Le billet de Vitus

 

Faute d’arguments susceptibles d’entraîner les foules, les listes « européistes » ont trouvé un moyen qu’elles croient imparable pour déconsidérer leurs adversaires : Le retour des années 30 ! 

 

Le nazisme est à nos portes ! Macron s’était déjà dit frappé par la ressemblance avec la période de l’entre-deux-guerres. Nathalie Loiseau, dans sa campagne qui ne décolle pas, imite la voix de son maître. C’est, aujourd’hui, le tour de Benoît Hamon, tête de liste du Printemps européen, qui associe la montée des partis populistes en Europe à l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie.

Un journaliste de France Inter remarquant qu’il y va « un peu fort », le candidat à la présidentielle qui a réduit le PS à la portion congrue (le bilan de François Hollande et la désertion de nombreux socialistes, aidant) se justifie, en insistant encore, comme si la répétition d’énormités leur donnait plus de légitimité : 

« Il y a, aujourd’hui, une domination de la pensée nationaliste, xénophobe, jusqu’à ce que je considère être une forme d’Anschluss de la droite identitaire sur la démocratie chrétienne, sur les questions de libertés publiques, d’immigration. » Il a concédé qu’« Orbán n’est pas Macron ». Il aurait pu ajouter, pour rester dans le registre de l’entre-deux-guerres, qu’ils incarnent en commun l’esprit munichois. Mais le malheureux sait-il ce qu’a été et ce qu’est encore l’esprit munichois ? 

Partisans l’un et l’autre de plus d’européisme, s’abstenant de dénoncer les dangers d’une politique migratoire débridée et d’un multiculturalisme censé être enrichissant, ils se présentent comme un rempart alors qu’ils se soumettent. Eux qui aiment tant mettre au pilori les complotistes, ils passent leur vie à inventer des complots. Voilà Marine Le Pen devenue « représentante de Poutine », à moins qu’elle ne soit un agent de Trump. « Il y a, aujourd’hui, une internationale de l’extrême droite, puissante et conquérante […] Mais de Poutine à Bannon, Marine Le Pen se fait la ventriloque de cette internationale xénophobe », a tweeté Benoît Hamon, mari d’une femme richissime. On en viendra bientôt, au pays de l’abrogation des privilèges, (prière de ne pas rire !) à réclamer, comme aux USA, l’adresse et les revenus de quiconque nous la joue miséreux.

Ces excès de langage, aussi bien dans la prétendue majorité que dans la prétendue opposition, n’ont que pour objectif de salir la liste du Rassemblement national. Les sondages placent la liste conduite par le plus jeune des candidats – Bardella – en tête. Les totalitaires montrent leur réelle nature. Ils n’aiment de démocratie que la leur !  Mais cette stratégie risque fort de se retourner contre eux. En procédant ainsi, Macron comme Hamon prennent les Français pour des imbéciles. Pas surprenant de la part d’un Président qui a montré, en de nombreuses occasions, son mépris du peuple. Être allé accuser son propre pays d’un Crime contre l’Humanité – à Alger en Février 2017 – en échange du soutien financier pour sa campagne ! Quoi de plus abject, de la part d’un fils à Maman, qui a cru qu’il fallait hurler aux oreilles du peuple pour qu’il entende ?

Assister au spectacle donné publiquement par le bobo élyséen Debray et par l’islamo- gauchiste Plenel à l’occasion d’un festival de Mediapart en dit long sur ce que sont devenus ces agitateurs hystériques et fatigués. Se disant hommes de gauche, label garanti, mais tenant chacun de son côté un discours vichyste d’un côté, islamo gauchiste de l’autre. Des gens qui ne sont plus rien que des bobos friqués – comme Fidel Castro le fut la deuxième partie de sa vie de dictateur ! – juchés sur des discours antiques. La puissance du fric de la péninsule arabique et la puissance totalitaire qu’elle permet pose les nouveaux partages planétaires de ces gens-là, vus depuis leur thébaïde parisienne. Comme ils sont fondamentalement « bourges » et amplement friqués ils ont fait leur choix, explique Régis Debray, entre la mélancolie et la nostalgie. Leur unique fidélité n’est pas – du tout – d’évoquer les réels dangers d’un monde surpeuplé et éduqué comme le troupeau asservi qui leur permettrait à eux et à leurs amis, de vivre la vie opulente qu’ils réclament, elle n’est que de pointer du doigt les vrais Georges Bidault1 et les vrais Jean Moulin2 qu’ils redoutent tellement !  Collabos de naissance, le combat qui leur reste est celui de la nostalgie. Pour Debray c’est le souvenir des bobos parisiens qui sont venus le tirer d’affaire en invoquant même le nom de Brasillach ! 

Faire sans cesse référence aux années 30, à l’Anschluss, au péril de l’extrême droite identitaire ne convainc que d’une chose : leur incapacité à trouver des arguments pour défendre leur cause. Quand Emmanuel Macron, suivi de Nathalie Loiseau, qui doit être de l’espèce des perroquets, fustige le bilan politique du Rassemblement national en Europe en déclarant que « sur tout un tas de sujets, leur bilan est une catastrophe », ils ne craignent pas de pousser leur manipulation jusqu’à sous-entendre que le RN aurait dirigé l’Europe pendant cinq ans ! 

Quand Édouard Philippe, se prenant pour un chevalier du Moyen Âge, court sus à l’ennemi qui veut « casser le périmètre européen » au cri de « Hauts les cœurs ! » …

Quand Benoît Hamon se lance dans le même genre d’hyperboles, on se dit que tous doivent se savoir en bien mauvaise posture pour se livrer à de tels propos. Ils cherchent à se rehausser en aller puiser dans des dénonciations ahurissantes une fois de plus …

 

Mais le voient-ils qu’ils rampent comme des misérables ?  

 

 

Notes :

1 Georges Bidault : 1899 – 1983, résistant et homme d’État français, Compagnon de la Libération, deuxième Président du Conseil National de la Résistance ; le 26 août 1944, lors du défilé de la libération de Paris, il descend les Champs-Élysées aux côtés du général de Gaulle ; après son rôle à la tête de l’OAS, il sera effacé de ces photos…

2 Jean Moulin : né le 20 juin 1899 à Béziers, mort le 8 juillet 1943 ; haut fonctionnaire et résistant français, il est arrêté dans la banlieue de Lyon à Caluire, le 21 juin 1943 et conduit au siège de la Gestapo où il est torturé, Il meurt dans le train qui le transporte en Allemagne ; Il dirigea le Conseil National de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale ; considéré comme l’un des principaux héros de la Résistance, il est compagnon de la Libération en 1942 ; un cénotaphe lui est dédié au Panthéon.

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