Le somnambulisme des peuples

Le somnambulisme des peuples

 

Georges FELTIN-TRACOL – europemaxima.com

à la fête de la Ligue du Midi

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers Camarades, Chers Amis,

Le thème de ce dimanche convivial se place sous une actualité brûlante : la « révolte des peuples ». En effet depuis sept – huit ans environ, de fortes réactions populaires que les chiens de garde médiatiques de la Caste mondialiste qualifient avec un dédain certain de « populistes » parcourent l’Europe, voire le monde entier. On peut d’un point de vue historique situer l’acte initial – le détonateur – aux années 2013 – 2014 avec La Manif pour Tous et ses millions de manifestants hostiles à la loi Taubira. Cette vive contestation rappelait aux plus anciens les manifestations pour l’école libre en 1984 et, un an auparavant, la protestation des étudiants en droit et en médecine contre la loi du socialiste Savary. Mais cette agitation a ensuite été dépassée par la crise des Gilets Jaunes.

En Allemagne, l’ouverture des frontières et l’accueil d’une main-d’œuvre immigrée corvéable à merci ébranle le gouvernement de la soi-disant chrétienne-démocrate Angela Merkel, ancienne militante zélée des Jeunesses communistes en RDA, et permet à l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) de s’opposer à la « Grande Coalition » sociale-démocrate-chrétienne. Le terrain fut préparé par les nombreuses manifestations du mouvement PEGIDA dès 2014. En Flandre belge, au soir du 26 mai dernier, après une décennie au moins de purgatoire électorale, le Vlaams Belang devient sur une ligne nettement sociale et anti-mondialiste la deuxième force politique du royaume derrière les nationaux-centristes de la Nouvelle Alliance flamande du matois Bart De Wever. En Italie, en 2012 – 2013, les Forconi (les « Fourches ») se soulevèrent contre le fisc, la corruption et les dysfonctionnements étatiques. Il en découla en 2018 l’entente gouvernementale inédite entre la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement Cinq Étoiles anti-Système de Luigi Di Maio qui a tenu quatorze mois avant que le « Capitaine » de la Lega ne décide de rompre. Qu’a fait Salvini pendant cette période ? Beaucoup d’esbrouffe. Les clandestins continuent à débarquer dans la péninsule. À sa décharge, il a contre lui l’administration, les médiats, les instances pseudo-européennes, les ONG, la « justice » et la cléricature conciliaire aux ordres de Bergoglio.

L’eurocratie bruxelloise avait déjà été atteinte par la terrible déflagration du Brexit de 2016. L’hyper-classe mondialiste au sens que l’entend Michel Geoffroy dans son essai [1] reçut une autre gifle, cinq mois plus tard, avec l’élection inattendue de Donald Trump à la Maison Blanche. Les prescripteurs officiels d’opinion s’inquiétèrent alors de l’émergence en Hongrie, en Pologne et en Turquie des démocraties illibérales. Le coup de grâce arriva avec le président russe Vladimir Poutine qui proclameait au Financial Time du 28 juin 2019 que « l’ère libérale est devenue obsolète » !

Au printemps de cette année, les Indiens viennent d’accorder au Premier ministre nationaliste Narendra Modi un second mandat et une majorité parlementaire écrasante pour le BJP (Parti du peuple indien). En place depuis six ans et demi, le Premier ministre national-conservateur japonais Shinzo Abe souhaite abroger l’article constitutionnel d’importation étatsunienne niant à l’Empire du Soleil Levant le droit souverain de déclarer la guerre. On pourrait poursuivre la litanie au point d’effrayer la clique ploutocratique qui ressasse l’antienne du « retour aux années 30 ». Si seulement elle avait pour la circonstance raison !

Si on prend la peine de se pencher avec attention sur le soulèvement civique des peuples, on comprend vite que ce n’est pas une révolution. Les Gilets Jaunes témoignent d’une exaspération exceptionnelle qui n’induit aucune conséquence politique. Pour preuve, le bilan français des élections européennes. Dans un contexte d’agitation sociale élevée et de grandes menaces terroristes islamistes, la majorité présidentielle malgré une tête de liste technocratique et insignifiante arrive en deuxième position à 0,87 point du Rassemblement national, soit un écart de 207 924 voix. En dépit d’une progression notable de la participation, l’abstention atteint néanmoins 49,88 %. Pis, en pourcentage, la liste frontiste perd 1,52 % par rapport à 2014. Si on additionne les listes de Jordan Bardella, de Nicolas Dupont-Aignan, de Florian Philippot, du Gilet Jaune Christophe Chalençon et de l’écrivain impolitique Renaud Camus, on obtient un total de 6 233 226 voix, soit un déficit de 4 405 249 suffrages comparé au résultat de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017. C’est sciemment que la liste de la Reconquête présentée par La Dissidence Française n’intègre pas ce calcul. Elle doit représenter un indéniable aiguillon nationaliste-révolutionnaire et identitaire capable à terme de dynamiser le vaste camp (cloaque ?) national. Emmanuel Macron s’en sort bien mieux puisqu’il peut compter sur le report certain des deux tiers des électeurs Verts, d’un tiers des électeurs du centre-droit et d’un cinquième des électeurs de gauche. Les élections européennes de 2019 marquent donc pour le Rassemblement national une indiscutable victoire à la Pyrrhus.

Et pour quels effets pratiques au Parlement européen ? Le groupe héritier d’Europe des nations et de la liberté, Identité et Démocratie, compte 73 membres, principalement issus de la Lega, du RN et de l’AfD. Mais le grand groupe eurosceptique tant vanté au cours de la campagne n’existera jamais ! Différents protagonistes n’en veulent pas. Le Parti du Brexit du national-mondialiste Nigel Farage siège chez les non-inscrits. Le Fidesz de Viktor Orban demeure bien au chaud au sein de la droite gestionnaire et mercantile du Parti populaire européen (PPE) plutôt que de se compromettre avec un RN inapte à s’emparer du pouvoir. Quant aux Polonais de Droit et Justice de Jaroslaw Kacynzski, ils gardent leur propre groupe, Conservateurs et réformateurs européens, dont le tropisme ultra-atlantiste et russophobe les empêche de négocier avec un RN et une AfD bien trop « moscou-centrées » à leurs yeux…

Bien que cinquième groupe du Parlement européen en nombre de membres (un de moins que les Verts historiquement alliés aux régionalistes !), Identité et Démocratie pâtit du cordon sanitaire. Aucun de ses membres ne préside de commission et tous sont ostracisés. La faute en revient ici au mode de scrutin proportionnel qui favorise l’éclatement politique, les combinaisons politiciennes et les majorités transversales autour du PPE, des socialistes, des libéraux et des Verts. L’instabilité gouvernementale chronique en Italie, en Belgique, en Espagne, voire en Allemagne et en Autriche, résulte de l’application de la proportionnelle qui paralyse l’exécutif. Le scrutin majoritaire a lui aussi de très grands défauts. L’imbroglio tragi-comique du Brexit le prouve. L’existence des partis politiques rend les députés de la Chambre des Communes incapables et pleutres. Ils reflètent aussi leurs électeurs dépassés par les événements.

Le mieux serait encore un parlement désigné par les familles, les instances territoriales et les structures socio-professionnelles par le biais du tirage au sort et de la cooptation. L’élection et le vote dans l’isoloir sont des gestes de pure modernité. Avant la césure anthropologique de 1789 préparée plusieurs décennies auparavant par ce que Paul Hazard nomma dans sa remarquable étude éponyme, la crise de la conscience européenne [2], les communautés d’habitants pratiquaient rarement le vote. Elles préféraient la recherche du consensus et s’en remettaient au sort [3]. Le simple fait de se porter candidat dénature déjà en soi l’acte politique. Quant aux partis politiques, leur présence dévalorise l’art politique. Comme le soulignait la philosophe Simone Weil dans sa Note sur la suppression générale des partis politiques, rédigée en 1940 et publiée après sa mort en 1950, il importe de se libérer de l’emprise partitocratique et, plus généralement du kratos, de la cratie, afin de mieux privilégier l’archie. Témoin attentif d’une Post-Modernité florissante en initiatives sociétales foisonnantes, moment obligé d’une crise de la conscience occidentale, Michel Maffesoli insiste sur l’avènement d’un monde baroque. Ce choc néo-baroque emportera tout sur son passage, y compris et surtout les illusions démocratiques conservatrices.

