Le billet de Thierry Lafronde

 

« Parce que tu es tiède, je te vomirai » est-il écrit vertement dans les Écritures.

 

Or le clergé catholique est particulièrement tiède depuis Vatican 2. Cette modernité imposée à marche forcée pour être en phase dans un monde décérébré et jouisseur où l’adage « il est interdit d’interdire » servait de boussole en 1968, a abouti à une véritable révolution dans la pratique de la religion catholique avec le concile Vatican 2. Le prêtre a tourné le dos au bon Dieu, au sens littéral puisque désormais la messe se célèbre face aux fidèles et dos au tabernacle. Le spectacle a primé sur le recueillement avec l’entrée en force de ritournelles et divers instruments musicaux sonores durant les cérémonies. Les messages politiquement corrects et pseudo humanitaires ont envahi les homélies jadis dédiées aux enseignements moraux et spirituels des évangiles.

 

Arriva ce qui devait arriver

Le clergé s’est fondu dans la masse, avec des vêtements et des attitudes standards, passe partout, anodins. On célèbre l’Autre, quel que soit ses travers. On bat sa coulpe en permanence au nom de la repentance, de l’inquisition, des croisades et autres colonisations mal assumées, sorties de leur contexte historique.

Souvenez-vous de ces figures, telle celle de l’ex évêque d’Évreux, Mgr Gaillot, tant célébré par les médias dans les années 1980 car, en bon idiot utile, il intervenait sur tous les combats sociétaux en épousant évidemment la cause la plus progressiste du moment ; « SOS racisme » était son credo.

 

Or, on juge un arbre à ses fruits

Cet arbre de Vatican 2, avec désormais quelques décennies à son compteur n’a produit que de piètres fruits bien rabougris. Les églises en Occident ont été désertées puis, souvent, fermées. Quelques personnes souvent âgées continuent à assister à la messe dominicale, quand elle existe encore, et à allumer quelques cierges discrètement. Moins de 5% des catholiques pratiqueraient régulièrement, au pays de la fille aînée de l’Église.

Les séminaires des diocèses formant les futurs prêtres sont désespérément peu remplis, parfois même vides. Le clergé a peur de son ombre et n’ose plus rappeler à temps et à contretemps les principes fondamentaux du décalogue et des Évangiles. Simone Veil aurait déclaré que si l’Épiscopat français s’était opposé à sa loi éponyme facilitant l’avortement, celle-ci n’aurait jamais été votée en 1974.

 

Sombre tableau et pourtant la bouteille est bien à moitié pleine !

En effet, il est un autre clergé qui, lui, n’a ni abdiqué ni plié, voire est entré en résistance très tôt et qui produit de bien beaux fruits.

Il s’agit du clergé traditionaliste, la figure de proue étant les Lefebvristes (Monseigneur Marcel Lefebvre ayant incarné le premier cette résistance – Écouter ICI un extrait édifiant de son homélie du 19 novembre 1989 à l’occasion de ses 60 ans de sacerdoce, Le Bourget – et ICI dans son intégralité), rejoint par d’autres communautés, l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, Saint martin, etc… Ce qui les rassemble c’est leur amour de la messe dite traditionnelle, en latin, face au tabernacle, dos au troupeau des fidèles tels les bergers pour mieux les guider vers Dieu. La beauté et le recueillement de cette liturgie parlent à l’âme et remplissent églises et chapelles toutes générations confondues. Ces prêtres, souvent très jeunes, portent leurs soutanes avec humilité et fierté. Ils ont le regard bienveillant rempli de certitude et de paix intérieure.

Les séminaires dits traditionalistes (moins de 5% en quantité) fournissent désormais plus du quart des futurs prêtres chaque année.

 

De fait, la relève est bien là…

…et Vatican2 a perdu la bataille de la modernité. Dans un quart de siècle, le clergé traditionnel sera majoritaire en France et les messes en latin ré enchanteront les paroisses à nouveau bien remplies.

Ces jeunes prêtres en soutane sont très nombreux à participer aux Pèlerinages de Paris à Chartres chaque année ainsi qu’aux marches pour la vie, comme celle de Paris récemment, encadrant et guidant spirituellement une belle jeunesse assoiffée de valeurs et de repères donnant du sens à la vie. Monseigneur Gaillot et ses potes partiront en poussière sans avoir semé grand-chose, ni produit de beaux fruits.

 

« In vino veritas » disaient les anciens Grecs, bien suivis par les moines qui s’y connaissent. La piquette est désormais remplacée par le vin de garde, celui qui tient au corps et réjouit l’esprit. Celui qui donne des forces dans la bataille. Celui qui est le véritable sang du Christ !

Faites connaître notre site, partagez !