Droits de l’homme : religion civile

La France christianisée d’avant la Révolution respectait les valeurs du décalogue ; elle était fille aînée de l’Église et les guerres de religion n’ont pu renverser ses repères tant moraux que juridiques. Ceci, jusqu’au bouleversements apportés par la Révolution, qui, sous l’influence de la pensée de Rousseau, et avec Robespierre « à la manœuvre », a instauré le culte séculier de l’Être Suprême. On trouve le nom de cette déité dans le préambule de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Toutefois ces grands principes ne valaient que pour les citoyens français. Ce culte reprenait les idéaux du siècle des Lumières « Liberté et Égalité », en faisait un absolu, et maintenait ainsi le fil conducteur de l’absolutisme tant décrié quand il était royal. Il s’agissait pour les révolutionnaires de refonder une société plus juste, l’intention était bonne… mais pour paraphraser Jean Paul Sartre, les bonnes intentions peuvent conduire à l’enfer.

Cette religion civile, exclusive et intolérante, imposait le créationnisme ainsi que la croyance en l’existence d’une âme immortelle et reprenait les grandes valeurs du décalogue. Ainsi les révolutionnaires Gobel et Chaumette ont ils payé de leur tête leur « impiété ». Déiste , cette religion séculière a eu ses heures de gloire pendant la Grande « terreur ». Il s’agissait alors d’organiser de grands rassemblements où la mystique, la moralité et le civisme étaient célébrés, de mettre en avant des valeurs mondaines telles que la fraternité, l’amitié, le bonheur, le genre humain, la jeunesse etc. A titre d’illustration l’esclavage a été aboli en 1794.

Le décret du 7 mai 1794 (18 Floréal) a établi le calendrier religieux de l’Être Suprême avec  quatre fêtes nationales, dates-clefs de la Révolution dont le 14 juillet, et trente six fêtes morales. On se souvient du goût de François Hollande pour les multiples fêtes du droit de ceci ou du droit de cela… Véritablement « sanctifiée » par référence à « l’Arche d’Alliance » du décalogue, la Constitution de 1793 sera placée dans une arche en bois de cèdre. De même, son article 17 fait de la propriété un « droit inviolable et sacré ». Cette constitution faisait de la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression un droit sacré pour les citoyens. On peut regretter que celle de 1795 n’ait pas ajouté la liberté d’opinion pourtant évoquée lors de son élaboration.

Droits de l’homme contre valeurs républicaines

La société française a été stabilisée par le Droit, affirmant les valeurs telles que respect de la vie, de la propriété, de la famille. Jean-Louis Harouel fait observer qu’au 20ème siècle, après les années 68, le droit français s’est transformé en religion d’amour universel et a rejeté les valeurs sociétales traditionnelles avec une nette prédilection pour les déviants. C’est ainsi que les assassins vont être préférés aux victimes.

Dans les « Droits de l’homme contre le peuple » l’auteur fait observer que la gnose rejetait déjà l’ordre social : famille, nation, propriété voire procréation. Ces rejets triomphent au 21ème siècle avec le mariage homosexuel, la fin des frontières, la PMA (Procréation Médicalement assistée), la GPA (Gestation Pour Autrui), voire l’homme OGM (Organisme Génétiquement modifié)… Nous voyons là l’inversion des valeurs traditionnelles qui avaient cimenté notre société.

Lucien Scubla note que les droits de l’homme sont à la base de l’État républicain, que « tout intérêt, voire tout désir, est tenté de s’ériger en droit, toute aspiration  non satisfaite doit être dénoncée comme mépris des Droits de l’Homme ». Marion Sigaut à propos des désirs devenant besoins, puis droits, cite l’exemple d’un migrant violant un garçon de 10 ans dans une piscine et justifiant son acte par un « besoin irrépressible ». Et voila la porte ouverte à l’institutions de droits sexuels !

