Par Nicole MINA, Conseillère Régionale Occitanie

 

Le Deep State a gagné contre Trump. C’est dur à constater mais c’est ainsi. L’Histoire jugera de ce déni de démocratie par les faux démocrates. Des témoignages, des documents sortiront peut-être un jour pour démontrer les menaces et promesses des sorosiens pour circonvenir les sénateurs détenteurs de la décision d’invalider ou non les élections américaines de 2020. Le message est clair : « hommes de peu, circulez, il n’y aura jamais rien à voir pour vous, nous nous occupons de tout ».

 

Cette situation me fait irrésistiblement penser à l’Allégorie de la Caverne de Platon, le plus souvent appelée improprement « mythe ».

Or un mythe est un récit fabuleux, souvent d’origine populaire, mettant en scène des dieux, animaux fabuleux ou forces surnaturelles symbolisant des énergies, des puissances, des aspects de la condition humaine. Il existe des mythes fondateurs divers et variés, expliquant la création du monde, des humains ou les phénomènes naturels. Le mythe vise moins à représenter la réalité qu’à la transformer ou l’expliquer.

Alors qu’une allégorie est une figure de style consistant à faire comprendre de façon imagée, en la matérialisant, une idée abstraite, un concept. L’allégorie est donc une manière d’expliciter, de démontrer une idée par une image concrète accessible par tous. Ex: la Mort représentée comme une faucheuse, l’Angoisse représentée comme un despote, retenez bien ceci : l’Angoisse représentée comme un despote.

En littérature, l’allégorie peut avoir valeur de leçon morale comme dans les fables et les contes, ou sociale, ou psychologique, ou philosophique.

Ceci étant, que nous dit l’allégorie de la caverne ? Elle nous décrit la situation d’individus enchaînés physiquement dans le fond d’une caverne, ne percevant du vrai monde, par un jeu de lanternes dont je vous passe les détails, que le reflet des gens libres qui vivent dans « le monde d’en haut ». Par ailleurs on apporte aux enchaînés leur nourriture, ils sont donc dépendants et dans l’incapacité de se suffire à eux-mêmes.

Ne pouvant décoder les ombres qu’ils voient suivant la réalité extérieure, ces prisonniers leur attribuent des causes et des intentions qui n’ont rien à voir avec la vérité, mais qu’ils pensent pouvoir comprendre et maîtriser par la création d’une mythologie et d’une religion, avec des dieux dont il faut se concilier les bonnes grâces.

Par exemple : à l’extérieur un orage menace, donc les humains libres vont courir pour se mettre à l’abri de la pluie, puis l’orage éclate à grand renfort de tonnerre et d’éclairs. Les enchaînés perçoivent donc un mouvement plus rapide des ombres, suivi de fracas et de lueurs qui bien sûr les effraient puisqu’ils ne peuvent concevoir ces phénomènes naturels. Ils vont donc se réfugier dans des prières salvatrices, dont ils pensent qu’elles sont efficaces puisque l’orage va naturellement se terminer tôt ou tard.

La vie de ce peuple enchaîné est donc dominée par la sujétion à des puissances inconnues et non comprises, dont il est entièrement dépendant et qui le maintiennent dans la peur. Car ce peuple prisonnier est forcément soumis à la peur puisqu’impuissant à se libérer par soi-même et se mettre à l’abri d’un danger qu’il ne peut maîtriser.

Platon imagine que par aventure, un des prisonniers découvre le « monde d’en haut ». Tout d’abord ébloui par la lumière, il souffre, est tenté de revenir au « monde d’en bas », puis s’ouvre à la connaissance du « monde d’en haut ». Enfin, il revient vers ses malheureux compagnons et leur raconte ce qu’il a appris à l’extérieur. Imaginons qu’il leur explique la nuit, le jour, les planètes, les phénomènes naturels, mais aussi la complexité de la société extérieure, les lois, le commerce, la politique, les luttes d’influence. Pour ceux qui ne vivent qu’au niveau des besoins élémentaires (la nourriture par ex) et de la religion des ombres, concevoir ces réalités est impossible, faute de références objectives.