Le corps électoral est conservateur au sens que l’entend Charles Maurras dans Mes idées politiques. L’électeur craint que le suffrage populaire perturbe son confort petit-bourgeois proche de celui du Dernier Homme de Nietzsche. Souvenons-nous de sa méfiance lors du second tour de la présidentielle de 2017 en ce qui concerne le projet de sortie de la Zone euro proposée par Marine Le Pen sur les conseils de Florian Philippot. On l’observe encore à l’occasion du récent scrutin européen. En Italie, les listes sœurs ennemies de CasaPound et de Forza Nuova ne recueillent que 0,46 %. En Espagne, les électeurs ignorent l’alliance conclue entre la Phalange espagnole des JONS, Alternative espagnole, la Phalange et Démocratie nationale (0,05 %) et votent pour Vox, la dissidence droitière du Parti populaire. En Grèce, la répression policière et les entraves multiples fomentées par les syndicats, les maires, les journalistes et les juges ont fait perdre à Aube dorée tous ses députés, le 7 juillet dernier aux législatives anticipées. Hors de l’Union dite européenne, les Ukrainiens, lassés par la corruption endémique et l’absence de résultats économiques tangibles, dégagent le président sortant Petro Porochenko et choisissent largement l’acteur comique Volodymyr Zelenski. À peine investi, celui-ci dissout la Rada, le Parlement monocaméral, et permet à son parti, créé en quelques mois, Serviteur du peuple (du nom de la série télévisée qui fit connaître Zelenski) de remporter la majorité absolue pour la première fois depuis l’indépendance en 1991 ! Les électeurs se sont détournés des candidats nationalistes radicaux coalisés de Svoboda, de Secteur droit et du Corps national – Bataillon Azov.

Que penser alors du chaos en cours dans l’Anglosphère ? Séduits par la rhétorique protectionniste, isolationniste et anti-interventionniste, les démocrates pro-Trump de la « Ceinture de la Rouille » (Pennsylvanie, Virginie-Occidentale, Ohio, Indiana, Michigan, etc.) en 2016 s’estiment-ils trahis par un président en partie sous la coupe des faucons néo-conservateurs bellicistes ? En bon larbin de la finance anonyme et vagabonde, le 45e président des États-Unis criminalise la République bolivarienne du Venezuela, la République islamique d’Iran ainsi que le mouvement de résistance libanais Hezbollah. Quant à l’avenir de la Grande-Bretagne en plein Brexit, on ne peut que saluer une fois de plus la vision prophétique de Charles De Gaulle qui refusait l’adhésion de Londres dans l’ensemble européen. Boris Johnson a évincé la très guindée Theresa May. Des responsables supposés nationalistes en Europe ont salué cette arrivée au 10, Downing Street. Ce n’est pas parce que Le Monde, Libération et Arte dépeignent Alexander Boris de Pfeffel Johnson en méchant populiste qu’il faut prendre le contre-pied systématique. Ce natif de New York, rejeton d’une famille cosmopolite, fut de 2008 à 2016 le maire multiculturaliste de Londres. Cet admirateur de deux criminels de guerre britanniques, Winston Churchill et Margaret Thatcher, est foncièrement un ultra-libéral financiariste qui rêve de transformer Londres en « Singapour-sur-Tamise » et son pays en « Global United Kingdom », c’est-à-dire en un Royaume Uni mondialisé. Y voyez-vous un quelconque triomphe pour l’identité, l’enracinement et les traditions ? Souhaitons seulement que le Brexit favorise in fine l’indépendance de l’Écosse, l’autodétermination du Pays de Galles, le rattachement de l’Ulster à la République d’Irlande, le retour de Gibraltar à l’Espagne et la réintégration des îles Malouines à l’Argentine.

Le président brésilien Jair Bolsonaro appartient lui aussi à cette coterie nuisible d’imposteurs grotesques qui déforme et bafoue le combat identitaire, délaisse la priorité sociale anti-libérale et sous-estime l’enjeu écologique enraciné. « Les populistes sincères devraient s’interroger à chaque fois qu’on leur propose un candidat trop détesté par la gauche, prévient avec raison Julien Langella. Ce n’est souvent qu’un cuck, diminutif de cuckservative, «  conservateur cocu »  dans la langue du général Lee : défenseur des valeurs morales ou de la famille mais ouvert au libre-échange et donc aux attaques sur les anticorps spirituels de la nation [4]. » Victimes d’une classe politicienne corrompue et d’une insécurité record, les Brésiliens ont soutenu sans aucune hésitation un obscur député fédéral de Rio de Janeiro qui tenait un discours exagéré et provocateur d’ordre, d’autorité et de discipline. Mais Bolsonaro n’a rien d’un continuateur de l’Action intégraliste de Plinio Salgado. C’est évident quand le gouvernement brésilien aligne sa diplomatie sur la centrale mondiale du terrorisme d’État, les États-Unis, s’affiche sioniste chrétien, accélère la déforestation de l’Amazonie et nie tout droit aux peuples autochtones amérindiens. Ces tribus sont elles aussi frappées par un « grand remplacement » pratiqué par les industries agro-alimentaires, les sectes évangéliques et les grandes compagnies minières. Défendre le principe intangible d’« une terre, un peuple » implique par conséquent le rejet de tout apport exogène moderniste ou progressiste ainsi que de toute tentative d’assimilation à la Mégamachine mondialiste génocidaire. « Si par “ exploitation rationnelle ”, il s’agit de transformer les petits fermiers indiens, pauvres mais libres, en ouvriers agricoles inhalant du glyphosate toute la journée, ou en employés des mines dont l’horizon se borne au plateau-repas devant Hanouna, alors, que les Indiens utilisent tous les moyens même légaux pour conserver leurs terres, écrit encore Julien Langella. Si c’est pour intégrer les Indiens à une société occidentale consumériste en phase terminale, alors nous ne pouvons que souhaiter aux Indiens de résister de toutes leurs forces contre le rouleau-compresseur de l’uniformisation mondiale. Si, par “ êtres humains comme nous ”, Bolsonaro entend “ consommateurs zombies déracinés ”, alors que les Indiens ne lâchent rien ! [5] » Les Amérindiens sont chez eux en Amazonie comme les Albo-Européens le sont en Europe et les Hispaniques sur des terres mexicaines volées en 1848 par la grande catin étoilée. Le 2 août dernier, un certain Patrick Crusius déclenchait une fusillade, tuait vingt-deux personnes et en blessait vingt-quatre autres parce qu’il condamnait l’« invasion latino » à El Paso, dont le nom même assure de l’antériorité évidente des Anglo-Saxons à cet endroit…

Surgi des franges les plus loufoques de l’Alt Right nord-américaine, le nationalisme blanc est propagé par le Californien Greg Johnson dont les écrits sont diffusés en France par une obscure maison d’édition se croyant dissidente qui soutient par ailleurs un traducteur syldavo-poldève au caractère aigri et suffisant. Le nationalisme blanc peut éventuellement résoudre les tensions sociales et ethniques inhérentes à la psychopathologie collective propre à l’âme américaine du Nord en prônant la sécession territoriale. Cette option séparatiste est en revanche pour l’Europe une dangereuse fiction. Le nationalisme blanc sert les desseins d’une faction de l’État profond étatsunien. Contrairement à ce qu’assène Greg Johnson, ce qu’il qualifie avec dédain de « nationalisme grandiose » [6], à savoir la quête d’un Imperium paneuropéen, constitue l’ultime recours des peuples autochtones d’Europe.

Parler dans ces conditions de « révolte des peuples » sonne faux à l’aune de ce décryptage politiquement très incorrect. Les peuples ne se révoltent pas ; ils maugréent. Colonisés par l’idéologie de la marchandise, ils expriment une insatisfaction chronique, soudaine et passagère. Certains femmes Gilets Jaunes interrogées au début du mouvement expliquaient leur engagement sur les ronds-points par leur impossibilité de se payer de temps en temps un restaurant le samedi soir. Bien des Gilets Jaunes ne veulent pas changer le Système en place ; ils souhaitent au contraire s’y conformer, d’où l’échec des quelques tentatives de noyautage par la « droite radicale » et l’entrisme croissant de la part de certaines centrales syndicales et de militants gauchistes.

