esprit de défense

 

La saga historique de l’été par Erick Cavaglia

 

Introduction

 

Notre bonne Vieille Europe est de nouveau confrontée à la guerre et à la barbarie sur son sol, une guerre qu’il ne faut surtout pas nommer.

Ce nouveau conflit n’est pas une fatalité, il résulte d’une invasion massive qui déferle sur nos territoires depuis maintenant quarante années assortie d’une colonisation méthodique orchestrée à la fois depuis l’extérieur et de l’intérieur de nos frontières.

Nous sommes entrés dans une routine macabre :

Après chaque nouvel attentat, les mêmes injonctions tombent : il faut scander « je suis Paris, je suis Londres, je suis Charlie ! ». Les bobos s’attroupent sur les grands boulevards, les bougies s’allument, les cercles de pleureuses se forment, les larmes de crocodile se déversent. Les ours en peluche sont déposés. La tour Eiffel s’éteint. Les familles de victimes ont du baume au cœur : la capitale mondiale des utopies sanguinaires et des délires idéologiques est solidaire de leur douleur.

Puis les médias s’empressent de minimiser le drame : il ne s’agit que de l’action d’un individu isolé, déséquilibré qui vociférait des propos incohérents comme « hallah ouakbar », mieux il peut s’agir d’un « véhicule fou ». On a pu même entendre gémir : « putain de camion ». Surtout ne nous énervons pas ! Pas d’amalgame ! On parvient même à corrompre un père dévasté pas l’assassinat de sa fille pour lui faire hurler : « vous n’aurez pas ma haine ! »

Toutes ces images qui tournent en boucle sur les médias aux ordres de l’oligarchie financière doivent susciter l’hilarité des terroristes islamistes potentiels et une immense envie pour eux de continuer ! L’État républicain, incapable mais surtout complice se recroqueville dans le déni de réalité et se perd en gesticulations stériles.

Emmanuel Valls nous l’avait annoncé : nous devons vivre avec cela. Mais par-delà l’appel à la résignation et à la lâcheté, il ya le renoncement à l’identité.

Lorsque l’ex miss France 2013, Marine Lorphelin a tweeté pour demander aux pouvoirs publics de protéger les Européens, elle a reçu un flot d’insultes : utiliser le mot européen, fait désormais de vous un abominable raciste.

Devant tant de lâcheté individuelle et collective, on peut se demander comment nos ancêtres ont pu repousser toutes les tentatives d’invasion et d’asservissement qui ont menacé leur civilisation, qui est la nôtre.

C’est précisément la question à laquelle nous allons tenter de répondre à travers ce rappel historique. Lorsqu’on se retrouve dans une impasse, il est utile de se tourner vers notre passé afin d’en tirer des enseignements.

Ainsi Ernest RENAN eu XIXe siècle disait :

« Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé. Tout ce que nous faisons, tout ce que nous sommes est l’aboutissement d’un travail séculaire ».

Au XXe siècle Winston CHURCHILL allait plus loin lorsqu’il affirmait « qu’un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre ».

J’évoquerai dans un premier temps les moments clés de l’histoire des peuples européens dans la défense de leur identité puis je montrerai comment leurs victoires furent acquises à l’arrachée et qu’ils durent surmonter bien des obstacles… qui sont les mêmes que ceux que nous devrons nous même affronter afin d’assurer la pérennité de nos valeurs et de notre culture.

 

Mais place au souffle épique des combats du passé !

 

Chapitre 1 : les premières victoires des armes européennes

La bataille des Thermopyles (-480), Seconde Guerre Médique (-490- 478)

 

499 avant Jésus-Christ : les Cités grecques d’Ionie (rive asiatique de la mer Egée) se révoltent contre la domination perse du roi Darius. Les Grecs ne peuvent accepter la prosternation. Seules Athènes et Erétrie répondent à l’appel, c’est le début de la première guerre médique qui s’achève par la victoire de Marathon.

Dix ans plus tard Xerxès envahit la Grèce en passant par la Thrace, la Macédoine et la Thessalie afin de venger l’affront. Leonidas, Roi de Sparte occupe le défilé des Thermopyles, porte de la Grèce centrale avec 7 000 hommes. Par la trahison d’Ephialtès, l’armée perse tourne la position et s’en empare.

300 Spartiates et quelques troupes alliées, Thespiens et Thébains, se sacrifient non sans avoir infligé la perte de 20.000 soldats aux Perses sur les 150.000 engagés.

Ce sacrifice exalta la volonté de lutte des Hellènes, prépara la victoire navale de Salamine (sous le commandement de l’Athénien Thémistocle) et la victoire terrestre de Platées (remportée par le Spartiate Pausanias) l’année suivante.

