Le billet de Robert Langlois

Habituellement, nous ne versons pas dans l’électoralisme, ce n’est pas notre affaire et, sauf exception, nous nous abstenons de tout commentaire à ce propos. Et pourtant, comment se taire quand on voit ce qu’on voit ? On vient d’apprendre que Laurent WAUQUIEZ a opposé une fin de non-recevoir à la main tendue de Marine LE PEN.

Mais comment aurait-il pu en être autrement ? WAUQUIEZ n’est pas encore élu à la tête de son parti, et il en est encore à essayer de rassembler ce qu’il lui reste de troupes. Par conséquent, à ce stade, il est facile de comprendre que tout sujet qui pourrait créer des divisions dans son parti lui est strictement interdit. C’est pourtant simple. On ne vient jamais interférer dans le jeu d’un partenaire qui en est encore à chercher à s’établir et à se stabiliser dans son propre camp. Du moins, pas publiquement. On attend qu’il soit en place, qu’il se soit conforté et qu’il ait au moins les mains libres.

En s’y prenant ainsi, Marine LE PEN ne pouvait que prendre la porte dans le nez. Même s’il avait pu penser à un hypothétique accord, WAUQUIEZ n’avait pas d’autre choix à cet instant. Par cette maladresse la porte s’est définitivement fermée. C’est terminé, il n’y aura plus d’accord. Laurent WAUQUIEZ ira chercher les électeurs FN en direct comme l’avait fait SARKOZY avant lui. Comment Marine LE PEN ne comprend-elle pas une chose aussi élémentaire ? Comment peut-elle commettre une faute aussi grossière sur un sujet aussi simple ? Comment a-t-elle pu s’empresser à ce point et s’enferrer en s’affichant prématurément au risque d’encombrer le partenaire qu’elle s’était choisi et de l’enfermer dans une impasse dont il ne pouvait plus sortir que par un désaveu public ?

C’est encore pire que ce que l’on pouvait penser. Et cette fois ci, ce n’est pas la faute de PHILLIPOT. Une telle bévue nous révèle l’étendue des faiblesses de MLP pour ne pas dire son incompétence, ainsi que la profondeur de son désarroi -l’épisode croquignolet de la fermeture des comptes du FN par la Sté Générale ne va pas éclaircir l’horizon-. C’est bien triste sur le plan humain, mais Marine LE PEN nous montre l’image d’une épave à la dérive.

Nous l’avions déjà dit dans ces colonnes, elle n’est pas la bonne personne. Il n’y a plus « d’excuse PHILLIPOT ». Cette erreur grossière scelle définitivement ce jugement, c’est irrattrapable. Les gens de confiance qui l’entourent, s’il en reste, et si elle les écoute, devraient lui conseiller de s’écarter et de cesser de s’exposer ainsi. Quand on est dans cet état, on se met à l’abri, on ne s’expose pas. Non, on ne tire pas sur une ambulance. Encore faut-il qu’elle ne traverse pas toutes sirènes hurlantes le champ de tir au moment où ça mitraille de tous les côtés. Au risque de nous redire, la solution n’est plus dans les élections, le dernier train est passé en 2017.

L’énergie des patriotes est désormais bien plus utile dans le combat hors champ électoral et dans la préparation des échéances d’ampleur historique qui vont se présenter. C’est désormais face au retour du tragique dans l’Histoire que les choses vont se jouer et la réponse ne résultera pas d’un consensus démocratique.

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