Dominique Venner disait souvent que l’Europe est pour l’heure en dormition. Mais un jour viendra où elle s’éveillera. Son sacrifice dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 21 mai 2013, incitait à ce réveil. Romantique politique, l’auteur de Baltikum était optimiste. Malgré tous les efforts louables et les appels au sursaut salvateur, les peuples européens ne bougent pas ! Toutes les manifestations électorales qui terrorisent tant les médiacrates n’expriment qu’un somnambulisme tenace. Ce somnambulisme politique désigne le comportement collectif des Européens, voire des Occidentaux, qui se complaisent dans une suave et mortelle léthargie. Ce renoncement se caractérise aussi par une profusion de faux héros réactionnaire ou contre-révolutionnaires.

Qu’est-ce que le faux héros contre-révolutionnaire ou réactionnaire ? Le philosophe catholique d’origine hongroise Thomas Molnar qui vécut longtemps aux États-Unis et qui conseilla Viktor Orban pendant son premier mandat (1998 – 2002), l’explicite dans un essai méconnu La Contre-Révolution. Le faux héros « est en partie le produit de circonstances que l’on peut bien identifier et qui se retrouvent de temps à autre. Si l’on pouvait en dresser un portrait, cela donnerait un personnage né ou élevé dans un milieu contre-révolutionnaire, ou du moins dont on suppose qu’il partage les convictions contre-révolutionnaires. L’opinion publique le classe comme un contre-révolutionnaire et, par conséquent, il a des partisans et des adversaires, un profil politique défini. L’impression est d’autant plus marquée que son style de vie et son style de pensée, choses plus importantes que les jugements intellectuels, divisent automatiquement les gens en amis et ennemis, en sympathisants et adversaires. Pourtant, une ambiguïté considérable s’attache à lui du fait que le style et le contenu de sa pensée ne sont pas toujours en harmonie : jusqu’à ce qu’il détienne fermement le pouvoir, il ne laisse pas découvrir de quel côté penche la balance. Dans la période que précède la prise du pouvoir, cette ambiguïté garantit au faux “ héros ” contre-révolutionnaire une grande liberté d’action ; ce n’est qu’au moment décisif qu’il se découvre, explique Thomas Molnar : il accepte l’autorité que lui proposent les contre-révolutionnaires, mais sa politique suit le schéma révolutionnaire et en fin de compte favorise la cause révolutionnaire. Son succès vient donc de son art d’utiliser le temps, et s’il domine le facteur temps c’est précisément que ni ses partisans ni ses adversaires naturels ne sont capables de calculer ni d’évaluer à l’avance quels seront ses faits et gestes ; leur perplexité permet au faux “ héros ” de gagner du temps, ce qui est essentiel pour qu’il puisse réaliser ses manœuvres compliquées [7]. » Écrites en 1969, ces lignes s’attardent ensuite sur Charles De Gaulle, Paul VI et Richard Nixon.

En 1996, Jean Renaud interroge Thomas Molnar et insiste sur cette notion clé de « faux héros ». « La droite, qui se plaît dans le rôle de l’éternelle victime et qui en est paralysée, n’a pas le choix, répond Thomas Molnar. Du fond de son désespoir, elle accueille ses pires ennemis, du moment que ceux-ci, pour des raisons tactiques et électorales, lui jettent quelques mots à demi rassurants. Le “ faux-héros ” recueille tous les avantages de cette situation. S’il possède assez de caractéristiques pour plaire à la droite, assure Thomas Molnar, il n’en reste pas moins que sa décision est depuis longtemps prise : faire une politique de gauche, la seule qui lui permette de gouverner dans une relative tranquillité [8]. » Thomas Molnar prédisait avec une décennie d’avance le quinquennat calamiteux de l’ineffable Nicolas Sarközy. Sarközy, c’est François Hollande en pire. L’ancien maire de Neuilly a même reconnu que s’il avait été réélu en 2012, il aurait poussé encore plus loin l’« ouverture ». Jusqu’où ? À Bernard Tapie ? À Ségolène Royal ? À Olivier Besancenot ? Des trumpistes français peuvent rétorquer que Donald Trump ne gouverne pas dans la quiétude, bien au contraire ! Ayant contre lui l’ensemble de la médiacratie ainsi que divers cénacles influents du Complexe militaro-industriel bankstériste, le New Yorkais dirige dans le feu et la fureur. Ces conditions matérielles difficiles n’en font pourtant pas la réincarnation de Nathan Bedford Forrest, le fondateur du Ku Klux Klan.

« Encore une fois, ajoute Thomas Molnar, la droite n’a pas le choix : autoexilée de la politique, elle déplore cet exil qui promet d’être permanent, elle ferme les yeux et préfère s’illusionner. La principale illusion réside dans ce personnage ambigu du faux héros, capable d’endormir la droite juste le temps nécessaire pour consolider son règne [9]. » Ce qu’expose le philosophe politique ne concerne pas que des personnalités publiques, politiques ou intellectuelles ; son avertissement s’applique pleinement à certains slogans creux, stériles et finalement incapacitants comme l’« union des droites ».

L’« union des droites » serait une merveilleuse panacée. Future retraitée de la vie politique, Marion Maréchal estimait en 2017 que « la stratégie victorieuse réside dans l’alliance de la bourgeoisie conservatrice et des classes populaires. C’était la synergie qu’avait réussie Nicolas Sarkozy en 2007. […] Ce qui reste possible, c’est l’union des hommes. Il existe aujourd’hui une zone blanche, entre certains courants chez Les Républicains, que je qualifierais de droite nationale conservatrice, Nicolas Dupont-Aignan, ceux qui sortent du champ politique, comme Philippe de Villiers, certains élus et cadres de la droite, et le FN. Dans cette zone blanche, il y a une recomposition à opérer, qui s’apparenterait à l’union de certaines droites. Mais sans doute pas avec cette droite des Républicains, qui est une droite reniée [10] ». On doit lui reconnaître une réelle persévérance avec son école lyonnaise de cadres qui n’ose avouer sa véritable finalité et le soutien intéressé de quelques titres imprimés (L’Incorrect, Causeur, bientôt Conflits).

Cette « union des droites » est aussi l’antienne principale de la fameuse « droite hors les murs » qui, de Robert Ménard à Érik Tegnér, rêve d’un candidat apte en 2022 de battre Emmanuel Macron en réunissant les libéraux-conservateurs bourgeois coincés de Wauquiez et de Bellamy, les nationaux-conservateurs de Nicolas Dupont-Aignan, et l’électorat populaire radicalisé du Rassemblement national. Une congruence que pourrait susciter Éric Zemmour si celui-ci n’était pas un essayiste talentueux qui se refuse d’aborder les rivages de la politique. Dans une « union des droites », les floués seraient les catégories populaires déclassés de la mondialisation libérale. N’oublions jamais que si le « mariage pour tous » a indigné les beaux quartiers de Paris, de Lyon, de Bordeaux et de Versailles, ces mêmes beaux quartiers se félicitent de la généralisation du travail dominical et encouragent à l’encontre de toute étude sérieuse l’augmentation du temps de travail hebdomadaire.

Reconnaissons en revanche la clairvoyance de l’intellectuel souverainiste républicain de gauche Emmanuel Todd dans son livre polémique Qui est Charlie ? [11]. Il examine une France de « catholiques – zombies ». Les récentes élections européennes confortent son analyste. L’électeur catho-zombie déteste les Gilets Jaunes, justifie l’impitoyable répression de Galliffet – Castener et donne son vote à La République en marche, formation politique idoine en matière de contre-populisme avéré. Même Patrick Buisson en convient aujourd’hui volontiers ; l’« union des droites » ou, pour être plus précis, la combinaison du conservatisme et du libéralisme est désormais révolue. Il encourage maintenant l’« union des anti-libéraux » [12]. Encore faut-il comprendre ce qu’il entend… S’agit-il d’une simple entente contre la mondialisation libérale ou bien un vrai front contre le libéralisme culturel et économique, soit l’alliance effective de Pierre-Joseph Proudhon et de Carl Schmitt ?

