illettrisme en France (7% de la population soit 3 millions de personnes) et l’effondrement du niveau scolaire (27ème rang au classement pisa). Il souligne la destruction de l’école devenue fabrique d’ignorance (cf : J-C Michéa : L’Enseignement de l’ignorance (Climats) ; le glas de celle-ci a sonné depuis 1968 et elle ne produit plus que des consommateurs de marchandises diverses. Il met en exergue au travers de multiples exemples (la croissance de l’idéologie créationniste aux USA et ses modalités), l’expansion de l’ignorance, corollaire de la soumission à l’ordre établi.

Et il évoque, tristement, la fin de l’enseignement du grec et du latin, l’évaporation de l’enseignement de la philosophie et la dilution de celui des lettres, (les « pédagogistes » recommandent aux professeurs d’apprendre à lire aux élèves sur des modes d’emploi d’appareils ménagers -source Philippe Meirien dans le Figaro Mag-).

A l’opposé de cela les deux ouvrages des Éditions « À l’Enseigne de l’Appel » (en vente uniquement sur le site www.editions-appel.fr) témoignent d’une volonté affichée et affirmée de transmettre.

 

 

L’ouvrage de Victor Méric,

À travers la jungle polique et littéraire, est celui d’un journaliste libertaire (collaborant entre autres au journal La Guerre Sociale …) qui évoque la période allant de la fin du XIXème siècle aux années trente et revisite toutes les figures de l’époque, de Laurent Tailhade à Gustave Hervé. Il évoque surtout « Une saison à la Santé » (la prison de la Santé) en compagnie de Charles Maurras, les visites des Camelots du Roi et du gros Léon (Daudet). Racontant cela, les détails sont nombreux et riches et les anecdotes croustillantes, il décrit les moments de fraternité et d’échanges de personnalités qui ne menaient pas les mêmes combats mais les conduisaient avec la même culture et la même intelligence.

 

 

L’ouvrage de Lucien Corpechot,

Souvenirs d’un journaliste tome 1, nous révèle ou nous rappelle le souvenir d’une Atlantide intellectuelle de la pensée. Nationaliste et royaliste, Corpechot (qui écrivait dans Le Moniteur Universel) brosse les portraits de Quinton, Anna de Noailles, Gyp,  Daudet (père et fils), Capus, Bourget, Barrès,  Maurras et il retrace le combat contre la dégénérescence amorcée (?) lors de la (dite) Révolution Française. Ces deux ouvrages, aux styles éblouissants, ressuscitent une époque oubliée et volontairement traversée par les bien-pensants de la société spectaculaire, celle de la grande bascule vers le néant du présent.

 

 

Se réapproprier le passé est un des moments du combat identitaire : LISEZ !!! « L’enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus nécessaire de l’âme humaine » (Simone Weil) -Philosophe- « Croire à l’histoire officielle, c’est croire des criminels sur parole » (Simone Weil) -Philosophe-.

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