Gilets jaunes en Ardèche Gironde et Haute-Garonne

 

Les barrages dans le sud de l’Ardèche

(Un Helvien en jaune 07)

 

Le sud de l’Ardèche, terre de passions et de pauvretés ne pouvait que participer pleinement aux manifestations des gilets jaunes et porter haut et fort ses principes de justice et de dignité.

Déjà, en 1670, la révolte du ROURE fut une importante révolte antifiscale de l’Ancien Régime qui dura d’avril à Juillet dans la région d’Aubenas et il fallut l’armée royale des mousquetaires, forte de 5.000 hommes avec D’ARTAGNAN pour vaincre les 4.000 paysans ardéchois et les anéantir…

Ensuite les camps de Jales (1790-1792) à 25 kms au sud d’Aubenas réunissant 25.000 hommes-paysans, se heurtèrent aux gardes nationaux à plusieurs reprises en réaction catholique au régime révolutionnaire Parisien et furent massacrés.

Puis plus récemment, en 1956, le mouvement des petits commerçants de Pierre Poujade fut très actif dans la région d’Aubenas avec l’envoi d’un député poujadiste relayé, au début des années 70, par le CIDUNATI, surtout dans le milieu des forains puisqu’ il y a encore dans notre territoire de nombreux marchés sur lesquels viennent s’agglutiner les touristes des villes  pendant  l’ été !

 

Aussi fallait-il s’attendre à une réussite de cette journée de mobilisation :

 

  • Samedi 17 novembre

La mobilisation est très, très, forte :

A Aubenas, 4 barrages bloquant :

Rondpoint MacDo : environ 150 personnes

Rondpoint Quick (à 200 mètres du précédent) : 500 personnes

Rondpoint Garden center (sortie vers Privas) : 150 personnes

Rondpoint des moulines (au sud vers Ales) : 200 personnes

L’ambiance était festive avec pétards, familiale mais très déterminée ; le blocage était total et les voitures qui essayaient de forcer le passage étaient fermement repoussées ; beaucoup de drapeaux français et des pancartes : « Gaulois réfractaires, Macron démission ».

Pas de racaille ni de représentants de la diversité ; de nombreuses femmes, des familles avec enfants ; peu de présence policière ; police municipale absente.

Les chiffres donnés représentent le nombre des gilets jaunes vers 14 h 30 mais il faut doubler ce chiffre si l’on veut compter la présence totale tout le long de la journée. Ce chiffre peut paraître disproportionné par rapport au nombre d’Albenassiens (14.500 hab),

mais, il faut savoir qu’Aubenas est l’ancien bourg féodal de la basse Ardèche et que les barrages ont réuni ce 17 novembre toute la zone d’achalandage.

Il y avait donc non seulement les « pagels » (habitants du plateau) mais aussi les « Rayols » (habitants de la plaine), unis dans la défense de leur pouvoir d’achat qui firent de cette journée une ville morte sans circulation.

Intermarché ferma même en début d’après-midi !

A côté d’Aubenas, il y avait d’autres barrages vers la vallée du Rhône : LAVILLEDIEU (15 kms avec 150 personnes) sur barrage bloquant ; VILLENEUVE DE BERG (15 kms après) carrefour Intermarché (100 personnes) sur barrage filtrant.

Vers le Sud :

RUOMS (25 kms) carrefour super U, 150 personnes sur barrage bloquant

  • Dimanche 18 novembre

Quick, Mac do, Garden Center, Les Moulines :  100 à 150 gilets jaunes mais les barrages étaient filtrants.

Lavilledieu (100 personnes) barrage maintenu mais filtrant ; environ 20 minutes de queue dans chaque sens, pratiquement pas de circulation

  • Lundi 19 novembre

Sur Aubenas, MAC DO : 20-30 personnes, levé vers 19 h. 

Quick : environ 120, toujours aussi déterminés.

Blocage des impôts à partir de 15 h.

Lavilledieu : barrage intermittent suivant l’heure.

  • Mardi 20 novembre

La situation est identique à celle du lundi.

Le blocage des impôts a été levé vers 15 h.

A 18 h au barrage du rond-point Quick : manif spontanée aux cris de : « Macron démission »

  • Mercredi 21 novembre

A 18 h, seul reste le barrage vers Quick : 120 personnes très déterminées : « on ne lâchera pas » ! avec encore beaucoup de femmes et des lycéens présents depuis le mardi.