À l’heure des réseaux sociaux abrutissants, du numérique envahissant et d’Internet censeur implacable, la révolte concrète des peuples se révèle éphémère sinon impossible. Sur l’échelle du temps, ce ne sont que des soubresauts qui marquent la transition du XXe au XXIe siècle. Parfois violentes, ces agitations populaires ne s’inscrivent pas dans la durée, car il leur manque le facteur déterminant de la jeunesse. Les révolutions en Europe entre les XVIIIe et le XXe siècles provenaient d’hommes jeunes : Robespierre avait 36 ans quand il monta sur l’échafaud, Danton 34 ans au moment de son exécution, Napoléon devient Premier Consul à 30 ans, 39 ans pour Benito Mussolini à sa nomination à la présidence du Conseil. Cet élan de trentenaires manque fortement pour alimenter d’authentiques brasiers populaires et sociaux.

Avec la propagande qu’ils subissent à l’école, sur Internet, dans les films et par la publicité, les jeunes générations préfèrent marcher pour le climat au côté de la gracieuse Greta Thunberg. En faisant la grève scolaire contre le réchauffement climatique, les adolescents montrent leur inconséquence, eux qui sont les premiers à se plaindre dès qu’ils perdent leurs smartphones au coût écologique exorbitant en métaux rares et en transports.

La victoire n’est ni pour demain, ni même pour après-demain. Elle se détournera même de la modeste phalange que nous formons tant que les peuples du Vieux Continent persisteront dans leur périlleux somnambulisme. La mort paraît toujours plus douce quand elle arrive en plein sommeil.

Je vous remercie.

Georges Feltin-Tracol

 

 

[1]. Michel Geoffroy, La super-classe mondiale contre les peuples, préface de Jean-Yves Le Gallou, Via Romana, 2018.

[2]. Paul Hazard, La crise de la conscience européenne (1680 – 1715), Boivin – Librairie générale française, 1935.

[3]. cf. Olivier Christin, Vox populi. Une histoire du vote avant le suffrage universel, Le Seuil, coll. « Liber », 2014.

[4]. Julien Langella, « Bolsonaro, les Indiens et nous : le populisme en question », dans Présent du 20 juin 2019.

[5]. Idem.

[6]. cf. Greg Johnson, « Nationalisme grandiose » mis en ligne sur Counter-Currents, le 27 mars 2016.

[7]. Thomas Molnar, La Contre-Révolution, La Table Ronde, 1982, pp. 175 – 176.

[8]. Thomas Molnar, Du mal moderne. Symptômes et antidotes, entretiens avec Jean Renaud, Éditions du Beffroi, 1996, p. 97.

[9]. Thomas Molnar, Du mal moderne, op. cit., pp. 97 – 98.

[10]. « Le testament politique de Marion Maréchal – Le Pen (entretien avec Geoffroy                   Lejeune) », dans Valeurs Actuelles du 18 mai 2017.

[11]. Emmanuel Todd, Qui est Charlie ? Sociologie d’une crise religieuse, Le Seuil, 2015.

[12]. cf. Patrick Buisson, « Il n’y a aucune convergence possible entre libéralisme et populisme (entretien) », dans L’Opinion du 31 juillet 2019.

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Réveil des peuples et problème des « nationalités » en Europe hier et aujourd’hui

Réveil des peuples et problème des « nationalités » en Europe hier et aujourd’hui

 

Etait présent à la Fête de la Ligue du Midi 2019

  

Érick CAVAGLIA

 

Professeur d’histoire & géographie

prendra la parole lors de la fête de la Ligue du Midi,

le 8 septembre 2019 en petite Camargue.

 

Érick CAVAGLIA

Érick CAVAGLIA

Introduction

Après des décennies de « dormition » (Dominique Venner), il semblerait que les peuples européens sortent enfin de leur torpeur mortifère.

Ce réveil reste pour le moment assez diffus et peu structuré contre une oppression toujours plus forte mais dont les responsables sont encore mal identifiés par une partie importante de la population.

Une fois de plus tournons-nous vers notre passé pour tirer les enseignements utiles au présent.

Tout nos XIXe et XXe siècles ont été marqués par le réveil des peuples européens et son corolaire, le problème des nationalités. Ils ont constitué les facteurs essentiels des deux conflits qui ont ensanglanté l’Europe et le monde.

En quoi ces thématiques qui semblaient appartenir à une époque révolue reviennent elles sur le devant la scène ?

Nous commencerons par un rappel historique puis nous envisagerons l’avenir.

I – RAPPELS HISTORIQUES

 

1) L’Etat-Nation, fruit de la modernité

La Renaissance (1450-1620) voit la création en Europe d’entités politiques originales : les Etats-Nations.

Il s’agit de rassembler sur un territoire délimité par des frontières d’un groupe humain homogène doté d’un pouvoir politique institutionnalisé (définition de l’Etat), mais concomitamment il s’agit d’insuffler à ce groupe un sentiment d’appartenance- le sentiment national -destiné à le souder.

C’est ainsi qu’éclosent dès la fin du Moyen-Age les quatre plus anciens Etats-Nations d’Europe :

La France, l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal. Les deux premiers se sont forgés dans leur affrontement lors de la guerre de Cent Ans (1337-1453), les deux derniers dans leur lutte contre l’invasion musulmane (711-1492), la Reconquista.

Ailleurs, la formation politique qui prévaut est l’empire : russe, Saint Empire germanique, ottoman.

L’empire est un vaste territoire obtenu par conquête sur lequel vivent des populations différentes obéissant à une même autorité.

 

2)  La révolution renforce la notion de nation française et exporte le principe des droits des peuples

La révolution en uniformisant toutes les institutions souhaite faire de la France une « grande Nation » détentrice des droits de l’homme. Par la guerre qu’elle a déclarée à l’Europe et les succès de Napoléon, elle exporte un de ses principes les plus lourds de conséquences : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : chaque peuple a le droit de choisir son destin en se donnant les dirigeants issus de ses propres rangs.

Ce principe inoculé à coups de canon aux empires multiethniques va transformer le continent européen de façon irrémédiable. Il sera facteur d’unité pour les Italiens et les Allemands, facteur de désagrégation pour les empires russes, austro-hongrois et ottomans.

Les Polonais et les Finlandais combattent pour s’affranchir de la domination russe, les Slaves d’Europe centrale et orientale de celle des Austro-Hongrois, les Grecs et Slaves du Sud de celle de l’empire ottoman.

Après la défaite de Napoléon en 1815, les monarques victorieux redessinent la carte de l’Europe de façon à isoler la France et ses idées révolutionnaires et à établir un équilibre des forces destiné à maintenir la paix sur le continent. Le traité de Vienne entend lutter contre les aspirations nationales des peuples.

De ce fait il renforce le problème des nationalités en Europe.

Une nationalité au XIXe siècle désigne un peuple conscient de partager la même histoire, la même culture, la même langue, la même religion mais dépourvu d’Etat propre.

1848 : C’est l’embrasement de l’Europe, le « Printemps des peuples » :

Italiens, Hongrois, Tchèques souhaitent sortir de l’empire des Habsbourg, les Polonais s’insurgent contre la domination de l’empire tsariste.

Dans les premières semaines, les émeutiers l’emportent partout, mais incapables de s’organiser et tiraillés par des dissensions internes ils subissent ensuite une répression féroce – dans une moindre mesure, le mouvement des « Gilets jaunes » s’inscrit dans ce schéma.

Cependant, les aspirations nationales ne sont pas étouffées et les leçons de l’échec de ’48 seront assimilées.

Ainsi dans les années qui suivent, l’Italie réalise son unité autour du petit royaume du Piémont –Sardaigne et l’Allemagne autour de la Prusse. Vienne qui dominait l’Europe devient la capitale d’une puissance de second rang.

Le tragique été 1914 n’est que le prolongement de la révolution avortée de 1848. Il aura été le terrible « été des peuples ».

