Joachim Boumaza – Ligue du Midi Aude
Ce samedi 10 Avril 2021, les motards en colère, galvanisé par la FFMC, se réunissaient un peu partout en France, comme à Carcassonne, préfecture du département de l’Aude, afin de manifester leur désapprobation générale face aux diktats européens visant à vider les portes-monnaies d’usagers des « deux et trois roues » et de remplir celui de quelques requins internationaux.
Le cortège, pris sous des averses régulières, rassembla un peu plus d’une centaine de courageux motocyclistes, défiant les oppressantes restrictions de déplacements afin de défendre leurs droits.
Leurs cibles principales : les officines de « contrôle technique » et en particulier le groupe DEKRA.
Les multiples manifestations de motards qui s’organisent partout sur le territoire national amorcent la naissance de nouvelles révoltes citoyennes dont les revendications s’annoncent déjà très précises.
DEKRA : LA MULTINATIONALE QUI RÉVEILLE LA COLÈRE DES MOTARDS
Le groupe DEKRA, spécialiste germanique du contrôle technique en Europe, a pour projet la création d’une nouvelle ressource financière très juteuse. En effet, non satisfait de son implantation à échelle internationale de garages franchisés sur le vieux continent, et surtout au sein de notre pays, le géant allemand, aux dents si longues qu’un dentiste prendrait ses jambes à son cou, réclame aujourd’hui un contrôle technique pour les véhicules « deux et trois roues motorisés », qui représente un parc compris entre 2,5 millions et 3,6 millions d’engins en 2020, assorti d’une croissance en augmentation.
L’argument principal avancé n’est pas de toute première fraîcheur, puisqu’il s’agit du contexte accidentogène lié à la pratique du « deux roues » dans sa généralité. Est-il utile de rappeler que la catégorie dénommée fallacieusement « deux roues » concerne aussi bien les cyclomoteurs, accessibles avec une formation 50cm3 AM, que les 125 cm3 accessible avec une formation A1 depuis 2011 mais aussi, le permis A2 moto 47ch et sa passerelle A 100ch +.
Doit-on aussi mettre en lumière que cet argument, basé sur des chiffres et des rapports insignifiants dans leur réalité, se voit déjà gonflé par les accidents liés aux véhicules « deux roues à propulsion électrique », comme les vélos et trottinettes pourvus de puissances non homologuées mais que l’on peut croiser sur des axes routiers à accès réglementé. Aussi, on ne comprend pas, que les forces de l’ordre puissent asséner une contravention au malheureux motard, lui qui a acquis non sans mal un permis difficile et très formateur, et ce pour un simple dépassement en inter-files…
Ainsi dans ce contexte, cette décision à l’échelle internationale, déjà validée grâce à l’obscurantisme des dirigeants d’un état supranational tel que l’UE, peut être proclamée sinon dans le seul intérêt de satisfaire la cupidité vorace de cartels présents partout dans notre environnement.
Le peuple souverain ne devrait pas tarder à s’exprimer…
