Conférence de Nicole Mina

 

Nos ancêtres les Celtes pratiquaient une religion éminemment naturelle, dont les grandes étapes annuelles étaient calquées sur la cosmologie solaire et sur le « pouls de la terre nourricière », comme pour unir les rythmes élémentaires de la nature avec ceux des hommes. 

L’année celtique ne comportait que deux saisons : une saison sombre de Samain à Beltaine, puis une saison claire. Les « siècles » comptaient une trentaine d’années.

Le jour commençait et se terminait le soir, avec une relation particulière avec la lune. C’est la raison pour laquelle le rituel de chaque fête se déroulait le soir, avec un feu confraternel en période sombre car la lueur des flammes a une dimension sacrée.

Le Christianisme a eu de grandes difficultés à s’implanter et à remplacer le polythéisme celte.

Les prêtres missionnés chargés de convertir les « païens », c’est-à-dire les « pagus », les paysans, ont dû user de subterfuges comme implanter des croix dans les menhirs placés par les druides sur les nœuds telluriques, ou bien « inventer » des saints se substituant aux dieux. Ainsi Cernunos, devenu St Hubert avec pratiquement la même identification imagière et Brigit, déesse celtique, devenue Sainte Brigitte au début du VI° siècle.

De même, les fêtes païennes étaient restées ancrées dans les coutumes. Le clergé leur a donc superposé d’autres fêtes, dont les symboles reprennent les vénérations anciennes des étapes du soleil.

 imbolc

Imbolc, fête équinoxale, est célébrée le 2 février et son symbole est l’amandier.

Imbolc est une Déesse représentée par l’eau qui fertilise, lustre et purifie.

Imbolc est donc une fête de lustration et de purification, qui nous purifie et nous débarrasse des craintes de l’hiver vers l’espérance du renouveau. Faisons-nous beaux et purifions-nous pour l’accueillir.

Imbolc se traduit par « dans le ventre » d’après les linguistes. Il s’agit ici de la grossesse des brebis, symbole de la fécondité.

Imbolc est également célébré comme le jour de St. Brigid, le jour entre la renaissance de la lumière et la manifestation de la vie elle-même. Il faut célébrer l’allongement de l’ensoleillement et la promesse d’une nouvelle vie car Imbolc marque le début du printemps.

Imbolc est la déesse de la nouvelle lumière, des sources printanières et de la poésie, ainsi que la déesse celtique Brigid. Et elle se doit d’être saluée par des torches et des bougies.

S’honorent donc aussi les sources qui redonnent l’eau purifiante pour les corps émergeant de l’hiver, les premières fleurs.

Imbolc est espoir, douceur et tendresse, elle nous présente le printemps comme un enfant nouveau-né.

Imbolc est comme d’autres déesses, représentée en trois silhouettes symbolisant la richesse de ses pouvoirs et attributions.

Cet espoir efface le rude hiver où les hommes ont vécu repliés autour du feu, vivant chichement de leurs réserves.

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