Le billet de Martin Moisan

Réforme des retraites, le gros cookie dont personne ne parle porte sur les retraites des femmes. Pourtant, si le projet aboutit, ce sera un véritable hold-up au détriment des femmes de la classe moyenne et au profit des 50 millions de Subsahariens attendus en Europe.

Les femmes doublement lésées. Non seulement les carrières de femmes ont été souvent écourtées, non seulement leurs salaires ont été le plus souvent nettement inférieurs à ceux des hommes, y compris à compétences égales, mais en moyenne leurs retraites sont largement inférieures à celles de hommes. En 2016, 1.099 € pour une femme contre 1.908 € pour un homme. Grosse différence en effet.

La nature est injuste, les femmes nous survivent. Tant mieux, ou tant pis pour elles selon le point de vue d’où on se place. D’un point de vue strictement pécuniaire, ça serait plutôt tant pis. En effet, c’est tout à fait injuste, nous les quittons à 77 ans quand elles restent jusqu’à 85 ans en moyenne. Ce ne sont que des moyennes, mais en gros, ces dames nous survivent pendant 8 ans environ. Et ce ne sont pas leurs plus belles années, en tous cas pas les moins onéreuses. Maison de retraite, aide à domicile, chauffage et entretien du logement qu’il leur faut alors supporter seules, les surcoûts tombent en fin de vie et il leur faut y faire face seules avec des revenus moindres.

Le patrimoine foncier de la classe moyenne dans le collimateur. Dans ces conditions, on comprend aisément que la retraitée de la classe moyenne en fin de vie, privée d’une retraite décente, ne pourra pas assumer son maintien dans le logement dont elle est propriétaire. Et c’est là l’un des buts occultes de cette réforme : contraindre les femmes de la classe moyenne, en particulier les veuves, à aliéner leur patrimoine foncier pour financer leur fin de vie.

Effondrement de marché, aliénation à vil prix. Dans ces conditions, on peut prévoir un effondrement massif de la valeur de marché de toute une catégorie de biens immobiliers. Principalement les appartements et les pavillons appartenant à la classe nombreuse des baby-boomers qui vivent en banlieue et dans les zones périphériques. Il y a tout lieu de penser que le marché va s’effondrer par un effet de tenaille entre la surabondance des biens de cette catégorie à la vente et la raréfaction de la demande et du crédit aux potentiels acquéreurs en regard. C’est là un des buts sous-jacents de la réforme : contraindre la classe moyenne âgée à aliéner son patrimoine, la contraindre de le faire à vil prix.

Mouloud et Fofana dans nos maisons. Dans ces conditions, face à une profusion de biens à vendre à très bas prix, on comprend bien que les municipalités, les départements, les HLM vont rafler la mise pour augmenter le parc de logements sociaux nécessaires au logement des nouveaux venus. Ils le feront grâce à la monnaie de singe émise par les quantitative easings, grâce aux taux négatifs et par le recours massif à la dette.

Macron Rothschild a la solution pour loger les millions de Subsahariens. Pour ceux qui se demandaient où il pourrait bien les mettre, dites-vous bien qu’il a la solution.

Nos femmes dehors, Mouloud et Fofana dans nos maisons.

Grand Remplacement = Grand Dépouillement.

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