Les serbes désireux de s’affranchir de la menace austro-hongroise et souhaitant fédérer autour d’eux tous les Slaves du sud (Yougoslaves) déclenchent les hostilités. Les Russes, protecteurs naturels de leurs frères slaves mobilisent. La France qui tient enfin l’occasion de sa revanche sur l’empire allemand récemment créé afin de récupérer l’Alsace-Moselle se précipite dans le conflit.

Quatre ans et 20millions de morts plus tard, les vainqueurs se retrouvent à Versailles pour redessiner les frontières européennes en tenant compte des aspirations des peuples.

L’Etat-Nation devient la référence et les grands empires multiethniques sont démantelés.

L’empire russe est amputé de ses provinces baltes et polonaises, les tchèques et les Slovaques forment un Etat indépendant des Habsbourg, il en va de même pour les Serbes, les Slovènes, les Croates et les Bosniaques qui constitue la Yougoslavie. La France récupère ses chères provinces…

Après tant de sacrifices et de destructions on aurait pu penser que le problème des nationalités était définitivement réglé. Non, il n’est que déplacé. Toutes les populations allemandes de l’ex-empire austro- hongrois, les anciens maitres, constituent désormais des minorités ethniques au sein d Etats qui leur sont hostiles et qui les briment. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne s’applique pas à la petite Autriche devenue non viable économiquement et qui souhaite son rattachement à l’Allemagne (Anschluss)… de même qu’il ne s’applique plus aux peuples européens aujourd’hui !

Hitler aura beau jeu de détruire le Diktat de Versailles et de s’appuyer sur les minorités germaniques d’Europe centrale et orientale pour réaliser sa politique pangermaniste qui visait à regrouper toutes les populations de langue et de culture allemande dans un grand Etat.

Sa défaite de 1945 entraine le déplacement forcé, dans des conditions épouvantables de 11 millions d’Allemands qui sont définitivement chassés de chez eux et forcés de partir s’installer à l’ouest. C’est un argument que l’on peut rappeler à tous ceux qui prétendent qu’une remigration est impossible !

En 1989, après l’effondrement de l’empire soviétique, on peut considérer que tous les peuples européens disposent de leur Etat.

Les nationalistes catalans, basques, corses, écossais considèrent eux que le problème n’est pas complètement résolu et se considèrent toujours colonisés…

Précisément, les Etat-Nations européens étaient à la tête de vastes empires coloniaux outre-mer.

Entre 1945 et 1975, des minorités indigènes se sont inspirées des principes européens d’autodétermination pour gagner leur indépendance malgré la faiblesse voire l’absence de conscience nationale. Chaque nouvel Etat issu de ce processus de décolonisation faisant son entrée à l’ONU.

Début des années 1970 : le monde aurait pu devenir si paisible ! Pensez donc pratiquement chaque peuple d’importance possédait son Etat. Chacun aurait pu vivre chez lui selon ses mœurs et sa culture et à chacun son Dieu. On aurait pu, on aurait dû en rester là ! Mais c’était compter sans la crise et sans les économistes néo-libéraux et leurs recettes pour enrichir les firmes multinationales !

Les décideurs économiques et leurs nervis politico-médiatiques, promoteurs de la « mondialisation heureuse » ne pouvaient pas s’en satisfaire.  Derrière l’emploi du terme « mobilités » se cache la nouvelle nomadisation de l’humanité, destinée – officiellement du moins à soutenir la croissance économique.

C’est ainsi que des masses africaines et proche et moyens orientaux se déversent sur l’Europe pour consommer et repeupler tandis que des milliers de travailleurs chinois s’implantent sur le continent africain. L’élaboration de la nouvelle humanité voulue par les maitres du monde est en marche : ce sera l’avènement du citoyen –du-monde-consommateur-interchangeable- hors sol.

Des individus vidés de leur spécificité culturelle, linguistique et sexuelle qui n’auront pour seul horizon la sous-culture américaine et le métissage généralisé et qui communieront aux grands- messes de l’antiracisme matinées d’écologie. Il est tout de même judicieux de noter que ce projet ne s’applique qu’aux populations européennes du monde occidental.

 

 

II- LE REVEIL DES PEUPLES EUROPEENS ET LE PROBLEME DES NATIONALITES AUJOURD’HUI

Depuis quelques années les classes moyennes européennes ainsi que les autres victimes de la mondialisation que sont les « petits blancs » sont entrées en résistance. Résistance contre la destruction des emplois, conséquences des délocalisations, résistance contre des prélèvements obligatoires toujours plus élevés pour toujours moins de services publics, résistance surtout face à une invasion-colonisation imposée de populations extra-européennes aux codes sociaux incompatibles et hostiles aux nôtres, financée par le fruit de leur labeur.

Cela prend des formes différentes en fonction des cultures et des histoires de ces peuples : élection de Donald Trump aux Etats-Unis, Brexit en Grande-Bretagne, manifestations de gilets jaunes dans notre pays, victoires électorales de partis populistes en Italie et en Europe centrale et orientale.

Partout les partis centristes qui ont couvert et encouragé cette catastrophe sont éliminés de la scène politique. Ce sont des signes qui ne trompent pas.

Mais l’oligarchie veille, elle ne va pas laisser ces peuples européens faire échouer son projet mondialiste si près du but.

La répression s’intensifie au niveau politique, médiatique et pénal pendant que les vannes de l’invasion sont toutes grandes ouvertes (Cf. le pacte de Marrakech). Il s’agit de rendre le multiculturalisme irréversible… en attendant le génocide des peuples européens.

Partout des enclaves allogènes se renforcent et se structurent, aux Etats-Unis et en Europe occidentale.  Les populations qui y vivent commencent à revendiquer plus de droits, plus de libertés et ne tarderont pas à réclamer un Etat qui fera sécession à l’instar du Kosovo. Ce pitre de François Hollande envisageait la partition de notre territoire. Merci à nos pseudo-élites d’avoir réussi en une période si courte à avoir recréé de toute pièce un authentique problème des nationalités en Europe dont le règlement ne sera pas moins brutal que dans le passé.

Mais c’est à cette condition que les ennemis de la civilisation européenne-et ils sont nombreux pensent parvenir à la faire sortir de l’Histoire. Mais nous n’avons pas dit notre dernier mot !

Halal Kif Kif Charia…

Halal Kif Kif Charia…

  

Alain De Peretti à la fête de la Ligue

 

Alain DE PERETTI

 

Vétérinaire, Président de Vigilance Halal 

 

 

 

 

 

Alain De PERETTI

Alain De PERETTI

1°) Definition du halal (Wikipedia)

Dans l’Islam, le mot ḥalāl (arabe : حلال [ḥalāl], « permis », « licite ») désigne tout ce qui est autorisé par la charia, la loi islamique. Cela ne concerne pas seulement la nourriture et les boissons, mais également les habitudes de vie, la « morale musulmane ».

Généralement, dans l’islam, toute action est considérée comme permise, à moins qu’elle ne soit interdite par la religion musulmane. Dans ce cas, elle est dite harām, c’est-à-dire illicite. Il y a une notion de pureté.

2°) La charia…

est définie par les jurisconsultes musulmans à partir du coran, des haddiths sahis ( Bukhari, Muslim, Abou Daoud), et de la Sira . Ces textes sont sacrés et ne peuvent pas être remis en cause car c’est la parole même de dieu.

3°) La charia est un système juridique…

qui enferme les musulmans dans un ensemble d’obligations, interdictions et menaces d’enfer de la naissance à la mort et pour le moindre acte de la vie courante, même les plus triviaux (manière de déféquer, uriner par exemple…

Certains aspects de la charia sont totalement inacceptables : peine de mort pour celui qui quitte l’islam, amputation du voleur, lapidation, statut de la femme, absence totale de libre arbitre.

4°) La charia est un système juridique intouchable…

car dicté par dieu lui-même, supremaciste («  vous êtes la meilleure des communautés, vous ordonnez le halal et interdisez le haram » 3,110) , misogyne, esclavagiste et sanguinaire.

