Le billet de Thierry Lafronde

 

L’épisode de la paralysie de la ville de Montpellier le 1er mars 2018 suite à 30 centimètres de neige persistante tombés en 24 heures est édifiant. Certes le phénomène est rare, il faudrait remonter à une vingtaine d’années pour avoir l’équivalent selon les Anciens.

Pour autant le phénomène était annoncé et il y avait de quoi anticiper les inconvénients et mettre en place un dispositif global pour faciliter la vie des concitoyens. Certains se sont trouvés bloqués toute la nuit dans leurs véhicules aux portes de la ville, sur la portion d’autoroute qui sert encore de périphérique. Beaucoup ont du aller à leur travail à pied, cahin-caha sur des trottoirs enneigés durablement. La galère pour tous était bien « en marche ».

La mairie et la préfecture ont bien essayé de prouver qu’ils « faisaient le job » mais les faits, têtus, attestaient du contraire. Après le flop de la gestion du carnaval des gueux le 13 février 2018 qui avait vu une nouvelle fois le centre-ville saccagé par des racailles et des antifas (certains cumulent les 2 étiquettes), il est grand temps de demander des comptes à ces incompétents élus, ou désignés, plus efficaces pour s’auto-congratuler et se distribuer quelques prébendes que pour remplir leur mission de service public.

 

Lexique rapide à usage de ces édiles en cas de sinistre annoncé

 

En amont du sinistre :
  • Mettre en place un poste de commandement multi-services (forces de sécurité, pompiers, sécurité civile, voirie, santé, communication, dépannages spécialisés, etc)
  • Mettre en alerte les services spécialisés et les forces de sécurité, positionner quelques détachements dans les sites stratégiques pour faciliter leurs interventions prévisibles
  • Alerter la population intelligemment en lui donnant la conduite à tenir et les conseils de circonstance (avoir quelques réserves -eau, nourriture, bougies, médicaments-rester chez soi
  • Interdire la circulation des poids-lourds etc…

 

Durant le sinistre :
  • Faire intervenir ponctuellement les détachements spécialisés et adaptés selon les incidents ou accidents dévoilés
  • Maintenir une réserve d’intervention en cas de problèmes majeurs
  • Coordonner et analyser la situation, son évolution avec calme et sang-froid en priorisant les interventions
  • Confisquer les papiers des véhicules contrevenants

 

Après le sinistre :
  • Remettre en état la voirie
  • Assurer la sécurité et l’ordre public
  • Faire un bilan objectif et tirer les enseignements pour être plus performant le coup suivant.

Avant l’an 2000, tout ceci était grandement facilité par la présence d’un régiment militaire dans la plupart des villes. Rappelez-vous l’efficacité des interventions des détachements militaires durant et après la tempête de décembre 1999. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis et surtout, le « super clairvoyant » président Chirac a suspendu le service militaire

Le président Macron qui ne l’a pas fait, veut le rétablir, lui. Ce serait une très bonne chose à condition d’y mettre les moyens et, surtout, de laisser le commandement aux militaires et non à des fonctionnaires et autres énarques spécialistes en sculptage de fumée.

Un maillage du territoire national avec ces nouvelles unités de service militaire assurerait une meilleure réactivité et efficacité d’intervention en cas de sinistre. Ce serait aussi particulièrement indiqué pour participer au contrôle du territoire en cas d’attentats majeurs et multiples. Scénario plus que prévisible à horizon visible.

Il parait que gouverner, c’est prévoir… alors arrêtons de regarder tomber la neige et exigeons de nos édiles qu’ils remplissent leurs missions pour le bien du service public, l’exécution des règlements, l’observation des lois et le succès de la France !

 


 

Note de la Rédaction

 

La question de la circulation revient toujours de façon récurrente lors de ces épisodes neigeux.

Alors que la neige ne dépassait pas 3 cm, le mercredi, il fallut à l’un de nos compatriotes, 3h1/2 pour aller de Palavas à la Grande Motte en raison des camions « en drapeau » sur la 2 fois 2 voies.

Le même jour les services de la DDE ont été particulièrement absents autour de Montpellier -pas de salage, pas de chasse-neige- ainsi que les services municipaux à l’intérieur de la ville. Quant aux tramways (dont la facture se monterait à plusieurs milliards) et qui ont déraillé, alors que l’enneigement ne permettait pas encore de faire une bataille de boules de neige, certains montpelliérains facétieux proposaient de les rebaptiser en « Pitalugue » du nom d’un moyen de transport cher à Marcel Pagnol.

Autres grands absents, de ces 48 heures de folie, ce furent les gendarmes dont les effectifs auraient fondu comme neige au soleil depuis quelques années.

Autre gros point noir : les entrées sur l’autoroute A9 (confié au secteur privé) ont été traitées de façon chaotique et le jeudi l’on a pu voir une colonne de semi-remorques rejoindre la route de la mer à partir de l’échangeur de Gallargues, provoquant des embouteillages monstres.

Des employés de la DDE se plaignaient le jeudi matin sur France bleu du manque de matériel en bon état de marche… mais comme le disaient rageusement des naufragés de l’autoroute A 75 : « il faut choisir, il n’y a plus de l’argent pour tous, c’est le déneigement ou les migrants ». Kléber Mesquida, le président du Conseil départemental ferait bien de prendre note de cette invective, lui qui justement est en charge de ces deux dossiers… avant de rejoindre sur le podium  le reste de l’équipe des « Pieds nickelés » avec le préfet Pierre Pouëssel et le président de la métropole Philippe Saurel.

 

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