italie

Le billet de Colette Mercier

 

Nous l’avions anticipée il y a quelques jours, la réaction européenne ne s’est pas fait attendre. Paniqué, le système eurocratique a immédiatement frappé par la personne de son missi dominici, le président italien, non-élu au suffrage direct, Mattarella lequel a répudié le ministre eurosceptique Savona et, comble de la provocation et du déni de démocratie, nommé un ancien du FMI en remplacement du premier ministre Conte démissionnaire. Pour tenter de se sauver l’U.E n’a pas hésité à précipiter l’Italie dans la crise politique.

 

Mattarella, politicard de l’ancien système au service de Bruxelles

Sicilien d’origine, l’assassinat de son père ancien ministre abattu par la mafia en 1980 lui a appris l’obéissance et la fidélité aux donneurs d’ordres. Démocrate-chrétien, franc-maçon, Sergio Mattarella est le prototype même du politicard que les italiens ont voulu dégager. Sa candidature à la présidence avait été portée par le très europhile Matteo Renzi, le Macron italien, lui aussi correspondant local de Bruxelles et des mondialistes, sèchement battu et écarté depuis.

Ne représentant plus rien en Italie après ces dernières élections, mais maintenu en place, Matterella n’en demeurait pas moins le disjoncteur parfait aux ordres de Bruxelles. Quel que soit le résultat des élections, la force des eurocrates est de toujours disposer de coupe circuits pour faire obstruction à la volonté populaire quand elle se montre défavorable.

 

La coalition écartée pour un gouvernement « technique »

Après avoir écarté la coalition eurosceptique portée par le suffrage, le président Mattarella s’est empressé de nommer un premier ministre eurocompatible. Il a confié ce poste au nommé Carlo Cotarrelli, surnommé Monsieur ciseau, ancien du FMI, pro-U.E fanatique, mondialiste et très grand promoteur de l’austérité, la vraie, la pure, la dure, celle du FMI.

Les italiens voulaient un gouvernement eurosceptique capable de changer de politique et de renégocier les traités, ils auront un gouvernement de transition, sans majorité, sans durée, mais à même de protéger l’Euro, l’austérité à l’allemande et l’hégémonie de la finance mondiale ; le temps de mettre les Italiens au pas.

Avec Monsieur Ciseau et le FMI, ils vont avoir exactement l’inverse de ce qu’ils souhaitaient. Les marchés vont s’empresser de leur serrer la vis afin de les amener à résipiscence. Les italiens vont être mis aux fers, au pain sec et à l’eau pour leur faire passer le goût de la rébellion. Raréfaction du crédit aux particuliers et aux entreprises, hausse punitive des taux sont au programme.

 

Le fanatique commissaire européen Günther OETTINGER en plein délire :

« Les marchés vont apprendre aux italiens à voter comme il faut ».

Telle est la déclaration que vient de faire ce fou furieux lors d’une toute récente interview, affichant ainsi l’état d’esprit de la Kommandantur bruxelloise. La gueule du type en dit long sur sa psychologie. Malheureusement, tous les psychopathes ne sont pas en soins. Certains sont même sélectionnés à des postes clé où ils peuvent pratiquer la torture en toute légalité.

 

Déjà passablement excédés par les déclarations inconvenantes de la presse allemande, les italiens apprécieront.

 

Face à Bruxelles, le légalisme est un cul de sac

Une nouvelle fois l’Union Européenne confirme que les élections ne servent à rien puisque les votes qui ne vont pas dans le bon sens sont toujours contredits. Plus exactement, voter contre Bruxelles sans purge à blanc des anciennes élites nationales europathes et sans mise hors circuit des disjoncteurs en place ne sert strictement à rien. Tout est vain tant qu’il reste un seul module de pouvoir ancien en place pour faire coupe circuit.

Il est illusoire de continuer à croire que le système serait légaliste. Il ne l’est pas. Seuls les peuples le restent encore… pour leur malheur. Face à la tyrannie européenne, il n’y a pas d’échappatoire par les voies électorales ou réformistes.

 

Les italiens très, très fâchés : le pari des eurocrates très risqué

Les informations directes qui nous parviennent d’Italie nous confirment que l’opinion publique est pour le moins très remontée. Le coup de poker de Bruxelles et de Sergio Mattarella est très risqué. En effet, il n’est pas certain que le peuple italien se laisse circonvenir par les mesures de rétorsion que va lui imposer Bruxelles pour lui apprendre à voter. Au contraire, il est fort probable que la torture financière sera contre-productive et qu’elle transformera les prochaines élections en référendum contre l’Europe et contre l’Euro.

Par ailleurs, la crise migratoire et la crise identitaire vont peser encore plus lourd que la crise économique que va déclencher Bruxelles.

Par conséquent, il y a de très fortes chances que le vote de rejet soit très largement majoritaire lors de la prochaine consultation qui aura lieu à l’automne. Les tout premiers sondages nous l’indiquent déjà.

Si la mise au pas des italiens échoue et si une large majorité eurosceptique est reconduite à l’automne, nous assisterons alors au dernier round.

 

L’Europe n’est pas réformable

Elle ne le souhaite pas, l’Allemagne ne le souhaite pas, les mondialistes ne le souhaitent pas. C’est un système auto-bloqué, fermé sur lui-même. Il n’y a pas de solution électorale pour en modifier le fonctionnement ni pour en sortir de manière douce.

Enfin l’U.E, mais aussi tout le système mondialiste en situation d’échec de plus en plus patent dans tous les domaines, est condamnée à une fuite en avant de type totalitaire pour se maintenir.

Cette dérive totalitaire est un signe encourageant. Elle nous indique que le système en échec ne parvient plus à imposer le mensonge et à tromper les opinions par les moyens classiques : médias, culture, éducation. Elle nous indique que la Vérité resurgit partout.

L’émergence de la Vérité avait eu raison du communisme, elle aura raison du mondialisme libéral. L’accélération de sa dérive totalitaire nous indique qu’il est sur ses fins.

 

Nous sommes peut-être à la veille d’une explosion de l’U.E et de l’Euro incapables de survivre à cette crise existentielle.

Tout va dépendre du résultat de la rencontre entre les attentes identitaires des italiens et les souffrances économiques que vont leur imposer les eurocrates pour les faire plier.

Faites connaitre notre site, partagez !