Les Grecs prennent conscience de leur unité fondamentale que l’indépendance et le bellicisme des cités leur ont souvent fait oublier. Les contours de l’idée grecque sont précisés dans l’adversité et la résistance commune. La lutte contre les Perses est à l’origine d’un sentiment identitaire puissant, le point de départ de la fracture Europe/Asie, civilisation/barbarie.

Auparavant les barbares étaient ceux qui étaient étrangers à la race grecque, qui ne parlaient pas le langage hellénique et qui avaient une culture différente. Depuis les guerres médiques, les Hellènes se font une haute opinion de leur originalité : sens de la liberté politique, esprit critique, insatiable curiosité d’esprit.

La communauté linguistique est l’expression d’une profonde unité : où tous pensent clairement, parlent distinctement, déclament  les mêmes poèmes homérique (L’Iliade et l’Odyssée), possèdent le patrimoine littéraire commun,  une religion commune, font les mêmes sacrifices, respectent les mêmes autel s oraculaires(Delphes), vivent librement, participent aux mêmes jeux, pratiquent joutes de l’esprit et  du corps, combattent de la même façon  au sein de la « phalange hoplitique »,  symbole de cohésion de la cité constituée de soldats citoyens. L’abandon du service militaire ou conscription dans la plupart des pays européens actuels marque la fin de cette symbiose entre l’engagement, les droits et les devoirs civiques et l’esprit de défense.

Les Barbares, eux, sont condamnés à la confusion, aux bredouillis, aux vices moraux, à la démesure (hybris), aux excès, aux débordements, à la luxure des harems, aux eunuques, à la sentimentalité exacerbée, à l’incapacité à se contrôler et à reconnaître les limites fixées à l’homme, à la servilité. Même leur courage est aveugle : les armées barbares sont désordonnées, composées d’esclaves tributaires du « Grand Roi » et issues de peuplades soumises. Politiquement, il y a opposition entre des poussières de communautés rurales et un pouvoir centralisé. Enfin les barbares perturbent l’équilibre du monde.   Je laisse cette dernière remarque alimenter vos réflexions personnelles.

 

La bataille des Champs Catalauniques (20 juin 451)

An 450 de notre ère : La sœur de l’empereur d’Occident, Valentinien III, Justa Gratia Honoria, accusée d’adultère, est dépouillée de ses titres impériaux et mise en résidence surveillée. Elle se venge en demandant aide à Attila qui s’empresse d’exiger comme dot la moitié de l’empire. En fait, le conquérant nomade asiatique convoite les Gaules, riches et divisées politiquement :

Bretons d’Armorique, Francs en Belgique actuelle, Burgondes dans la vallée du Rhône, fédérés Alains à Orléans, fédérés Wisigoths dans le sud-ouest.

Il est d’ailleurs important de rappeler que tous ces peuples, essentiellement germaniques, qui ont forcé les frontières de l’empire romain d’Occident et qui y ont mis fin étaient fascinés par son modèle civilisationnel. Les roitelets barbares, au premier rang desquels Clovis, se sont présentés comme des héritiers et des dépositaires de l’autorité romaine dont ils avaient déjà adopté les mœurs. Les barbares actuels qui se déversent sur nos territoires ne veulent que notre destruction et lorsqu’il détiendront le moindre pouvoir, ne laisseront pas pierre sur pierre.

La Gaule semble une proie facile, la conquête commence en 451.

Après avoir été détournée de Paris par Sainte Geneviève, noble franque, et d’Orléans par l’évêque Aignan, l’armée hunnique forte de 50 000hommes assistée de vassaux germaniques (Ostrogoths, Gépides, Hérules, Scires, Suèves, Rugues, Thuringiens, Sadagares, Torcilingues, Alains) fait face à Châlons en Champagne (le champ de bataille jouxterait aujourd’hui le camp militaire de Mourmelon) à une armée coalisée dirigée par Aetius (390-454), aux effectifs équivalents.

Celle-ci est constituée de 20 000 Wisigoths d’Aquitaine dirigé par « le pire ennemi des Romains », le roi Théodoric, des cavaliers alains du roi Sangiban, de Bretons, Francs, Burgondes, Saxons, Gallo-Romains et contingents barbares hétéroclites.

Après un engagement de plusieurs jours, 15 à 20 000 guerriers de l’armée d’Attila sont tués, ce dernier meurt deux ans plus tard.

Les vassaux germaniques se révoltent contre la domination des Huns qui sont défaits à Nedao, ils ne jouent plus aucun rôle dans l’Histoire.

Les peuples européens sédentarisés ont définitivement rompu avec le nomadisme des steppes asiatiques. Or il est remarquable d’observer que les tenants du mondialisme actuel font la promotion du nomadisme. Les affrontements qui menacent la paix du continent européen opposent de plus en plus « indigènes sédentarisés » aux peuples « allogènes nomadisés ». 

 

Les financiers apatrides internationaux comptent une fois de plus tirer des bénéfices de ces futurs affrontements.

 

(A suivre…)

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