Perpignan Salafistes[2]

    Deux conférenciers salafistes dont un iman auto-proclamé sont attendus ce samedi en soirée pour une conférence à Perpignan sur le thème « L’éducation, notre priorité« . Rien d’étonnant nous direz-vous, dans une France en voie d’islamisation sauf si l’on met en parallèle cet événement avec les déclarations de Manuel Valls au lendemain des attentats du “vendredi 13 sanglant”. Ce dernier, à grands coups de mentons, déclarait vouloir interdire toutes les manifestations salafistes. Il avait même évoqué la possibilité de fermer toutes les mosquées de ce courant mahométan qui prône l’islam rigoriste  des premiers siècles de l’Islam . Or quatre mois plus tard “l’apprenti caudillo” a fermé, en tout et pour tout, seulement 2 mosquées et 2 salles de prière. En Languedoc, même la mosquée de Lunel, haut lieu de recrutement des volontaires djihadistes pour la Syrie n’a pas subi les foudres du chef du gouvernement.

    Pourtant Rachid Haddach, l’un des conférenciers,  n’est pas un second couteau –si l’on peut dire pour un islamiste-. Celui qui se présente comme « enseignant et conférencier », est né et vit toujours en Belgique où il officierait au Centre islamique et culturel de Belgique (CICB), lequel dépend de la Grande mosquée de Bruxelles, construite par l’Arabie Saoudite… ceci expliquant peut-être cela. il prône ouvertement la charia et ferait, parait–il, l’objet d’une attention toute particulière des services de renseignements français (on est rassuré).

    Le second conférencier, Abou Omar, est un ex-imam d’Argenteuil, une autre mosquée identifiée comme salafiste, dont Il a été licencié pour avoir lancé cotre l’association gestionnaire des accusations de malversations. Cela n’est pas sans rappeler les aventures de l’iman Khattabi de Montpellier expert en filouteries…  Abou Omar prêche aujourd’hui à la mosquée de Puteau.

    On doit souligner, et ce n’est pas anodin, que l’organisateur de la soirée serait l’association culturo-cultuelle “Transmettre”, basée à Toulouse, mais le journal l’Indépendant indiquait ce matin que l’organisateur ne serait pas  cette association, mais une association homonyme –rideau de fumée ???- précisant que  Rachida Latrêche, directrice de l’école primaire privée hors contrat, gérée par Transmettre, avait déclaré n’avoir « rien à voir avec cette conférence »Quoi qu’il en soit, cet élément “toulousain” nous remet en mémoire l’épopée sauvage de Mohamed Merah, auteur des 7 assassinats de Toulouse en mars 2012 et comble de hasard, on apprend qu’ Abdelkader Merah, frère du sus-dit, connu pour défendre des positions radicales,  aurait assisté, selon une note des renseignements français, le 14 janvier 2007, à Toulouse, à une conférence de l’incontournable Rachid Haddach.

    Tout ce mic-mac mahométan mériterait peut être une petite interdiction, mais depuis l’état d’urgence, on sait que ce genre de mesure semble plutôt réservé aux organisations identitaires ou laïques ou aux patriotes de Calais.  Par contre, ce qui semble plus “étrange”, c’est que la mairie de Perpignan, propriétaire de la salle des Libertés, ait pu octroyer cette salle à une organisation dont, semble t’il, la transparence n’est pas la  qualité première. Quant au maire, Jean-Marc Pujol, qu’on a connu plus sévère envers les islamistes dans sa jeunesse, on peut lui suggérer tout un ensemble de prétextes qui le mettrait à l’abri des recours administratifs ou judiciaires tels que risques de trouble à l’ordre public, WC hors d’état de marche, risque d’effondrement du faux plafond suite aux bourrasques de vent, erreur de planning etc, etc -qu’on oppose régulièrement à nos demandes de manifestations- En tout état de cause les Identitaires du pays catalan exigent la fermeture de la salle à toute propagande pro-charia et constatent avec amertume que la proximité de la date du 8 mars (journée internationale du droit de la femme) ne déclenche pas un sursaut salvateur chez les édiles de Perpignan.
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