Le départ de Marion Maréchal-Le Pen : démission ou courage ?

 

Guido La Meslée

Marion Maréchal est couramment opposée à Florian Philippot. Ce dernier ayant défini « la ligne Mariniste » sous l’autorité et l’influence de Marine Le Pen, Marion Maréchal a pris la décision de s’éclipser.

        Il est fort probable que, n’ayant pas approuvé la stratégie de campagne de sa tante tout en lui restant loyale, et n’ayant pas réussi à l’infléchir, elle veuille également faire connaître à tous et à toutes son désaccord. Et ce faisant, désigner indirectement les responsables de la contre-performance du FN à la présidentielle.

        Marion Maréchal Le Pen est une véritable Patriote. MMLP est une jeune femme qui a mis la défense des valeurs identitaires au cœur de son analyse du champ politique, ce qui la conduit à rejeter l’évolution « Jacobine » du FN. La Ligue du Midi constate qu’il existe d’autres voies pour redresser la France que ce Centralisme moribond qui, s’il a été au cœur de la constitution de la Grande Nation, se révèle être aujourd’hui un poison mortel pour ses libertés.

        MMLP considère que le FN doit rechercher des convergences avec, entre autres, les électeurs et les élus de la “Droite de gouvernement”. L’ancrage de ces derniers sur une forme de conservatisme sociétal est incompatible avec le suivisme pratiqué dans l’espoir de capter un électorat idéologiquement progressiste.

        Son analyse est très simple : MMLP est convaincue que les événements donnent raison au FN, en particulier sur les thèmes de l’immigration et de l’insécurité. Il n’y a donc pas à modifier son logiciel : si des électeurs venus du camp progressiste l’ont rejoint, c’est parce qu’ils se sont convertis à ses idées. Infléchir le discours du FN fait en revanche fuir les électeurs conservateurs vers le marais libéral.

        La Ligue du Midi entend réaffirmer ses positions : seule une politique fondée sur l’affirmation de la priorité nationale et locale dans tous les domaines du champ politique est capable d’apporter les solutions aux immenses défis que nous devons relever, tous ensemble.

        La Subsidiarité* est le seul principe fondamentalement démocratique qui permet aux hommes et aux femmes d’exercer leurs talents au sein de Patries Charnelles qui préservent les libertés publiques.

 

En politique, le principe de subsidiarité est le principe selon lequel une responsabilité doit être prise par le plus petit niveau d’autorité publique compétent pour résoudre le problème. C’est donc, pour l’action publique, la recherche du niveau le plus pertinent et le plus proche des citoyens. Il conduit à ne pas faire à un échelon plus élevé ce qui peut être fait avec la même efficacité à un échelon plus bas. Le niveau supérieur n’intervient que si le problème excède les capacités du niveau inférieur (principe de suppléance). Ce principe trouve son origine dans la “doctrine sociale de l’Eglise”.
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