transhumanismeOn l’observe tous les jours : le matérialisme libéral est en train d’achever la destruction de la Nature. Pour le moment, cela se voit moins car l’espèce est particulièrement résiliente, mais il est également en train de chercher à broyer la nature humaine en tentant de la transformer et en lui enlevant ce qui faisait son humanité c’est à dire la possibilité de choisir, la conscience.

L’exploitation sans limite des ressources de la planète, les guerres planétaires en cours, et à venir, pour l’accès aux matières premières et aux positions géostratégiques en vue du contrôle des flux marchands en sont la manifestation tragique. Idem pour les tentatives très avancées du transhumanisme lequel vise à détruire l’espèce humaine pour la remplacer par un homme prométhéen, un homme-machine.

Si on a pu considérer que le capitalisme (par opposition au marxisme) était le plus sûr moyen de produire des richesses, c’était sans évaluer au prix de quels ravages (Cf. : Jean-Paul II Centesimus annus). Tout comme le réformisme, cette vision n’est plus tenable.

Aussi, nous affirmons que le capitalisme sauvage est incompatible avec la survie de la Nature en tant que milieu, et incompatible avec la nature profonde de l’homme qui est sociale, solidaire, d’essence spirituelle et non pas seulement matérielle. S’il n’est pas réformable, le libéralisme économique est difficilement remplaçable sans assumer une décroissance insupportable. Par conséquent, la seule solution est de sévèrement le contenir et d’en maîtriser les excès pour, progressivement, le rendre compatible avec la nature et l’homme. Si la compétition entre les agents économiques est saine, elle doit être encadrée et contenue.

Nous constatons la faillite totale et mondiale du « politique » dans son rôle de régulation et d’arbitrage entre les intérêts de l’Humanité et son environnement et ceux contradictoires des tenants de la mondialisation marchande et du libéralisme global. En effet, ces derniers sont laissés sans contre-pouvoir, sans frein, sans limite aucune ; ce qui est désormais insupportable. Nous affirmons que l’Homme et la Nature à laquelle il appartient, priment sur l’économie et que les excès du capitalisme doivent être sévèrement régulés par le « politique ». L’économie doit être asservie à l’homme et non pas l’inverse.

transhumanismeNous rejetons toute tentative transhumaniste, toute modification, marchandisation ou réduction matérialiste de l’Homme et n’acceptons le progrès technique que quand il ne dénature pas, respecte la loi naturelle, laquelle est reconnue par le bon sens qui n’est pas le sens commun.

Ce combat n’est pas perdu et nous avons foi dans un sursaut. L’homme a su résister à 70 ans de communisme, et il restera intact malgré les apparentes modification de surface qu’il semble subir. Il va se rebeller et se libérer de l’esclavage économique. La prochaine grande crise est imminente et lui en fournira l’occasion.

Par ailleurs, nous rejetons radicalement le matérialisme dialectique tout comme la lutte des classes. Pour nous il n’y a pas de bon matérialisme. Le scientisme de Lyssenko a asséché la mer d’Aral, le libéralisme global est en train de faire fondre les banquises. Aux mêmes causes matérialistes les mêmes effets. Pour nous, le contre-modèle absolu est celui de la Chine qui a réussi à allier les deux versants du matérialisme global ; capitalisme sauvage pour quelques-uns et dictature marxiste pour tous les autres.

Nous considérons que la propriété individuelle doit être protégée et encouragée car elle est un moteur de la vie, de même nous considérons que le travail est une valeur centrale et un droit car il conditionne la dignité humaine. L’État a la responsabilité d’offrir à ses concitoyens l’accès à l’emploi et non d’y palier par de l’assistanat. Et de cela il doit rendre compte. En ce sens nous prônons une réduction du machinisme, et de la robotisation et un retour vers la déconcentration industrielle et les productions de proximité. Nous prônons également la déspécialisation des pays et des régions du monde. Nous prônons la fin de la concentration économique en fonction du seul avantage compétitif et la relocalisation de toutes les productions. Dans la mesure de ses capacités, chaque pays doit être en mesure de connaître une relative indépendance économique en marche vers l’autosuffisance.

Enfin, il nous paraît que l’hyper concentration des richesses est intenable et qu’une juste redistribution doit s’opérer. On le voit, en pratique, l’État Macronien œuvre à l’encontre de ce programme. Pourtant il présente un idéal à promouvoir lorsque la prochaine très grande crise du capitalisme global purgera tout ou partie du monde.

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