Cela va conduire à l’inflation des droits des minorités dont nous souffrons actuellement. L’amour universel devient ainsi un droit, ce droit deviendra religion et ceci en plusieurs étapes.

Droits de l’homme : fin des libertés

C’est en 1881 que la loi sur la presse fonde la liberté d’expression laquelle va se réduire de nos jours au nom des droits de l’homme. Puis en 1946, le Préambule de la Constitution va consacrer les droits et libertés humaines qui sont des droits économiques et sociaux. L’ONU en 1948 étendra les Droits de l’Homme au monde entier. La Constitution de la 5ème République de 1958 inventera le juge constitutionnel puis un juge supra national s’ajoutera pour veiller à l’application des Droits de l’Homme.

J-L Harouel fait observer que les droits dits fondamentaux vont remplacer les Libertés Publiques après 1968. En 1972, la loi Pléven fait de « l’amour de l’autre » une obligation judiciarisée et un véritable culte, avec pour principe la « non discrimination ». C’est alors qu’en France, les droits dits fondamentaux vont supplanter les libertés des citoyens. L’amour unilatéral devient obligatoire sans que la réciprocité soit seulement envisagée. Les Droits de l’Homme en France deviennent ouverts à tous et non plus aux seuls citoyens comme jusqu’à cette date.

Par dérive inflationniste, diverses officines lobbyistes sont créées qui s’engagent dans la délation, la surveillance de toute expression, prêtes à évaluer les profits, à tirer des offensives judiciaires :  LICRA en 1979, MRAP, LDH, SOS RACISME en 1984, UEJF, SOS HOMOPHOBIE, CFCM en 2003, CCIF, CRAN en 2005 -le Conseil de l’Europe a aussi créé l’AEDH (Association Européenne des Droits de l’Homme)-  etc ; toute contestation d’atteintes à la liberté, à l’égalité ou à la fraternité, valeurs pourtant portées aux frontons de nos mairies sera rejetée et considérée comme phobique quand elle se heurte à un soupçon de discrimination.

Droits de l’Homme et instauration de privilèges

Aussi voici venu le temps de la fin de la notion d’égalité si chère aux révolutionnaires de 1789 pour lesquels la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression étaient inscrites dans le marbre.

L’État français impose actuellement cette nouvelle religion civile du « droit à l’amour universel » par la judiciarisation . Les magistrats deviennent alors, comme le fait observer J-L Harouel, des ministres de ce culte qui instaure de nouveaux privilèges. En effet, au nom du principe de la non discrimination, certaines catégories sont placées au-dessus d’autres et sanctuarisées ( Valls -1er ministre- ne voulait il pas « sanctuariser » la population juive) ? Des faits historiques deviennent indiscutables car érigés en véritable dogmes. Certaines références deviennent interdites comme l’esclavage des noirs par des noirs, des blancs et des noirs par les turcs et autres mahométans. Ceci pour ne pas heurter les âmes sensibles de populations allogènes. Le CRAN a même engagé une procédure appuyée sur les Droits de l’Homme à l’encontre du baron Ernest-Antoine Seillière, car certains de ses ascendants armateurs, auraient ainsi participé à la traite négrière.

Si la République Française avait tenté d’abolir les privilèges, elle en crée à présent de nouveaux. Le droit pénal français devient un droit quasi religieux, liberticide, et ce, d’autant plus qu’il abolit la notion de sphère privée. Pour exemple, le décret du 3 août 2017 qui vise à sanctionner la liberté d’expression dans le cadre familial.

Droits de l’Homme et totalitarisme

En imposant sa religion à la société au nom des droits de l’homme, l’État français glisse vers le totalitarisme. Il ouvre la porte à la pénalisation du blasphème, du sacrilège, comme discriminants. Seuls les allogènes, ces fameux « bienvenus » ne sont pas pénalisés par ces lois liberticides car ils ne jouissent que de droits sans devoirs envers les sociétés d’accueil sacrifiées.

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