orientation

 

Par Colette Mercier

 

Ce qui suit est le fruit d’observations continues sur une très longue carrière dans le privé et sur l’observation des carrières de la génération actuelle des 25 / 45 ans.

 

Et enfin, conseils pour les nôtres …

 

Tout ce qui suit s’adresse à tous ceux qui ne sont pas sûrs d’accéder au monde parfait de la classe urbaine gentrifiée, aux meilleures positions sociales et aux bons quartiers sécurisés des grandes métropoles mondialisées et à tous les gens prévoyants qui sentent que les choses peuvent très mal tourner.

Si vous n’avez pas les capacités pour le très haut niveau scolaire ou si au moment où il fallait donner le coup de rein vous étiez plus passionné par les filles, par les garçons, ou tout simplement par la rêverie ou le glandouillage, ce n’est pas grave. Le monde est vaste et chacun peut y trouver sa place. Tout est question de volonté, d’équilibre et d’idée qu’on se fait des choses.

 

Un avenir lourd de menaces

 

Notre monde a bien changé et pas en bien. L’insécurité règne partout et l’État est totalement impuissant à juguler la montée des violences de toute nature. La paupérisation généralisée voulue par l’état central va s’accentuer, augmentant les tensions. Nous allons vers un état de décomposition sociale comparable à ce que l’on peut voir dans certains pays d’Amérique du Sud et Centrale.

De surcroît, l’invasion allogène encore contenue sans trop de violences jusqu’à il y a quelques années vient de muter et une guerre de religion est déjà ouverte sur notre sol.

Que nous le voulions ou non, il faut nous préparer à vivre durablement dans des conditions dégradées que nous n’avons pas connues depuis des décennies.

Qui peut dire le contraire, qui peut garantir sérieusement un avenir serein ?

 

Les villes, probables chaudrons de violence

 

Quel que soit le scénario, c’est dans les grandes villes que se concentreront les problèmes. D’ores et déjà elles sont devenues invivables et les gens qui le peuvent les fuient. Si, selon toute vraisemblance, les choses se dégradent encore, la vie y deviendra intenable. Les guerres asymétriques modernes se passent toutes dans des villes, jamais dans les vastes espaces ouverts.

De toutes façons, quels que soient votre situation personnelle, familiale, professionnelle, votre âge, vos conditions de revenus, vos conditions patrimoniales, vous avez tout intérêt à sortir des villes.

Vous pouvez y conserver votre emploi, ou votre source de revenu mais n’y restez pas piégé à titre résidentiel. Sortez des villes, n’attendez pas qu’il soit trop tard. Prenez la bonne décision, maintenant, tant que vous le pouvez.

Devenez sobre !

 

Malheureusement nombre d’entre nous n’ont déjà plus accès au superflu. Ce qui suit s’adresse donc à ceux qui ont encore les moyens de dépenser inutilement et qui doivent impérativement s’endurcir. Même s’il ne se passe rien, ce sera toujours une garantie de bonne santé et de longévité. Consommez moins, vous irez mieux.

Dématérialisez-vous. Supprimez l’inutile, le superflu, l’accessoire, l’encombrant qui ne vous est d’aucune utilité. Ne soyez pas esclaves des biens matériels, simplifiez vos vies. Ne gardez que l’essentiel. Vous libérerez de la place, vous libérerez des ressources.

Devenez frugal. Apprenez à vivre avec moins, cessez de boire, ne fumez plus. Ne vous déplacez pas inutilement à tout bout de champ et sans raison, soyez sobre. Faites durer vos véhicules, entretenez-les plutôt que de les changer, vous ferez bosser votre mécano. Arrêtez les loisirs inutiles : le golf, le ski … Ne jetez rien d’utile avant d’être sûr que ça ne soit plus réparable. Ne jetez pas, donnez. N’achetez que des trucs durables, réparables. Coupez la clim en été, portez des polaires en hiver. Désaffectez votre piscine, coupez l’arrosage automatique, apprenez à votre pelouse à vivre sans eau. Laissez pousser le chiendent.

Apprenez à sortir sans votre carte bleue, à passer la semaine sans rien dépenser, sauf si c’est indispensable. Ne gardez que le minimum d’argent de poche. Si vous êtes un homme marié, confiez la gestion du budget familial à votre épouse. Si vous avez encore des enfants apprenez leur la sobriété.

Consommez dans la proximité. Faites travailler les petits commerçants, les producteurs, les artisans du voisinage. Cela vous permettra de vous constituer un réseau de connaissances utiles. Le jour où ça ira vraiment mal, mieux vaudra avoir de bonnes accointances avec le boucher local qu’avec Charal ou Carrefour.

Débarrassez-vous de vos jouets inutiles. Supprimez le quad, la moto, le bateau, le jet-ski, les gadgets, les « bouffe-budgets » inutiles et encombrants.

