Le billet d‘Eric de Verdelhan

 

« …L’individu végétarien peut mourir en accord avec lui-même : à peine enterré, il bouffera uniquement des pissenlits par la racine. ». (Jacques Sternberg)

« Je pourrais faire un bon végétarien si l’on décrétait, un jour, que le bacon est un légume… »

(Lawrence Block)

  

Dans ma prime enfance, il y a bien longtemps, mon père, qui était un honnête homme (au sens où on l’entendait au XVIII° siècle), m’a enseigné que ma liberté s’arrêtait où commençait celle de mon voisin, et réciproquement bien sûr ! Ce sage précepte a marqué toute ma vie.

Les mondanités snobinardes ou les apéros plus prolos, entre voisins, ne sont pas ma tasse de thé. D’ailleurs, je n’aime pas le thé (je préfère le Whisky « single malt » de 12 ans d’âge au moins).

Je suis un solitaire, un ours, un misanthrope un brin asocial, je n’y puis rien, mais je m’inspire de la philosophie de Georges Brassens : « Heureux qui n’ayant pas d’idéal sacro-saint / Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins » 1. Aussi, à bientôt 70 berges, j’ai envie de pousser un « coup de gueule » contre les gens – de plus en plus nombreux – qui se croient autorisés à me pourrir la vie.

Chez nous, les hommes politiques – tous bords confondus – ont compris que c’est la division des Français qui assure leur réélection. Et, en dehors de basses magouilles électoralistes, d’alliances de circonstance, ils sont totalement incapables de créer un véritable consensus autour de grands thèmes fédérateurs. La sauvegarde de notre identité, la survie de notre nation, l’attachement à nos racines judéo-chrétiennes, sont de sujets qui pourraient rassembler les Français, mais la finance apatride se charge, via Bruxelles, de leur rappeler que le « remplacement de population » est une étape incontournable vers un gouvernement mondial. Donc, ils divisent, sachant qu’à chaque élection, ce n’est pas le meilleur mais le moins mal élu qui aura le pouvoir2.

L’élection de « Jupiter » Macron en 2017 ou la présence de …34 listes lors des prochaines élections européennes en sont une illustration flagrante.

Gouverné par des incapables et/ou des voyous qui ne protègent que leurs privilèges et ne défendent que leur gamelle, notre pays est en perpétuelle guerre civile larvée : les jeunes contre les vieux, les actifs contre les retraités, les salariés du privé contre les fonctionnaires, les écolos contre les chasseurs, les bobos en « Vélib » contre les baroudeurs en 4×4, les pacifistes contre l’armée, les LGBT3 contre les hétéros (qu’on soupçonne d’homophobie), l’agriculture traditionnelle4 contre le « Bio », les défenseurs de la souffrance animale contre les « viandards » et, bien sûr, les adorateurs d’Allah et de Mahomet, contre… tous les autres : les mécréants qui refusent la « Sharia »5.

On constate tous les jours que cette guerre civile est inéquitable car les attaquants, toujours du même bord, bénéficient du soutien d’une presse noyautée par la gauche à plus de 90%6.

Celui qu’on cible, le pourri, le galeux, est d’ailleurs toujours le même : Dupont-Lajoie, franco-franchouillard attaché à son pays, à ses racines et à ses traditions.

Georges Pompidou, originaire du Cantal, déclarait à un technocrate venu lui soumettre je ne sais quelle réglementation nouvelle : « Il faut arrêter d’emmerder les Français ! ».

De nos jours, comme si l’État ne suffisait pas, la Commission de Bruxelles d’un côté, les « lobbies » environnementaux de l’autre, se chargent de régenter TOUTE notre vie. De nous dire ce qui est bon pour nous, pour la sauvegarde des espèces, pour la planète…

On nous infantilise un peu plus chaque jour et surtout, on nous culpabilise pour mieux nous tondre. Pourtant, par tempérament, je suis assez conciliant et même plutôt bonne pâte :

Je n’ai RIEN contre les chasseurs, même si je ne chasse plus depuis bien longtemps.

