Discours de Richard Roudier au forum politique de Synthèse Nationale

 

Roland Hélie, -un des premiers à avoir signé l’appel des 100 contre le concert du rappeur franco-algérien Médine m’avait proposé de venir à la journée de Synthèse pour faire la relance afin d’être plusieurs milliers le vendredi 19 octobre devant le Batacalan. Les pouvoirs publics ont reculé, la direction de la salle a reculé, le rappeur Médine a reculé, nous n’allons pas bouder notre succès.

L’affaire Médine demeurera comme une preuve de notre force, une preuve de leur faiblesse. Le succès qui nous a permis de faire reculer le pouvoir en est la preuve. Ce premier succès d’une minorité activiste déterminée, appuyée sur un mouvement d’opinion qu’elle a su incarner, et sur les partis électoralistes qui ont servi de caisse de résonance, doit nous donner confiance et nous faire comprendre que ceux d’en face ne sont pas des surhommes, qu’ils ont des fragilités énormes et que surtout ils ne tiennent qu’à cause de nos faiblesses.

Européen réaliste, déçu de Bruxelles et convaincu que l’Europe par acceptation commune est impossible sans accoucher d’un chaos bureaucratique impuissant, je sais le rôle fondateur, le rôle carolingien qui revient à la France. Aucun européen français ne peut ignorer que notre patrie est la seule capable, malgré ses faiblesses économiques, son centralisme idiot et ses vices institutionnels, de fédérer le premier noyau européen autour de sa panoplie de puissance. Mais voilà, d’abord, il faut sauver la France

Il faut sauver la France qui éclate entre 25 % d’habitants des Métropoles, 15 % de France Rurale, 60 % de France périphérique ; des territoires qui gagnent et des territoires qui perdent (le nord et l’est) avec une France des Banlieues qu’on ne sait pas où caser, mais qui regroupe tout de même une bonne partie de la population allogène que Laurent Obertone chiffre autour de 20 % de la population française. En tout cas, un brave mescladis dans ce territoire national « mité » où le seul point commun est la violence et la peur et où à partir de 20h00, la « valse des poignards » a remplacé le bal musette.

– Il faut sauver la France qui se renie par le haut, où la référence à la civilisation européenne disparaît au fur et à mesure qu’enfle le rejet de Bruxelles, et par le bas, au fur et à, mesure que les médias, l’Éducation et les élites ringardisent la France profonde des terroirs.

– Il faut sauver la France du grand remplacement qu’on essaie de nous « fourguer » comme une « chance pour la France » alors que nous importons des « bac moins 5 » ou plutôt des « blacks moins 5 », tandis que nos « bac plus 5 » émigrent à l’étranger. En conférence, il y a quelques semaines dans le sud-ouest -qui n’est pas à priori une zone d’immigration forcenée- j’ai pu constater de visu, Cours de la Marne à Bordeaux, les ravages de ce grand remplacement qu’on nous interdit de chiffrer et même d’évoquer.

– Il faut sauver la France de ses mensonges, quand un président de la République reconnaît 40 ans après que le regroupement familial a été la plus grave erreur de son mandat … s’excusant, parce qu’à l’époque «L’idée en soi était juste et généreuse… »

– Il faut sauver la France qui se renie quand un autre président de la République nous assène que les racines de la France sont autant musulmanes que chrétiennes

-Il faut sauver la France des dogmes de la nouvelle religion, du multiculturalisme, du métissage et des droits de l’homme

– Il faut sauver la France de la repentance … que les porte-flingues des multi-nationales tentent de nous imposer à coup de campagnes grassement subventionnées : homophobie, islamophobie, xénophobie, colonisation… peu importe le sujet, l’important est de nous faire courber l’échine, de demander pardon, de nous repentir… Car contrairement à ce que véhicule la propagande d’État, l’invasion migratoire n’a aucune justification humanitaire. Les marchés provoquent des guerres dont ils nous demandent ensuite d’éponger les conséquences. La seule justification de ces guerres et de ces invasions est purement marchande et matérialiste au seul profit de l’oligarchie.

Il faut sauver la France de la morgue des élites, lorsque l’un des plus proches mentors d’Emmanuel Macron, Jean-Marc Borello, milliardaire du « Charity bizness » déclare sans précaution de langage « les migrants, il faudra que les français s’y habituent » et que dans les médias, les journalistes prennent acte du rejet massif de l’immigration par la population tout en affirmant qu’il faut faire preuve de compassion et que « de toute façon, il faut bien les mettre quelque part ».

– Il faut sauver la France tétanisée, calcifiée, cadavérisée, dans sa grande trouille des banlieues, des mouvements étudiants, de l’empire américain, du tabou absolu de la République, du vivre ensemble et du Pasd’amalgame.

– Il faut sauver la France du centralisme qui fait que quand on veut construire un aéroport à Notre dame des Landes, une retenue collinaire à Sivens dans le Tarn ou une pissotière à Montpellier, la décision finit immanquablement par atterrir au bout de 20 ans, sur la table du conseil des ministres à l’Élysée.

– Il faut sauver la France du jacobinisme et des préfets, cette institution obsolète que le monde entier ne nous envie pas, à part peut-être la Corée du nord.

– Il faut sauver la France de l’inculture, de l’abandon du latin, du grec, du passé simple et de l’accent circonflexe… de l’ignorance-crasse du président de la république actuel qui veut transformer la francophonie en caravansérail et la langue française en un sabir plus proche de l’anglo-beur des rappeurs et des racailles que de la langue de Chateaubriand, Victor Hugo ou Louis Ferdinand Céline. « Toujours plus bas, Emmanuel, encore un effort, et tu vas finir par trouver du pétrole » …

– Il faut sauver la France des lois liberticides qui éclosent au rythme d’une chaque année, la République s’étant dotée de l’arsenal répressif le plus féroce en matière d’anti-racisme et qui en redemande encore.