5°) Le halal est un marqueur…

de la présence de plus en plus nombreuse de musulmans sur notre sol, et un puissant moyen de contrôle social de ces populations pour éviter leur acculturation à nos us et coutumes, et, cerise sur le gâteau, le halal permet de créer un marché juteux grâce à la conjonction de l’affairisme mercantile et de l’obscurantisme.

6°) Mahomet est considéré comme le beau modèle…

l’exemple même du comportement halal. Or ce fût un chef de guerre sans pitié, obsédé sexuel, pédophile, pillard de caravanes, menteur et dissimulateur.

Conclusion

Le halal est un moyen dialectique puissant pour attaquer l’islam de façon non frontale, et éviter l’accusation d’islamophobie. Le halal c’est la charia, la charia c’est la peine de mort pour l’apostat, la lapidation de la femme adultère, le mariage des fillettes, le statut de la femme, l’amputation du voleur, et toutes sortes de règles absurdes.

La dialectique consiste à amener l’interlocuteur sur l’abattage halal dont il a entendu parler et auquel il réduit la notion, lui montrer les aspects souffrance animale, sanitaire ou financement de l’islam, et l’amener ensuite sur la charia avec toutes ses conséquences.

 

La charia a été déclaré incompatible avec la démocratie par la CEDH en 2001, elle est incompatible avec nos sociétés occidentales et contraire aux droits de l’homme.

De la colère à la Reconquête

De la colère à la Reconquête

 

Olivier Roudier à la fête de la Ligue

 

 

Mes chers camarades, mes chers amis,

Au nom du président de la Ligue du Midi, Richard Roudier, je tiens tout d’abord à vous souhaiter la bienvenue à cette neuvième fête de la Ligue.

Je me souviens que lors de la première édition nous étions une trentaine de militants. Aujourd’hui ce sont plus de 300 volontaires qui se sont rassemblés pour la défense de notre identité et la reconquête de la patrie.

Et nous savons tous qu’aux Thermopyles, il n’a suffi que d’une avant-garde de 300 européens déterminés et prêts à la lutte pour chasser l’envahisseur et assurer la liberté de toute la Grèce.

Comme eux, nous savons avec Dominique Venner, que « Ce n’est pas dans la mollesse, mais dans la fermeté de l’esprit et la résolution du cœur que sera engendré notre avenir. »

Avec Venner, nous savons aussi « que notre futur n’est pas encore écrit et que les hommes forgent seuls leur propre destin ».

Mes amis, il règne dans ce pays un sentiment de fatalité mortifère qui fait croire que tout doit nécessairement aller dans une certaine direction…

A l’inverse, nous, militants de la Ligue du Midi, nous savons que la fatalité est un mensonge et que l’avenir nous appartient !!!

Et nous savons surtout que les seuls combats que l’on soit certain de ne pas remporter sont ceux que l’on ne livre pas !

Voilà le programme de la Ligue du Midi ! Voilà l’appel que nous lançons à tous ceux que la patrie et l’Europe attendent : rejoins la lutte, l’ami, et viens vivre avec nous la plus grande aventure de notre temps !

Il y a tout juste un an, à cette même tribune, les premiers mots que je prononçais étaient : « Une longue nuit a engourdi la patrie… » ; aujourd’hui c’est sous les auspices du réveil des peuples que nous vous avons conviés. Car ça y est, le peuple français s’est à son tour enfin réveillé.

Et pour nous militants de la Ligue du Midi, nous dont la mission première est d’être des éveilleurs de peuple, nous les lanceurs d’alerte, nous qui sonnons le tocsin depuis des années malgré les menaces, malgré les coups et la répression, ce réveil est une première victoire.

Alors accueillons cette victoire comme on accueille un nouveau-né porteur de promesses pour l’avenir … Toutes mes félicitations les amis, car cette première victoire, c’est la vôtre ! Félicitations pour votre engagement opiniâtre, votre sens du devoir, du sacrifice et votre courage.

Pour reprendre les mots de Hegel qui reprenait ceux du Hamlet de Shakespeare, je vous dis « Bien travaillé, vieille taupe ! » Et par ces temps de jacquerie en gilets jaunes, comme une fois n’est pas coutume, je citerai Marx quand il saluait la révolution de 1848 : « reconnaissons notre vieille amie, notre vieille taupe qui sait si bien travailler sous terre pour apparaître brusquement… » sur tous les ronds-points du pays…

Car ils étaient là les militants de la Ligue dès les premiers temps de la révolte : à Bordeaux, à Toulouse, à Avignon, à Marsillargues, à Alès, à Près d’arènes à Montpellier ou encore au Puy en Velay pour reprendre la préfecture…

Contrairement aux Rouges et autres black blocs antifas, partout nos militants ont apporté sérieux, volonté et discipline et les liens tissés dans la lutte avec les français insurgés ne resteront pas sans lendemain, croyez-moi.

Car le feu couve sous la cendre… et seuls Macron et quelques conseillers gonflés à la coke peuvent imaginer avoir repris la main durablement.

Souvenez-vous, à la fin du printemps le pouvoir croyait avoir maté la révolte. Castaner avait matraqué, gazé et éborgné. Les juges avaient emprisonné et réduit les libertés… Les nervis de l’ultra gauche avaient vidé les cortèges par la violence créant ainsi la demande d’ordre. Les élections européennes arrivaient et la droite orléaniste venait au secours du pouvoir…

C’était la fin du cauchemar… La bande à Macron pouvait profiter de l’effet de sidération pour passer les réformes qui fâchent, sur l’assurance chômage, les retraites ou la PMA et faire voter les traités scélérats comme le calamiteux CETA.

Pourtant, absolument rien n’a été réglé des problèmes de fond qui ont fait descendre dans la rue des centaines de milliers de personnes dont on n’entendait jamais parler.

Les français n’ont toujours rien vu venir de ce qui leur avait été promis. Au contraire, entre prélèvement à la source et serrage de vis sur les prestations sociales, notre pouvoir d’achat a encore été laminé, tandis que les prix des biens de consommation courante flambent.

Quant à la question migratoire, qui a été complètement évacuée du débat, les français ont bien compris qu’en signant le pacte de Marrakech, Macron ouvrait en grand les portes du pays accélérant encore notre submersion. Nous avons tous compris que Macron nous dépouillait pour mettre à l’aise les nouveaux venus…

Résultat : faute d’être entendue, la colère s’est transformée en haine et la haine s’est focalisée sur la personne de Macron… Tout ce qui vient de MACRON est détesté, tout ce qui touche Macron est haï et donc les députés qui le soutiennent sans nuance se retrouvent maintenant en première ligne et c’est sur eux que se cristallise la haine.

Il faut dire, mes amis, que le parlement est devenu une chambre d’enregistrement qui ne représente absolument pas l’opinion majoritaire ni l’intérêt supérieur du pays… L’opposition y est inexistante et les français ont le sentiment de ne plus être représentés, de ne plus être écoutés et d’avoir été trahis.

Et dans le même temps, plutôt que chercher un compromis acceptable, Macron impose une politique qui ne convient qu’aux seuls gagnants de la mondialisation : Macron submerge le pays sous la migration et organise le dépouillement de la classe moyenne de souche.

Il n’y a plus de place pour le débat démocratique dans ce pays, plus d’opposition et plus de contestation pacifique possible.

La situation est telle que Macron l’a faite : verrouillée et explosive… et il en est le seul responsable !

Tous les contre-pouvoirs ont été broyés… Les députés sont le dernier contre-pouvoir face à la dictature. Soit, ils s’en désolidarisent, soit il se pourrait qu’ils aient à affronter l’Histoire dont on sait qu’elle peut basculer très rapidement dans le tragique…

Evidemment il y aura certainement des militants de la Ligue parmi le peuple en colère… évidemment leur respect des institutions les poussera à intervenir pour sauver les fesses souillées de ces parlementaires… mais évidemment il se pourrait qu’ils n’y parviennent pas… nous ne pouvons rien garantir…

Corroborant les analyses de Christophe Guilluy, cette révolte aura été le révélateur des fractures irrémédiables qui divisent le pays.