Je n’ai RIEN contre la corrida (je n’ai jamais assisté à une corrida). Cette tradition espagnole a ses aficionados, c’est leur droit. On peut d’ailleurs se demander si le taureau ne préfère pas mener un dernier combat dans l’arène plutôt que de finir dans le couloir sordide d’un abattoir ?

Je n’ai RIEN contre les animaux, en général, exception faîte des chats (surtout ceux de ma voisine, qui viennent déféquer dans mon jardin), des vipères, des moustiques et des guêpes.

Je n’ai RIEN contre les possesseurs de 4×4 puisque j’en possède un moi-même et qu’il m’est bien utile lorsque je sors des sentiers battus, ce qui m’arrive assez souvent.

Je n’ai RIEN contre les « gays », tant que ces messieurs (ou dames ?) ne me demandent pas de marcher à voile et à vapeur, ou de porter une jaquette flottante.

Je n’ai RIEN, non plus, contre les lesbiennes. Nous avons même un énorme point commun : comme elles, je n’aime pas les hommes.

Je n’ai RIEN contre les fonctionnaires quand ils travaillent (au moins 35h par semaine) et ne baptisent pas leurs grèves à répétition, des « Journées d’action ».

Je n’ai RIEN contre les Musulmans quand ils respectent nos lois, nos us et coutumes. (Et qu’ils ne confondent par le Coran avec le Code Civil).

Je n’ai RIEN contre l’immigré s’il est venu légalement travailler en France et s’il n’est pas là uniquement pour profiter de nos généreuses aides sociales, aussi diverses que variées.

Et je n’ai RIEN, en principe, contre les végétariens, végétaliens, « Végans », antispécistes et autres bouffeurs de Boulgour, de Quinoa, de Soja et autres saloperies (que je n’oserais pas donner à mon chien de peur qu’il me morde) à condition… qu’ils me foutent la paix, ce qui n’est pas le cas !

En effet, il ne se passe pas une journée sans que l’amateur de viande, de charcutaille, de barbecue, ne soit stigmatisé, montré du doigt, insulté par cette engeance malfaisante qui agresse les artisans-bouchers, s’introduit clandestinement dans des abattoirs privés, ou insulte les chasseurs.

Passe encore que la pulpeuse Pamela Anderson – cette pétasse siliconée – vienne expliquer au Parlement français qu’on doit arrêter de gaver les oies : elle en a plus dans le soutien-gorge que dans la cervelle. La belle Pamela, c’est une dinde avec le QI d’un bulot ; il est donc normal qu’elle défende les animaux. Mais que dire de ce crétin prétentieux d’Aymeric Caron ? Et de tous ces écolos tristounets, ces journaleux pontifiants, ces actrices « engagées », ces féministes mal-baisées qui viennent nous donner des leçons de vie dans tous les domaines : la transition énergétique, le diésel, la malbouffe, le réchauffement climatique, les OGM, la souffrance animale…etc…etc…

Bon, j’avoue humblement que j’ai tout pour déplaire à ce ramassis de pisses-froids aigris et qui distille la morosité. Je suis la caricature, que dis-je, l’archétype du « Franchouillard », du « beauf » comme on dit à gauche, du « Gaulois », du « Souchien ».

Dès la quarantaine, j’ai été frappé par la calvitie bedonnante des notables de province. Il m’arrive de regretter l’époque où, chez les paras, j’étais « félin et manœuvrier » selon l’expression du général Bigeard. Mais je dois mon tour de taille à l’arrêt de tabac, car je fus un gros fumeur avant de devenir un gros tout court. Griveaux a raison : j’ai été un « mec qui clope et qui roule au diésel ».

J’ai banni la clope mais je roule toujours au diésel : mea culpa, mea maxima culpa !

Ajoutons à cela que j’aime les grosses motos, les belles bagnoles, les jolies femmes avec, si possible « du monde au balcon », qu’elles soient blondes, brunes ou rousses7.

