Regard de la Ligue du Midi
Des sondages qui se sont trompés encore et encore
Comme il y a quatre ans, la vague bleue qui devait déferler outre-Atlantique, conformément à la quasi-totalité des prédictions sondagières, s’est brisée en gouttelettes sur le Pays Réel. Bien au contraire on constate dorénavant que la tache rouge du centre et du sud du pays s’est encore étendue, ne laissant aux démocrates que la côte ouest et la côte nord-est, à savoir dans les états qui comportent de gigantesques métropoles : New-York, Washington, Los Angeles, San Francisco, San José, San Diégo, Chicago, Denver, Baltimore… En définitive, une répartition du territoire « à la française », Trump réalisant ses plus jolis scores dans « l’Amérique périphérique » (2/3 du territoire pour les républicains), mais une situation qui n’augure rien de bon pour l’avenir du pays quel que soit le résultat final.
Les sondages publiés ces derniers jours par les différents instituts donnaient le candidat démocrate en tête, avec des marges inouïes allant jusqu’à 12 points d’écart. En attente des résultats définitifs en provenance de sept états, les démocrates bénéficient, à l’échelle de l’ensemble du pays d’une avance réduite de 1,5 %, ce qui démontre qu’une fois de plus, les instituts de sondage se sont vautrés soit par méconnaissance du terrain, soit par malhonnêteté intellectuelle ou filouterie.
On sait que le mode de scrutin dit des « grands électeurs » fait que le candidat récoltant le plus de voix dans le pays -et cela s’est produit à plusieurs reprises- n’est pas forcément élu président ; mais on retrouve les mêmes incohérences au niveau de nombreux états. Exemple d’un état qui a fait mentir les sondages : la Floride, qui devait basculer, d’après tous les sondeurs, vers les démocrates permet en définitive à Donald Trump d’engranger 29 grands électeurs, avec 51,3% des voix.
Un système obsolète de vote par correspondance
Aux États-Unis, pays de la technologie et du progrès on ne découvre pas, comme dans d’autres pays occidentaux, le vainqueur de l’élection présidentielle dès l’ouverture du Journal Télévisé de 20 heures, et ce, à cause du vote par correspondance dont les modalités sont définies par chaque état. En cas de résultats serrés comme c’est le cas pour ce scrutin de 2020, le suspens va se prolonger pendant plusieurs heures, voire pendant plusieurs jours puisque le décompte des votes dans plusieurs Etats-clés se voit ralenti, notamment en raison du grand nombre de votes par correspondance.
Leur décompte pourrait faire basculer la tendance en raison de la suspicion de fraudes dénoncées par Donald Trump, de nombreux mois avant l’élection. L’épidémie de Covid-19 a poussé de nombreux citoyens à avoir recours à ce procédé : près de 100 millions d’américains avaient déjà voté jusqu’à la date du 3 novembre. En Pennsylvanie, état « en balance », le dépouillement promet d’être très long et faire l’objet de nombreux contestations et opérations de recomptage.
Le triomphe de la volonté
Donald Trump a fait une campagne digne d’un surhomme, enchainant meeting sur meeting (15 durant les trois derniers jours) en se concentrant sur les états susceptibles de basculer. Contrairement à ce que nous assènent les médias français, il a réussi à remonter la pente chez les minorités (lesquelles sont d’ailleurs très divisées) dans lesquelles il a réussi à capter 30 % de l’électorat, en particulier chez les « hispaniques » qui détestent franchement les afro-américains et les musulmans, et qui n’ont pas du tout aimé voir défiler dans les rues les adeptes du mouvement Black Lives Matter lourdement armés. Les pillages de magasins dans la semaine précédant l’élection auront sans doute contribué à réduire l’écart entre les deux candidats.
Par contre, la gestion de la crise du Covid 19 aura été exploitée largement par ses ennemis de l’état profond -c’est de bonne guerre en politique- et restera comme une tache indélébile dans son mandat (on notera pour nos compatriotes que, rapporté à la population française, le nombre de morts a été équivalent dans les deux pays). En contrepartie, à mettre au crédit de Donald Trump, c’est son appel à la résistance au confinent, qu’un certain nombre de gouverneurs d’états démocrates voulaient imposer à la population. Belle illustration d’un dirigeant politique qui fait ce qu’il a dit en matière de défense de libertés publiques.
En revanche, comme le fait judicieusement remarquer le quotidien « Présent » de ce jour, « Trump a eu contre lui l’appareil et les tentacules du complot du Deep State, auxquels il faut ajouter l’administration, l’ensemble des médias, le haut commandement militaire, la forteresse bancaire de Wall Street, la Silicon Valley avec sa haute technologie, les évêques, Hollywood, les grands clubs sportifs… ». Ajoutons à cette liste, la pape François en personne !
La victoire va se jouer probablement dans la « Rust Belt », cette région industrielle du Nord-Est des États-Unis nommée ainsi en référence au déclin des industries lourdes – sidérurgie, industrie automobile-, fleuron de l’industrie américaine au XXe siècle. On sait que Donald Trump s’est démené durant tout son mandat comme un beau diable pour sauver ces industries et les emplois qui y sont attachés. Donald Trump est en bonne position, au vu des résultats partiels pour les gagner et remporter définitivement, haut la main, l’élection présidentielle.
Ce serait une juste récompense pour lui et pour son pays…