Ce sont désormais trois communautés qui se répartissent le territoire : une classe dominante résidant dans les centres urbains, une classe allogène peuplant les banlieues et une classe populaire de souche installée dans la France périphérique.

L’hyperclasse dominante composée de cadres, d’enseignants, d’universitaires, de journalistes, d’artistes, de juges et autres hauts fonctionnaires, est complètement déconnectée du peuple traditionnel en gilets jaunes.

Et la scission est plus anthropologique que socio-économique…Certains « de-souche » se sont nourris plus que de raison de marxisme culturel et ce poison, importé des universités américaines, a généré des mutations. Pour nous qui voyons dans la nation une entité organique, il est urgent de neutraliser ces cellules mutantes avant qu’un cancer généralisé ne nous condamne.

Le peuple autochtone s’est scindé en deux groupes qui n’ont plus la même vision du monde, qui ne partagent plus les mêmes valeurs fondamentales, qui se méprisent et sont sur la plupart des sujets en opposition frontale.

Par exemple : chez nous en France périphérique, on sait qu’une femme n’est pas un homme dénué de pénis… On sait qu’un couple, c’est un homme et une femme… On sait qu’une famille c’est un père, une mère et leurs enfants…

Chez nous en France périphérique, la PMA, la GPA, le « trouple », la théorie du genre et tous les délires LGBT n’ont rien de « tendance » …

Chez nous on cultive ses racines…

Chez nous, on sait que les frontières protègent et que ce sont les no-border qui ont du sang plein les mains…

Chez nous, on sait que l’immigration n’est pas une chance mais une charge…

On sait qu’un Malien ne fera jamais un français pas plus qu’un veau né dans une écurie ne fera un cheval.

Chez nous, on sait comme Bernard Lugan qu’un africain n’est pas un Européen pauvre à la peau noire…

Chez nous, en France périphérique, on sait intimement avec Peguy que « Les patries sont toujours défendues par les gueux et livrées par les riches. »

Chez nous, on sait que ceux qui sèment le vent récolteront la tempête…

Chez nous, on sait que la Greta Thunberg est une bière blonde, plate et sans alcool…

Et chez nous, on sait que manger un vegan c’est sauver un paysan…

L’hyper classe mutante, elle, s’est affranchie du réel. Elle vit dans une réalité fictionnelle tout en assurant sa domination sur notre quotidien.

Par les lois qu’elle promulgue, par ses décisions politico-économiques et par ses tribunaux, l’oligarchie mondialiste nous impose cette réalité fictionnelle faite de vivre ensemble, de politiquement correct et de dictature des minorités.

Mais s’extraire du réel a un coût les amis et pour ne pas avoir à payer la fiction du vivre ensemble au prix de leur sang, la classe dominante assure à la classe étrangère le versement d’allocations et de subventions mirobolantes qu’elle prélève sur la France périphérique.

Saviez-vous, à titre anecdotique, qu’en 40 ans des diverses politiques de la ville, ce sont plus de 150 milliards d’euros qui ont été prélevés sur les efforts des Français pour acheter la paix aux immigrés ? Vergonha !!!

Et pendant ce temps-là, combien de plan d’urgence pour la France des Gaulois ? Aucun … car les bobos urbains n’ont que mépris pour cette France rurale sacrifiée où un paysan se fout en l’air tous les deux jours. Vergonha !!!

Nous le savons, cette injustice insupportable de la préférence étrangère porte en elle les germes de la sécession et de la prochaine guerre civile.

Car sachez mes amis que leur univers parallèle contre-nature est par avance condamné. La négation du réel ne peut durer qu’un temps et le vivre-ensemble va leur péter à la gueule. Le bobo des métropoles s’en apercevra bientôt mais il sera alors trop tard pour sauver sa peau.

Pour conclure sur une note bon enfant, quand je pense retour au réel je ne peux m’empêcher d’évoquer cet antifa montpelliérain dont la vie de mutant a pris fin aux pieds d’une bande de clandestins qu’il avait concouru à installer chez nous, le con. Je suppose qu’il a fini par se dire, comme nous, que le vivre-ensemble avait au final une odeur de larmes, de pisse et de sang.

Ce jour du retour au réel, nous les militants de la Ligue du Midi, nous ne serons pas dans les grands centres urbains…Non… Nous laisserons les anciens maîtres tout seuls à profiter pleinement de la diversité. Nous, nous serons chez nous en France périphérique, déployés sur nos ronds-points parmi les nôtres, avec nos copains chasseurs. Et je vous l’affirme mes amis, ce jour sera celui de notre retour dans l’Histoire car ce sera l’acte premier de la Reconquête !!!

 

Per la tèrra nostra, pour la France, pour l’Europe : Reconquête !!!

Pari tenu : on était 300 en Petite Camargue !

Pari tenu : on était 300 en Petite Camargue !

Fête de la Ligue du Midi

 

De nombreux prénoms ont été modifiés pour des raisons évidentes.

8h30– ça fait plus de deux heures que j’ai démarré de chez moi dans la nuit noire, j’avais encore tout le petit matériel à charger… Je passe prendre Jacques à la gare (l’ami Jacques toujours fidèle au poste qui va se charger de faire garer en bon ordre les véhicules, assurer la sécurité et veiller à ce qu’on ne gaspille pas 1m2 de parking. On profite du trajet pour baliser le parcours à l’aide de flèches orange. Pas de temps à perdre, j’aperçois de loin la première voiture de sympathisants qui arrivent avec près d’une heure d’avance.

On continue la tournée-fléchage sur quelques kilomètres avant d’arriver au Mas. Le service de sécurité (tee-shirts noirs) est déjà en place ; Titi le responsable est très concentré, il gère une équipe de 6 garçons (Kévin, Jacques, Michou, Lala, Benjamin, André) et 2 filles (Anne et Evelyne) ; j’aperçois les extincteurs stockés en bon ordre sous les arbres. (On fait très attention aux incendies – l ’herbe séchée craque sous nos pas).

Déjà avec ¾ d’heures d’avance une douzaine de pré-inscrits piaffent d’impatience. Damien, au contrôle a un mouvement d’humeur « avant l’heure, c’est pas l’heure !» semble-t-il grogner ! – .  Je me soumets à la fouille comme tout le monde puis au contrôle des billets internet. Déjà la « sécu » organise deux files pour la « fouille » qui se transforme ensuite en deux lignes selon le mode de paiement. Maryvonne, qui pense à tout, est passée chez le boulanger et une odeur de café s’élève du bar. On a pensé aux militants de l’organisation qui sont levés depuis déjà plusieurs heures. J’inspecte tout le dispositif, je serre les mains des militants. Emilien vient à ma rencontre. Je le trouve un peu tendu car c’est lui qui a en charge l’ordonnancement des activités. On se pose sur une table, le café et les croissants sont chauds, on repasse tout le déroulé prévisionnel du matin et de l’après-midi… pas de défection, tout baigne. On dégage la place pour faciliter l’aménagement de la dizaine de stands. Chantal s’occupe du stand de la Ligue avec Rolande chargée des adhésions. Je vois arriver nos amis de Civitas, puis le responsable du stand de la revue « Eléments ». Le bar commence à s’animer. Pour l’instant c’est uniquement un service de café qu’assure Mathieu le responsable du bar.

Il est 9h35 et ça commence à s’animer et je dois répondre à de nombreuses questions (emplacement du camion-restauration, coin V.I.P…) bien que le gros travail de mise en place ait été effectué dès la veille en fin d’après-midi par une petit groupe de camarades qui aidé par un détachement de « Brigands » ont aménagé tous les espaces : le bar avec ses réfrigérateurs, la grande salle et ses chaises en rang cinéma, les espaces de restauration sous barnums, la sono, l’estrade-orateurs, la scène-concert en à peine un peu plus de deux heures. Avec le soleil tout ça commence à s’animer et prend un petit air de fête à « neuneu ». Il est 10h15, Damien est agacé, nombre d’inscrits augmente « trop lentement », seulement 145 sont passés au contrôle… je rassure notre camarade : on est dimanche et nos amis prennent un peu de temps puisqu’ils savent qu’on ne démarrera pas avant 10h30. Ce laps de temps nous permet d’ajuster l’emplacement de la chaîne de self-service. Il est vrai que cette année, au vu des préinscriptions, nous avons prévu des plateaux- repas à alvéoles afin d’éviter un, encombrement toujours ennuyeux.