Le compagnon désireux de les instruire n’est donc pas cru, et pire, il est considéré comme dangereux car ses révélations font monter en eux une angoisse nouvelle, celle de ne plus percevoir leur pitance et de ne pas savoir se la procurer, en un mot la peur de la liberté et de mécontenter les dieux. Mieux encore, il est considéré comme un dangereux trublion, un ennemi de leur peuple, un homme à abattre. Nous dirions de nos jours un complotiste. « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté » chantait Guy Béart.

En fait celui qui découvre le vrai monde n’est pas cru parce que la peur est plus forte que la vérité. Je vous rappelle l’allégorie que je vous citais en exergue : l’Angoisse représentée comme un despote. Un despote mental qui, de fait, régit leur vie et paralyse leur volonté en créant la peur et en l’entretenant. Peur d’un danger créé de toute pièce, mais aussi d’être non conforme à l’opinion générale, de ne pas être fondu dans l’opinion officielle, et donc peur d’être soi-même un trublion montré du doigt, ou pire, mis à l’index.

Platon voulait démontrer la puissance de la connaissance génératrice, malgré tout, de tourment, par rapport au relatif confort de l’ignorance.

Mais je ne peux m’empêcher de découvrir dans cette démonstration la situation psycho-sociale que nous vivons actuellement.

Pour faire simple, et décoder l’allégorie de la caverne, on peut remplacer les enchaînés par le peuple manipulé au travers des médias par une « crise sanitaire » dont nous connaissons tous les rebondissements ubuesques.  Manipulation facilitée par l’ignorance d’une déculturation scolaire de cinquante ans.

On peut remplacer la peur de perdre la pitance par la peur de perdre les aides sociales. Et la peur de la vérité des prisonniers se retrouve dans la peur d’un coronavirus somme toute pas si mortel mais qui fait préférer le confinement à la liberté. Peur aussi de ne pas se conformer à l’opinion officielle. Et bien sûr peur de mourir. Comme me disait un vieil ami, nous connaissions le « tu ne tueras point » et on nous inflige le « tu ne mourras point ». J’ajouterai mais tu vivras dans un ennui mortel, et ton stress abaissera tes défenses immunitaires et te tuera.

La démarche mortifère est celle-ci : on tue les petites entreprises, remplacées par les grands groupes, et les petits patrons dépouillés qui ne se suicideront pas se verront proposer le revenu universel, fausse solution sociale, mais véritable machine à soumettre. Les employés se verront autant que possible assujettis au télétravail, avec baisse de salaire. Chacun chez soi, peu de lieux de convivialité pour tisser des liens dont bien sûr les rétifs du vaccin seront exclus.

Alors, notre rôle de patriote, dans tout cela ? Devenir les enchaînés volontaires d’une société normalisée et esclavagisée ou être les éclaireurs d’une vérité pas facile à percevoir, à admettre, mais libératrice ? Accepter l’assassinat de notre civilisation par la servitude économique ou résister ? Pour ma part, le choix est évident : lutter, lutter encore et toujours contre la guerre déclarée aux peuples par l’oligarchie mondialiste de la finance. Et porter la Parole Eclairante. Certains suivront mon raisonnement, d’autres l’invalideront, voire me critiqueront violemment. Liberté à chacun de conclure.

En tout cas Platon nous donne là une grande, universelle et intemporelle leçon de psycho-sociologie qui nous concerne tous et que je vous conseille de méditer.

 

Je conclurai par mes meilleurs vœux de clairvoyance, de courage et de sérénité pour l’année de prisonniers enchaînés qui nous attend. Et bien sûr je vous souhaite la santé pour assumer tout cela.

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