Le billet de Daniel Pollett

 

La libération de Sophie Pétronin, obtenue au prix que l’on sait, est un véritable scandale augmenté d’une honteuse gifle envers notre armée.

Si toutefois l’on peut toujours se réjouir qu’une personne échappe aux griffes de ravisseurs, qui plus est aussi barbares et sans scrupules que sont les siens, la négociation, la publicité et la mise en scène de cette libération constituent un véritable forfait dont les donneurs d’ordres, auteurs et complices devraient être jugés et sévèrement condamnés.

Le scandale, c’est que l’on ait employé les moyens de l’État pour libérer une irresponsable partie faire -à 75 ans NDLR- « de l’humanitaire » dans un pays à risques, un pays en guerre, un pays régi par la charia où aucune considération humanitaire n’est prise en compte. La honteuse gifle envers notre armée, c’est que nos soldats combattent au Sahel depuis des années contre un ennemi insaisissable opérant sur des étendues immenses, soutenu par des habitants locaux qu’il est difficile d’identifier et motivés par leur appartenance à la secte de Mahomet. Alors que pendant ce temps, la Sophie Pétronin est allée volontairement se jeter dans la gueule du loup pour un motif humanitaire que les nombreux SDF français auraient apprécié qu’il soit, à eux, consacré.

La négociation a échangé avec un déséquilibre remarqué le nombre de personnes libérées de part et d’autre. La télévision nous présente les djihadistes relâchés comme n’étant que des comparses de seconde utilité, ce qui est aussi scandaleux. C’est vraiment nous prendre pour des imbéciles -et cela marche avec certains- car toute personne ayant lu un minimum de livres d’Histoire sait qu’une armée n’est composée que d’environ 10 % de soldats armés, tous les autres étant le personnel de logistique. C’est l’ensemble de ces personnels et leurs activités, installations et matériels qu’il est vital de réduire, empêcher ou détruire si l’on veut gagner la guerre. Or, nos soldats au Sahel combattent une véritable armée, avec ses combattants et ses services annexes. Libérer les logisticiens de l’armée contre laquelle nos soldats combattent, c’est comme si l’on avait renvoyé dans les rangs nazis les cuisiniers et les chauffeurs durant la Seconde Guerre mondiale.

La publicité et la mise en scène de l’arrivée de Sophie Pétronin sur le sol français servent peut-être les intérêts électoraux du petit maCrON et de l’inévitable Le Drian, que l’on reconnaît malgré son masque sous lequel on devine son sourire béat, mais sans doute pas ceux de la France et des Français. Pour sûr, la corde de la sensiblerie et celle de l’émotion ont été activées pertinemment comme à chaque fois que l’on veut faire pleurer dans les chaumières, mais justement, on agit ici sur l’émotion et non pas sur la raison. La raison aurait voulu que l’on ne négocie rien avec les ravisseurs pour une personne partie volontairement risquer sa vie et aussi celle de nos soldats, lesquels avaient déjà dû se sacrifier pour capturer ceux-là qu’on libère aujourd’hui. Qui plus est, cette irresponsable se présente avec un nouveau prénom, étranger, soulignant son adhésion à la secte de Mahomet, c’est à dire à la cause de l’ennemi. Imaginerait-on une survivante des camps de concentration revenir d’Allemagne en ayant adopté un prénom germanique et souhaitant retourner en enfer ? Elle dit prier le dieu de Mahomet, comme si celui des chrétiens ne proposait pas meilleur. Là on est au-delà des limites de la raison, justement.

Cette opération publicitaire au bénéfice du petit maCrON est une véritable insulte à nos soldats morts au Sahel et à ceux qui y mourront encore. On a renvoyé dans les rangs de l’ennemi de véritables combattants, même si leur action n’est pas sur le champ de bataille mais dans des arrières aussi indiscernables que vitaux. On a facilité le renfort des forces ennemies en échange d’une irresponsable dont seul son courageux et opiniâtre fils peut vraiment se réjouir du retour. Pour nous tous les autres, et aussi les observateurs internationaux, ce petit commerce politique ne fait que confirmer que l’État français est de plus en plus faible.

Note De La Rédaction :

L’épisode de l’arrivée de « Pétronille » sur l’aéroport de l’armée à Villacoublay en dit long sur l’état du « renseignement » en France.  Macron, pour se faire mousser, avait prévu un « point presse » très attendu à la descente de l’avion. Or, sans aucune explication, il a regagné piteusement et à toute allure l’Elysée pour tenter de camoufler sa déconfiture.  Mal « renseigné » par les « services », il a compris qu’il serait difficile d’expliquer la libération, 4 jours auparavant, de plus de 200 jihadistes incarcérés au Mali, ainsi que le montant de la rançon estimée par les spécialistes à 900 millions d’Euros. Il est vrai que l’arrivée de Pétronille, un foulard sur la tête, déclarant que dorénavant elle se nommait Marian, qu’elle avait rejoint la secte des adorateurs de Mahomet et que son plus « cher » (le terme est bien trouvé) désir était de retourner au Mali, a transformé ce qui aurait dû être la consécration de macron par les Gazettes en une démonstration de l’incompétence et de l’arrogance de l’Elysée.

Faites connaitre notre site, partagez !