Le billet de Thierry Lafronde

 

L’affaire de la Faculté de droit et de sciences politique de Montpellier du jeudi 22 mars 2018 (50 ans jour pour jour après la constitution du Comité d’Action Étudiant et du Mouvement du 22 mars par Daniel Cohn-Bendit en 1968 – NDLR) est très révélatrice du mal français actuel : la démission des pouvoirs publics.

 

Rappel des faits : une manifestation étudiante contre le projet de loi de réforme de l’université du « gouvernement en marche », le matin aboutit à une occupation sauvage d’une majorité d’étudiants d’une autre faculté (Paul Valéry, réputée pour ses blocages chroniques), en début d’après-midi et à une OPA sur l’Assemblée Générale de la fac de droit et de sciences politiques. Les techniques d’intimidation gauchistes habituelles ont lieu avec des prises de paroles virulentes, des gestes déplacés contre les étudiants en droit et le personnel, professeurs et doyen inclus et l’occupation illicite in fine de l’amphi au-delà des heures réglementaires. La routine gauchiste en somme.

 

Là où l’on sort du canevas habituel, c’est que le doyen, personnage fort courtois et très apprécié dans sa fac, au demeurant, n’entend pas subir cette violence allogène et demande en milieu d’après-midi l’intervention des forces de l’ordre afin de faire évacuer le plus légalement du monde les trublions qui ont dépassé les limites. C’est son droit et même son devoir.

 

Les forces de sécurité ne viennent pas, sans doute bloquées par le préfet qui a décidé, ou a reçu des ordres dans ce sens, pour ne pas intervenir. Devant l’absence de réaction des forces de sécurité, un groupe de jeunes pénètre dans la fac et éjecte manu militari la cinquantaine d’étudiants gauchistes ou squatteurs étrangers à la Fac. 10 contre 50 gauchistes ont suffi. Affaire réglée pourrait-on dire et preuve qu’il y a toujours une solution à un problème.

 

Évidemment les gauchistes, furieux de voir qu’on puisse contester leur suprématie en matière d’imposition de point de vue, à grand renfort de communication et de manifestations de rue, renforcées par toute la racaille et autres antifas du secteur exigent des têtes au nom de la liberté, égalité, fraternité, paix et amour dont ils sont follement épris, c’est bien connu, comme les dégâts du dernier carnaval des gueux en centre-ville de Montpellier l’attestent.

 

Évidemment, ils obtiennent rapidement les têtes du doyen et d’un professeur courageux, l’appui du ministre de l’éducation scandalisé, des médias officiels aux ordres et de tout le système en marche. Tout ce petit monde tremblant à la seule idée de déplaire à la gauche qui conserve le monopole de fixer le droit et la loi « urbi et urbi » depuis 68.

 

Ce que les décideurs des pouvoirs publics n’ont toujours pas compris c’est que ce n’est qu’un début. Ces gauchistes en veulent plus, toujours plus. Montpellier aurait pu être le coup d’arrêt du printemps 2018. Pour l’instant, c’est plutôt parti pour être le coup de départ d’un nouveau mai 68.

Décidément la démission des pouvoirs publics est une constante bien française depuis 50 ans. Or si un début d’incendie s’arrête avec un verre d’eau, une escadrille d’avions « canadairs » ne suffit pas, peu de temps après.

 

Du reste cette démission des pouvoirs publics s’observe dans d’autres domaines notamment l’insécurité en général, la violence dans les écoles et lycées, ainsi que l’islamisation galopante de la société avec son corollaire de zones où désormais la charia s’applique dans les faits.

 

Au peuple de suppléer à cette carence des pouvoirs publics et de se prendre en main.

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