
Affichage Decaux payé par le contribuable
Jusqu’au 29 novembre le Ministère de la Santé nous inflige une campagne d’affichage sur le thème du « sexe entre hommes » qu’il prétend de prévention contre le SIDA. Sur les 4 types d’affiches fleurissant dans nos villes, sont déclinées des images d’hommes prêts à copuler.
Les textes variés accompagnant ces affiches sont : “s’aimer, s’éclater, s’oublier” ou « coup de foudre, coup d’essai, coup d’un soir » ou encore “avec un amant, avec un ami, avec un inconnu” et enfin “pour la vie, pour un W.E, pour une fois”. Voilà qui va au-delà de la vulgarité du « coup », est un appel à la fête, au libertinage, voire à la pornographie ; or, le Code Pénal punit l’incitation à la débauche (art.227-22), la corruption de mineurs (227-24), le Code de Procédure pénale traite de ce qui est contraire à la décence (624-2). Au delà de l’aspect festif, il y a prosélytisme homosexuel. Car faire la fête est incitatif, tant pour les adultes que pour les mineurs, et cette campagne fait la promotion de pratiques reconnues les plus à risques pour la santé : celles des “copulateurs compulsifs” , bref ceux qui pratiquent avec “un inconnu”, “un soir “, ceux qui s’oublient…
En fait, c’est l’imprudence et la multiplicité des partenaires qui crée le risque. Il est partagé par les lesbiennes ou les hétéros qui se conduisent pareillement. En ne ciblant que le “sexe entre hommes”, cette campagne, visant les orientations sexuelles, voire l’origine, tombe sous le coup de l’article 225-1 du Code Pénal sur la discrimination.
IL faut bien se rendre à l’évidence que derrière le but avoué de protection contre le SIDA (ce thème est une bonne pompe à fric) avec le tollé qui suivit, il y a surtout recherche de la provocation, promotion de pratiques jusque là considérées comme déviantes. Des maires, ont demandé le retrait des affiches à Decaux : Joinville, Aulnay sous bois, Angers. Marisol Touraine crie à la censure et dit déposer plainte.
Les pro-inversions, non content d’avoir obtenu le mariage gay se déchainent sur les réseaux sociaux. L’ineffable Roméro -précisant avoir épousé son Roméo- intervient même, non pas pour promouvoir la prudence et le discernement dans le choix du partenaire, mais pour choquer, dénoncer « homophobes et bigots d’un autre temps ». Autrement dit la sodomie serait progressiste, libérée ? D’autres font des démonstrations vidéos bucco-anales pour braver les risques ? Ou par perversité ?
Ces gens doivent savoir que leurs pratiques restant dans le domaine de l’intime ne troublent pas l’ordre public et nous indiffèrent. S’ils sont coprophages -ce n’est qu’un exemple- peu nous importe, seulement, qu’ils ne nous mettent pas leur plat préféré sous le nez !
Certes, il convient de tenir compte de la libération et de la relativité des mœurs, mais aussi il convient d’en rejeter la licence. La propagande gouvernementale sait être dissuasive quand elle le souhaite. C’est le cas des vidéos d’accidents de la route mettant en cause la violence routière en présentant des morts ou des handicapés pour obtenir des conduites empreintes de prudence. De même, les campagnes contre le tabac montrant des poumons noir de nicotine ou des cancers de l’œsophage avec des images assez choquantes pour être dissuasives de conduites à risques. Dans la campagne “sexe entre hommes“, c’est le côté festif et insouciant que l’on retient alors que des images de sarcomes de Kaposi auraient été plus appropriées.
