Communiqué de la Ligue du Midi (18/10/18)
Franchement, nous n’avons aucun intérêt à prendre parti dans cette guéguerre qui oppose deux clans à l’intérieur d’un même camp, celui des mondialistes. A deux reprises en 2007 et en 2012, la seule utilité de Méchancon a été de servir d’appoint pour faire élire le candidat du système, Hollande en 2012 et Macron en 2017… et il est peu probable que malgré ce rideau de fumée provisoire, la même opération avec le même résultat ne se reproduise pas avec des marionnettes renouvelées en 2022.
Méchancon est un pur produit du système, il n’a jamais travaillé -enfin pas un vrai métier ou alors à la marge-, il est un de ces hommes politiques nomades qui ont occupé tous les postes électifs possibles, il aura accompli un véritable tour de France dans sa carrière (sénateur, conseiller général, adjoint au maire de l’Essonne, député des Bouches du Rhône, député européen circ. du sud-ouest etc). Nul besoin de rappeler sa participation à la Conférence de presse dans les salons de l’Assemblée Nationale où il demandait la dissolution de la Ligue du midi…
Né au Maroc, d’une famille d’origine espagnole, il a écumé politiquement tout l’éventail de la gauche : Parti socialiste, Parti de gauche, Front de Gauche, La France Insoumise sans oublier son entrée en politique chez les trotskistes-lambertistes de l ‘OCI -Organisation Communiste Internationaliste- à l’âge des 21 ans, d’où il ramènera sa haine de l’identité si tant est qu’il ne sait parler que des « gars » ou de « gens ».
Méchancon n’aime pas qu’on le mette en contradiction, pourtant c’est le moins que l’on puisse demander à des journalistes politiques auxquels on ne peut pas vraiment reprocher de faire leur travail. Aussi se met-il fréquemment en pétard (au moins une fois par mois et avec des pics au moment des élections, suivies de déprime et de menaces de retrait de la vie publique). Cette fois-ci il a vraiment pété les plombs…
Face aux journalistes ou à ses adversaires politiques Méchancon utilise fréquemment deux techniques éprouvées :
– Celle de l’amnésie ou du trou de mémoire : « moi ? j’ai dit ça ? Je ne m’en souviens pas » pour s’exfiltrer d’un gros mensonge lors de sa rencontre « fortuite » avec le président de la République à Marseille prés du Vieux port.
– Celle du mépris : « Votre niveau me dépasse, je ne comprends pas »… Pas plus tard qu’hier suite à la perquisition du matin, lorsqu’une journaliste de France 3 lui demande (il suffit de tendre un peu l’oreille) : « Monsieur Mélenchon, quand vous disiez il y a quelques mois, quand vous pointiez les déboires judiciaires de (François) Fillon et de (Marine) Le Pen, que c’était une décadence de la République… ». Le député des Bouches du Rhône lui répond alors, en imitant son accent de Toulouse : « Et alors ? Qu’esseuh-que-ça-veuh-direuh ? Non madame, vous ne savez pas de quoi vous parlez… Vous dites n’importe quoi… Quelqu’un a une question formulée en français ? Et à peu près compréhensible parce que votre niveau me dépasse, je ne comprends pas », enchaîne le leader de la France insoumise.
On notera, outre la connotation raciste envers la population sudiste, le mépris de classe, le « raffinement » de son comportement par rapport à un travailleur-femme et la volonté d’humilier une journaliste aux questions embarrassantes, une humiliation immédiatement condamnée par le Syndicat National des Journalistes (SNJ) de France Télévision ainsi que par de nombreuses réactions et commentaires.
Devant les portes closes des locaux parisiens du parti, pendant la perquisition en cours, il s’en est pris à la députée héraultaise de son camp, Muriel Ressiguier, qui tentait de raisonner les membres afin de ne pas enfoncer les portes, gardées par un policier.
Alors que Jean-Luc Méchancon ordonne à ses collègues d’enfoncer la porte, on entend Muriel Ressiguier dire « c’est des méthodes de voyous » et le tribun de répondre : « Ça va toi, on t’a pas demandé ton avis ». Elle répète « méthodes de voyous », Méchancon rétorque « si c’est pour faire ça, c’est pas la peine. Tu ne me coupes pas ! ».
Rappelez-vous, il avait déjà insulté, Ségolène Royal candidate à la magistrature suprême : « L’élection présidentielle n’est pas un concours de beauté ».
Miss Goulag n’en est pas revenue : le boss Méchancon l’a publiquement et vertement remise à sa place ; on aimerait l’imaginer avec sa comparse Sophie Mazas -présidente de la Ligue de Droits de l’Homme de l’Hérault-, hurler à la discrimination et attaquer en justice cette espèce de goujat d’apparence « blanc » que l’actuelle bien-pensance souhaite voir disparaître. Et ce n’est pas tout, cette grande gueule de Méchancon/con –à Toulouse, on aime bien ponctuer la finale– s’est doublé d’un macho, insultant une journaliste parisienne à cause de ses origines car la malheureuse avait l’accent d’Occitanie.
