Mondialisation : le rêve s’est transformé en cauchemar

 

Le billet de Guido La Meslée

        La panique migratoire est devenue le symbole de notre condition. La mondialisation transforme tous les territoires souverains en « vases communicants » entre lesquels s’écoulent continûment leurs contenus. Que nous le voulions ou non, l’hétérogénéité culturelle est en train de devenir – et à grande vitesse- un trait caractéristique définitif, et même endémique, du mode urbain de cohabitation humaine.

        Les pseudos-élites seraient bien inspirées de cesser de pratiquer ce snobisme méprisant pour les peuples qui, face au « Grand Remplacement », proclament leur attachement à l’identité et à la tradition, manifestant leur peur de l’inconnu et la volonté de préserver leur mode de vie.

Le rêve d’une mondialisation heureuse : la trahison des élites universalistes

        La « gauche culturelle » s’est bien trop facilement accommodée du libéralisme économique. Le Brexit ou l’élection de Donald Trump sont autant de mutineries électorales contre le néolibéralisme progressiste, l’union des mouvements sociaux (féminisme, antiracisme, LGBT…), l’économie de pointe… l’alliance entre le multiculturalisme et la Silicon Valley, l’antiracisme et Wall Street… sans oublier Hollywood, propagandiste inlassable de l’idéologie Trans

        Alors que les conditions de vie se dégradaient, y compris sous Bill Clinton et Barack Obama, les conceptions libérales individualistes du progrès, remplacèrent progressivement celles de l’émancipation et de l’égalité. En réponse, de plus en plus nombreux sont ceux qui imputèrent la dégradation de leurs conditions de vie au politiquement correct, aux gens de couleur, aux musulmans. A leurs yeux, le féminisme et Wall Street sont une seule et même chose, que Hilary Clinton incarne à la perfection.

Ce sont les oubliés, les dépossédés qui vont faire l’élection

        A une semaine du premier tour de la présidentielle, c’est la panique au sein des Oligarchies. Un véritable tremblement de terre menace l’ordre établi. Les créatures médiatiques font de l’huile : le mépris des pseudos-élites pour le peuple attise le ressentiment. Contrairement à ce que Emmanuel Macron assure en disant vouloir dépasser le clivage droite-gauche, il est le candidat des privilégiés, à l’aise dans la mondialisation et le libéralisme sociétal. Le problème, c’est que seuls 15 % des électeurs issus des « classes défavorisées » voteraient pour lui. Ce sont ces oubliés, les dépossédés de la France périphérique qui détiennent la clé du scrutin.

En se mondialisant, les idéaux égalitaires des démocraties libérales ont créé du ressentiment

        La religion et la tradition ont été constamment mises au rebut depuis la fin du 18ème siècle, dans l’espoir que des individus rationnels puissent former une communauté politique libérale. Cette prémisse fondamentale de la modernité laïque, qui était menacée jusqu’ici par les seuls fondamentalistes religieux, l’est désormais aussi par les Patriotes dans les épicentres même de la modernité laïque : l’Europe et les Etats-Unis.

        Maurice Bardèche exprime parfaitement bien dans Sparte et les sudistes, le sens profond de cette espérance qui grandit en terre Occitane : « Je crois que le monde moderne est une entreprise de dénaturation de l’homme et de la création. Je crois à l’inégalité parmi les hommes, à la malfaisance de certaines formes de liberté, à l’hypocrisie de la fraternité. Je crois à la force et à la générosité. Je crois à d’autres hiérarchies que celles de l’argent. Je crois le monde pourri par ses idéologies. Je crois que gouverner, c’est préserver notre indépendance, puis nous laisser vivre à notre gré ».
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