Au détour d’un stand nous saluons François Galvaire, nous discutons un bref instant avec Paule Bouvard de Saint-Gilles ; de loin j’aperçois Vincent Vauclin qui se présente à l’entrée et nous allons à sa rencontre. La foule grossit et se prête avec bonne humeurs aux opérations de fouille. « Quand est ce qu’on commence ? » demande Damien… « Il est 10h35 ! On se regarde 3 secondes… « On commence » dis-je avec entrain.

Pauline nous rejoint, nous montons sur l’estrade… la salle est au ¾ pleine. C’est parti !

Emilien annonce les consignes de sécurité -pas de photos, pas de cigarettes en dehors de la zone du bar etc…-. Je vois les bordelais amenés par Thomas se caler au fond de la salle, mon fils Olivier et ses enfants qui me font des coucous… François Jay, Alain de Peretti, Nicole Mina qui prennent place. Je prends le relai, je précise que le thème de la journée est centré sur le « réveil des peuples », je fais une petite blague pour mettre le premier orateur, dont c’est la première prestation devant un public aussi fourni, en confiance. Le bruit de la sono décide les attardés du bar à rejoindre leur place, il y a quelques personnes debout au fond de la salle, maintenant pleine comme un œuf.

Chantal Jean d’une voix encore mal assurée attaque sur le thème « le sud en première ligne face à l’invasion » …  Je regagne le fond de la salle pour m’assurer que le son est audible puis m’en vais décompresser un peu à l’extérieur. Je tombe sur Patrick Jardin qui a fait près de 1.000 kms pour nous rejoindre. J’adore ce gars quand je sais le calvaire qu’il a enduré et quand je vois l’autorité qu’il a gagné en juste un an depuis la fête en 2018.

Nous écoutons Chantal : « L’insécurité gagne nos villes, et surtout ici, dans le sud, avec une véritable tiers-mondisation visible de l’espace public.

Depuis quelques mois, le bilan est catastrophique, des gangs d’albanais terrifient la population de Montpellier, grâce à l’aide d’associations irresponsables et sur-subventionnées, cas classique et généralisé de la légende du fameux cheval de Troie.

Trafics de stupéfiants globalement tolérés, violences à la sortie des collèges et lycées, vols à l’arraché, souvent sur des personnes âgées, pickpockets dans le tram. De nouvelles pratiques, jusqu’alors méconnus dans nos contrées.

La crise des gilets jaune est l’indicateur de cette France qui souffre, croulant sous les taxes (…)

Par cette idéologie galopante et cette immigration grouillante, qui n’a désormais plus de limite à son expansion, (…) Il est temps pour le peuple de retrouver sa fierté, sa dignité, et de relever la tête. Les français doivent reprendre le contrôle de ce pays devenu, malheureusement, une honte.

Prenons exemple sur Le comte Eudes d’Aquitaine qui en 721 fut le premier européen à réaliser l’union pour bouter les Sarrazins, 11 ans avant Charles Martel à Poitiers ».

Sa voix commence à trembler, elle est pale comme un linge… elle s’est un peu trop donnée sur la première moitié de son discours. Je reviens sur la scène pour la réconforter. On l’applaudit à maintes reprises. Elle a fait le boulot… bravo Chantal.

J’ai le droit d’aller boire un café, puisque c’est maintenant au tour d’Olivier1 de prendre la parole et qu’on peut lui faire confiance pour les discours. Le thème qu’il a décidé de traiter est : « De la colère à la reconquête »… En novembre dernier, déployés sur les ronds-points du pays le peuple français est enfin sorti de sa léthargie. Cette révolte en gilet jaune aura mis en évidence la présence sur le territoire de trois peuples aux intérêts antagonistes : une classe dominante de bobos émancipés du réel, une population allogène dont la discrétion rare aura été remarquée et une classe moyenne de souche en lutte contre son reflux imposé.

François Galvaire2 monte ensuite à la tribune pour traiter du thème « Sortir d’internet pour retrouver le terrain militant ».

Ensuite nous accueillons alors Patrick Jardin3 qui nous rappellera le cheminement de la France depuis une année au cours de laquelle nous avons remporté une victoire significative en réussissant à interdire le concert de Médine. 

C’est au tour de Richard Roudier4 de prendre la parole dans une sorte de discours d’orientation qui présente tour à tour les dangers pour notre peuple et les combats à mener pour remporter de petites victoires jusqu’à la victoire finale.

Il est 12h30, nous avons fait la moitié du programme et nous allons offrir un moment de détente attendu avant de passer aux agapes, grâce au cours de chant. Chacun se souvient de l’apprentissage du « Se Canto »   en septembre 2018. Nous allons réitérer en 2019 par le chant national Provençal qu’est la « Coupo Santo ». En 20 minutes, montre en main, toute la salle debout a appris paroles et prononciation pour finir, a capella, par une interprétation fort réussie.

Un repas chaud accompagné d’un Côtes du Rhône, précédait un mini concert des Brigandes qui ne comportait pas moins de 7 chansons plus un rappel, en l’occurrence, le fameux « Foutez le camp » qui est tout un programme et dont le refrain fut repris à tue-tête par une salle en délire… Soulignons que la séance de photos avec les Brigandes, le Président de la Ligue et François Galvaire, se poursuivit pendant plusieurs dizaines de minutes pour la plus grande joie du public

Autre moment fort, mais celui-là précédant le concert, ce fut la photo souvenir de la salle debout agitant drapeaux et bannières de la Ligue (300 personnes qui exultent, ça fait du bruit).

14h30, l’après Midi reprenait avec le discours très documenté et structuré de Georges Vincent-Tracol5 sur la montée des forces populistes en Europe

Suivi de l’allocution de Vincent Vauclin6 de la Dissidence Française.

L’après-midi tirait à sa fin avec la tenue de trois ateliers géographiquement éclatés sur l’ensemble du mas avec Erick Cavaglia, Stefen Pinault et le duo Nicole Mina / François Jay.

On terminera ce compte-rendu en donnant lecture (parmi d’autres) des  témoignages de sympathies de 2 personnalités empêchées de se rendre en Occitanie ce jour-là pour cas de force majeure.

  • Christian Piquemal :

« Mon épouse a fait une mauvaise chute en fin de matinée. Elle souffre beaucoup en attendant des examens complémentaires lundi. En raison de ces circonstances imprévues et contraignantes, je ne peux la laisser seule demain.

Aussi je ne pourrai être présent à votre fête de la Ligue du Midi et je le regrette beaucoup, croyez le bien. Je me faisais une joie d’être parmi vous dans une belle ambiance avec un programme varié et une participation forte.

Je serai par la pensée et le cœur avec vous. Tous mes vœux de succès vous accompagnent.

Transmettez mes salutations cordiales à tous les participants

Avec encore tous mes regrets.

Amicalement ».

  • Philippe Milliau (Président de TV Libertés) :

« Bien chers amis, seul un cas de force majeure, pouvait m’empêcher de venir depuis la Bretagne pour être à vos côtés en cette si belle journée de communauté fraternelle et européenne. Vous avez la chance d’avoir une personnalité comme Richard. Il saura vous transmettre le message que je voulais vous adresser de vive voix : notre si riche civilisation européenne ne se laissera pas abattre par la coalition de la finance internationale et du crasseux gauchiste. Nous ne le voyons pas encore clairement, mais les nappes souterraines et claires de la renaissance sont déjà présentes. Leur irrépressible déferlement est un ouvrage que chacun d’entre vous aura à cœur d’accomplir. Je vois le développement de l’information alternative et de son vaisseau amiral T.V libertés.

J’ai confiance ».

NOTES :

Les discours d’Oivier Roudier, de François Galvaire, de Patrick Jardin, de Richard Roudier, de Georges Feltrin-Tracol et de Vincent Vauclin seront publiés intégralement dans les jours qui suivent ainsi que les ateliers d’Erick Cavaglia, de Stefen Pinault, de Nicole Mina et de François Jay.