J’apprécie la franche rigolade, l’humour gaulois, la fête, les bons vins et la bonne chair.

Et, comme tous les gens simples, mes plaisirs sont simples : pour moi, le comble du bien-être, le summum du bonheur c’est, par exemple, de savourer entre amis une belle côte-de-bœuf, grillée sur sarments, avec, pourquoi pas, une noix de foie-gras (où de moelle), et arrosée d’un Saint-Emilion ou d’un Châteauneuf-du-Pape.

Je ne demande pas au triste « Végan » de me comprendre, d’ailleurs, son avis, je m’en fous !

Mais, en revanche, je voudrais qu’il m’explique pourquoi lui et ses congénères n’attaquent JAMAIS de boucherie ou d’abattoir « Halal » ? Est-ce par trouille ou sur ordre ?

Je voudrais également comprendre pourquoi – dans un pays qui pratique 220 à 250.000 avortements par an (chiffre officiel) 8 – la souffrance animale serait plus préoccupante que celle du fœtus, cet « infans conceptus » que protégeait déjà le Droit Romain ?

Je souhaiterais qu’on raconte à toutes ces bonnes âmes soucieuses du devenir des espèces que l’interdiction du DDT 9 est en partie responsable des 212 millions de cas de paludisme dans le monde, et des 430.000 décès annuels dus à cette maladie, principalement en Afrique.

Qu’on leur dise aussi que la « transition énergétique » qu’on veut nous imposer est une vaste foutaise et une escroquerie intellectuelle : nous, Français, représentons 1% de la population mondiale et 0,9% des émissions de gaz à effet de serre. On se moque carrément de nous et les « idiots-utiles » qui marchent dans la combine font le jeu du système, et des multinationales.

Mais, pour être honnête, il arrive que des écolos-bobos-végétariens me fassent rire.

Je pense, par exemple, à cette rombière revêche, écolo-virago, rencontrée il y a quelques années. Un pur produit de l’éducation dite « nationale » (on se demande encore pourquoi ?) donc de gauche ; un beau spécimen de « femme libérée », hommasse, remède contre l’amour, qui écume les associations de randonnée pédestre dans lesquelles elle va chercher une dépense physique qu’elle ne trouve ni au travail ni dans son lit.

Elle m’avait déclaré le plus sérieusement du monde : « Les végétariens sont des humanistes. Ils ne supportent pas qu’on fasse du mal aux animaux comme aux humains ».

Et je lui ai répondu en souriant : « Vous avez entièrement raison. D’ailleurs le plus célèbre végétarien, buveur d’eau, qui me vient à l’esprit est un grand humaniste du nom d’Adolf Hitler. Il adorait son chien. Mais pour les Juifs ou les Tziganes, j’ai comme un doute.

Permettez-moi de lui préférer ce vieil ivrogne de Winston Churchill… ».

Elle est partie en faisant la gueule ! Allez savoir pourquoi ?

Est-ce je me préoccupe, moi, de la souffrance des carottes râpées ????

 

 

Notes :

1)- Dans sa chanson « Don Juan ».

2)- Ou, plus exactement, un simulacre de pouvoir car 80% des textes qui régissent notre vie nous sont imposés par Bruxelles.

3)- Lesbiennes, Gays, Bi et Trans.

4)- Dont on oublie trop souvent de dire qu’elle nourrit toute la planète.

5)- Mais le phénomène n’est pas français, il est carrément mondial.

6)- En 2002, déjà, une enquête du quotidien de gauche « le Monde » nous apprenait que les journalistes français étaient de gauche ou « avec une sensibilité de gauche » (?) à…92%. Et il y a encore des naïfs pour croire à la démocratie et à la pluralité de l’information !

7)- Uniquement pour le « plaisir des yeux » car je suis un mari honnête.

8)- Soit environ 9 millions depuis la loi Veil.

9)- Le DDT ou Dichlorodiphényltrichloroéthane (ouf !) était un puissant insecticide, interdit, sauf erreur, au début des années 70.

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