La Novlangue (Orwell – 1984) : regarder le mal en face

Novlangue

 

Communiqué de la Ligue du Midi


Les médias participent activement à la construction de la réalité, ou à tout le moins, à une certaine forme de réalité. Les médias légitiment la matérialité d’une information, ils la rendent possible et de la sorte, départissent ce qui mérite d’être dit, présenté, exposé, de ce qui ne le mérite pas.

        La médiatisation est une objectivation ; elle en est même le point sacramentel. Elle confère sa dignité au fait qui est érigé ainsi en objet d’information. Littéralement et étymologiquement, informer, du latin « informare », consiste à « donner forme ». Les médias en conséquence, donnent forme et ils contribuent par le pouvoir de dire, de nommer, non seulement à l’existence, mais également à la qualification de cette existence puisqu’ils décident de classer un événement en fonction de grilles de lectures, les fameuses « rubriques ». Ils réinventent une grammaire et un vocabulaire nouveau.

        Les implications de ce processus tout à la fois sélectif et normatif peuvent être politiquement lourdes de conséquences : elles révèlent ce qui est digne de légitimité et désignent la nature d’une information. Combien de faits apparemment divers échappent-ils ainsi à une lecture plus politique ? Cet effet d’éviction résulte d’une mécanique dont la dimension idéologique se dissimule sous l’apparente neutralité de l’information… Or, il n’existe pas de neutralité axiologique dans la production de l’information, pas plus qu’il n’existe une information chimiquement pure de tout préjugé.

       La Ligue du Midi dénonce la bonne conscience d’une soi-disant « Avant-garde » sûre de la pureté de ses intentions. Les médias organiques qu’elle contrôle, orchestrent notre perception du monde, et l’inconscient médiatique parle jusque dans ses silences.

        La Ligue du Midi combattra sans relâche la manipulation du Système qui prétend définir une « vérité  médiatique » qui, si elle aime dénoncer les post-vérités, n’hésite pas, s’il le faut, à surligner certains faits, ou à en déprécier d’autres, si ceux-ci ne corroborent pas son système de valeurs.

        Nous savons comment la bien-pensance médiatise sa façon de penser dans la vénération de ses idoles : l’inclusion, la diversité, le vivre-ensemble, l’Union-Européenne sont autant de totems intouchables à travers lesquels communient les agents les plus installés du champ médiatique. La Sociologie heureuse (urbaine, connectée, Catégories Socio Professionnelles + + mondialisées…) des professionnels des grands médias rencontre tout naturellement « l’identité heureuse » dont elle célèbre la gloire assomptionnelle, nonobstant les aspérités de l’actualité qui peut prendre forme sous nos yeux.

        Tout, absolument tout est permis, sauf dire du mal de l’islam radical. Winston Churchill fut pendant des années la risée des médias, des intellectuels et des politiciens londoniens. Son discours antinazi était considéré comme haineux, belliqueux et insultant pour le peuple allemand. On lui préférait l’esthétisme et l’optimisme d’un Bertrand Russel qui prônait le désarmement et la confiance.

        Ce sont les mêmes effluves de lâcheté et de renoncement qui flottent à présent au-dessus de Paris. Pas seulement à l’Elysée. Une secrétaire d’Etat à l’égalité entre les hommes et les femmes nie l’existence de l’antisémitisme dans les quartiers. Une radio d’état ne se donne pas la peine de signaler une pétition d’intellectuels prestigieux en faveur d’une dame juive assassinée par un islamiste antisémite. D’autres intellectuels déploient des trésors d’imagination conceptuelle pour excuser l’organisation d’une manifestation féministe « racisée »interdite aux hommes blancs.

       La Ligue du Midi constate que la mixité et le métissage sont imposés partout au nom du vivre ensemble, sauf lorsqu’ils sont interdits pour cause d’émancipation. Des journaux dignes du Bondy blog relativisent le sort des agressions de femmes dans le quartier de la Chapelle, et la Maire de Paris, comme les féministes de gauche, ne sont pas en reste de propositions concrètes comme organiser des promenades exploratoires ou élargir les trottoirs.

        Il n’y a dorénavant d’autre choix que de regarder le mal en face.

        La Ligue du Midi, Maîtres chez nous!
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