Kokito

La chronique de « Femmes en Colère »

        Le 27 janvier 2015, le ministre de la Santé du Maroc, Houcine el Ouardi, lors de la séance de questions à la Chambre des Conseillers déclarait la santé mentale des marocains priorité nationale après les urgences. Il rappelait à l’occasion que 48,9 % des personnes au Maroc (1 sur 2) souffre ou a souffert de troubles psychiques au cours de sa vie… De même 1 % de la population est atteint d’une schizophrénie déclarée et 1/4 des marocains âgés d’au moins 15 ans a vécu un trouble dépressif. Quant au suicide, 14 % des marocains ont tenté de se suicider au moins 1 fois. (chiffres du Ministère de la santé)

        En Algérie, Abdelkader Lakjaa (universitaire d’Oran) observe que « la dépression s’est diffusée dans nos sociétés comme une pathologie du changement et non de la misère économique et sociale »… Elle s’accompagne d’une toxicomanie généralisée, d’une jeunesse prolongée (difficulté de s’installer hors du cadre familial), d’une individuation contrariée et d’un accroissement du nombre des suicides. De 1987 à 1997, le nombre de suicides s’est multiplié par trois : à l’aide de cosmétiques, de produits d’entretien etc.

        En 2006, une enquête sur la jeunesse oranaise démontrait que la religion façonne davantage les opinions que le niveau scolaire ou l’âge. La jeunesse algérienne (et plus largement la jeunesse maghrébine) est attachée à trois institutions : la religion tout d’abord, puis la famille et enfin le travail. Pour cette jeunesse et particulièrement les filles, “la religion apporte force et réconfort” avec un rigorisme certain sur le plan religieux. Curieusement, plus les filles musulmanes ont été scolarisées, plus elles y sont attachées.

        Le lien social étant de type communautaire, il convient de souligner l’importance prégnante de croyances collectives… Certains rejettent le cadre pré-établi et se marginalisent, ils connaissent alors un processus sociétaire avec manifestations de crises identitaires. C’est alors qu’interviennent des troubles de santé mentale, difficultés d’individuation, “rage” permanente, divorce, suicide…

        La famille n’accepte pas ce type de déviance qui nie les valeurs communautaires. Se sentant exclu, le perturbé rêve d’un ailleurs. Aussi, ne faut-il pas s’étonner de l’arrivée massive, particulièrement en France, de nombreux maghrébins se livrant à des “exactions“ comme les monstruosités que l’on connait depuis AZF à Toulouse. En effet, comme le remarquent M. et J. Ghorbal, la personnalité maghrébine est caractérisée par sa « bi-dimentionnalité » soit l’aire individuelle et l’aire communautaire. La rupture avec cette dernière étant typique de la dépression au Maghreb. Cette personnalité est constituée d’un noyau “l’aire individuelle intime “ et d’une  “écorce”  l’aire communautaire collective. La famille cache soigneusement ou abandonne le malade car le « paraître social » reste « un tabou inviolable ». Mathieu Hazbi, praticien hospitalier, observe en 2006, que le musulman attribue le désordre mental à un esprit invisible et maléfique (djinns) ou à un sort jeté par des personnes malveillantes. S’il rejette les soins médicaux par conviction religieuse il se confie à des rituels magiques pratiqués par des « raquis » (sorciers) pratiquant des thérapies spirituelles à l’aide la « Rouquia » (rituel d’exercice coranique en langue arabe).

        Pour le dépressif maghrébin, les experts soulignent la conviction d’être persécuté, alliée à un sentiment d’infériorité. En effet, si la dépression de type mélancolique classique, celle des sociétés occidentales, est rare au Maghreb, c’est la dépression de type communautaire qui domine dans le conflit du sujet avec sa collectivité, accompagnée de sa cohorte d’agressions précédées de rumination morbide jusqu’au suicide communautaire. Le sujet s’annule ainsi en tant que membre. Or, avec le déracinement, le maghrébin en souffrance psychologique valorise ses origines, connait un phase d’exaltation qui l’aide à faire face au rejet, à l’exclusion, dont, à tort ou à raison, il se croit victime.

        Ceci étant, il est évident que les assassins de masse qui se multiplient dans les pays occidentaux ont généralement des conflits familiaux, des actes de délinquance à leur actif et des problèmes psychiatriques. L’hétéroagressivité de ces déséquilibrés est en fait une auto agressivité, une auto destruction. Le barbare islamisé -en fait un schizophrène- se suicidant de manière offensive. De la délinquance à ce voyage au pays des « houris » et de la fornication permanente il y a un passage par la « radicalisation » (islamisme ?) où le malade prétend entendre des voix,  puis vient l’apothéose sanglante et vicieuse qu’on appelle terrorisme.

        Plutôt que de faire appel à des cellules de «déradicalisation», autant faire appel à des exorcistes… En l’état actuel de l’invasion musulmane et ce déséquilibre congénital reconnu, persévérer dans la promotion du « vivre ensemble » deviendrait un suicide consenti pour nos peuples européens, un génocide programmé.
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