Le billet de Colette Mercier

Moi-même d’origine paysanne je n’emploie le mot péquenots que pour la beauté de la rime. N’y voir aucun mépris catégoriel.

 

 

Hulot décide la réintroduction de 2 ourses en Béarn

Le ministre de l’écologie a décidé la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées centrales. 

Curieusement (on verra plus loin que ce n’est pas un hasard), les seuls efforts de conservation de la biodiversité se concentrent exclusivement autour d’espèces emblématiques pour certains telles que l’ours et le loup ; négligeant de fait des espèces pourtant bien plus importantes dans le fonctionnement des écosystèmes et qui sont tout autant menacées de disparition.

 

Un contresens écologique

C’est ainsi qu’aucun programme de conservation ne concerne les insectes ou encore les animaux qui dispersent les graines pour la reproduction floristique ; sans parler des micro-organismes du sol qui jouent un rôle indispensable dans le recyclage de la matière organique qui est à la base de la chaine alimentaire.

Ces espèces pourtant gravement menacées n’attirent pas l’intérêt du public et encore moins celui des politiques au premier rang desquels les écologistes politiques. Pourtant elle sont  plus indispensables pour la biodiversité que les prédateurs alpha.

L’ordre de préséance de la protection des espèces devrait être le suivant :

  1. les décomposeurs sur terre ou dans l’eau (ex: microflore, plancton, bactérie, micro-invertébrés, vers, larves …)
  2. les producteurs primaires (diversité des espèces capables d’effectuer la photosynthèse)
  3. les consommateurs primaires (diversité des espèces végétariennes)
  4. Les consommateurs secondaires, prédateurs qui ne consomment que des herbivores.
  5. enfin, seulement quand tout le reste est fait, les tops prédateurs (ours, loup, rapaces et autres animaux préférés des écolos bobos …)

Voilà quel devrait être l’ordre réel des priorités en matière de biodiversité !

La réintroduction forcenée de l’ours et du loup est un contresens écologique de première grandeur, tant qu’on n’a pas d’abord assuré la survie des organismes en amont de la chaine alimentaire et donc de la biodiversité.

Or ces organismes sont gravement menacés par les méthodes d’agriculture intensive qu’imposent l’industrie agroalimentaire, les banques, les coopératives et tous les acteurs en aval de l’agriculture. Les oiseaux disparaissent de nos campagnes, les abeilles sont décimées et la biodiversité, autrefois contenue dans les sols et dans l’eau a été pratiquement stérilisée.

 

Glyphosate pour les agriculteurs

Précédemment, le même HULOT avait complètement cédé au lobby de l’industrie chimique en acceptant le dictat sur la prolongation des autorisations concernant le glyphosate.

Pourtant, ce désherbant est un tueur de la biodiversité des sols et de l’eau qu’il faudrait absolument interdire de toute urgence. Il y a longtemps que les agriculteurs, qui sont les premières victimes, auraient dû être progressivement sevrés des excès de la chimie. Pourtant, malgré la présence continue d’écologistes politiques au pouvoir depuis des décennie, rien n’a été fait dans ce sens, bien au contraire.

Personne n’est dupe, comme tous ses prédécesseurs écologistes avant lui, d’ici 5 ans HULOT aura disparu de la scène politique ; tandis que les lobbies seront toujours là encore plus puissants, encore plus féroces. Tel est le jeu de rôle qui s’opère depuis des décennies entre les écologistes politiques et les lobbies : de grandes intentions, de grandes déclarations, des négociations, et à la fin la reculade totale et l’abandon. Et à la fin des fins des postes et des prébendes à vie pour ceux qui auront signé les décrets et les lois laissant toute latitude aux lobbies… D’autant que Bayer vient d’absorber Monsanto.

 

L’ours et le loup anesthésiques des écolos bobos infantiles

Les écolos bobos, souvent originaires des villes qui ne connaissent rien à la nature parce qu’ils n’y vivent pas, sont généralement des immatures, des adolescents mal grandis, des infantiles régressifs. Or, les lobbies détruisent la nature avec la complicité des écologistes politiques au pouvoir ; cela leur cause de terribles angoisses entre deux bouffées de chichon. Alors, pour les calmer, comme aux enfants, on leur donne nounours et le grand méchant loup. Ça les aide à s’endormir le soir. L’ours et le loup sont les anesthésiques que les élus écologistes donnent aux cocus de l’écologie politique.

 

C’est exactement ce qu’est en train de faire HULOT qui vient de leur faire avaler le glyphosate, BURE et tout ce que l’on ne sait pas.

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