Énorme solidarité des camions et des voitures qui passent. En visuel plus de 50 % des voitures ont leur gilet jaune sur le tableau de bord. Toutes klaxonnent.

Approvisionnement des manifestants en nourriture et boissons par beaucoup de passants.

Dans le même temps, barrage de Viviers (vers vallée du Rhône, 35 kms d’Aubenas) : 80 personnes sur barrage filtrant avec Alain B à la manœuvre

Demain, sera un autre jour…de lutte

 

 

Libourne (Olivier 33)

 

RV à Libourne sur le parking de Carrefour à 7h pour ce rassemblement déclaré en préfecture. La gendarmerie est présente. 

On se regroupe à une petite centaine de participants. Ce qui est frappant, c’est que les gilets jaunes sont pratiquement tous des blancs.

C’est assez bien organisé ; on se répartit pour bloquer les ronds-points et distribuer les tracts, intitulés mobilisation nationale et faire signer une pétition. 

Au niveau slogan inscrit sur pancarte c’est « MACRON TU NOUS POMPES !!! »

Aucune banderole partisane L’APOLITISME a été parfaitement respecté. Aucun leader d’aucun parti politique quel qu’il soit.

Au début les voitures étaient seulement ralenties c’était du filtrage mais vers 10 h tout était bloqué et il y avait des gilets jaunes partout ; il faut préciser que beaucoup d’automobilistes hommes ou femmes nous rejoignaient et devenaient des gilets jaunes. On veillait scrupuleusement à laisser passer les véhicules d’urgence. Les gendarmes étaient sympas, ils nous avaient juste conseillés de laisser passer sans rechigner les personnes hostiles, ce qu’on a fait. 

 

Langon (Alain 33)

 

Bonne mobilisation dans la durée : entre 100 et 300 personnes selon les heures concentrées sur le rond-point d’accès au péage de Langon ; poids lourds stoppés, voitures sur une file au ralenti, péage neutralisé. De part et d’autre du rond-point, il s’agit d’une rocade classique avec succession d’autres ronds-points, occupés aussi, mais en dégradé au fur et à mesure que l’on s’éloigne. Action prévue le lendemain pour blocage du Leclerc qui est sur cette rocade, 2 ronds-points plus loin :  » black Friday  » oblige (beurk…)

Remarque : ambiance bon enfant mais présence notable de quelques débiles difficilement gérables pour une action cohérente, mais c’est aussi le peuple…

 

Toulouse (Robert 31)

 

Des nouvelles rapides de Toulouse ce jeudi matin.

Après 5 jours de mobilisation et à l’approche du week-end, la mobilisation ne faiblit pas, au contraire elle se durcit. Les effectifs tournent en 3×8, les équipes se remplacent, le ravitaillement se fait, le mouvement s’est organisé pour tenir dans la durée. Lorsque les occupants sont délogés, ils reviennent aussitôt…

On apprend sur le barrage grâce aux réseaux sociaux que MACRON, PHILIPPE et CASTANER durcissent la répression.

Suite à la demande de SOCAMIL Tournefeuille, plateforme logistique du Groupe LECLERC, le juge des référés a fixé la contrainte à 1.000 € par heure et par manifestant. Ce qui signifie qu’un gilet jaune identifié sur place pourrait être contraint à payer 1.000 € par heure de présence. Ça se paiera évidemment cash pour le « Black Friday » et pour ce week-end. Les accès aux hypers du groupe LECLERC vont être bloqués. Évitez les ! On apprend que SOCAMIL est à nouveau bloquée.

LOGIDIS plateforme logistique du groupe CARREFOUR est, elle aussi, à nouveau bloquée.

À Partir de lundi également dans le collimateur : le Palais de justice de Toulouse, il faut que les juges aient à assumer les conséquences de leurs décisions.

Dépôts de carburants de FONDEYRE et de LESPINASSE au Nord de TOULOUSE, ce matin à nouveau bloqués.

Péage de MURET ; blocage filtrant continu depuis samedi matin.

Dépôt de carburant de LESPINASSE, des gilets jaunes contrôlés, 90 € d’amende par tête de pipe pour non-déclaration de manifestation. Laissez vos papiers à la maison, vous vous appelez tous IVANOVITCH. Quand les GAV seront pleines ils s’arrêteront.

Pour samedi, grosse mobilisation en vue dans TOULOUSE centre.

 

 

Plus le gouvernement durcit plus les gilets jaunes durcissent. Pour la semaine prochaine on attend les lycéens et d’autres catégories sociales.

 

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