 

Organisez-vous pour faire face en cas de coup dur

 

Préparez-vous à vous serrer les uns contre les autres. En cas de gros pépin, il vous faudra pouvoir fonctionner en réseau avec votre entourage proche. Renouez des liens, sortez de l’individualisme, aidez d’ores et déjà les gens autour de vous. Faites le bien, vous serez contents qu’il vous revienne en cas de coup dur. Faites-vous un réseau de connaissances dans le voisinage. Soignez vos liens en famille. Soyez fidèle à vos commerçants, vos prestataires, faites travailler le local, faites-vous reconnaître du local.

Conservez de l’espace. Gardez de la place pour regrouper du monde en cas de besoin. Gardez des chambres, vos annexes. Gardez vos lits, vos draps vos matelas. Même si vous avez reconverti vos chambres en bureau, atelier ou salle de jeu, vous pourrez toujours les requalifier en dortoirs.

Multipliez vos moyens de chauffage et de cuisson. Ne soyez pas mono énergie. Ayez une vielle gazinière, ou un simple domino 2 feux gaz. Si vous avez des cheminées, procurez-vous un poêle à bois, stockez quelques stères d’avance.

Ayez des outils durables. Même si vous ne jardinez pas, il faut avoir tous les outils du jardin. Dédoublez ce qui est motorisé par des outils à main. Ayez une faux, des scies, des pelles, des pioches, une bêche … une brouette. Si vous ne jardinez pas chez vous, vous pourrez toujours mutualiser avec un voisin, échanger du travail contre la possibilité de cultiver un peu. Pour jardiner il faut de l’eau. Si vous n’en avez pas chez vous, vous aurez peut-être intérêt à aller cultiver là où il y en a pour arroser. À ce moment-là, il ne faudra pas arriver les mains vides et savoir se rendre utile.

Ayez tout le fourniment domestique : des bassines, des bouilloires, des tubes, des stérilisateurs, des bocaux en verre, des jarres en grès, des lessiveuses, des brosses en chiendent … des trucs d’autrefois. Éventuellement apprenez à distiller, savoir-faire de la gnole vous garantira de pouvoir troquer. Apprenez la couture, le reprisage, ayez une machine à coudre, il faudra peut-être faire durer les vêtements. Apprenez à faire des choses utiles.

Si vous avez la place de le stocker, ayez un vieux véhicule utilitaire, fourgon, pick-up, petit camion. Même s’il ne passe plus le contrôle technique, en cas de gros pépin il vous sera toujours plus utile qu’un cabriolet sport.  Pensez toujours qu’en cas de gros pépin, il vaudra mieux savoir comment mutualiser avec le voisinage et préparez-vous dans ce sens. Ayez de quoi faire des apports utiles.

Prenez la bonne option en cas de coup dur.  Si ça tourne mal, on devra plutôt vivre durablement comme dans les années 20 à la campagne que planqué sous une bâche au fond d’un bois. Apprenez à stériliser, à faire des conserves, à saler les viandes, à tuer un cochon ou un mouton. Retrouvez les gestes, sachez saigner et plumer une volaille. Sachez stocker les patates, les carottes, les oignons, les pommes, les poires. Préparez-vous à glaner dans les champs après les récoltes, du maïs pour la volaille, du tournesol, voire des patates. Repérez les fruitiers abandonnés dans les haies. Demandez, ça ne vous sera pas refusé.

Ayez un ou plusieurs gros chiens. Choisissez les bien impressionnants et fortement gorgés. Au besoin faites les éduquer à la défense. C’est un garantie largement plus sûre qu’une alarme ou qu’une police d’assurance. Avec eux, vous ne serez jamais pris par surprise. Et les malfaisants préféreront s’adresser ailleurs.

 

Fortifiez-vous !

 

Maintenez-vous en condition physique, endurcissez-vous. Endurcissez vos enfants si vous en avez. Commencez par couper les portables et l’ordi pendant quelques jours, ensuite, une semaine entière. Essayez de couper le chauffage quelques jours en hiver, juste pour voir où vous en êtes. Essayez de couper l’électricité quelques jours. Essayez de couper le robinet d’eau. Juste pour voir.

Si ça n’est pas déjà fait, équipez-vous sérieusement pour votre défense personnelle. Un fusil de chasse calibre 12 est le plus accessible et c’est le minimum vital. Dans la plupart des cas, ça sera déjà bien suffisant. Familiarisez-vous, manipulez, faites du drill. Le plus simple et le plus efficace est de vous inscrire dans un club de ball-trap. Qui peut le plus peut le moins, si vous touchez le pigeon d’argile vous contrôlerez votre environnement jusqu’à 50 mètres ce qui n’est déjà pas si mal et même très bien.

 

Si vous pouvez cocher toutes les cases de ce programme, ça ira déjà nettement mieux.

Et si rien ne se passe, tant mieux, vous aurez au moins retrouvé une part de vos racines.

 

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