Vidéo de François-Marie des « Chrétiens d’Orient »

Un accord de paix signé le 9 novembre entre Erevan (Arménie) et Bakou (Azerbaïdjan) sous l’égide de Moscou a mis fin à près de sept semaines d’intenses combats au Haut-Karabagh, enclave montagneuse disputée depuis des décennies entre ces deux pays du Caucase. Selon les termes de ce texte qui consacre la défaite de l’Arménie, l’Azerbaïdjan reconquiert près de trois quarts des territoires sous contrôle arménien depuis une première guerre au début des années 1990. L’Azerbaïdjan a notamment conquis la ville de Chouchi qui est pour Bakou une cité historiquement azerbaïdjanaise, se situant à une quinzaine de kilomètres de la capitale du Haut-Karabagh, Stepanakert, et sur la principale route reliant la république autoproclamée à l’Arménie, son principal soutien.

Les forces de la paix russes ont pris position autour de la capitale du Haut-Karabagh. Près de 2.000 soldats russes doivent d’ailleurs être prochainement déployés dans tout le Haut-Karabagh, autour des anciennes lignes de front de Martakert (nord) et Martouni. L’Arménie a reconnu le 14 novembre avoir perdu plus de 2.300 soldats dans le conflit. « A l’heure actuelle, les corps de 2.317 militaires tués, parmi lesquels des corps non identifiés, ont été pris en charge par le service d’examen médico-légal », a fait savoir sur Facebook la porte-parole du ministère arménien de la Santé, Alina Nikoghosian.

L’Azerbaïdjan, pour sa part, ne communique pas ses pertes militaires, rapportant simplement 93 civils tués par les bombardements arméniens. Le président russe Vladimir Poutine, qui fait office d’arbitre dans la région, avait affirmé le 13 novembre que les combats avaient fait plus de 4.000 victimes et 8.000 blessés, ainsi que des dizaines de milliers de réfugiés.

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