– Il faut sauver la France de l’effondrement social… à l’instar des États Unis la société française se fissure. Plus la diversité ethnique augmente, plus le lien de confiance entre les individus baisse. Dans une société multi-culturelle, chacun se replie sur soi, plus personne ne fait confiance aux responsables politiques, encore moins aux médias centraux. Plus rien ne semble tenir les français entre eux…

– il faut sauver la France de la paupérisation… le système a besoin de croissance qu’Il tente de trouver en finissant de livrer aux marchés les derniers pans du patrimoine commun : services publics, participations publiques, fonctions régaliennes, tout va y passer, MACRON n’est là que pour finaliser la « grande braderie ». Il va surtout la trouver en faisant rentrer des millions de colons qui ne produiront jamais rien, car on n’a plus besoin de travailleurs… En revanche, les marchés ont besoin de consommateurs même insolvables. Leur consommation sera financée par la suppression de notre protection sociale et par la dette qui sera, in fine, compensée sur le patrimoine financier et foncier de la classe moyenne de souche. Un immense transfert social est en train de se produire, la classe moyenne doit être ruinée pour que les nouveaux venus puissent consommer et produire de la croissance.

– Il faut sauver la France du grand déclassement où des couches de plus en plus larges de la population, se trouvent, observe Alain de Benoist, à la fois en état d’insécurité culturelle (immigration, islam) et en état d’insécurité sociale (chômage, stagnation des salaires, baisse du pouvoir d’achat). On assiste dorénavant à une aspiration descendante de la classe moyenne, vers les classes populaires prolétarisées.

– Il faut sauver la France de la justice à géométrie variable … quand l’État est capable de déployer de monstrueuses ressources quand il s’agit de s’attaquer aux patriotes (Génération Identitaire, Bastion Social, Ligue du Midi, Riposte laïque, Estéban Morillo, Samuel Dufour). On aimerait qu’il fasse preuve du même zèle envers la racaille ou les casseurs d’extrême gauche… »

– Il faut sauver la France soumise à la police de la sous-pensée unique dont le siège est au journal le Monde comme la Gestapo l’était sous l’occupation à la rue Lauriston.

– Il faut enfin sauver la France des français eux-mêmes

Cessons, mes amis, d’accabler en permanence l’islam et de renverser la cause et ses effets. Ce n’est pas l’islam qui est la cause de notre décadence… c’est notre avachissement physique et moral, qui sont en cause : perte du sacré, recherche du petit bonheur, individualisme, relâchement du lien familial, recherche de l’argent facile, absence d’éthique personnelle, consumérisme, vulgarité, pornographie, tendance à la facilité et au travail bâclé, abandon de l’esthétique et des valeurs viriles…

Jean Marie LePen l’a dit d’une façon des plus fleuries : « ce qu’il manque à ce pays, ce sont des usines à greffer des couilles… »

Face à de tels périls, toute action de réforme partielle est insuffisante et condamnée à l’échec. L’état central périclite mais il tient encore toutes les commandes intérieures du pays.  Tant qu’il se maintient, il ne vise qu’à la destruction finale de notre société traditionnelle, pour permettre l’instauration d’une « open society » à la SOROS contraire à la nature profonde du peuple de France, à sa tradition, à son identité. Pour cela, il est déterminé à soumettre la population de souche. Il est déterminé à détruire les sédentaires, les enracinés et à promouvoir les nomades.

Il faut nous concentrer sur l’essentiel, qui est la reprise du pouvoir quand il aura le nez dans le ruisseau. Car sans tenir le pouvoir, rien ne sera possible.  Le légalisme républicain ne sera plus à l’ordre du jour face à un pouvoir central dont la politique est illégitime. « La république moi je la tringle ! ». Car les patriotes n’ont pas à être les supplétifs de ceux qui auront conduit le pays dans l’abîme. Ils devront au contraire les chasser du pouvoir et procéder à une purge à blanc des élites.

Pour cela nous ne devons oublier toutes les divisions du passé, dépasser les clivages doctrinaux ou religieux qui relèvent désormais du second ordre, abandonner les querelles d’ego qui nous ont toujours divisés. Nous prenons la convergence des crises comme une chance historique. Nous considérons que l’Histoire est de nouveau entrée dans le tragique, et qu’elle va nous livrer un événement historique favorable.

Je suis né chez les gens du Midi, en Occitanie dans un pays de Cocagne à Béziers, une ville rebelle et causante comme moi. Je suis né au début de la plus formidable mutation économique et sociale jamais « encaissée » par une génération d’hommes… Sous le poids de cette modernité d’abord charmante et agréable, l’homme ancien et son vieux monde vont disparaître, l’électro-ménager et le formica auront vite tordu l’acier du glaive et de la charrue. Toute ma vie, j’ai vu mourir les choses. Tout ce que j’ai vu naître n’était que quincaillerie abjecte et progrès morbide.

Je suis né chez les gens du Midi, à Béziers, une cité rebelle qui en 1209 a connu un des plus grands massacres de l’histoire de France, suite à la prise de la ville par une armée de croisés venus du nord pour éradiquer, d’après l’histoire officielle, l’hérésie cathare dans le Midi… en fait pour permettre aux barons francs d’accroître leurs domaines. Dans le quartier de la Madeleine on dénombra quelques 20.000 cadavres, « le sang atteignait les étriers des chevaux » ; un certain nombre de mes aïeux devaient figurer parmi les victimes ; on n’exigera pas de repentance…

 

La France c’est aussi mon pays et je l’aime tel qu’il est !

Il faut sauver la France… elle en vaut la peine !!!

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